Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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MONTEBOURG  et l'ALLEMAGNE ! UN MINI DEROULEDE DE FOIRE DU TRONE !

SOUS ALCIBIADE.....!! LE CHEVENEMENT de la 6° République !

 A ce  niveau de campagne...................!

 ............plutôt que la queue de son chien, il devrait faire couper ras la jolie mêche brune qu'il aime tant......!

...........avant d'aller prendre le thè avec MARINE ..........Face aux TV .......... au ZENITH !!!!!

PP . Kaltenbach  ( Spindoctor privé)

« 2012 Nuit du 4 Août des Classes Moyennes Protégées ?

Programme 2012-2017

 
PP Kaltenbach
Décembre 2011



 
 
 
 
 
 
CLASSES MOYENNES PROTEGEES

 NUIT DU 4 AOUT 2012 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Remerciement  à la « Génération Morale »
partie  en retraite en 2010
 
 
 
 
 
Merci de m’avoir inspiré durant un demi siècle - 1968-2008-   cinq livres qui m’auront aidé à penser libre pour comprendre choisir et agir .
 
•   Quatre  livres parus :
 
« La famille contre les pouvoirs, de Louis XIV à Mitterrand ».1985
 
« La France une chance pour l’Islam ».1991
 
« Associations lucratives sans but ».1996
 
« Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique 1980-2000 ».2001 
 
 
 •     Un  livre à paraître
 
«  2012   Nuit du 4 Août  des Classes Moyennes Protégées « .  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Habitez votre quinquennat  2012-2017   !

                                   Pour un « YES WE CAN »  gaulois !
 
L’affaire est entendue. C’est dans les pires conditions de défiance que la France affronte depuis 2007 une crise mondiale sans précédent. Libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s’en moque parce que la question est ailleurs. La crise française est, chacun le sent et le dit, plus politique et morale qu’économique ou sociale, plus hexagonale que mondiale. 
 
Crise politique ?
Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance, de pessimisme et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit.1 
Ce «modèle social» baptisé «Exception Française» par ses bénéficiaires, en voici la spécificité politique unique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite d’opinion sans lecteurs, le tout sous un fleuve d’aides publiques caractérisées par leur opacité.  Si notre démocratie ne fonctionne plus c’est affaire de rouages.
 
Crise Morale ?
Arrivée aux affaires en 1980, la  «Me Generation » du  « Rien avant, rien autour, rien après, rien que moi  ! », « J’y ai droit ! »,  « No Future ! »,  persiste à justifier moralement sa volonté de cumuler, égocentrisme, et société providentielle. Insidieusement le Moralisme a évincé la Politique. L’outil de cette éviction ? Un relativisme intellectuel et moral assaisonné de droits de l’homme. De libertaire, le slogan «  Il est interdit d’interdire »  s’est fait totalitaire : «  Il est interdit de me contredire ». 
 
Crise  de la  dépense publique.
Toute demande de débat pour évaluer l’effort public a été disqualifiée comme remise en cause du programme de la Résistance, de la démocratie politique et sociale, voir le réveil de la bête immonde. Définir serait stigmatiser pour trier, « fliquer », punir et exclure ! Recenser ? Un retour au Fichier Juif ! Evaluer ? Culpabiliser pour livrer le Bien au Marché ! Et c’est parce qu’il est interdit d’évaluer, qu’il est impossible de débattre. Le mot « accountable » qui veut dire responsable n’a pas sa place en français.2
 
Marcel Gauchet résume: « La déferlante individualiste continue de s’abattre sur le grand chaudron des bureaucraties redistributrices »3. Un Ezra Suleiman apporte sa contribution à cette analyse: « Le mépris des comptes -pour la culture, pour la protection sociale, pour l’éducation, pour tous ses services publics- est face aujourd’hui à son moment de vérité et de réalité. La politique, c’est « qui obtient quoi, quand et comment ? ». La France est devenue une société de lobbies comme toute société démocratique, mais avec une différence fondamentale. Les lobbies les plus puissants défendent leurs intérêts  en invoquant l’intérêt général, les grands principes, la République, bref la morale. En réalité, L’évaluation est inacceptable dans de nombreuses institutions parce qu’elle est susceptible de mettre en danger les acquis  Or la démocratie et la modernité imposent l’évaluation objective des compétences et des résultats 4» .
 
Voici pourquoi quarante ans après «68», la France se trouve en proie à une crise d’autorité rampante qui en fait le pays avancé où les relations sociales sont les plus tendues, le sentiment de distance entre le Haut et le Bas le plus prononcé, la défiance des citoyens envers les institutions et les organisations destinées à relayer leur voix la plus grande et leur participation la plus faible. La défiance envers le Marché n’a d’égal que la défiance envers L’Etat, les élus et les médias. Toute demande de débat est rejetée prétexte brandi qu’elle vise à dresser les français les uns contre les autres. Le refus de débattre ne masque plus la préférence pour l’opacité. Notre démocratie a perdu le Peuple 5. 
 
Ainsi considérée « l’exception française » a un triple coût.
 
Un coût économique 
En France, déficit, endettement, croissance pauvre en emplois, chômage forment un engrenage structurel. Selon les études de la Banque Mondiale, la France souffre d’une gouvernance médiocre : 23e rang des pays développés pour la corruption et l’efficacité du gouvernement et de l’administration ; 21e rang pour la qualité de la règlementation. Or pour le FMI, l’efficacité de l’aide publique internationale dépend moins de son ampleur que de la qualité de gouvernance du pays bénéficiaire. Pourquoi ce qui est vrai de l’aide internationale ne le serait-il pas de la dépense publique hexagonale ? Réponse « morale » indignée : La question ne  sera pas posée. Dénoncer ? Oui ! Enoncer ? Oui ! Proposer ? Non ! 6
 
Un coût politique .
L’opacité de l’argent public comme privé, jointe à l’inamovibilité des dirigeants enrage les. Prédateur de convictions, le relativisme issus de « 68 » nourrit  la radicalisation électorale. Là encore foin de la lutte des classes. Sous les pavés ? Quarante ans d’acquis étatiques et corporatistes !  
 
Un coût médiatique 
La société médiatique française est entrée en agonie sous les effets cumulés d’une crise financière, morale et professionnelle sans équivalent dans les démocraties développées Arrivée aux affaires, trotskistes en tête dans une profession quadrillée de monopoles communistes en 1945, la Génération qui part en retraite en 2010 abandonne le monde médiatique à son désarroi. A Libération, Rothschild remplace Jean Paul Sartre ; au « Monde » Pierre Bergé remplace Hubert Beuve-Mery ! Cet abaissement survient en dépit d’une aide publique d’un milliard d’euros, soit 10% du chiffre d’affaire de la profession.
La justification  morale de ces aides accordées à tout l’éventail des opinions n’a pourtant jamais été de faciliter la vie de certains groupes privés vivant de contrats publics pas plus que de pérenniser les privilèges des corporations concernées et de leurs divas. La presse ne peut revendiquer son statut de contre-pouvoir légitime qu’à une condition : une réputation intellectuelle et morale sans tâche. A l’instar de la société politique, les medias ont perdu la confiance de la Nation. Le pugilat  interdit le débat.
 
Pour ces raisons, les prochaines échéances de 2012 et 2017 échappent à toute prévision raisonnable sauf sur un point : nous risquons un ouragan doublé d’une vague de fond autrement violente que les pseudos séismes de 2002 et 2007. Le temps des campagnes électorales façon l’Oreal est passé. Restaurer la confiance n’est pas une option : c’est un impératif. Et ce n’est plus affaire de dirigeants rêtifs, ou de medias énervés, c’est affaire de chacun.
 
 
Une BOITE A OUTILS pour PETIT DEMOCRATE SOLITAIRE
 
Notre pays progressera quand le débat politique cessera d’opposer le Mal et le Bien, mais ceux qui acceptent la transparence dans la gestion des fonds publics et l’évaluation à ceux qui la refusent. Ou s’en dispensent. Là est la  nouvelle question morale  7.
 
Pour donner corps à cette idée simple  le citoyen  bénévole  a besoin de procédures simples, peu couteuses,  et crédibles pour contribuer à transformer la transparence et la gouvernance de la dépense publique en enjeu électoral local d’abord, national ensuite 
Il s’agit de demander localement aux  dirigeants politiques et sociaux de rendre au principe de séparation des pouvoirs la place fondatrice que lui  fait l’article XVI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Le sacré de la laïcité, c’est cette séparation qui a réenchanté le monde politique en  arrachant le pouvoir aux religions. 
 
Dans cette perspective une cible s’offre en France, le maillon moralement le plus faible de la dépense publique: la subvention associative. 
 
MORALISER  la dépense publique associative.
 
Pour imposer l’évaluation, il n’existe qu’une arme: retourner la Question Morale contre ceux qui en font commerce depuis plusieurs décennies pour sanctuariser leurs privilèges. Pour y parvenir une démarche fructueuse consiste à secouer les corrélations entre des thèmes choisis à raison de critères dépourvus de tout lien logique autre que celui de la « question morale » dans son rapport à la dépense publique et par exemple : Peut-on vouloir à la fois retisser le tissu social et laisser le tissu familial se détricoter ? Peut-on fonder une société plus solidaire sur l’explosion de l’égocentrisme, du corporatisme  et de l’emploi à vie pour un quart des actifs ? Peut-on revendiquer la solidarité collective fiscale pour subventionner la répudiation entre des PACSES qui refusent toute solidarité privée ? Peut-on moraliser le Marché sans moraliser une Dépense Publique qui mobilise 56% du PIB ? Seule cette pratique des corrélations permet de penser la complexité  sans s‘y perdre.
 
Il s’agit de vulgariser un concept politique  suffisamment nouveau pour semer un début de désordre intellectuel dans un univers de certitudes vieillissantes administré par des Tartuffes 8  : le concept de « Classes moyennes protégées ». La lutte des classes n’est plus ce quelle était lorsque simple, fraiche et joyeuse, elle opposait successivement le Peuple aux aristocrates, le prolétaire au capitaliste, les français aux riches. Désormais les pauvres votent à droite et la lutte se concentre entre ceux qui vivent de dépense publique et les autres, la fracture passant au milieu des classes moyennes 9 .Telle est la nouvelle  découverte socio politique française. Les nouvelles : «  Think tanks » à Gauche, Terra Nova de Michel Roccard et Olivier Ferrand, à dDoite : Fondapol de Jérôme Monod et Dominique Reynié, les centres de pensée CNRS, Ecole des Hautes Etudes, Universités, Grandes Ecoles, CEVIPOF, Revues Intellos , medias, etc .. se la refilent comme une patate brûlante.
 
Cet objectif n’a rien à voir avec une Rigueur dont le seul énoncé au reste imprécis  10 jette les Gaulois dans la rue ! L’objectif est d’imposer aux pro fessionnels de la dépense publique - qu’il s’agisse de la voter, de la répartir ou d’en profiter- de «définir et compter» pour justifier leur représentativité et leur coût. Il faut les amener à compter en public bref à «rendre compte», de la plus modeste commune jusqu’au sommet de l’Etat. C’est le moins que l’on puisse exiger de ceux qui se disent moralement en charge de la démocratie politique comme de la démocratie sociale. 
 
Le temps est venu pour ces « Missionnaires du Bien Public » de se soumettre enfin à une évaluation crédible parce que confiée à des tiers indépendants. J.Attali le souligne à propos des agences de notation américaines : on ne peut abandonner évaluation et notation à ceux qui en profitent. On ne peut pas davantage attendre un progrés de transparence de l’intérieur ni du haut d’appareils mobilisés pour la seule défense d’une opacité protégeant leur statu quo. On ne se compte pas, on ne s’évalue pas soi-même.  11
 
A la différence de ses prédécesseurs, l’actuel président de la République a pu sembler favorable à l’esprit de cette  démarche.
 
              <<   Notre Etat a besoin d’une révolution intellectuelle et morale. La révolution intellectuelle pour moi c’est celle de la certification qui oblige à la transparence et la sincérité des comptes, et c’est celle de l’évaluation qui oblige chacun à se soucier des conséquences de ce qu’il décide et des résultats de ce qu’il entreprend. Je vous invite, Monsieur le Premier président, à engager une réflexion collective sur ce que pourraient être les pouvoirs, les moyens et l’organisation nécessaires pour que ce grand  organisme d’audit public dont la France a besoin puisse voir le jour. Je souhaite que vous me fassiez part du résultat de vos réflexions dans un délai de trois mois  >>.
 
Philippe Seguin  12  nous aura quitté avant de venir à bout de sa mission mais la nomination du député socialiste Didier Migaud à sa succession  en 2011- outre qu’elle constitue en soi - mieux qu’une ouverture, une rupture démocratique 13  - permet de ne pas désespérer. Ce beau discours prononcé le 5 novembre 2007 à l‘occasion du bicentenaire de la Cour des Comptes, le temps est venu de rappeler au Président de la Rupture et de la Réforme dans la perspective des années 2012- 2017. 
 
La Réforme, c’est comme les Valeurs ! Cela ne se défend pas, cela se pratique, cela ne se  chante pas en concert,  d’où il résulte que rien ne se fera sans l’engagement personnel d’un nombre croissant de  familles désintéressées, informées, libres et responsables revenant vers la chose publique après une trop longue absence pour imposer le débat ! Pourquoi familles ? Parce que la famille revient en force comme lieu de transmission, de gratuité, de résistance contre les pouvoirs, de protection du faible, d’initiation aux solidarités privées ; elle est le terreau  naturel d’un bénévolat réenchanté. La voici à mille lieues de l’épouvantail  construit en 68 sur les ruines de Vivhy. Qui transmet ? Qui éduque ? Qui se charge des enfants handicapés et des vieillards dépendants ? La Famille ! Pas les PACSES qui refusent toute obligation durable  fut-elle alimentaire tout en exigeant leur niche fiscale.
 
 

    La  CIBLE CHAUDE ET PALPITANTE :

«  L’ASSOCIATION LUCRATIVE SANS BUT »
20 ANS APRES
 
 
Le public concerné en est aussi nombreux que divers. Les masses financières en cause sont considérables. Un triple déficit de connaissance, de cohérence et de gouvernance caractèrise une politique associative française unique au monde 14 . Le refus de définir et de compter assure ici le triomphe de l’opacité française. Cette poudrière n’attend que son détonateur. 
 
Le contenu matériel, social et politique de la réalité connue en 1975 sous le vocable d’ASSOCIATION a volé en éclat. L’extraordinaire prolifération des quarante dernières années débouche sur un bouleversement d’une telle ampleur que la question associative ne peut plus être éludée à la veille d’une décentralisation fiscale rendue explosive par trente ans de facilité budgétaire. Or il s’agit de l’arme de prédilection des « classes moyennes protégées » qui ont transformé l’association subventionnée en institution moralement auto nettoyante. S’en prendre à cet outil, c’est s’en prendre à leur Graal : l’Etatisme et le corporatisme moralisateurs. La plus grosse association en France ? l’Association de Formation Professionnelle pour Adultes avec ses 12.000 formateurs professionnels et agents publics !
 
Des publics aussi nombreux qu’antagonistes  ? Poudrière politique !
 
Il n’y a plus ni Monde ni Peuple associatif au sens holiste du terme. Trois mondes, trois peuples associatifs s’affrontent désormais qui n’ont plus en commun que le statut de la loi de 1901. Une lutte des classes d’un nouveau genre s’y déploie sous le manteau.
 
 
Un patronat sur fonds publics: 4% des associations, soit 40.000 employeurs, (Les 3000 plus grosses associations emploient le tiers des salariés), noyeau dur de l’Economie sociale et Solidaire s’est constitué en MEDEF de la subvention avec son lobby la Conférence permanente des Coordinations Associatives CPCA dont la Charte signée par Lionel jospin et Hubert Prévot en juillet 2001 revendique l’auto notation comme seul mode démocratique d’évaluation.
 
Un peuple du bénévolat : 12 à 14 millions de citoyens à  prédominance familiale. Au sein du bénévolat, ce livre sélectionne comme public cible le groupe des « bénévoles-donateurs » évalué à six millions de personnes. Voici le monde du don, du bénévolat et de la proximité. L‘engagement y croit à due proportion du niveau de diplôme et de revenu, du mariage et du nombre d’enfants, enfin de la pratique religieuse. Famille et Association ont pour régions de tradition la Bretagne catholique, le Nord socialo catholique, l’Alsace Moselle concordataire, la Franche Conté libertaire des fruitières et des Lip, enfin Rhône-Alpes. Un monde plutôt provincial, plutôt secteur privé, plutôt familial où l’engagement collectif local prime l’individualisme, où la transmission prime la consommation. On devine le choc «culturel » lorsque la corruption associative vient frapper jusqu’aux ministres : l’Africain Nucci, le Sportif Tapie, l’Handicapé Gillibert, lorsque Don Quichotte ou l’Arche de Zoé succédent à l’ARC sans oublier l’UIMM fluidifiant la CGT, Julien Dray et les exploits musicaux et rocardiens du Conseil Régional d’Ile de France enfin  le cloaque associatif marseillais, sorte de fondrière électorale du Parti Socialiste.
 
Un peuple du salariat associatif, un million six cent mille feuilles de paie, mal payé, précaire, fragile, monde du temps partiel et d’intermittent, féminisé à plus de 70 %, fortement mono parental. Bourdieu parlait de Gauche d’en Bas. Mieux vaut parler de supplétifs des classes moyennes protégées. Ce monde vient de se doter d’un syndicat.
Il faut écouter Fabrice Luccini récitant la tirade éblouissante  que Phillipe Murray consacre aux « Nouveaux emplois jeunes » de Martine Aubry pour comprendre que la jeunesse les reçoive comme autant d’insultes. Et ces insultes émanent des plus beaux esprits du tout Paris étatique, «acteurs de sens»: Conseiller d’Etat, Inspecteur des Finances, fondateurs du Syndicat de la Magistrature, permanents politiques, membres des cabinets ministériels. Les noms des dix« inspirateurs du rapport » sur les nouveaux emplois doivent être mentionnés pour la postérité : MM. Jean-Cyril Spinetta, Jean-Baptiste de Foucauld, Jean-Marie Delarue, Dominique Charvet, Jean Louis Mons, Bruno Leroux, Yves Lair, Guy Hascoët, Bernard Poignant, Jean Vila.
 
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ENCADRE
 
 <<Un bataillon d’agents de développement du patrimoine ouvre la marche, suivi presque aussitôt par un peloton d’accompagnateurs de détenus, puis arrivent en rangs serrés les compagnies d’agents de gestion locative, d’agents polyvalents, d’agents d’ambiance, d’adjoints de sécurité, de coordinateurs petite enfance, d’agents d’entretien d’espaces naturels, d’agents de médiation, d’aide éducateurs en temps péri-scolaire, d’agents d’accueil, des victime et j’en passe énormément. Ferme le cortège un petit groupe hilare d’accompagnateurs de personnes dépendantes placées en institution, talonné par des re-découvreurs de l’histoire des villes et des promoteurs des ressources touristiques en direction des pays émergents. Musique. Vers le ciel d’azur s’envolent des ballons, un camion-grue déguisé en sapin de Noël s’élance en grondant, la foule massée des deux côtés de l’avenue applaudit sauvagement, le monde retrouve enfin sa base. Le Patrimoine est rassuré, la Petite Enfance respire. Le Tissu Social en cour de réparation frémit d’aise les réjouissances ne font que commencer. Non non non il ne s’agit pas d’une parade des arts de la rue, il s’agit des nouveaux emplois-jeunes de Martine Aubry, réunis dans un rassemblement imaginaire tel qu’il pourrait se présenter à l’occasion d’une fête géante, une sorte de , je  sais pas moi, une sorte d’Halloween à l’échelle nationale, une Love-Parade en plein Paris, une Job-Pride mais oui pourquoi pas ?! Une Job-Pride>>
 
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Ces trois peuples associatifs habitent deux planètes séparées : celle des « Grandes surfaces » avec en moyenne 50 salariés et un budget de 7 millions d’euros, celle des « Gagne-petit » avec un budget moyen de  7.000 euros, et pas de salarié du tout.
 
Population cible collatérale de ce livre, les prescripteurs et financeurs tant privés que public : des milliers d’entreprises mécènes, 5000 notaires, des centaines de milliers d’élus locaux et nationaux, les agents des trois fonctions publiques distributeurs d’aides publiques, les millions d’usagers des associations des secteurs éducatifs, culturels, sanitaires et sociaux. 
 
Des moyens financiers mobilisés à la fois considérables, mal connus et non coordonnés.
 
L’INSEE refuse d’établir une comptabilité nationale digne de ce terme et seuls deux chercheurs  solitaires: Viviane Tchernogog et Philippe Kaminski tentent depuis quinze ans d’approcher des ordres de grandeur au moyen d’extrapolations. Le  budget national associatif, c’est –à- dire le coût de l’outil « approcherait » 60 milliards d’euros en 2006 mais sans comptabiliser l’enseignement scolaire privé qui pèse à lui seul 11 milliards ! Cette évaluation ne  prend pas davantage en compte les fonds publics et privés transitant sous pavillon de 1901 (Par exemple l’indemnisation des ASSEDIC, la formation professionnelle, les retraites complémentaires, le 1% logement etc. ) et dont le total, cumulé avec le coût de l’outil permettrait de situer la Dépense Nationale Associative  entre 8 et 10% du PIB, 150 à 180 milliards d’euros.
 
Dernière facette de l’exception française, la France est le seul pays où la dépense associative se finance à ce point sur fonds publics dont prés de 40% proviennent des collectivités locales. Partout ailleurs dans l’OCDE, le financement associatif est d’abord affaire de Société Civile et de particuliers. En Angleterre la Charity Commission recense en 2006 50 milliards de ressources privées pour 190.000 charities. En France c’est le trou noir. Un exemple ? En 2006, selon le ministère des Finances, 35.000 associations auraient déclaré 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la TVA. Le chiffre donné par l’ADDES était de 9,6 milliards ! 
 
Un  support idéologique instable et fragile.
 
Après quarante années d’explosion quantitative -15.000 associations déclarées par an en 1975, 70.000 depuis 1995 -l’association sur fonds publics cumule tous les traits d’un tabou et d’un nœud gordien 
 
TABOU ! Les medias parlent des «ASSOC’» comme s’il s’agissait d’une entité politique comparable en termes de légitimité aux élus du Peuple, au Gouvernement, à la Société Civile mais moralement supérieure. Les "ASSOC" ? ce serait par essence et statut le Camp du Bien ! du Beau, du Vrai et du Juste. On y œuvre pour l’Humanité, la Planête, le Sud, les Pauvres,  la Femme, la Jeunesse, la Culture, la Nature, la Solidarité, la Démocratie participative, l’Education Populaire, les Sans Papiers, l’Equitable, le Durable, le BIO !  etc. Les « Bobos » qualifient ce monde subventionné de démocratie « participative ». Emettre le moindre doute, proposer la moindre évaluation, relèverait de l’Ultralibéralisme anglo-saxon. Hélas pour les gaulois, les anglo-saxons donnent beaucoup plus de temps et d’argent que les français avec de bien meilleurs contrôles démocratiques surtout en Grande Bretagne .
 
Ni-publique-Ni-privée,  « l’ASSOC ‘ » échappe à toute critique morale, que celle-ci soit marxiste -absence d’appropriation de la plus value - ou libérale - absence de bureaucratie étatique - . Elle est moralement auto nettoyante. En association, le Bien se présume. Ici plus que nulle part, il est moralement interdit de définir et de compter. Malheur à l’imprudent qui ose suggérer de trier, d’évaluer, de certifier. Il sera traité d’affairiste.(CF  en Annexe  I  …….     la lettre du sénateur Michel Charasse au ministre de la Vie Associative dénonçant l’auteur de ces lignes).
 
Tel est le détour idéologique emprunté depuis 1975 par les Pouvoirs les plus divers pour transformer la plus Tocquevillienne des libertés civiles en courroie de transmission pour souplesses budgétaires et fiscales. Tous s’y sont mis : Gauche et Droite, Paris et Province, Syndicats et Patronat, corporations et petit commerce, recherche publique et privée, hôpitaux et cliniques, ruraux et écolos. A propos de la mosquée de Lyon, on a pu parler de Tchernobyle associatif.  Du coup, tout le monde se tient par la barbichette ! NŒUD GORDIEN ! 
 
 La fin prochaine du blocus médiatique
Qui dit mise en public des comptes et des effectifs dit « publication ». En dépit des errements d’un wikileak,  le NET avec son cortège de blogs et d’internautes offre le seul média qui vaille pour un tel projet. Sa généralisation a bouleversé les rapports de force entre public éclairé et professionnels de COM longtemps détenteurs du monopole d’accès aux moyens de communication. Seul le NET permet de contourner ce blocage m corporatiste étant entendu que seules les actions concrètes locales crédibles parce que porteuses de sens ont une chance de mobiliser une action  civile durable.
 
Pas question pour autant de sombrer dans l’idéologie de la proximité, du « small is beautiful ». C’est de Politique et de République en entier qu’il s’agit.
 
Sans procédures garantissant la séparation des pouvoirs et des intérêts, il n'y a pas de démocratie politique.
Sans contrôle de la dépense publique au moyen de procédures autres que technocratiques garantissant la transparence et l'évaluation, il n'y a pas de démocratie financière et sociale. Sans dispositifs garantissant et l'indépendance et le contrôle démocratique de la « COM’» et de médias confrontés aux révolutions technologiques, aux marchés publics, et au corporatisme, il n'y a pas de liberté de la presse.
Sans droits du citoyen, il n’y a plus de droits de l’homme. C’est pourquoi il ne suffira pas de restaurer la démocratie sociale en exigeant transparence et représentativité. Il conviendra aussi de restaurer le Parlement réel en exigeant des fonctionnaires qu’ils démissionnent avant d’affronter les urnes, d’interdire tout cumul des mandats, de prévoir l’inéligibilité à vie en cas de condamnation lourde pour faute dans l’emploi des fonds publics.
 
La cause morale du projet est facile à défendre. L’objectif politique digne de la société civile, celui qu’elle seule peut se donner et atteindre ? Nos ancêtres ont séparé l’église de l’Etat ! A nous de séparer l’Association des Caisses publiques, des Urnes du Marché et des Corporations. L’objectif moral digne de l’électeur ? Que demain les candidats à la moindre les candidats du Bien, du Vrai, du Beau, du Juste deviennent ceux de la Transparence de la gouvernance, de l’évaluation et de la participation et les candidats du Mal, ceux qui les refusent. Alors nous laïciserons la politique en la moralisant, et la réforme deviendra possible.  Alors, nous aurons raison de ces promoteurs de l’overdose qui tentent de faire passer la maitrise de soi et  pour un abandon de souveraineté.
 
+++
 
 La conclusion s’impose peu à peu à une classe politique  encore réticente. Impossible de sortir la dépense publique de son actuel chaos sans affronter le privilège des classes moyennes protégées .
 
.  A Gauche,  c’est Bastien François, cofondateur avec Arnaud Montebourg de la convention pour la République qui la donne « Si l’on s’accorde à penser que poser la question de la confiance, c’est poser la question de la responsabilité politique au sens de l’accountability, c’est un immense chantier auquel nous sommes dés lors confrontés : celui des procédures assurant – et permettant de vérifier- que le pouvoir s’exerce bien conformément à la volonté populaire. » C’est Terra nova qui propose un programme en 21 point pour remettre le service public au service de l’intérêt général.
.  A Droite c’est Laurent Wauquiez qui veut faire de l’UMP le parti des classes moyennes e mais bote en touche en cassant de l’assistanat . 
 
 C’est ainsi que sans l’avoir ni prévu ni voulu, la  classe publique légale française redécouve la question-mère de toute démocratie : la séparation des pouvoirs. Le moindre paradoxe de l’évênement n’est pas qu’il ait fallu l’affaire Strauss Kahn pour y  inciter un journal comme Le Monde

:  <<  Les griefs contre le sort réservé à Dominique Strauss-Kahn formulés par les élites intellectuelles, politiques et économiques françaises, dans des cercles privés comme publics, ont traversé les clivages partisans.................Même les Français, par le biais des sondages, partagent l'incrédulité des classes dirigeantes en évoquant "la brutalité des images" et "une manipulation".
Cette sidération est pourtant proprement française. Elle renvoie aux archaïsmes de notre société et à la place de la justice dans notre démocratie si pauvre en culture de contre-pouvoir. Une fois de plus, les élites françaises se scandalisent du fonctionnement de la justice quand elle s'applique à l'un d'eux......... Ce qui choque, en France, finalement, c'est cette culture de contre-pouvoir américain.
 
..........L'indignation française dans l'affaire DSK agit comme un miroir d'une démocratie bancale. La rencontre entre l'un des membres les plus éminents de l'élite, et la justice américaine n'est pas brutale en soi : elle montre surtout le chemin qui reste à parcourir en termes de séparation des pouvoirs dans notre pays.>>
 
Conclusion en forme de slogan: La Transparence pour la Participation. La Certification pour la Gouvernance 
 
L’objectif est simple : Restaurer la démocratie financière de notre république ce qui implique évaluation avec séparation des pouvoirs et des intérêts par transparence et gouvernance, publication et certification. L’objectif est mesurable : Faire remonter le rang de la France sur le palmarès de la gouvernance internationale de 10 places d’ici fin 2017 : actuellement nous sommes à la 23 ème place. 
 
Le détonateur  est connu de  beaucoup d’entre nous : la dépense publique associative.
 
La cible est enfin sortie du bois: les classes moyennes protégées, actuelles privilégiées de l’opacité et de la non séparation des pouvoirs et des intérêts.
 
L’obstacle ? la collusion des instances dirigeantes, partis, syndicats, partenaires sociaux, corporations, féodaux électifs dans leur refus de traiter des classes moyennes protégées, de l’opacité des dépense publiques, des rigidités de privilèges de l’emploi public.
 
La démarche : offrir localement aux citoyens qui le souhaitent les outils et procédures leur permettant de forcer à la transparence,   à la gouvernance à la publication et certification tous les responsables de la dépense publique qu’il s’agisse la décider, de la répartir ou d’en tirer parti.
 
La procédure doit être hors de tout soupçon.
 
L’effort ne sera accepté de la majorité réclamée par toute réforme que si des procédures crédibles de séparation des pouvoirs  et des intérêts assurent l’opinion que la réforme est juste. Ce type de procédures, la Grande Bretagne en offre le modèle depuis 1853 et ne cesse de le moderniser. C’est le Charity Act 2006 . Pour engager cette longue marche,  commençons par exiger une Charity Commission à la Française pour 2017. En toute hypothèse, si nous ne surmontons pas la crise de confiance qui nous mine depuis trente ans, c’est une catastrophe politique et sociale majeure qui nous attend  à partir de 2012. 
 
 
 
NOTES 
 
   1 Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.
  2 Seul inspire confiance celui qui est de parole, rend compte et répond de ses actes.
 3   « La religion dans la démocratie » . Gallimard 1998
  4 Ezra Suleiman. » Schyzophrénies françaises ». Grasset.Septembre 2008
   5 Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin, « Recherche le peuple désespérément » Bourin Editeur, 2009
  6 TV. Public Sénat. 5 février 2011. Bibliothèque Medicis : Edgard Morin, Marcel Gauchet, Henri Guaino.
  7 «  La gauche est-elle morale ? « Christophe Prochasson. Flamarion. Octobre 2010
  8 « Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique 1980-2000 ».2001 Téléchargment gratuit sur  http://www.ppkaltenbach.org
  9  Thomas Frank. Préface Serge Halimi. ALGONE Janvier 2008. « Pourquoi les pauvres votent à droite ?  «
   10 Qu’on en juge .Avant de Révoquer l’Edit de Nantes Louis XIV ordonna de l’appliquer : « à la rigueur » ce qui signifiait «  à la dure ». Accepter  quelque chose « à la rigueur » c’est  déterminer un moindre mal. Enfin tout dirigeant se doit de : « faire preuve de rigueur »  ce qui signifie clarté, probité, honnêteté intellectuelle et morale.  Au total rien à voir avec la réduction du nombre de fonctionnaires.
  11 L’expérience conduite en Isère depuis 2002 par un groupe de bénévoles sous le signe Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales (OBRAL) http://obral.viabloga.com/ démontre trois choses. Il existe dans l’opinion une forte demande de transparence et d’évaluation de la dépense publique locale. Cette demande est suffisamment vive pour avoir suscité depuis 2002 la participation de citoyens qui avaient depuis longtemps déserté l’arène politique. Sous la pression de cette demande de transparence et d’évaluation externe, le débat public a pu être restauré comme en témoignent les réponses de professionnels aussi éminents que MM Michel Destot Maire de Grenoble, Jean Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile de France, et Didier Migaud nouveau premier président de la Cour des Comptes. 
   12  Alors président de l’Assemblée Nationale P. Seguin préface «Associations Lucratives sans but » paru en 1995. « Voici pourquoi la bataille engagée par Pierre-Patrick Kaltenbach pour redonner sens et dignité au phénomène associatif est un combat stratégique, un combat central et vital pour l’avenir de la République. Pierre-Patrick Kaltenbach nous invite à cette nouvelle nuit du 4 Août avec l'acuité de jugement, l'indépendance d'esprit et le style incisif qui sont la marque du magistrat des Comptes qu'il est. Sachons tous, quelles que soient les fonctions que nous occupons, méditer l'avertissement qu'il nous adresse et relever le défi qu'il nous lance ». .( CF Annexe II Préface au livre « Associations lucratives sans but ». http://www.ppkaltenbach.org/
  13   En Grande Bretagne, la présidence de l’équivalent de la Cour des Comptes, le National Audit Office est par tradition confiée à un parlementaire de l’Opposition. 
  14 Lire le Rapport de Pierre Morange 1° Octobre 2008. Sur la gouvernance et le financement des structures associatives. 
   15 France Culture .  Répliques. Finkielkraut 2010
  16 Rapport Luc Ferry au Premier Ministre 23 septembre 2010 sur la représentativité associative dans le dialogue civil. http://www.ceges.org/images/stories/rapportferry.pdf
  17   Lire Charity Act de 2006. 
http://www.charitycommission.gov.uk/spr/charbill.asp 109 
   18 Bastien François, professeur de science politique à l’Université de Paris I, Sans affiliation partisane, il se déclare toutefois "de gauche". En 2005, il a pris parti en faveur du traité constitutionnel européen. Lors des élections régionales françaises de 2010, il s'engage en Île-de-France sur la liste Europe Écologie à Paris dans le Monde du 22 juillet 2010 . 
  19  L'affaire Strauss-Kahn, leçon de démocratie. Jacques Follorou. Le Monde   21.05.11 |
  20  La Charities Commission mobilise à elle seule autant de moyens financiers et humains que notre Cour des Comptes toute entière.. http://www.opsi.gov.uk/acts/acts2006/ukpga_20060050_en_1
Mais ni la Droite ni la Gauche française ne veulent en entendre parler. Ainsi d’un Martin Hirsch , en charge du dossier associatif,le 30 novembre 2009 déclarant à ses visiteurs ( PP Kaltenbach, M Lucas,B Monassier, P Node Langlois) tout ignorer du modèle britannique.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
De nombreuses citations émaillent cette réflexion. Nos remerciements à ces « alliés objectifs » qui ont permis les plus fructueuses corrélations idéologiques et la constitution de ce dossier de travail.
 
Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.
Claude Allègre. « La défaite en chantant ». Plon Fayard 2007
Jacques Attali «  Les trois France » L’Express. Juin 2008.  « La crise, et après ? ». Fayard . Décembre 2008
Raphaêlle Bacqué. Ariane Chemin.« La Femme fatale » Albin Michel 2007
Bastien François. : « La constitution Sarkozy »   (Odile Jacob 2009).
Claude Bartolone . « Une élection imperdable » L’Archipel. 2007
Frédéric Begbeider «  99 francs » Gallimard 2000.
François Belley. « Ségolène La Femme Marque ». Préface Jacques Segala. Editions Peau de Com. Octobre 2008
Gaël Brustier et Jean-P. Huelin » Recherche le peuple désespérément» Bourin Editeur, 2009
Pierre Cahuc et André Zylberberg  « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009.
Régis Debray « Dégagements » Gallimard. Mars 2010
Louis Chauvel. « Classes moyennes à la dérive » . Le Seuil Octobre 2006
Annie Ernaux. « Les Années ». Gallimard. Février 2008
Marcel Gauchet. Revue Le Débat : « Contre pouvoir ou Anti pouvoir » Janvier 2006 « Bilan d’une génération ». Avril 2008
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Thomas Frank. Préface Serge Halimi. ALGONE Janvier 2008. « Pourquoi les pauvres votent à droite ?  «
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Blandine Kriegel "L'Etat et les esclaves" (Calmann-Lévy, 1979).
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Gille Lipovetski., Le crépuscule du devoir, Gallimard, Paris, 10 novembre 1992  « Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyper consommation ». Gallimard Mai 2007.
Philippe Murray lu par Fabrice Luccini Avril 2010. Les nouveaux emplois de Martine Aubry .
Aldo Naouri. « Eduquer ses enfants. L’urgence aujourd’hui ». Odile Jacob Mars 2008
Cyril Picquemal .« Emergence » Divers articles.
Denis Pingaud. «Du  pouvoir des médias à l’éclatement de la scène publique ». Le Débat. Janvier 2006.  « Anti pouvoir ? » M. Gauchet. Le Débat.
Christophe Prochasson. «  La gauche est-elle morale ? «  Flamarion. Octobre 2010
Philippe Ridet  « Le président et moi ».  Albin Michel. 2008
Jacques Rollet. « La tentation relativiste ou la démocratie en danger ».Desclée de Brouwer Mai 2008
Renault Saint Cricq .  « Canal Sarkozy »Flammarion. Mai 2009
Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale. « La nouvelle question démocratique ». Préface de« Associations lucratives sans but » . Denoël. Novembre 1995
Ezra Suleiman, « Schyzophrénies françaises ». Grasset. Septembre 2008
Bernard Stiegler. « Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel ». « La télécratie contre la démocratie ».Octobre 2008 Flammarion.
Terra Nova. Novembre 2011. 21 propositions pour rénover le service public.
Michèle Tribalat « Les yeux grands fermés. L’immigration en France » .Denoël. Mars 2010
Daniel Vernet . «L'Amérique messianique" Le Seuil 2004
Laurent Wauquiez ., « La lutte des classes moyennes » chez Odile Jacob  Octobre 2011
Paul Yonnet. Nombreux ouvrages et travaux de 1980 à 2005. CF Wikipedia. 
 
 
 
Table des matières
 
 
PREMIERE PARTIE
En France il n’y a pas plus de classes moyennes protégées  depuis 2007
que de classes moyennes tout court  depuis 1945.
 
 
SECONDE PARTIE
l’ Ordre Moral  des « Classes moyennes protégées» interdit tout débat
 sur l’opacité de la dépense publique et la réforme  de l’emploi public.
Une preuve ?
 Les silences  de  Louis Chauvel, Rosanvallon, Terra Nova , 
Fondapol, Institut Montaigne, CEVIFOP, Sciences Po, CNRS, 
 
 
TROISIEME PARTIE
1968-2008
De la « Génération Morale »  à  l’Ordre Moral « Bobo »
 Sous les pavés, les acquis de l’Etatisme et des Corporatismes.
 
 
QUATRIEME PARTIE
 Les «  Non protégés »  votent à droite .
Terra Nova préconise de troquer les classes populaires
 contre jeunes, femmes, bobos, marginaux, banlieues, diversité .
 
 
CINQUIEME PARTIE
L’insurrection de la jeunesse : Péril à Gauche 
 
 
SIXIEME PARTIE
Agonie du modèle social français
Incivisme et défiance, Etatisme et Corporatisme.
 
SEPTIEMEPARTIE
 Medias : entre paranoia 
et  télécratie .
 
 
HUITIEME PARTIE
Au service de la Gouvernance par la transparence
Famille et Association contre les pouvoirs 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
QUATRIEME de COUVERTURE
 
 
 
 
Depuis un quart de siècle, PP.Kaltenbach féraille pour promouvoir une culture de séparation des pouvoirs  en prenant pour terrain de manoeuvre la dépense publique associative. 
 
Magistrat à la Cour des Comptes, sa compétence en matière de dépense publique n’est guère contestée. En témoigne l’hommage que lui rend Philippe Seguin, actuel Premier Président de la Cour des Comptes, dans la préface d’«Associations Lucratives sans but » paru en 1995. « Voici pourquoi la bataille engagée par Pierre-Patrick Kaltenbach pour redonner sens et dignité au phénomène associatif est un combat stratégique, un combat central et vital pour l’avenir de la République. Pierre-Patrick Kaltenbach nous invite à cette nouvelle nuit du 4 Août avec l'acuité de jugement, l'indépendance d'esprit et le style incisif qui sont la marque du magistrat des Comptes qu'il est. Sachons tous, quelles que soient les fonctions que nous occupons, méditer l'avertissement qu'il nous adresse et relever le défi qu'il nous lance ». 
 
Présidant d’Associations Familiales Protestantes transformées par l’irruption de la mouvance évangélique il s’investit depuis 1986 dans l’Immigration et la Question Musulmane. Il a présidé le Fonds d’Action Sociale pour l’insertion des immigrés (FAS) et l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), siégé à la Commission de la Nationalité puis à la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme ; il est membre du Conseil National de la Vie Associative et du Haut Conseil de la Famille.
 
 
 
 

TUTELLE AUX MAJEURS: UN DESASTRE SI FRANCAIS !

http://www.ppkaltenbach.org/news/tutelles-la-cour-des-comptes-saisie-par-l-assemblee-nationale

 



TUTELLE AUX MAJEURS PROTEGES.

DESASTRE SOCIAL et MORAL  PAR VOIE ASSOCIATIVE.
1968-2008 


http://www.ppkaltenbach.org/news/tutelles-la-cour-des-comptes-saisie-par-l-assemblee-nationale

AIDER LA TUNISIE ? POURQUOI ?

Une réponse " MARXISTE"

Printemps arabes : révolutions anti socialistes, putschs néo libéraux ou révolte des élites privilégiées ?

Nombre d’entre nous sommes peu informés sur ce que se passe réellement dans les pays Arabes. Nous connaissons mal les noms, les gens, les situations les réalités. Cela, même pour ceux qui nous sont les plus proches : nos voisins de la façade mediterranéenne. Beaucoup d’articles sur le sujet semblent refléter d’abord des enjeux politiques franco français. Pourtant, il devient possible de risquer quelques hypothèses sur ce qui s’y déroule vraiment et notamment a la lumière des rares éléments disponibles, mais aussi de ce qui c’est passé en Russie en 1991 et depuis. Pourquoi la Russie ? Parce que dans 4 cas sur 5, ces pays se disent "socialistes".


Que se passe-t-il vraiment dans les pays arabes ?


- Ils connaissent différentes formes d’agitation sociale
- Dans au moins deux d’entre eux les dirigeants ont été évincés.
- Souvent, l’Internet, les syndicats et l’armée ont joué un rôle important


On peut l’interpréter tous cela de différentes manières :

Dans l’ensemble, les « progressistes », sous nos latitudes, se réjouissent de ce qu’ils interprètent comme des révoltes, voir des « révolutions populaires » contre « l’ultralibéralisme ultralibéral ultra mondialisé. Ils se félicitent du départ de « dictateurs sanglants et totalitaires », supposés à la solde de « l’impérialisme américain » en particulier et occidental en général.
On peut risquer quelques hypothèses légèrement différentes qui débouchent toutes sur une même conclusion. Il faudrait vraiment aider de façon aussi massive que possible nos voisins arabes.


Unité Arabe

La première conclusion, très frappante, est bien la confirmation d’une certaine unité du monde Arabe.

Incontestablement, il y a eu, après la Tunisie, un effet de contagion. Si d’autres dictatures s’inquiètent, en Russie, en Chine par exemple, voir en Iran, il ne semble pas pour le moment que d’autres peuples soient concernés. Cela est d’autant plus frappant que les situations réelles de ces pays sont très très différentes les unes des autres.

Rapprochement avec l’occident.

L’éclosion d’aspirations qui sont historiquement les nôtres nous rapproche encore.
Je serai conduit à relativiser les prétentions populaires et révolutionnaires de ces mouvements. On ne peut contester qu’ils révèlent une certaine unité d’aspiration d’au moins une partie des populations arabes à plus de liberté, de démocratie et de libéralisme. Cela a quelque chose de très émouvant faisant suite a un long sommeil historique. Nous reconnaissons ces aspirations. Ce sont les nôtres. Elles nous rendent plus proches encore, de gens qui l’étaient déjà, par l’histoire et la géographie. Il faut y ajouter, dans les cas magrébins, la cohabitation pour le meilleur et pour le pire, depuis au moins deux siècles, tant sous la forme de la colonisation que de l’immigration.

Je tiens à insister sur ce point. Il n’est pas indifférent pour un pays comme la France ou vivent beaucoup de gens originaires du Maghreb et ou d’aucun se posent toutes sortes de questions sur leur potentiel d’intégration, d’avoir sous les yeux la preuve qu’ils veulent vivre comme nous.
Il y a 50 ans, ils ont adopté nos aspirations à l’indépendance nationale. Aujourd’hui ils semblent réclamer notre démocratie libérale.
 
Elles pourraient déboucher dans ceux des pays qui se sont déjà le plus rapprochés de l’occident.

Ces mouvements ont débouché vers des formes qui pourraient se rapprocher de modèles démocratiques dans les pays qui étaient déjà les plus proches de l’occident, les plus en contact, les plus ouverts et les moins a-démocratiques. Là, les soi disant « dictateurs sanguinaires », se sont éloignés, sans que tous cela dégénère en guerres civiles ou ethniques, ou en répressions féroces, qui étaient en général dans les traditions locales et le restent dans bien des cas.

Il est de bon ton de traiter Ben Ali, maintenant qu’il est tombé, de dictateur sanguinaire. La réalité, c’est que de tous les pays de la région, la Tunisie étaient sans doute le moins pauvre, le plus progressiste, le plus ouvert. La Tunisie a, parait il, autant de diplômés du supérieur que l’Algérie et le Maroc réunis, pourtant beaucoup plus peuplés et disposant de ressources naturelles. Ce simple chiffre montre que si l’oligarchie Tunisienne ne s’est pas oubliée, elle a su, aussi, plus que ses voisins, investir dans son propre peuple :
Partager. Mais tous les autres indicateurs montrent la même chose (http://www.realpolitik.tv/2011/01/tunisie-la-revolution-des-privilegies/?sid=13&mid=104&mhash=46eb4d04ea5dd4570aeca811e23a6531). Hommage donc a Ben Ali, malgré les dérives familiales de son système sur sa fin : bilan globalement positif, comme on disait a l’époque ? Pourquoi alors ce désaveux « populaire » ?

C’est pratiquement une loi historique que les « révolutions » ne réussissent que contre des régimes un peu ouvert, souples. Là où les dirigeants hésitent à tirer sur le peuple. Louis XVI fut accusé d’être « mou ». Il était sans doute trop humaniste. Nicolas II n’était pas un foudre de guerre. Aucune révolution n’est venue à bout des vrais dictateurs sanglants comme Hitler ou Staline.


C’est peut être parce qu’ils sortaient au contraire, petit a petit, de formes plus authentiquement dictatoriales que ces régimes sont « tombés ».
Or, ces formes, elles portent un nom dans tous ces pays, et il est partout le même. Le socialisme.
Mouvements antisocialistes et pro libéraux en apparence
En Egypte, en Tunisie, en Libye, en Algérie les « peuples » se dressent contre des régimes qui se disaient ou se disent encore socialistes.

On connaît les arguties de l’ensemble des gauches qui s’entredéchirent en s’entre traitant de révisionnistes, de socio traîtres dans des disputes de jardin d’enfant à l’envers du type, « c’est celui qui le dit qu’y est pas ». Cas types, « Hitler mentait en se prétendant socialiste » et Staline au fond n’était pas vraiment un vrai homme de gauche. Holland est moins à gauche que Ségolène ; Arlette plus qu’Olivier.


Le béotien de droite a toujours un peu de mal à s’y reconnaître. Il ne peut néanmoins s’empêcher de constater que pour les quatre cas qui nous concernent le plus, où cela bouge beaucoup, Tunisie, Egypte, Libye, Algérie, on a affaire a des régimes qui s’affirment socialistes.

Si dans le premier cas, il s’agit d’un socialisme arabe islamisant un peu exotique sous nos latitudes, dans deux autres, les régimes ont quand même été labellisés par l’internationale socialiste. Ben Ali et Moubarak auraient été exclus en janvier 2011. (On ne peut s’empêcher de sourire quand on lit les commentaires de gauche accusant notre gouvernement de ne pas avoir su anticiper les aspirations des peuples de la région….).

On serait d’ailleurs tenté d’en tirer une règle d’interprétation, à l’attention des lecteurs de droite peu avertis : un leader progressiste ne peut devenir dictateur sanglant que si il perd le pouvoir. D’ailleurs, Bagbo, dont le destin n’est pas encore fixé, resterait, lui, membre de l’internationale socialiste….
Les soutiens ouverts de gauche au FLN sont devenus discrets avec le temps. Les critiques de gauche des apparatchiks algériens, prébendiers et vraiment sanguinaires, le sont plus encore. Cela n’en constitue pas moins une sorte de reconnaissance de leur socialisme auto proclamé.

Le cas spécifique du Maroc en apporte la confirmation. Pays le moins touché, Maghreb et Machrek confondu, lors de la vague islamiste, il semble également le plus épargnés par la vague actuelle. Peut être pas moins victime de corruption et d’autoritarisme, son état est sans doute moins systématiquement interventionniste et bureaucratique que les régimes socialistes. Il laisse plus de degrés de liberté au moins économique aux citoyens. Un peu moins de possibilités de racket aux « Chinovniki ». (Hauts fonctionnaires prébendiers dans les systèmes russes) ?

L’histoire retiendra peut être que la « révolution » Tunisienne n’a pas commencée avec un travailleur prolétaire protestant contre les méfaits du capitalisme ou d’un patron, mais sous la forme d’un commerçant exaspéré, désespéré, par le racket des fonctionnaires.

A l’origine, ces mouvements sont donc nés d’une remise en cause des séquelles de socialismes locaux et d’une aspiration à plus de libéralisme : moins de pouvoir de l’Etat sur les citoyens, moins d’intervention dans l’économie. Ils connaissent pour le moment les développements les plus prometteurs là ou ces socialismes avaient déjà laissé place à un peu de libéralisation.

On retrouve le scénario Perestroïka. On commence à lâcher un peu la soupape et les « peuples », emportent alors très vite le système sauf si il a encore la force de tirer. En Algérie, la démocratisation menaçait de porter le FIS au pouvoir, mais les « socialistes » y mirent bon ordre. Quand on sait que certains évoquent 150 000 morts sur 10 ans, on a effectivement du mal à considérer Ben Ali comme un vrai leader progressiste….

Comme l’économie a ses propres logiques, il n’est pas très étonnant que les pays arabes qui sont les plus sortis du socialisme, soient également ceux qui disposent du moins de rentes naturelles. La Libye, l’Algérie, disposent d’un contrôle d’état sur un gros magot pour financer les Chinovniki et lâcher du lest pour le peuple le cas échéant. La Tunisie et l’Egypte étaient bien obligées de faire un peu plus confiance aux entrepreneurs créateurs de richesse pour avoir quelqu’un à rançonner. Leur libéralisation plus précoce est donc sans doute plus le fruit d’une réalité différente que de l’existence d’élites notoirement plus éclairées. Cela leur donne des économies plus diversifiées et plus dynamiques. Des sociétés civiles plus développées.

On disposerait alors d’un cadre d’analyse pour anticiper ce qui va se passer. Plus les régimes sont encore « socialistes » très étatiques, très bureaucratiques, partis uniques, exerçant un contrôle social fort, évitant l’émergence de toute société civile et contrôlant l’économie, moins il y aura de chance que le « peuple » les renverses.

On pouvait pressentir que cela serait plus difficile et douloureux en Libye qu’en Tunisie. L’expérience Algérienne avec le FIS laisse penser que malgré une timide et récente libéralisation, le FLN, socialiste, d’après ses statuts, aura encore l’énergie de tirer sur le peuple si il le faut.
Partout dans le monde, le féodalisme, c'est-à-dire des oligarchies plus ou moins familiales qui s’en mettent plein les poches, semble bien être le stade ultime des socialismes en décomposition avant un éventuel passage à une vraie démocratie. Elles peuvent tenir plus ou moins longtemps en fonction du contexte.

Medevdev, à qui on ne demandait rien, vient de proclamer que « La situation dans les pays arabe a des conséquence directes sur la Russie. « ils » vont essayer de faire la même chose chez nous. Le scénario des pays arabes ne marchera pas chez nous, mais il faut lutter contre le terrorisme et notamment ses méthodes, l’utilisation des ressources Internet…… » Poutine a cru bon de dire que la Russie était le régime le plus stable du monde, ce qui fait parti des déclaration qui vont en général mieux quant on a pas besoin de les dire. On ne saurait mieux reconnaître le parallélisme des situations de post socialismes….
.
Mais ils ont raison de ne pas trop s’inquiéter. Avec la hausse du pétrole liée aux événements arabes, la Russie à largement les moyens de financer ses dirigeant, ses oligarques, issus du système soviétique, ses océans de fonctionnaires avides et même sa population.

Mais si à l’origine il y a certainement une aspiration libérale chez nos voisins, il est vraisemblable que les développements des évenements ne sont pas « populaires » sans doute même pas complètement ni démocratiques ni libéraux.  Pas forcement « populaires » Internet et le fellah égyptien…


Dans le cas de la Tunisie comme dans celui de l’Egypte notamment, on a beaucoup parlé du rôle d’Internet. Mevedev lui-même…Cela suffit à prouver que ces mouvements concernent de jeunes, lettrés, de la classe moyenne urbaine, moderne, un peu privilégiés, comme d’ailleurs toutes les « révolutions ». Dans un pays comme l’Egypte ou on parle de salaires de 100 euro par mois pour une famille, il est douteux que l’Internet concerne massivement les "masses prolétariennes".

Pas forcement libéral : le rôle des syndicats dans les « révolutions »


Oui à l’origine, en Tunisie, il y a un commerçant spolié par ces fonctionnaires pléthoriques et avides que produisent tous les socialismes, mais ensuite ? Certains commentateurs ont insisté sur le rôle des syndicats de « travailleurs ». Or, en regardant de prêt, on peu voir que furent particulièrement actif….les postiers et les enseignants.

Un peu comme chez nous, les syndicats forts sont des syndicats d’agents publics. Cela parait d’autant plus évident que l’on affaire à des pays qui se voulaient socialistes. Mais, plus encore que chez nous, être agent public dans ces pays revient à faire parti du système. Par l’allégeance, par le recrutement (les proches, les clients) par la formation, par la rémunération (faible mais avantage en nature et possibilité de se payer sur l’administré) etc…

Tout semble se passer comme en Russie en 91, les petits et moyens fonctionnaires, les jeunes du régime, exigeraient un partage plus juste des prébendes, un assouplissement relatif du système et s’attaquent aux grands chefs peu partageux.
Avec eux, la classe moyenne economique et ses enfants. Mais au fond c’est un peu la même chose, car dans ces pays « socialistes » la réussite economique passe nécessairement par des rapports au moins ambigus avec l’administration (pots de vins, autorisations, etc…)

D’ailleurs, on ne peut pas s’y tromper, le régime Moubarak n’était sans doute pas plus ignorant qu’un autre des réalités de son propre pays. Face a la persistance de « l’agitation sociale populaire » sa réaction a été de proposer une hausse du salaire….. des fonctionnaires…
http://www.liberation.fr/monde/01012318455-la-place-tahrir-toujours-occupee-par-les-anti-moubarak

Une des causes des « révolutions » tunisienne et égyptienne est donc peut être aussi que des dirigeants raisonnables ont tenté de résister à la pression de leur fonction publique pour échapper à l’austérité provoquée par la crise. Chez nous aussi, le premier Président à tenter de limiter l’inflation bureaucratique, atteint des records d’impopularité.

En revanche, il est vraisemblable que la principale revendication des fonctions publiques arabes n’est pas réellement plus de libéralisme economique. Si elles souhaitent être plus présentes dans le débat politique c’est sans doute pour un autre partage interne des ressources de l’Etat, pour ne pas faire les frais de l’austérité qui s’annonce. Pas pour débureaucratiser le pays.

Enfin le rôle des armées

Dans les régimes autoritaires, si il y a deux enfants chéris, ce sont les forces de l’ordre et l’armée. Ils sont par nature au cœur du système. En Egypte et en Tunisie, en Lybie et d'une certaine maniere en Algerie, les dirigeants étaient eux-mêmes des militaires. Leur abstention dans la défense des dirigeants, rappelle assez la prise de position des forces armées en 91 en Russie. Certes, ils ne voulaient pas tirer sur leur peuple, mais surtout, entre trois dirigeants du PCUS, entre trois produits du système, dans un contexte de tensions économiques et sociales, elles ont choisi le moins impopulaire. Le plus susceptible de sauver quelque chose de l’essentiel ?

On fait donc ici l’hypothèse que les « révolutions Arabes », au stade actuelle, sont gérées par la frange plus jeune, plus moderniste, plus ouverte, des privilégiés du système. Elles s’appuie entre autre sur sa base, ulcérée par les conséquences du contexte economique et l’incapacité de ceux « d’en haut » a partager. Face à des contestations populaires latentes du régime, mais aussi du fait de leurs propres insatisfactions, elles procèdent à des changements de tête. Leur avenir, si elles réussissent, pourrait être au mieux une prolongation des ouvertures engagées par leurs grands anciens avec des tentatives de limiter les abus les plus flagrants et d’ouvrir un peu plus la société, l’économie et le jeu politique.
A bien des égards, ce sont peut être plus des putchs à l’intérieur des systèmes en place que des « révolutions »..
Mais cela ne fonctionnera pas nécessairement :
Pour que cela réussisse, il faudra que le consensus entre les classes moyennes économiques, les fonctionnaires et syndicats et les forces de l’ordre pour se débarrasser des figures embarrassantes des anciens régimes et ouvrir un peu le système se maintienne. Ce n’est pas joué d’avance. Leurs intérêts sont divergents.
Déjà en Tunisie, on devine des empoignades entre les sous tendances.
Même si cela marche, ce ne sera pas forcement satisfaisant pour tous

Ces régimes, « socialistes », rappelons le, tiraient leur légitimité, entre autre, de leur lutte « laïque », mais musulmane quand même contre « l’islamisme ». Il est vraisemblable que l’on ne recrutait pas massivement dans les prébendes publiques des jeunes diplômes réputés de sensibilité islamiste. Dans des pays ou les liens avec les fonctionnaires et le pouvoir sont déterminants dans la réussite dans les affaires, on ne devait pas non plus leur faciliter la vie dans le business.
L’inverse étant d’ailleurs également vrai. Le jeune diplômé ne trouvant pas une place dans le système ayant tendance à aller voir chez les islamistes si il n’y aurait pas des choses à faire. Cela, quel que soit son degré réel d’engagement religieux. C’est en tout cas ce que j‘ai eu l’impression de voir par exemple chez les frères musulmans en Syrie. Soit dit en passant, cela est rassurant pour l’avenir. Ceux la, si on parvient a leur ouvrir des perspectives, deviendront sans doute, pour beaucoup, moins « fondamentalistes ».
Il est vraisemblable qu’il reste une classe moyenne de jeunes diplômés de sensibilité islamiste qui ne trouve et ne trouvera pas son compte dans ces révolutions si on ne leur y fait pas une place. Il vaut mieux être un jeune diplômé fonctionnaire mal payé qu’un jeune diplômé islamiste chômeur.
Tous cela se passant pour le moment sous le contrôle des armées, « laïques » ( !?) ils semblent rester en embuscade. Si il n’y a pas de consensus chez les « révolutionnaires » et que cela dégénère, ils n’ont sans doute pas dit leur dernier mot.
Associer les mouvements politiques islamistes aux nouveaux pouvoirs est donc sans doute un enjeu déterminant.

Et le peuple ?

Comme dans toutes les « révolutions » il est bien entendu absent mais cela ne durera peut être pas.
Les révolutions sont le fait des classes moyennes. Le « peuple » se livre à des jacqueries. Cependant, il est sans doute dans la même situation objective que les islamistes : en marge des avantages de la société. En ce sens au moins il doit être spontanément plus proche d’eux. Et puis, par culture, il doit être plus sensible à un discours social islamisant qu’a des revendications de libéralisme economique et, ou, politique.

Le contexte actuel est potentiellement explosif. D’un coté, on a une explosion des prix des denrées alimentaires. En face, un relâchement des systèmes répressifs de contrôle social délégitimés par les « révolutions ».
La vive satisfaction supposée des plus petits d’avoir été libéré des « dictateurs sanguinaires » ne suffira pas nécessairement longtemps à leur faire prendre patience face a ces vraies difficultés.
Cette situation pourrait devenir particulièrement préoccupante si les périodes d’incertitudes devaient durer. Plus particulièrement en Egypte et Tunisie, avec les conséquences prévisibles sur le tourisme, source majeure de revenus. Et on ne parle même pas du risque du retour massif de migrants égyptien, notamment de Libye mais pas seulement.
On se trouverait dans la situation ou les pays arabes les plus proches d’une démocratisation se trouveraient en même temps dans la situation la plus propice à un retour en arrière. Cela aussi est logique. Les pays « libéraux » sont plus fragiles que les « dictatures socialistes » aux crises conjoncturelles.
A priori, pour toutes ces raisons, on peut supposer qu’il y a une large « fenêtre d’opportunité » pour des partis islamisant si on procède à de vraies élections démocratiques.
Du reste en Russie, si les élections avaient été libres, ce serait sans doute les communistes qui auraient gagné au moment de Eltsine II et Poutine I.
 
Les suites des « printemps arabes » pourraient donc être très variées.

Réelle adhésion populaire et démocratique à un vrai programme de poursuite des changements vers plus de libéralisme economique et social sous la houlette quand même de gens issus du système et qui en préserverons une large part ?

Plus ou moins pseudo élections plus ou moins pseudo démocratiques portant au pouvoir les rejetons du système avec la bénédiction des forces armées pour poursuivre une libéralisation progressive mais surtout economique sans remise en cause réelle.

Prise démocratique du pouvoir par les classes moyenne islamisantes soutenus pas les suffrages populaires et accepté par le système sous garantie des armées

Désordre généralisé et retour à la case départ autoritaire en renvoyant peuple et islamiste à leurs affaires.

Prise démocratique du pouvoir par des partis islamiques a la turque.

Vraie révolution islamique.



Dans tous les cas, les armées auront une position clef. Il y a encore moins de chance pour que des islamistes aient put être nommés officiers supérieurs que pour qu’ils soient présents dans la petite fonction publique ou le business. Il existe dans tous ces pays un certain "passif" entre islamistes et armées. Il sera notamment intéressant de regarder le cas échéant si elles ont les mêmes scrupules à tirer sur le « peuple islamiste » que sur les enfants du système.

Il me semble qu’un des enjeux absolument clef d’une vraie démocratisation sera la manière dont les sensibilités islamistes seront ou non associées aux processus démocratiques.

L’arrivée démocratique au pouvoir de partis islamistes n’est pas nécessairement la perspective la plus inquiétante.
L’expérience Turque est assez encourageante de ce point de vue. Il est même possible que des islamistes soient mieux placés pour réaliser une transition démocratique. L’Islamisme politique tient, aussi, un discours éthique et social. Il est sans doute moins impliqué dans les mécanismes de la bureaucratie et de la corruption. Il est peut être mieux à même de faire admettre à la classe bureaucratique et a ses propres troupes la nécessité de partager les sacrifices et d’être patient. Mieux que d’anciens chinovniki ou de riches entrepreneurs expliquant les beautés de la rigueur budgétaire et sociale d’un point de vue macro economique.

En tout état de cause, rien ne semble joué ou gagné, tout reste à faire et rien ne sera facile.
Mais il y a certainement un vraie occasion, fragile, de vrai progrès pour nos voisins ou au moins certains d’entre eux.

Dans ce contexte, le rôle de l’Occident, de l’Europe ou de la France devra absolument être d’aider ces pays autant que faire ce peut et quels que soient leurs choix. Comme tous le monde ne peut pas être partout et compte tenu de nos liens historiques, mais aussi des faibles chances que tous cela se termine bien dans la plus part des autres pays, cela veut dire qu’il faudrait que la France aide massivement la Tunisie à franchir ce nouveau cap.

PREMIER TOUR REGIONALES 2010. UNE SAIGNEE COLLECTIVE

 PREMIER TOUR DES REGIONALES 2010.
 
 UNE SAIGNEE COLLECTIVE
 
Une fois de plus, les medias auront apporté la démonstration de leur incapacité intellectuelle  et morale à assumer la vocation qui seule justifie la liberté de la presse :  faciliter le débat démocratique français . Fondant leur raisonnement sur les seuls pourcentages, ils ont fait silence sur les effectifs d’électeurs, savoir le nombre de voix obtenus par chaque parti. Ils ont préféré  débattre à perte de vue du point de savoir si le résultat avait un sens national ou régional. Une autre réponse est ici proposée en  comparant le premier tour des élections présidentielles de 2007, scrutin national par excellence au premier tour des élections régionales de 2010, scrutin parfaitement local 
 
Sous le choc d’un record d’abstention, le nombre total de voix chute de 16.500.000. : une saignée collective : tous sont atteints.
Le MODEM de M. Bayrou  fait figure de victime expiatoire : Moins 6 millions. ( Son pourcentage chute de 18% à 4,2 %) 
Viennent ensuite :
L’UMP : moins 5,4 millions . ( Pourcentage : de 31% à 27,3%).
LE PS : moins 3 millions.( Pourcentage : de 26% à 29 %. )
Le Front National : moins 1,6 millions. ( Pourcentage : de10,4 % à 11,4 %). 
L’extrême gauche : moins un million ( Pourcentage : de 5,4% à 3,4 %.)
Les deux seules  exceptions observables ne modifient pas la conclusion car les entités mesurées ont changé en cours de route
Le PC s’est noyé dans le Front de Gauche.
Le gain  en voix est de 500.000 . Pourcentage : de 2 % à 6 %). 
 
Bove et Voynet se sont noyés dans la nébuleuse Ecologie.
Gain en voix : 1,3 million . (Pourcentage : de 2,89% à 12,8 %).
 
 Voici une nouvelle occasion de rappeler une analyse déjà ancienne. 
 
http://www.ppkaltenbach.org/news/presidentielle-2012-la-quadrature
 
La vraie exception française
Une société politique qui a perdu le Peuple.
Une société civile qui a perdu confiance.
 
C’est dans les pires conditions de défiance que la France affronte une crise mondiale de confiance sans précédent. Libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s’en moque parce que la question est ailleurs. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit. 1  Ce «système» baptisé « Exception Française» par ses bénéficiaires, en voici la spécificité politique unique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du secteur privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite d’opinion sans lecteurs, le tout sous un fleuve d’aides publiques caractérisées par leur opacité.2 
 
  1 Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007. et http://www.les-ernest.fr/yann_algan .
   2 Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin, « Recherche le peuple désespérément » Bourin Editeur, 2009
 
 NB. Pour information, la rémunération des conseillers régionaux varie de 23.000 à 41.000 euros par an selon les régions. 
PP Kaltenbach

Dans sa publication du 18 mars;, J.L.Mouton directeur du journal des protestants réformés, Réforme, écrit :" Il n' y a donc pas de drame national, ni exception française pas plus que de  "société politique qui a perdu le peuple".
 

Francs MACONS et LAICITE à LYON ! Que de crimes !!! En 2009!

Tout est dans le " SANS DEBAT"





9 Juin   2009


 Lyon subventionne sans débat la Fondation protestante de Pierre Joxe
 
RELIGION - La délibération sera passée inaperçue, soigneusement cachée au milieu d'une pile de dossiers. Lundi soir, le conseil municipal de Lyon a voté une subvention de 48.000 euros pour la Fondation du protestantisme, association fondée en 2001 et présidée par l'ancien ministre Pierre Joxe. Du 15 au 21 juillet, la Fondation organisera à Lyon l'assemblée générale de la Conférence des églises européennes, une organisation qui réunit en Europe 126 églises de tradition orthodoxe, protestante et vieille-catholique...
 
Il y a trois ans, des subventions (il est vrai autrement généreuses) apportées par les collectivités à la communauté catholique Sant Egidio pour des rencontres à Lyon avaient fait débat. Elles avaient été attaquées au tribunal administratif, mais validées car elles ne comportaient pas de célébrations eucharistiques. Ce n'est pas franchement le cas de cette Conférence des églises européennes. Le programme - certes rédigé en anglais ce qui aura peut-être empêché les élus laïcs de comprendre les enjeux, annonce des temps de prière matins, midis et après-midi.
 
Le thème de la 13e assemblée générale, qui coïncide avec les cinquante ans de l'institution, s'intitule “Appelés à une seule espérance en Christ”. La KEK, Conférence des églises européennes, explique : "Nous avons délibérément choisi un thème qui placerait notre Seigneur Jésus-Christ au coeur de nos discussions et réflexions. Par-dessus tout, nous voulions un thème qui nous amènerait à ne pas nous pencher uniquement sur les 50 années passées de la vie de la KEK, mais aussi nous inviterait à regarder vers l'avant pour voir ce que Jésus-Christ, Seigneur de l'Église et Roi de l'Univers, chercherait à apporter à Son Église et dans Son monde pour les décennies à venir." Amen.
 
Pour justifier la subvention, la ville explique que ces journées renforceront l'image d'une ville attachée "à la promotion du dialogue inter-religieux", et que la venue de 700 participants est intéressante pour la fréquentation touristique de Lyon. Des arguments qui peuvent se défendre. A condition qu'une voix discordante se fasse entendre et réclame quelques explications. Mais personne n'a moufté dans le conseil municipal. Pas même les élus dont l'engagement se fonde sur des préoccupations laïques. Au moment du vote, une seule élue, radicale, a voté contre : Sandrine Frih, qui avait déjà exprimé son désaccord lors d'une commission culture. Le deuxième élu radical, l'adjoint Thierry Braillard, s'est abstenu, comme les Verts et deux élus socialistes, tandis que deux élus du groupe Gaec (gauche alternative, écologique, citoyenne) ne prenaient pas part au vote, et que les élus PCF demandaient qu'il soit noté qu'ils quittaient la salle ! 
 
En somme, tous ont marqué silencieusement leur désapprobation. La subvention a fait l'objet d'un vote groupé avec d'autres dossiers, ce qui fait que le public et les téléspectateurs qui suivent à Lyon le conseil municipal auront totalement lundi soir échappé aux enjeux. Et à l'absence de débat.
 
Olivier BERTRAND
 

Commémorer Calvin? Sa naissance en 1509 ou le Premier synode français en 1559?

Retrouver la République religieuse de la Réforme selon Michelet

Controverse  des AFP
2009-2010

Est- il interdit de Définir et Compter le Peuple protestant :
Pour quoi faire ?
Est-ce souhaitable ? Est ce possible ?
(Concordataires, réformés, évangéliques :
combien de divisions ?
)
Entre Société française et microcosme « parpaillot », corrélations utiles ? Représentativité et Pouvoir ? Conséquence du financement public des partenaires sociaux sur la qualité du dialogue social ? Etatisme, corporatisme, opacité, société de défiance, radicalisation et violence ?
Réunion inaugurale
4 mai 2009  37 Rue Tournefort 75005
de 18 h à 22 h
PRESENTS (Evangéliques en bleu)

AFP
Administrateurs
Jean Hugues Carbonnier
Françoise Caron
Pierre de Felice
Daniel Humbert
Pierre Patrick Kaltenbach
Stéphane Lauzet
Serge Oberkampf
Michel Rives
Jean Pierre Riche

Autres  AFP
Michel Baleverde
Samuel Charles


INVITES
Invités non protestants
Michel Louis Levy INED
Michèle Tribalat INED
Daniel Voillereau AFTA
 
Invités protestants
Betrand de Cazenove Secrétaire Général. ERF
Brice Demyer  pasteur ERF
Daniel Liechti.  Mission  France.
Yves Parrend Secrétaire Général.FPF
Jean Daniel Roques Trésorier FPF
Jean Charles Tenreiro Pdt de Région ERF Ile de France
Christian Caron

NB.Pourquoi «controverse » ? En souvenir de Valladolid 1550.
Dans quel but ? Pour que « La question (de définir et compter) soit posée ».
En souvenir de la condamnation de 1898.
I

ORIGINES et ORIENTATIONS
DE LA CONTROVERSE

Clin d’œil de la providence, le débat se déroule 37 rue Tournefort, à 50 mètres de la rue Calvin,  ce 4 mai 2009, soit très exactement 450 ans aprés le premier synode national du protestantisme français les 26/29 mai 1559 et 50 ans après la naissance de Calvin. Des deux évènements, lequel importe le plus ? Lequel sera le plus commémoré
+++
Les affirmations et citations de ce texte font l’objet de onze pièces regroupées dans le dossier joint.
+++
Petite cause, grands effets !

Prévisible depuis deux ans, cette réunion avait pour objectif initial de dresser un bilan de la réflexion engagée en réponse à la motion du synode national de l’église réformée de France (ERF) des 17/20 mai 2007 à Sochaud.

A l’initiative de J.A. de Clermont, alors président en fin de mandat de la Fédération Protestante de France (FPF), cette motion, votée à main levée et à l’unanimité, invitait le conseil national de l’ERF à vérifier si les prises de postions de P.P. Kaltenbach étaient : « Compatibles avec la présence des AFP au sein du collège des Œuvres et Mouvements de l’ERF et du Forum Associatif de la FPF ». Les actes publiés par l’ERF explicitent les motivations et les objectifs  exacts de cette étrange motion.

Plusieurs réunions de bureau, conseil d’administration, Assemblée Générale, dont certaines avec les représentants de l’ERF et de la FPF, (MM de Cazenove et Widmer), se sont succédé de décembre 2007 à  octobre 2008, février et mars 2009 .
Au fil des années, la question posée par la « Motion de Clermont » a perdu en importance au profit d’une interrogation plus générale sur les corrélations entre Légitimité, Représentativité, Financements et Pouvoirs au sein des instances officielles des protestantismes. Deux événements inattendus ont en effet placé cette interrogation au cœur du débat entre institutions  protestantes :

I)    Au sein des églises officielles groupées dans la FPF, le déséquilibre entre droits de vote et contributions budgétaires  commence à faire problème. Une réforme aurait lieu en 2010.

II)   Au sein d’un monde évangélique désormais majoritaire, la volonté de concorde et coordination sinon d’unité  qui s’incarne depuis peu dans le projet de création du CNEF en 2010 ne manquera pas de poser des problèmes de principe aux églises partenaires.

OCTOBRE 2008

L’examen par la FPF des conditions de répartition en son sein des votes et des contributions budgétaires à l’initiative du trésorier de cette institution, Jean Daniel Roque, a mis sur la table en octobre 2008 une série d’incohérences et par exemple le fait que les Associations et services disposent face aux églises d’un quart des voix pour une contribution budgétaire de 4%. Cette distorsion interroge certes sur les rapports de force entre les  membres mais surtout sur les diverses conceptions possibles du rapport entre engagement personnel et professionnalisation »religieuse » au sein des trois peuples associatifs : le bénévolat, le patronat et le salariat.
Par ce biais inattendu, la question de J.D. Roque soulève le problème de la fidélité de la FPF et de ses membres au principe du sacerdoce universel, socle de cette fameuse République Religieuse définie par Michelet en 1856 (Cf ci après).

JANVIER 2009

L’annonce de la création du Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), qui concerne sans doute 80% du protestantisme pratiquant et 80% des nouveaux évangéliques, met sur table le débat jusqu’ici tabou : « Les évangéliques, combien de divisions ?». La FPF a immédiatement accepté que les nouveaux évangéliques reçus depuis peu en son sein puissent pratiquer la double appartenance et diviser leur cotisation par deux.IL n’est pas sur que cette décision contribue à clarifier la situation.

Ces deux évènements présentant un intérêt majeur pour les AFP qui depuis 1999, présentent deux spécificité au regard des  problèmes posés

- Leur charte affirme comme critère d’authenticité associative, le primat de l’engagement personnel sur la professionnalisation de l’engagement .
- Leur projet associatif repose sur la coopération institutionnelle organique entre évangéliques et réformés, coopération fondée sur la Charte commune de 1999, les statuts communs de 2006, les conditions communes d’agrément à la fédération et aux UDAF. Sont présents au sein de l’Assemblée et du Conseil d’administration des AFP des associations/paroisses dont les responsables sont membres  de 8 unions d’églises :

Union d’églises ayant un ou plusieurs membres au sein des AFP

UNIONS MEMBRES DE LA FPF
ERF ( 350  églises) 
Communion des églises de l’Espace Francophone (30 églises).
Union d’Assemblées Protestantes en Mission (24 églises)
CEPEE (12 églises)


UNIONS HORS FPF
Assemblées de Dieu. (400 églises).
Communautés et églises Darbystes. (106 églises).
Fédération des églises du Plein Evangile. (77 églises).
ELIM ( 5  églises)


Sommées hier par la FPF de « s’expliquer », voici les AFP  libres du choix des questions qui permettront  à chacun de fonder son choix fédératif.

La réflexion des AFP a par ailleurs été aidée et enrichie par les travaux engagés depuis 2000 dans la société civile comme dans la société politique sur la crise de représentativité et de financement des partenaires sociaux et des Fédérations associatives.

Les AFP ont été associées à ces travaux en raison de leur acquis en matière de certification.( Présence à l’UNAF, à la CNCDH, au CNVA, rapports Langlais, Morange, fondation de «  Gouvernance et Certification » label associatif AFNOR et de l’OBRAL  etc … ).. Parallèlement les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs soient certifiés par un organisme public départemental, pluraliste  et laïc (UDAF-UNAF) ce qui assoit la crédibilité de leur représentativité : sont actuellement déclarées ou en cours de déclaration : 56 Associations dans 32 départements.

Tels sont les éléments qui ont conduit à retenir la procédure de « controverse », c’est à dire du débat ouvert pour permettre au plus grand nombre d’ aborder sans tabou le problème posé par la réticence de toutes les institutions officielles -protestantes ou pas- à « Définir et compter » dés qu’il s’agit de représentativité, de financement et de rapports avec les pouvoirs publics. ( Lire à ce sujet les réflexions de J. Ellul et les récents travaux de Pierre Cahuc).
II

RESULTATS et ORIENTATIONS

Comme prévisible, le bilan de cette première réunion peut être qualifié de contrasté, globalement positif et prometteur.

La présence du Secrétaire Général ( Yves Parrend)  et du Trésorier( Jean Daniel Roque) de la FPF, du Secrétaire général (Bertrand de Cazenove) et du président ERF de région Ile de France ( Jean Charles Tenreiro) mais aussi d’experts  du recensement ( INED : Michèl Louis Levy. Michèle Tribalat), et de la Vie Associative (Daniel Voillereau Président de l’AFTA) comme d’une palette confessionnelle diversifiée, a permis d’ouvrir sereinement le débat. C’est une première qui pourra être étendue sans problème à l’assemblée générale des AFP le 1° octobre 2010 en colloque de Fontevraud c’est à dire là aussi en formation « ouverte ».

Des thèses contraires ont été débattues  sereinement en raison – mais pas uniquement - de la brièveté voulue de la rencontre : quatre heures.

-  Non fiabilité de statistiques religieuses et associatives contradictoires.
- « L’islam seconde religion de France ».
- Discrétion du bureau des cultes.
- Santé des églises concordataires  et de l’ERF sur la longue période.
- Réalité du Réveil évangélique et notamment effectifs comparés  des membres et des non-membres de la FPF. (« Insiders » et « Outsiders ») . Taux de pratique incertains.
- Conséquences de l’hétérogénéité des diverses conceptions de « membre d’église » sur la vie fédérative de la FPF, du CNEF.
-  Différentiels de représentativité, ressources publiques et privées, engagement personnel, cotisations  aux unions,  etc …entre patronat, salariat et patronat associatif sur fonds publics. Cas  du DEFAP, de l’Entraide et de la CIMADE…etc..
- Répartition des votes et des contributions budgétaires, des nominations au conseil national,  aujourd’hui au sein de la FPF, demain au sein du CNEF.
- Conséquences de la crise de représentativité des partenaires sociaux sur la démocratie économique et sociale comme sur la vie des églises. Ce qui nuit aux syndicats est-il  sans effet en église ?
 - Opportunité de définition et statistiques nouvelles ( INED, INSEE CNAF). Questions ouvertes : Et si l’on demandait aux protestants de se compter librement comme hier les hébreux dans le désert en versant un euro chacun, sous le contrôle d’experts non protestants.
- Lors des prochaines élections locales, soucieuses de la représentativité des partenaires sociaux, les 56 AFP dans leurs 32 départements, peuvent elles contribuer à la Réforme du dialogue social en faisant accepter par les deux camps ( majorité et opposition locales) la certification de la transparence et de la gouvernance des subventions associative dans le champ social et familiaux ?

En un mot :  Libérer le débat pour libérer la pensée et fonder la Réforme.

Le principal intérêt de ces échanges a été moins de permettre aux AFP de déterminer les modalités de leurs relations avec les églises dont l’ERF, la FPF et le CNEF, que de pressentir quels pourraient et devraient être les principes fondateurs de toute réorganisation protestante provoquée par les évènements récents . Il est d’ores et déjà apparu que seuls des principes institutionnels issus de la Réforme permettraient la fois de résoudre les difficultés actuelles de la FPF et de fonder solidement un futur CNEF.

Ces principes fondateurs de ce que Michelet a génialement nommé « République Religieuse » en 1856 sont connus : le sacerdoce universel, le primat de l’engagement personnel, « Aucune église au dessus des autres », le régime presbytero-synodal, avec pour conséquences heureuses, la transparence et la gouvernance assurées par la séparation des pouvoirs et des intérêts, autant de principes qui ont largement fondé le régime de séparation des pouvoirs et « cheks and balance ».

Dans son célèbre discours expliquant aux Communes le 22 mars 1775 pourquoi l‘Angleterre allait perdre sa guerre contre les colonies américaines, le grand conservateur anglais Edmond Burke discerne six facteurs dont celui que les américains, loin d’être des protestants classiques sont les « dissidents de la dissidence, le protestantisme de la Religion  protestante ». L’influence calviniste va construire les trois Pères Fondateurs des Etats Unis d’Amérique en zélotes de la séparation de l’église et ce l’Etat : Jefferson fréquente un collège dirigé par des pasteurs écossais . Madison est formé dans une université dirigée par un pasteur écossais. Hamilton est fils d’une huguenote et d’un  écossais.

Avec son exagération habituelle, Joseph de Maistre (1753-1821) contre-révolutionnaire célèbre, disciple de Burke, catholique militant et franc-maçon convaincu écrira : « Le protestantisme est positivement et au pied de la lettre le sans-culottisme de la religion »

“Histoire de France au XVIe siècle” .Edition 1856. Volume 3,
“Guerres de religion” - ch. 9

“Un acte autrement hardi venait d’avoir lieu dans Paris, à l’insu de tout le monde. Appelons-le de son vrai nom, qu'ignoraient ceux mêmes qui le faisaient : la république réformée. Du 26 mai au 29 mai 1559, une assemblée générale des ministres de France avait eu lieu au faubourg Saint Germain. Pendant ces violentes disputes du Parlement, au milieu de bûchers, au sein d’un peuple furieux qui massacrait jusqu’à des catholiques suspects de tolérance, ces hommes intrépides, de toutes les provinces,vinrent siéger en concile.
Dans leur gravité forte, ils écrivirent leur foi, leur discipline et l'acte de naissance de la démocratie religieuse. ”Nulle église au dessus des autres” ; deux fois par an s’assemblent les ministres, chacun amenant un ancien et un diacre eux mêmes élus par le peuple. Voilà la base républicaine de l'église de France. Tout cela calqué sur Genève ; mais combien différent, en résultat, quand on transportait de la petite ville au royaume de France, à cet empire immense que la Réforme allait se créant aux Pays Bas et en Ecosse, en Angleterre, bientôt en Amérique !”
.

Volume 4.
 “La ligue et Henri IV”. ch. 2. 18

“Que vois-je au XVIe siècle ? Que le protestantisme seul nous donne la république…Je dis qu’il donne la république, l’idée et la chose et le mot”.

Démocratie  et  République ! Transparence et  certification !  Alpha et oméga de la réprésentativité !!


CONCLUSIONS PARADOXALES.
Sommées de se justifier en mai 2007, les AFP se découvrent pour vocation en mai 2009, par la seule force des choses et des évènements, de servir de micro-laboratoire d’idées et d’expériences pour ce qui est de « définir et compter » ensemble la représentativité et les financements des professionnels protestants et autres « flamines ».
 
Cet  investissement intellectuel et moral pourrait aider la FPF ( qui voudrait se réformer après un siècle d’existence) et le CNEF ( qui veut se constituer) à refonder ensemble la « République religieuse » au sens de Michelet et dans la fidélité au projet d’Etats Généraux du protestantisme initié à Fontevraud en octobre 1984 et  parrainé par Jacques Ellul en octobre 1985.

S’intéresser à la société entière et pas au seul microcosme « parpaillot », associer des non protestants au travail, présentent deux avantages de taille : déposer nos œillères pour sortir de nos ornières, et peut être, intéresser et rendre service hors protestantismes.

 Ouvrir le débat au us grand nombre est la seule possibilté de réformer dans une société publique sclérosée d’étatisme et de corporatisme. «  Rien d’en Haut et rien de l’Intérieur «
La question qui émerge est tout à fait considérable : entre professionnalisation des relations collectives, qu’elles soient sociales ou politiques, opacité du financement des partenaires sociaux , affaissement du dialogue social et la faiblesse de la représentativité ? : Coïncidences ou corrélations ? Quelle meilleure façon de tuer moralement et intellectuellement un syndicat ? Une association ? une église qu’un financement public opaque ?
 Et pour de simples bénévoles quelle solution disponible autre que de promouvoir localement la transparence et la gouvernance de la dépense publique en imposant la publicité des  définitions et des comptes de l’action publique associative sociale et familiale ?

Les AFP ont tout leur temps pour engager le travail avec tous ceux qui voudront y participer et selon des procédures «  républicaines » et encadrées.

La procédure de controverse élaborée en 1999 à la demande des AFP par Louis Schweitzer alors Secrétaire général de la FPF pour traiter du PACS, s’averre adaptée au problème posé. A certains elle rappellera les procédures en vigueur dans les Loges ce qui ne surprendra que les incultes ignorant l’histoire des relations entre Calvinisme et franç-maçonnerie non sectaire. (Grand Maître de la Grande Loge d'Angleterre en 1719, DESAGULIERS jouera un rôle fondateur des " Constitutions dites d' " ANDERSON " ". Il est connu, en Grande Bretagne, pour avoir été le grand protagoniste des idées scientifiques de NEWTON. Nous devrions dire aussi des idées philosophico-religieuses de ce dernier à travers la Maçonnerie naissante. John THEOPHILUS est né dans le fief protestant de La Rochelle. Il en sera chassé avec son père Huguenot. Réfugié en Angleterre, il fait ses études à Oxford et entre dans l'église anglicane.)
CALENDRIER
Réunion intermédiaire les 8/11 avril à La Force
Bilan et projets . 1/ 3  Octobre 2010 à Fontevraud
NB. En 2010 la FPF doit présenter le projet de réforme de ses statuts  et le CN EF sa constitution.

Projets : Daniel Humbert administrateur conseiller pour les questions de statuts fera des propositions sur le thème de la « République Religieuse ». Michel Levy et Michèle Tribalat nous aideront pour les questions des statistiques, enquêtes et sondages .
 
DOSSIER de TRAVAIL JOINT


VERBATIM de la réunion du 4 mai 2009
Documents concernant la  crise de représentativité dans la société française
Du recensement en France I
Une société de défiance : l’exception française en 2009  II
Inquiétudes des pouvoirs publics : crise de la représentativité : l’exemple syndical  III
Islam  3° religion de France après les évangéliques ? Vivement la certification ! IV

Documents concernant la  crise de représentativité au sein des institutions protestantes.
Poudrières luthero-réformées. Statistiques des sites officiels . 2009  V
Qu’est-ce qu’un membre de l’église réformée ? VI
La république religieuse . Selon Michelet. VII
Certification d’une église évangélique concordataire par la FPF  VIII
Spécificités  associatives des AFP . principes et certification. IX
Règle du jeu d’une controverse X
Motion de Clermont .Synode national ERF Mai 2007. XI

VERBATIM
de la réunion du 4 mai 2009
L’affaissement de représentativité qui depuis quarante ans affaiblit en France les partenaires sociaux et dégrade le dialogue social, menace la démocratie sociale et la démocratie politique. Depuis peu, cette dégradation inquiète les pouvoirs publics qui se multiplient en rapports du Conseil d’Etat, du Conseil Economique et social, de la Cour des Comptes etc . S’il n’échappe pas aux évolutions de la société le protestantisme officiel luthéro réformé tarde en revanche à s’en inquiéter.
Première question débattue  : « Pourquoi définir et compter ?, certains participants estimant l’exercice inutile sinon aggressif et porteur de divisions. La Bible donne pourtant des indications positives sur les dénombrements, qu’ils soient effectués par Moïse, David, ou César. Le pouvoir légitime peut dénombrer légitimement mais avec l’accord du peuple dans un seul but : organiser la Cité, c‘est à dire définir « combien et lesquels » vont être sujets de droits et devoirs, qu’il s’agisse de payer l’impôt, de partir en guerre, d’administrer comme de bénéficier de l’administration. Par conséquent tout change si c’est le peuple qui demande à être défini et compter. Dans une telle conjoncture, des dirigeants devient délicat à justifier.
Seconde question: » Qui a le droit et le devoir de dénombrer sinon les « représentants » légitimes du Peuple ; fusse Louis XIX lors du premier recensement en 1667  ». Le dénombrement rendu juste et nécessaire par son objectif et par le consentement du Peuple, pose  donc avec la question de la représentativité, la question du pouvoir et donc de la démocratie. Pourquoi  définir et dénombrer les « partenaires sociaux » ou les tribus d’Israël,  sinon pour  justifier et fonder leur rapport à l’Etat et à la dépense publique, surtout dans une France marquée d’Etatisme et de corporatisme.
C’est pourquoi, selon la Bible, l’on ne peut dénombrer qu’avec l’accord préalable express  des dénombrés sur les modalités et les fins du dénombrement. Il ne s’agit pas plus de bétail que de dhimmis  ou de « Fichier  juif» mais de démocratie et de paix civile.
C’est ainsi, à titre d’exemple, que le projet de statistiques ethniques d’un Yazid Sabeg, conseiller de Claude Bébéar, ne peut se  justifier qu’avec l’accord préalable du peuple sur le projet  formellement et explicitement formulé d’accorder des privilèges en fonction  de l’apparence et de l’appartenance de certains citoyens.
Définir et compter à des fins de représentativité s’inscrit donc dans la logique du discours de Michelet qualifiant la Réforme en France de République religieuse. Voici deux bonnes raisons  de penser que les structures et procédures légitimes des institutions du protestantisme français ne peuvent se fonder durablement que sur des principes issus de la Bible et de la Réforme en France. Elles doivent avoir pour objectif de renforcer la légitimité des responsables et partant leur représentativité aux yeux de l‘opinion et des pouvoirs publics dans une société hyper médiatisée dés lors que ces responsables entendent parler au nom du peuple sans le consulter( CF Charte et pratiques de certains membres de la FPF) La situation au sein de la FPF comme la création annoncée du CNEF annoncent que le temps de la Réforme ( Ellul a parlé d’Etats généraux en 1984-1985) est venu y compris et d’abord pour  une église réformée dont la devise est « Semper reformanda ».
Troisième question évoquée : «  Au regard de ces premières considérations, l’organisation actuelle de la représentativité  des institutions protestantes repose -t- elle sur des bases conceptuelles solides? »  La réponse est : «  Non ».

L’Eglise réformée, principale dénomination hors Concordat, définit la qualité ses membres selon des critères dits théologiques qui ont fait et font débat. ( Cf exposé de M. Manoêl fin 2008 et positions de F. Méjean) .
Toute  association, toute communauté donc toute église, a certes toute liberté pour définir les conditions pour être membre : c’est le principe des lois de 1901 et 1905. Mais la question  posée à  toute église et toute association  souhaitant se fédérer avec d’autres est la suivante :  Sur quelle définition du membre d’église va se fonder la fédération ?  Est-il concevable que les modalités de répartition des droits de vote et des contributions ne reposent pas sur une même définition conduisant à la même façon de compter ?  Telle est la question posée en ce début 2009 tant à la Fédération Protestante après un siècle d’existence qu’au futur CNEF dont l’acte de naissance vient d’être publié. mais aussi aux AFP sommées par M  de Clermont à se situer (synode ERF 2007)

 D’autres facteurs aggravent la complexité de la situation et d’abord les lacunes surprenantes de la connaissance des protestantismes qui n’ont d‘égal que le mensonge officiel organisé autour de l’islam « six millions de musulmans, seconde religion  de France».

I ) Les données statistiques publiées par la FPF depuis qu’elle a un site présentent des faiblesses  dont on peut s’étonner qu’elles restent inaperçues depuis bientôt trente ans.

a) Il est toujours question de 2% de protestants en France mais l’on ne précise jamais s’il s’agit d’adultes - 44 millions d’adultes de 18 ans et plus- ou de tous les habitants  soit 64 millions.

 C’est une première source d’ambiguïté grave pour une « assiette » de calcul qui varie ainsi de 880.000 à 1.280.000 membres ? Seconde ambiguïté plus grave encore, cette définition quantitative ignore la variable essentielle en église comme en politique, le taux de pratique, soit l’engagement personnel et militant qui selon S. Fath,(page 216 de son livre «  Du ghetto au réseau » parle de 75/80 % pour les évangéliques et 10 % pour les lutheros réformés, ce qui donnerait pour les deux populations le rapport de 330/320.000 et 54.000 pratiquants . Or Isabelle Grellier ( in Grellier 2004 Labor et Fides, citée par S. Fath) conclut à un rapport de 5 voir 7 pour un.

b) La proportion annoncée d’évangéliques en dehors ( outsiders) ou à l’intérieur ( insiders) de la FPF semble n’avoir pour objectif que de prouver la forte domination des « insiders », assertion  démentie par  toute lecture attentive de l’annuaire évangélique.Parfois la croissance évaNgélique est attribuée aux églises ethniques voir africaines  en Ile de France.

II) Le flou global de la FPF n’épargne pas ses principales composantes

Avec 350 paroisses, 44.000 cotisants réguliers l’église réformée qui se qualifie de « multitudiniste » revendique 300.000 membres soit 857 membres et 129 cotisants par paroisse. Or l’observation de chacun donne en ordre de grandeur, en moyenne par paroisse  : 300 familles recensées, 150 cotisants 50/,60 présents au culte.

Les églises concordataires annoncent 243.000 membres mais ne comptent pas leurs membres en fonction des cotisations, les pasteurs étant rémunérés par l’Etat. Si le rapport entre nombre de paroisses  de membres et de cotisants était le même que pour les réformés de l’Intérieur, chaque paroisse concordataire mobiliserait 934 membres 124 cotisants.  Et l’on compterait 24.300 cotisants. L’on n’ose supputer les effectifs pratiquants d’une population supposée représenter 40% du protestantisme officiel.
Quoi qu’il en soit, la situation faite par le concordat aux protestants évangéliques en Alsace Moselle comme le aides accordées hors concordat aux musulmans semble inéquitable  sur l’ensemble du territoire et par exemple à Mulhouse .  L’observation  faite  en 2008 par l’adjoint municipal en charge des cultes à Mulhouse donne 200 participants au culte de 7 paroisses concordataires contre 2000 participants et 500 cotisants dans la paroisse évangélique de la Porte  Ouverte. L’étude en cours de la ville de Colmar devrait conforter ce bilan.

III ) Le poids excessif des «  Associations » et services.
 La FPF octroie un quart des votes de son assemblée à des Associations et services proches de l’ERF( Entraide, DEFAP, CIMADE etc …) sans distinguer entre patronat, salariat et bénévolat associatif, renvoyant l’engagement personnel au rang de critère facultatif. En effet, au sein des associations membres de l’Assemblée de la FPF, aucune pondération électorale et financière n’est effectuée entre les trois peuples associatifs : le bénévolat, le salariat et le patronat. Du coup l’engagement personnel cesse de constituer le critère de représentativité et s’expose au risque de la professionnalisation de l’engagement.
La situation ainsi créée évoque celle du Conseil National de la Vie Associative(CNVA), instance créée par M. Roccard en 1983  nommée « Parlement de la Vie Associative » qui comporte 100 membres dont 92 %  sont salariés, parisiens, cooptés, dominée par la CPCA ( Conférence Permanente des Coordinations Associatives) cogérée principalement par la ligue de l’Enseignement  accessoirement par l’UNIOPSS
.
Dans ce contexte où se mêlent étroitement corporatisme et Etatisme,44.000 employeurs sur fonds publics se prétendent  les représentants « représentatifs » des 14 millions de bénévoles et donateurs seuls à même de constituent le socle de la Société Civile. Hors de France, les conséquences de ces approximations ne sont pas minces sur l’effort missionnaire des  églises selon qu’elles sont« pratiquantes »ou «multitudinistes». On songe à Madagascar, au Tchad sans oublier la Kabilie.

3) La question jamais abordée du Pouvoir de représenter et parler au nom du protestantisme envenime le débat. En témoigne la motion du président de la FPF, J.A de Clermont demandant aux réformés qui n’en peuvent mais de : »reprendre en main les AFP pour éviter les conséquences néfastes de l’entrée des évangéliques ».

Autres questions délicates :
- La pondération respective en termes de contributions et de votes par la FPF, l’ERF et demain le CNEF, entre fédérations d’associations et d’Eglises pose la question de la pondération entre bénévolat et salariat, fonds privés et fonds publics, surtout en terres concordataires soit 40% des protestantismes officiels.
- Les critères d’attribution et de gestion des postes publics d’aumônerie et des relations avec le service public et la dépense publique, multiples commissions, TV ….

ECHANGES DIVERS
M. J .D Roque a précisé que dans le débat ouvert sur la répartition  des votes et des contributions financières  (débat qui doit déboucher en 2010 sur une réforme des statuts de la FPF, la question des cotisations ne soulevait pas de difficulté. M. Carbonnier a relevé qu’en revanche la question des votes semblait faire problème.
M . Roque a  maintenu que l’islam était bel et bien la seconde religion de France et ne bénéficiait d’aucune aide particulière, fait contesté par madame Tribalat.
 M. Parrend, pasteur concordataire mis à disposition de la FPF, par l'EPCAL, a protesté contre les doutes émis sur la vitalité et le financement des églises concordataires.
 M de Cazenove a rapellé les divers critères de définition d’un membre de l’église réformée en soulignant qu’il s’agissait d’une vision théologique. Il a indiqué que les associations cultuelles ne lui semblaient pas relever de la certification puisqu’elles vivent de cotisations privées.( Les associations faisant appel à la générosité publique relèvent de la certification par la Cour des Comptes non seulement en raison de la loi de 1991 mais parce que les dons font l’objet de fortes déductions fiscales).
M. Tenreiro a noté qu’en dépit d’une situation globalement difficile, l’ERF connaissait des points de force.
M. Daniel Liechti précise que les tout derniers travaux liés à la réalisation de l' Annuaire évangélique 2008 corrigent à la hausse ( 400.000) les chiffres hier encore empruntés par S. Fath soit 350.000.

La burka n'est plus française! ON A GAGNE !! Vive le Conseil d'Etat !

LES AFP combattent le voile depuis son apparition en France

La Burqa, symbole LE MONDE | 11.07.08 | 15h13


          Peut-on devenir française quand on porte la burqa, ce vêtement qui, à l'exception des yeux, masque entièrement les femmes dans les pays (ou les familles) musulmans les plus rigoristes ? Non, vient de répondre sans détour le Conseil d'Etat dans un arrêt qui, sans aucun doute, fera date.

L'affaire sur laquelle la haute juridiction a tranché tient en quelques mots : une Marocaine mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France s'est vu refuser, en 2005, la nationalité française, au motif qu'elle porte la burqa et que cela constituerait un "défaut d'assimilation". Saisi en appel, le jugement du Conseil d'Etat tient, également, en quelques mots, manifestement pesés au trébuchet : cette femme "a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment le principe d'égalité des sexes".
                    Les faits Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française Entretien "Les juges s'appuient sur la soumission de cette femme" Voilà donc relancée la controverse sur la place des religions, et de l'islam en particulier, en France. Le débat sur le port du "voile" à l'école avait déjà soulevé la question il y a quelques années : la France doit-elle, avec tolérance et sagesse, accepter l'expression publique de l'identité religieuse et de la différence culturelle ? Ou doit-elle, au contraire, marquer nettement les limites au-delà desquelles le principe de laïcité, fondement de la République, serait bafoué.

       En adoptant la loi de 2004 interdisant le port de tout signe religieux ostensible dans les établissements scolaires, le Parlement avait clairement choisi la seconde réponse. Dans son arrêt du 27 juin, le Conseil d'Etat adopte une position similaire. Nul doute qu'il va se voir reprocher, à nouveau, de stigmatiser une religion, l'islam. Et de ne pas mesurer le fossé qui le sépare de la réalité complexe de la société française.
           Le Conseil, il est vrai, s'en tient à une appréciation de principe : à ses yeux, la burqa est tout sauf un signe religieux banal, qui relèverait d'un simple choix privé ou de la liberté de conscience ; à ses yeux, c'est au contraire un symbole majeur pour les musulmans les plus militants et minoritaires, qui revendiquent une pratique extrême de leur religion. Un symbole de ségrégation entre les hommes et les femmes. Un symbole inacceptable du statut d'infériorité de la femme dans cette conception de l'islam. Comment lui donner tort ?"


 En 1997, le Conseil d'Etat avait dit le contraire

 
COMMUNIQUE des Associations Familiales Protestantes

NON AU VOILE
NON AU CONSEIL D’ETAT       
OUI AU CODE CIVIL

Janvier 1997
 
Le voile est moins un symbole religieux, rendu tolÈrable selon son caractère plus ou moins ostentatoire, que la proclamation inacceptable, aussi discrètes qu’en soient les formes, du minorat de la femme et du refus de l’exogamie. Le voile est un pur symbole de discrimination sexuelle affichant le privilège de masculinité et d’islamité au sein de l’Ecole publique.
 
Prétendre qu’une attitude compréhensiveî faciliterait l’intégration des filles et des familles concernées permet aux tenants de cette aberration de conclure à la fin du modèle et du creuset français bref de la République. Ce libéralisme sauvage à frontières ouvertes masque en réalité la pire des américanisations possibles de la France et de l’Europe; 
Tolérer que cette proclamation soit orchestrée par l’Ètranger au coeur de nos Ècoles où se rencontrent les garçons et filles promis à se marier constitue une offense à la Constitution, au Code Civil, à la laicité, à notre modèle d’assimilation familiale. 
 
Pour résister à cette régression, une solution douce a été inventée par nos compatriotes musulmans. Elle figure dans les statuts de l’Union des Familles Musulmanes de France (UFM) Journal Officiel du 29 septembre 1993. Les parents ne pourraient voiler leurs filles qu’aprés avoir signél’engagement public qu'ils souscrivent à la conception française de la famille telle qu’elle résulte de la Constitution, du Code Civil et du Code de la Famille. Copie du document serait conservée au dossier à l’attention des jeunes filles. Les aides publiques à d’éventuelles écoles privées seraient soumises au même préalable. C’est la meilleur façon de ramener le problème du voile à sa juste place, la seule tolérable à l’Ècole, celle d’un ornement folklorique analogue aux autres croix et kippas.
 
Au cas où la jurisprudence du Conseil d’Etat ne rencontrerait plus de résistance, nous demanderions que soient envisagées des Ècoles publiques ìsans voile pour protéger nos enfants de ce modèle sexuel incompatible avec les affirmations de la Réforme. 
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