Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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"NON" M. Hirsch !... 2005

FORMULE du RSA de M. Hirsch. Rt=R+(mini-X)-T1 ( R )-T2(R-RO)+X

 
 
Les Associations Familiales Protestantes                              

                                                                                                             Paris le 12 avril 2005

 
                                                                                A
 
M .Martin Hirsch
Commission  « Familles, Vulnérabilité, Pauvreté » .
 
 « NON à votre proposition de nouvelle prestation «  Pauvreté Emploi. » 
 
 
FORMULE du RSA de M. Hirsch    Rt=R+(mini-X)-T1  ( R )-T2(R-RO)+X
 
Nous saluons la qualité des objectifs que vous avez définis et l’important travail technique accompli par votre équipe. Nul doute que chacun y puisera de nombreux éléments des plus utiles. Pour autant , et sans le moins du monde vous mettre en cause à titre personnel, notre jugement est  négatif.
 
Nous discernons un risque d’incohérence et de conflit entre les thèmes « Emploi », « Pauvreté », « Famille » d’une part, et par corollaire, entre les deux ministères concernés : «  Solidarités, santé. », « Emploi cohésion sociale », et les multiples institutions gestionnaires. 
 
Vos propositions de mise en cohérence non seulement des multiples prestations existantes ( RMI, ASF,  API, AH, allocations logement ) mais aussi des multiples centres de décisions impliqués( Ministères, Caisses , Collectivités Locales.. sans avoir préalablement évalué ni  a fortiori certifié les politiques actuelles notamment les effets de minima sociaux, du SMIC et de la dislocation du marché de l‘emploi, le tout en l’absence de représentants des collectivités locales, nous paraît excéder les possibilités d’une commission sinon du Gouvernement actuel.
 
Deux autres raisons nous conduisent à nous opposer à vos propositions.
 
Visiblement votre souci respectable est l’indemnisation de la pauvreté, pas la Famille. En témoigne le refus de coordination avec la Conférence Annuelle de la Famille. En témoigne aussi votre refus de répondre  aux deux questions préjudicielles diffusées à tous les membres de votre commission, en réponse à votre questionnaire . « Monoparentalité et pauvreté !  Coincidence ou corrélation ? Peut-on s’en tenir à soigner les conséquences sans  jamais prévenir les causes ? ».
 
                           Les Associations Familiales Protestantes formulent deux attentes
 

TUTELLES. 
Concrétiser l'interdiction faite aux travailleurs sociaux, bailleurs sociaux et associations spécialisées d'utiliser la protection comme facilitation de leur gestion des personnes et familles vulnérables ainsi que cela a été mis en lumière de façon objective par les multiples rapports des services d'inspection technique ( Justice, IGASS, Inspection des Finances )et Cour des Comptes. Cf Ci joint "Le désastreux dossier associatif et familial et tutelles"
 
ADOLESCENCE
Tirer des conclusions pratiques et des mesures concrètes des analyses établissant le lien de cause à effet entre les déchirures familiales et les nouvelles souffrances de l'adolescence en France en cessant de privilégie le développement non coordonné et non évalué de statuts, professions, prestations, "maisons", Observatoires. Ne pas appliquer à l'adolescence la conception du Dr Knock.( CF Exposé des AFP  devant le premier Ministre Conférence Annuelle de 2003).
 

Avec nos  regrets et  nos sentiments distingués.

P.P. Kaltenbach
 

LES AFP et LA REPRESENTATIVITE de l'UNAF: 2 . Limoge 2009

 
 
Assemblée Générale annuelle de l‘UNAF
Limoges  18/21 juin 2009
 
  
L’UNAF FACE A LA CRISE
 Contribution des Associations Familiales Protestantes

 
Le titre d’« L’UNAF face à la crise » fait plus opérationnel que celui de » Familles face à la crise » car l’UNAF est un partenaire social à part entière. Evoquons donc Kennedy s’adressant aux américains : «Cessez de vous demander ce que l’Amérique peut faire pour vous et cherchez ce que vous pouvez faire pour l’Amérique ». Contre la crise, que peut faire l’UNAF ?
 
QUELLE CRISE ?
D’abord, ne pas se tromper de crise. Ce qui fait l’exception française, c’est l’état social et politique dans lequel la France affronte la crise morale et mondiale de confiance savoir dans les pires conditions. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit .(« Une société de défiance »P.Cahuc Edition Rue d’Ulm 2007). Ce «système» baptisé par ses bénéficiaires, tantôt «Modèle social », tantôt Etat Providence, en voici la spécificité politique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, le tout sous un déluge d’aides publiques allant du monopole au détournement de procédures et de finalités. Ultra libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s’en moque car ce qui caractérise la crise française c’est une conjonction unique d’étatisme et de corporatisme
 
POURQUOI l’UNAF ?
 Le 5 juin, lors de l’installation à Matignon du Haut Conseil de la Famille par le Premier Ministre, M. Hortefeux et Madame Morano, les syndicats ont osé boycotter la rencontre pour protester contre la sur-représentation du mouvement familial. Or de l’avis de tous les observateurs, le syndicalisme français se caractèrise par la représentativité la plus faible de l’OCDE (5 % du total des salariés dont 2% pour le privé : lors des grandes manifestations de 2009 le total des manifestants est tombé de 3 millions à 150.000 selon les organisateurs). Or selon l’INSEE, la France compte en 2007 : 44 millions d’électeurs inscrits, 25,6 millions d’actifs, 22,8 millions de salariés dont 6,7 d’emplois à vie. Deuxième spécificité, l’opacité  des financements. Seuls en Europe, nos syndicats sont dispensés de publier leur comptabilité. Par contraste, l’UNAF semble un monument de représentativité et de transparence qui déclare nominativement ses militants dans chaque département, réunit 750.000 familles soit 7,5 % des familles, enfin les comptes du mouvement familial font l’objet de multiples contrôles (Ministère et Cour des Comptes ; publication au JO). ( NB :en 2006, l'INSEE décompte 15 millions de familles dont 9,67 avec enfant comprenant 2,250 000 familles monoparentales
 
Représentativité nulle,opacité des financements et médiocrité du dialogue social sont considérés par tous les observateurs comme les principaux obstacles à toute réforme des finances publiques territoriales et sociales (Pierre Cahuc et André Zylberberg  « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009). En donnant l’exemple en matière de représentativité et de transparence de la dépense publique associative, l’UNAF peut rendre un grand service  à la démocratie sociale et politique. Ezra Suleiman.  « Schyzophrénies françaises ». 
Grasset.Septembre 2008.
 
POURQUOI LA DEPENSE PUBLIQUE ASSOCIATIVE ?
-    Parce que l’UNAF se veut mouvement d’associations authentiques fondées sur le bénévolat et l’engagement personnel plutôt que sur la professionnalisation de l’engagement social et politique.
-    Parce que les nuages s’amoncellent sur l’avenir des «  grandes associations publiques ».
 
Rapports du Conseil d’Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, du Conseil Economique et Social 2000-2006.
Rapports  Haddas Lebel, Chertier, Langlais et Morange 2007-2008.
Report de la conférence annuelle de la vie associative prévue en octobre 2008.
Directive « services » ( SSIG)  et services économiques (SEIG) d’intérêt général de l’union Européenne ; application fin 2009.
Perspectives de réforme du CNVA et du CES. 
Perspectives de crises  et réformes des finances territoriales et sociales.
RGPP
Directives " Services"
Loi de 2002 su la certification du secteur sanitaire et social ( Dont les UDAF)
 
 
QUELLE CONTRIBUTION DU MOUVEMENT FAMILIAL ?
 
Accroître notre Représentativité.
L’UNAF doit accroître sa représentativité - pas seulement pour répondre aux exigences de la Cour des Comptes - pour accroître sa différence utile par rapport aux autres partenaires sociaux. Décidons d’augmenter nos effectifs de bénévoles de 10 % par an quatre années de suite pour passer de 10% à 15 % du total des familles. La modulation des attributions du fonds spécial en fonction des résultats évalués par chaque UDAF constituerait une équitable et irremplaçable stimulation à l’effort proposé.
 

Promouvoir la Transparence de la dépense publique associative.
A l’occasion des prochaines élections locales (Régionales 2010, cantonales 2011, etc….) des associations familiales, protestantes et autres, demanderont aux candidats la création de commissions municipales, départementales et régionales d’attribution et évaluation des aides aux associations actives dans le champ familial au sens où l’entend l’UNAF.

Présidées par l’opposition, ces commissions demanderaient aux associations cumulant plus de 153.000 euros d’aides publiques de publier leurs comptes sur leur site propre, publication reproduite sur le site de la collectivité locale concernée. Le gouvernement nous facilite la tâche qui vient de publier le 4 juin en application du décret n°2009-540 du 14 mai 2009 instaure de nouvelles obligations pour les associations et les fondations relatives à la publicité de leurs comptes annuels, un arrêté applicable à compter du 6 juillet. Un préciput de 5% du montant total des subventions versées l’exercice précédant l’élection  serait  affecté  au financement des  procédures de certification par des organismes agrées par un Conseil National de la Vie Associative plus représentatif que  l’instance créée en 1983.
 
Cette contribution s’inscrit dans le programme 2009-2012 des AFP :» Pour sortir de la crise, Définir et Compter ». Voir aussi :Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales en Isère. obral.chez-alice.fr
 

LES AFP et LA REPRESENTATIVITE de l'UNAF: 1 . Toulouse 2008

Le bon combat de la Société Civile.

 ASSEMBLEE GENERALE DE L’UNAF

. TOULOUSE 21 JUIN 2008.
Thème «  Projet institutionnel de l’UNAF »

 Contribution des Associations Familiales Protestantes. 
 
        Pour vous dire notre vision du projet institutionnel, je vais vous raconter en trois minutes une histoire longue de 133 ans : de 1875 à nos jours.
 
      En 1875, la France humiliée va mal, mesure la gravité de la question sociale avec la Commune, découvre son handicap démographique. Les premières associations familiales sont créées entre Montbéliard et Mulhouse ; elles sont protestantes.
 
      En 1945, La France humiliée est à terre, ruinée ; on compte seulement 41 millions de français, tout comme en 1869. L’UNAF est créée avec la Sécurité Sociale. 
 
                       Première conclusion en forme de constat : quand la France va mal, elle s’intéresse à la famille.
 
      En 2008 ?   La France va mal.
 
Je vous recommande la plaquette publiée fin 2007 par Yann Algan et  Pierre Cahuc. Édition Rue d’Ulm « Une société de défiance ou comment le modèle français s’autodétruit ». 99 pages pour 5 euros.  Pour ces deux jeunes chercheurs, Etatisme et corporatisme nourrissent incivisme et refus de réforme. Leur principale recommandation ?: réactiver le dialogue social. 
 
      La Famille ? 
 
Bilan contrasté : La démographie va moins mal qu’ailleurs en Europe. La famille est plébiscitée comme valeur mais avec repli sur le cocon.  Le point noir ? une France à deux vitesses familiales : 25 % d’adultes et enfants isolés ou recomposés avec les souffrances et pauvretés qui en résultent.
 
                        Deuxième conclusion en forme de recommandation : la France doit s’intéresser de nouveau à la Famille.

Le projet des AFP comporte un objectif  politique et un levier associatif.

            Un objectif  politique quantifiable : Restaurer la confiance et le dialogue social: pour cela il faut accroître les effectifs et la représentativité des partenaires sociaux. Avec 7,5% des familles en charge d’enfants, l’UNAF fait mieux que les 5% de salariés syndiqués du privé. Mais c’est très insuffisant en termes de vitalité associative. L’UNAF doit à terme réunir 4 millions de familles, et 1.500.000 en 2012. La représentativité n’est pas un choix ; c’est un impératif sous le regard de la Cour des Comptes. Attention au troisième rapport !
 
             Un levier de mobilisation associative : nous ne mobiliserons les nouveaux bénévoles qu’en leur offrant sur le terrain des outils crédibles de participation. L’UNAF doit proposer aux jeunes familles le label associatif comme outil de participation et de mobilisation citoyennes. C’est la seule façon de combattre le repli individualiste mais aussi les comportements d’usager ou d’assisté comme la dérive professionnalisante.
 
            L’UNAF est déjà engagée dans ce projet  à l’initiative de son président F. Fondard et de son Trésorier Benoît Laune, membre de la commission du label AFNOR. A l’initiative d’Henry Joyeux, Famille de France a décidé d‘entrer en labellisation ainsi que deux AFP en Isère et Val d’Oise.  Sur le terrain, l’objectif  et le levier seront compris de tous : il s’agit de soutenir et d’évaluer localement les politiques familiales conduites sur fonds publics et sous pavillon associatif. 
 
La preuve ? : Grâce il est vrai au réveil évangélique, les AFP connaissent un développement sans précédent et sans équivalent : de l’ordre du décuplement des bénévoles, le plus souvent dans les banlieues. Plus participatif «  Je meurs » !
 
P.P. Kaltenbach.
 

REPRESENTATIVITE UNAF COUR DES COMPTES 2003. ZERO

" GROUND ZERO 2003"

 
"La recommandation de la Cour en 2003
de subordonner l'attribution de fonds publics à une meilleure représentativité
de l'UNAF n'a donc pas été suivie d'effet en 2006."
 
I

 Rapport public de 2003 sur  les  exercices 1995- 2002
 
A – Une représentativité insuffisante

 
Le privilège de financement public dont bénéficie l'UNAF lui impose d'être représentative de toutes les familles de la société française actuelle. Or, ce nÌest pas le cas.

 
D'une part, la représentativité géographique des familles n'est pas  équitable, les zones rurales étant surreprésentées par rapport aux zone surbaines. Ainsi, avec 162 069 familles, Familles rurales regroupe 46 % du total des familles adhérentes aux mouvements à but et  recrutement
généraux.
 
D'autre part, on observe des incohérences dans les critères retenus pour l'adhésion des associations aux UDAF. Ainsi, plusieurs UDAF ne reconnaissent pas le caractère familial de certaines associations
prestataires de services (halte-garderie, crêche, médiation familiale, assistance familiale), alors que d'autres l'admettent. Autre illustration du manque de clarté des critères d'adhésion, les associations d'aide à domicile en milieu rural sont considérées au plan national comme des associations familiales, alors que leurs homologues en milieu urbain ne bénéficient pas du même statut.
 
 
 RAPPORT SUR LES SUITES   2006
La Cour considérait en 2003 que l’attribution de fonds publics devrait être subordonnée à une meilleure représentativité de l’association.
 
 
Le privilège de financement public dont l’UNAF bénéficie implique qu’elle soit représentative des familles françaises.
La Cour constate que la représentativité ne s'est pas améliorée en
2005.
 
En premier lieu, avec un nombre de familles adhérentes de 772 175 en 2005 (contre 797 111 en 2002), l'UNAF regroupe 12% du nombre de familles allocataires de prestations familiales
(6 281 980 au 31 dÈcembre 2005 en France métropolitaine, selon les chiffres fournis par la CNAF)
En outre, la définition restrictive de l’association familiale actuellement retenue empêche certaines associations d’adhérer à l’UNAF.,
 
Enfin, des incohérences dans l’application des critères d'adhésion aux UDAF, relevées par la Cour en 2003 subsistent.
Certains mouvements, et tout particuliËrement ´ Familles rurales ª, ont une conception large de l’association familiale. En milieu rural, notamment, certaines associations incluent des structures prestataires de services rémunérés et, de ce fait, le nombre de leurs membres se trouve augmenté par la prise en compte de tous les bénéficiaires de ces services. Cette pratique
crée un déséquilibre dans la représentation géographique, les zones rurales étant sur représentées par rapport aux zones urbaines.
Cette situation s'est aggravée depuis 2002 : ´ Familles rurales" qui regroupait alors 46% du total des familles adhérentes aux mouvements à but et à recrutement généraux en
regroupe en 2005 plus de 50%.
 
La recommandation de la Cour  en 2003 de subordonner l'attribution de fonds publics à une meilleure représentativité de l'association n'a donc pas été suivie d'effet en 2006.
 

REPRESENTATIVITE. UNAF.3 CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Deux victoires ? Deux Phyrrus ? Une sérieuse perspective de réforme.

 REPRESENTATIVITE. UNAF. CONSEIL CONSTITUTIONNEL

COMMUNIQUE  des Associations Familiales Protestantes

Questions Prioritaires de Constitutionnalité 25 mai 2010


Deux victoires ? Deux Phyrrus ?
Une sérieuse perspective de réforme
 
L’erreur de Madame D. Marcilhacy, porte parole de l’Union des Familles d‘Europe ( UFE) est d’avoir choisi maître François-Henri Briard, avocat au Conseil d’Etat, pour avocat de sa cause devant le Conseil Constitutionnel.
 
Telle est l’impression qui s’imposait à tout téléspectateur assistant lors de la diffusion télévisée de sa plaidoirie du 25 mai tendant à faire annuler le «monopole de représentativité accordé par les pouvoirs publics à l’UNAF ».
 
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OBSERVATION d’ORDRE : DE l’IMPORTANCE EXTREME DES PROCEDURES
 
Il faut mesurer l’ampleur du changement politique que constitue pour des français, la diffusion télévisée d’une audience d‘une telle solennité. La plus haute instance politique du pays peut, à la demande de citoyens « filtrés » par la Cour de Cassation ou le Conseil d‘Etat, se prononcer a posteriori sur la constitutionnalité de toutes nos lois. 
 
Ce changement de procédure n’est pas que de forme. Les anglos-saxons honnis y sont accoutumés de longue date par les commissions royales d’enquête en Grande-Bretagne et par les Commissions du Congrés aux Etats Unis.
 
En France, c’est la Commission de la Nationalité présidée par le vice président du Conseil d’Etat Monsieur Marceau Long, qui a inauguré ce type de diffusion en 1986. Je m’en  souviens d’autant mieux que, membre de cette commission, j’ai contribué à faire choisir pour rapporteur adjoint Jean Claude Mallet, mon élève à l’ENA, ce qui m’a permis d‘agir à ma place et selon mes moyens en faveur d’une formule qualifiée par moi de «protestante » mais d’anglo saxonne par la majorité de mes collègues :la diffusion par TV de toutes nos auditions.
 
Nous avons auditionné une centaine de personnalités choisies comme les plus compétentes et les plus concernées du pays. M. Eric Besson aurait beaucoup gagné à s’ inspirer de cettee expérience dans la gestion navrante de son débat sur l’identité nationale. 
 
Je me souviens  surtout de M Harlem Désir, alors au faîte d’une gloire médiatique jugée encore innocente par l’opinion, se faisant interrompre par M. Marceau Long d‘un :« Monsieur, le dialogue sera toujours plus enrichissant que le monologue ». A cet instant, devant des millions de télespectateurs,  l’enfant chéri des médias a du en rabattre de sa juvénile superbe verbale et morale. Mieux, lorsque il est revenu vers la Commission pour demander la modification du texte de son intervention telle que reproduite dans l’ouvrage publié par la Commission  sous le titre :" Etre français au jourd’hui et demain »( coll 10/18), il lui fut  répondu que ses propos ayant été entendus par des millions de téléspectateurs étaient devenus intouchables et l’engageaient. Ce jour là, il a visiblement découvert la responsabilité.
 
C’est  dire l’importance déterminante et non secondaire des procédures de débat. Nous devrons nous en souvenir lorsque nous aurons à nous pencher au sein du Haut Conseil de la Famille, seule instance neutre, sur la nécessaire réforme et l’amélioration démocratique des procédures  permettant de vérifier la représentativité de l’UNAF et de ses composantes en souhaitant que l‘exemple de l’UNAF inspire aux pouvoirs publics l’idée d’étendre  la réforme à tous les partenaired sociaux ( Cf Yann Algan et Pierre Cahuc: "Une société de défiance".
 
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Maître François-Henri BRIARD, a commencé sa plaidoirie par une faute de goût. 
 
Il a demandé aux Sages de tenir la loi  qui concerne l’UNAF en 2010 comme relevant du droit selon Vichy, lequel-a-t-il lourdement insisté, comportait en 1942, outre le statut des juifs, la rafle du Vel’d’Hiv. Et d’en donner pour preuve à ses yeux suffisante que des termes employés par la loi Gounod de 1942 se retrouvent  inchangés dans l’Ordonnance de 1945 et la loi de 1975.
 
C’était rien moins qu’affirmer le Général de Gaulle et le Conseil National de la Résistance héritiers spirituels et complices de Vichy, en présence de Valery Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, qui tous deux en 1974 avaient nommé Simone Veil en charge de la famille. Et ces personnalités –vite rejointes en 1981 par F.Mitterrand - n’ont jamais tari d’éloge leur carrière politique durant sur la création en 1945 d’un mouvement familial pièce maîtresse du dispositif de politique familiale qui vaut désormais à la France une situation démographique et familiale unique en Europe.
 
Cette bourde commise, Maître François-Henri BRIARD aurait bien pu plaider que Jean Louis Debré présidait la séance, il aurait été écouté mais pas entendu.
 
L’avocat de l’UNAF et le représentant du Gouvernement n‘ont plus eu qu’à constater l’absence dans le texte de toute disposition imposant le monopole de représentativité de l’UNAF, la reconnaissant certes 
représentative mais sans lui en réserver la qualité. Ainsi s’explique le paradoxe de deux parties adverses publiant chacune de leur côté leur communiqué de victoire au sortir du prétoire. Deux victoires ? Deux Phyrrus ? 
 
 
Mais la publication hâtive de communiqués victorieux par les uns et les autres ne règle pas la question de fond :
 
        <<Un partenaire social peut-il-dans ses rapports avec les pouvoirs publics- prétendre représenter voir être représentatif de tout ou partie d’un ensemble humain( qui plus est de parler en son nom) sans qu’il y ait eu préalablement accord démocratique et public sur la définition et le dénombrement de ses membres ?>>
 
Poser la question, c’est y répondre.
 
Cette loi de nature s’imposera demain tout autant aux pouvoirs publics qu’aux organismes demandeurs, au cas particulier l’UNAF et l’UFE, mais aussi tous les mouvements familiaux.Il nous appartiendra de le rappeler  lors de chaque élection et  d'abord  en 2012 
 
Dans le contexte juridique et politique explicité par le Conseil , la question de la représentativité de l’UNAF telle que soulevée à deux reprises  en son rapport public par la Cour des Comptes ne pourra plus être traitée à la légère, par un silence gêné, en misant sur la pusillanimité des politiques. Les prétextes avancés par certains :« Ils n’oseront pas !! ». Ou : « Mieux vaut l’immobilisme que la division ! » ont vécu.
 
Dans la société française de 2010, la question de la représentativité des partenaires sociaux va se poser chaque jour de façon plus aïgue. Par ces temps de remise en cause de l’Etatisme et du Corporatisme, la crise des finances publiques, la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) l’interrogation de l’opinion sur l’innocence des associations subventionnées de l’Etat Providence, la pression de l’Union Européenne en matière de services, trop d’éléments conjuguent leurs effets en faveur une réforme  générale.
 
Les bénévoles que sont les militants familiaux authentiques : pas les usagers, pas les salariés, encore moins leurs employeurs, doivent contribuer à sortir ce pays de son exception politique : « Des partis sans militants, des syndicats sans salariés, des églises officielles sans fidèles, de grandes associations sans bénévoles, une presse d’opinion sans lecteurs, qui tous prétendent représenter la Société Civile mais à coup de subventions »  .
 
Parce qu’elles le demandent depuis des années, parce que mieux vaut prévenir que guérir, les AFP demandent aux candidats à la présidence de l’UNAF lors de l’assemblée du 18 juin 2010, de s’engager à ouvrir dés cette année, et dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, le chantier de la réforme de la représentativité et de la certification générale.
 
Il faut  au plus vite réapprendre à définir, dénombrer et évaluer.
 
De la réponse publiée par les candidats dépendra le vote des AFP pour demain et pour l’avenir.
 
 
  
 

UNAF et REPRESENTATIVITE.3 CONSEIL CONSTITUTIONNEL 25 MAI 2010

L'UNAF représente-t-elle toutes les familles de France ? Protestants ! Méditez !

 
Ce qui va se passer ce mardi 25 mai 2010  en séance  du Conseil Constitutionnel  est une double première. 

Pour la première fois, suite à la dernière réforme de la Constitution en mars 2008  des citoyens actionnent le Conseil Constitutionnel via le Conseil D'Etat. C'est un considérable progrés de notre démocratie. 

 Pour la première fois la plus haute des juridictions "Politiques" du pays va se prononcer sur la représentativité  d'un partenaire sociaux et les conséquences pratiques que les pouvoirs publics vont devoir tirer de la décision qui sera prise dans leurs relations avec les uns et les autres . Représentations,  subventions, agréments, consultations....
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 Depuis les lois de 1945 et 1975, l'UNAF déclare  et porte sur  tous ses documents "L'UNAF représente toutes les familles de France". 

Or selon toutes les statistiques ( INSEE, INED, CNRS etc......)  on compte 15 millions de famille et selon les chiffres publiés par l'UNAF, seules 750.00 familles  soit 5 % sur un total de 15 million-, "monoparentales ( 1,7 millions) comprise- se déclarent membres de l'institution, chiffres certifiés par chaque UDAF dans chaque département.

C'est à peu prés le même pourcentage que les syndicats à cette différence non négligeable prés que les effectifs del'UNAF sont certifiés par les UDAF et contrôlés par le Ministère et la Cour des Comptes.
A deux reprises , la Cour des Comptes  a interrogé l'UNAF sur le fait que les Familles Rurales constituent 50% du mouvement familial à but général: ( 150.750 sur 303.594) 2008.   C'est  que Familles Rurales compte comme militants bénévoles familiaux les salariés del'ADMER et des Maisons Familiales. Un troisième rapport  aura lieu  sans doute plus tôt que prévue selon la décision que le Conseil Constitutionnel va prendre ce matin.


Pour la première fois, l'offense patente à la représentativité par un partenaire social important va avoir les conséquences qu'elle mérite  savoir que les  Pouvoirs Publics vont être obligés de reconsidérer leurs relations avec le mouvement familial français.


La Fédération Protestante de France ( FPF)  et Le Conseil National des Evangéliques de France ( CNEF) qui s'affrontent actuellement sur la question du monopole de la représentativité ne pourront ignorer cet évènement  considérable.La question  posée est en effet essentielle "Qui a le droit de parler au nom du peuple protestant, selon quelles structures et quelles procédures certifiables ? ' Définition du corps électoral,  répartition des sièges et des contributions financières, mode de consultation  du peuple "


Les deux  principes qui se dessinent vont bouleverser le contexte général:

 I "On ne peut vouloir représenter un groupe humain, quel qu'il soit, sans avoir au préalable obtenu par "covenant" un  accord sur la définition de ses membres et le décompte de ses effectifs.

II On ne peut parler au nom d'un groupe humain sans le consulter sur ce que l'on veut dire

 Ce n'est plus de l'OUVERTURE  !!     c'est de la RUPTURE.

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Questions prioritaires de constitutionnalité" (QPC),

( Le Monde 25 mai 2010)
 
Le Conseil constitutionnel tient, mardi 25 mai dans la matinée, la première audience publique de son histoire afin d'examiner deux "questions prioritaires de constitutionnalité" (QPC), conséquence de la réforme permettant aux justiciables de saisir les "Sages".
 
Avant la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, entrée en vigueur le 1er mars, le Conseil ne pouvait en effet être saisi que par des autorités politiques : le président de la République, le premier ministre, le président de l'Assemblée nationale, le président du Sénat et – depuis 1974 – soixante députés ou soixante sénateurs. Le Conseil n'exerçait, en outre, qu'un contrôle "a priori" : toute loi promulguée lui échappait définitivement ; impossible de vérifier sa conformité à la Constitution.
 
RETRANSMISSION EN DIRECT

L'entrée en vigueur en mars des "QPC" permet à toute personne, à l'occasion d'un procès, de contester par l'intermédiaire de son avocat une disposition législative au motif qu'elle porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Toutes les juridictions – à l'exception des cours d'assises – pourront être saisies, et à tout moment : en première instance, en appel ou en cassation. Si les conditions de recevabilité de la QPC sont réunies, la juridiction concernée transmet la question au Conseil d'Etat ou à la Cour de cassation, qui joue à son tour le rôle de filtre, et a trois mois pour décider de saisir ou non le Conseil constitutionnel.
 
Cette première audience publique, en présence des avocats, se tiendra dans la salle des séances, au premier étage, où siègent les onze membres du Conseil. Des micros et caméras ont été installés pour retransmettre les échanges sur un écran dans une salle du rez-de-chaussée, d'une capacité de quarante places, spécialement aménagée pour accueillir le public. Le site Internet du Conseil devrait également retransmettre la séance.

 
DOUZE "QPC" TRANSMISES AUX SAGES

Les deux dossiers qui feront l'objet de l'audience de mardi avaient été transmis au Conseil constitutionnel le 14 avril par le Conseil d'Etat. 

La première concerne le dossier dit "Christallisation  des retraites d'anciens combattants hors métropole)
 
La seconde porte sur une disposition du code de l'action sociale et des familles, faisant de l'Union nationale des associations familiales et des unions départementales qui lui sont affiliées (UNAF et UDAF) les interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics en matière de politique familiale.
L'Union des familles en Europe, autre association représentant les intérêts des familles, conteste cette disposition.
 

VIVE MICHELE TRIBALAT....... L'HONNEUR DE L'INED !!!

 

Pour taquiner le "Bobo"réformé... Réponse .

 

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