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" SITUATION et VOCATION DES AFP  1984-2017..

Restaurer la confiance dans une société de défiance


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NON A LA REPUDIATION FISCALEMENT SUBVENTIONNEE

VIVE LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL! VIVE HERVE MARITON !

 

Lire aussi sur ce site
ttp://www.ppkaltenbach.org/news/le-pacs-homosexualite-ou-niche-fiscale-cout-du-relativisme

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Hervé Mariton député maire de CREST veut rétablir l'avantage fiscal accordé aux jeunes mariés l'année de leur union

Le PS dit «non à l'intrusion de la morale dans le débat fiscal»

 «Sous couvert de limiter les dégâts introduits par le gouvernement, la majorité parlementaire en profite pour instaurer une distinction entre la situation fiscale des mariés et des pacsés», se sont insurgés les députés PS Pierre-Alain Muet et Jean-Pierre Balligand. «Non à l'intrusion de la morale dans le débat fiscal !», ont réagi d'autres députés PS, qui ont voté contre l'amendement.

 
Hervé Mariton a fait adopter par la commission des finances un amendement au projet de loi de finances pour 2011 visant à rétablir l'avantage fiscal accordé aux jeunes mariés l'année de leur union.
Cet amendement, cosigné par 58 députés du groupe UMP, vise à maintenir la disposition fiscale de la triple déclaration dont bénéficient les couples l'année de leur mariage en raison de la fondation d'un foyer, nouveau sujet fiscal. Cela leur permet de réduire leur impôt sur le revenu.

 
Le gouvernement avait supprimé dans le projet de loi de finances (article 57) la disposition fiscale qui bénéficie également aux couples qui contractent, rompent un PACS ou qui divorcent (pour cette même année), au motif de la nécessaire réduction des niches fiscales.
 
Pour Hervé Mariton, il faut maintenir l'avantage fiscal accordé aux jeunes mariés car il a un sens. Il reconnaît et encourage la constitution du foyer.
Le mariage est une institution qui apporte de la solidité à la société: il est donc légitime qu'il entraîne des effets différents d'autres liens d'union comme les PACS.
 
Cette analyse est confortée par la décision du 6 octobre 2010 du Conseil constitutionnel relative à l'autorité parentale, qui précise que la différence de traitement entre couples mariés et non mariés peut se justifier dans l'intérêt de l'enfant, car « l'engagement dans les liens du mariage (par rapport au PACS et au concubinage) est plus solennelle dans sa formation, plus riche de droits et d'obligations réciproques et plus contrôlée dans les conditions et les effets de sa dissolution ».

Le Conseil constitutionnel a à cette occasion refusé d'aborder la question d'un « traitement discriminatoire fondé sur l'orientation sexuelle », faisant valoir que cela consisterait « à prendre position dans un débat éthique, scientifique et en définitive, politique dans le débat sur l'homoparentalité et donc « à se substituer au Parlement ».


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LE PACS: HOMOSEXUALITE OU NICHE FISCALE ?
Coût du relativisme  

 Répudiation subventionnée......  Grande Dépendance rejetée...

En théorie, la création d'une niche fiscale résulte de la volonté politique de favoriser des personnes, des activités,des  situations,  au nom de  la justice et de l'intérêt général. S"agissant du PACS.,quel est ? Quels sont les éléments  de justice et d'intérêt général justifiant l'octroi de réduction d'impôt sur le revenu  et des droits de succession à des personnes qui se lient par un PACS ?

Aux origines  du PACS fin 1998, la volonté de justice proclamée  consistait à  vouloir donner aux homosexuels les mêmes avantages fiscaux qu'au mariage des couples hétérosexuels. Telle était la logique intellectuelle et morale du relativisme  ambiant: " Tous les modèles de famille se valent, d'ailleurs tout se vaut, Non à la discrimination".

Hélas pour les zélotes du relativisme, l'évolution a  produit un tête à queue !  Non seulment le nombre de couples hétérosexuels PACSES a explosé,( 175.OOO PACS pour  274. 000 mariages en 2009 ) mais le pourcentage d'unions homosexuelles n'a cessé de décroitre: 42%, en 1999, 24% ,10% en 2005  5 ¨%  en 2009.La justification " sexuelle" a été remplacée par l'évasion fiscale.

En l'état actuel , la relation sexuelle  (hors inceste) entre deux adultes de même sexe  ( 5 % des PACS) reste  donc le seul "progrés de justice"? Or les facilités de rupture du PACS en font une répudiation  fiscalement favorisée car sans obligation. En Islam, la possibilité de répudiation n'est pas subventionnée

Mieux! on peut "dépacser" sur le champ et se "repacser "l'an suivant , y compris avec avec la même personne , toujours pas stratégie fiscale .Et comme toujours en pareille situation, l'ultra liberté favorise le fort contre le faible. Déjà il apparait que l'écart d'âge entre PACSES est plus grand qu'entre mariés.
Pis encore, de nouvelles et redoutables failles fiscales se dessinent . Dans les maisons de retraites surgit le concept de "PACS PRE SUCESSORAL" .  Le PACS serait choisi pour évitter les obligations légales imposées en raison de la dépendance des parents.

 D'où  une série de  questions  morales et fiscales à la fois: 

  •Par rapport aux solidarité privées et intergénérationnelles du mariage et à l'éducation des enfants,quelle est la contribution de la sexualité à  la justice  et  à  l'intérêt général ? "

 •"Compte tenu de la facilité de rupture du PACS, ne peut-on parler de répudiation fiscalement subventionnable  et de  refus de toute obligation de solidarité privée ?

  •Cette étrange  aventure fiscale n'est-elle pas la  démonstration que l'on ne peut fonder une société plus solidaire sur  l'individualime et l'ultra libéralisme des moeurs tels qu'ils résultent du relativisme ?

  •Les pouvoirs publics sont-ils en mesure de chiffrer les conséquences de leurs décisions  et  notamment  le coût fiscal final du PACS?

                  Il se murmure déjà que le coût de l'extension des pensions reversion demandée  par les " ultras" couterait 13 miliards d'euros soit l'équivalent de trois ISF !

Puisse le Haut Conseil de la Famille se prononcer sur ce sujet éminemment
familial de réforme fiscale juste.


http://www.infopacs.fr/pacs-impots.html

"Oh ! jeunesse ennemie ! "

L' insurrection de la jeunesse: Péril à Gauche ?




LIvre à Paraître
 

CLASSES MOYENNES PROTEGEES

 

 NUIT DU 4 AOUT 2012 




TROISIEME PARTIE ( D'Eric Kaltenbach. Moscou.)

 
" Oh ! jeunesse ennemie !"

L'insurrection de la jeunesse. Péril à Gauche?

En bonne logique Bourdieusienne, en 2012, la jeunesse, population cible des  « nouveaux emplois jeunes »  selon Martine Aubry , et les classes moyennes publiques précairres , bref  la « Gauche d’en bas » ( Associatifs, intermittents, RMi   RSA  etc ….)  pourraient bien entrer en insurrection

Telle est l’opinion d’un français de l’étranger. Il n’a pas connu 68 . Expatrié à Moscou depuis  20 ans, observateur éclairé des choses de l’Hexagone.Il écrit la veille de 1° Mai 2009. L’intérêt de l’analyse ne se résume pas à pronostiquer un résultat électoral . Il est de donner à imaginer l’ampleur du conflit qui menace les « protégés » qui -par insouciance- ont laissé la jeunesse du pays se dresser contre eux.


  C’est on l’ a vu la thèse de Louis Chauvel  « Les jeunes bernés par le modèle social français des années 1980-2000 ».( P 69." Les classes moyennes à la dérive"  Le Seuil Octobre 2006).

                      « Il pourrait être désagréable aux jeunes d’apprendre qu’ils n’ont pas été seulement victimes d’un capitalisme neo libéral .. mais aussi d’un faux socialisme qui ne les a pas soutenus, qui leur fait payer des impôt indirects, et le prix d’un Etat Providence obèse qui ne leur bénéficie guère et au bout du compte leur fera supporter longtemps les dettes accumulées par leurs heureux prédécesseurs. »
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                           << La plupart des observateurs se contentent de qualifier le Nouveau Parti Anticapitaliste  (NPA) et consorts de groupuscules « dangereux ». Il est vrai qu’à lire leurs programmes, ces militants sont démocrates pour le moins avec réticence et très coupés des réalités contemporaines ou historiques. Ils parviennent par exemple à faire une différence qualitative entre les génocides organisés par Trotski et ceux accomplis par Staline. Cet archaïsme idéologique n’est cependant que l’apparence du phénomène. Pour mieux le comprendre, il faut se pencher sur les publics  cibles concernés. Et s’ils étaient au secteur public de ce qu’a été le Front National dans le reste de la société ? La conséquence de nos difficultés à être solidaires des moins favorisés ? Dégonfler la baudruche trotskiste passerait alors prioritairement par une réforme de l’Etat. Mais cela, pour la gauche de gouvernement, voudrait dire apprendre à partager avec la jeunesse.

Une réalité socio politique nouvelle : Des pré-retraités de 1968 encadrant des précaires de la dépense publique.

Que montrent les rares études menées sur ces milieux ?  Ils sont composés d’une « masse » militante (11 000 adhérents revendiqués au NPA) et de sympathisants et électeurs. Pour la plupart, comme dans tous les partis de gauche, ils émargent, à un titre ou  à un autre aux finances publiques.

Les cadres : des ratés aigris par leurs échecs et l’omniprésence de la traîtrise ? De la « révolution permanente » à « l’échec permanent ».

Souvent anciens combattant de mai 68, ce sont des semi professionnels de l’agitation politique. Fonctionnaires ou apparentés en général, ils remâchent leur rancoeurs depuis les « évènements ». Ils ont en effet consacré une bonne partie de leur vie aux « luttes », et, à les en croire, parfaitement en pure perte. Ils ne cessent depuis 40 ans de parler de dégradation générale et continue, du « social », et des services public, du désengagement de l’Etat.

N’ayant atteint aucun des objectifs auxquels ils ont consacré leur vie, on peut donc, sans jugement de valeur, les définir comme des ratés. La persistance de leur ressentiment à l’égard du monde entier est d’abord liée à cette continuité dans l’échec. Pour eux, la « révolution permanente » chère à Trotski, est vraiment ce qu’elle est étymologiquement. On tourne en rond comme un écureuil dans sa roue.

Mais qui plus est, ils sont environnés de traîtres !
Les plus « malins » parmi eux, se vendent régulièrement, en gros ou en détail, à la gauche de gouvernement pour un poste de Sénateur, de directeur de DRAC. Ceux-là ! Oui ! ont su valoriser le temps perdu des « luttes » sans résultats réels ou durables. Ceux qui restent sont peut-être les plus sincères. Ils  ne sont pas ceux qui se sont le mieux débrouillés à titre individuel. D’où sans doute, leur attachement à la chaleur du groupe qui est peut-être, aussi, une perpétuelle recherche de la communion fusionnelle adolescente de leur jeunesse. Ni les plus malins ni les plus adultes, ils ne sont pas non plus les plus « souples ». Ceci explique vraisemblablement leur raidissement idéologique.

Régulièrement trahis par les leurs, et si même les « bons » trahissent, ils ne peuvent que concevoir le reste de la société comme de plus en plus dominée par des complots, des méchants et des traîtres encore plus « traitreux ».40 ans en vain et sans cesse trahi ! N’était l’âge, il y aurait de quoi devenir violent.
On comprend pourquoi les sites Internet de leurs organisations périphériques sont truffés  d’interrogations lancinantes sur l’éventuelle nécessité, « face à la violence première du système », de recourir aussi à un volontarisme musclé, bien évidemment qualifié de « civil citoyen non violent. » Mais comme ils ne sont plus tout jeunes, ils « incitent à… », plus qu’ils ne pratiquent, la dite« violence civique citoyenne non violente ». Et cela fonctionne un peu, car, récemment, divine surprise, comme le FN en son temps dans les banlieues, ils ont trouvé des relais et d’abord au sein de la jeunesse.

Les « précaires » ou les petits boulots du secteur public.
Fondamentalement, leurs sympathisants et leur électorat sont sociologiquement composés des plus fragiles et des plus insatisfaits parmi les bénéficiaires directs et indirects, présents ou en devenir, de la dépense publique.

Plus jeunes, moins protégés par des statuts et des anciennetés. Intermittents du spectacle, instits débutants en zones périurbaines, travailleurs sociaux ,animateurs « socio-cul » insécurisés par un financement sur subventions et non sur budget, précaires participant à des missions de service public dans le cadre de sous-traitance, d’intérim, voir, parfois, de travail au noir, diplômés RMISTES « par choix » etc… Etudiants, enfin, des filières dépotoirs, dont la finalité est plus d’assurer des postes à certains enseignants que d’offrir un avenir aux impétrants.

Donc très peu de « prolétaires » au sens contemporain du terme, de « travailleurs » (sauf s’ils sont fonctionnaires). Surtout des « lettrés » genre bac plus trois. Plus en socio , lettres modernes ou histoire de l’art qu’en BTS action commerciale. Des gens à qui la « génération » avait explicitement promis qu’à travers l’université, et  surtout sans sélection ils obtiendraient après un bac distribué à 100% la possibilité de participer à la « gestion du sens » dans la société, et accessoirement, implicitement, qu’ils parviendraient aux délices consommatoires de la classe moyenne à travers la fonction publique.
En revanche, ils sont de vrais prolétaires au sens romain, la dernière catégorie de citoyens bénéficiant du « modèle social romain », pas d’obligation de travailler, du pain, du sport et des jeux - du RMI et des festivals d’intermittents - pendant qu’esclaves et affranchis font tourner l’outil de production.
Cette sociologie très typée et très segmentée, on la constate quand on rencontre leurs militants ou qu’on observe leurs manifs. Ils la confirment eux-mêmes, rarement, entre les lignes, dans certains de leurs textes (voir par exemple http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article12774). Elle transparaît dans les études du CEVIPOF ou Perrineaud parlant des violences anti FN, décrit  les « plus jeunes » et les « plus engagés » (visiblement pas les mêmes…).

Dans le film « Terminale », (réalisé par Francis Girod en 98) on voit ainsi des jeunes un peu paumés, accomplir leur délire homicide et pseudo révolutionnaire en révolvérisant en toute bonne conscience un enseignant réputés négationniste grâce à l’aide d’un barbu soixante huitard « en fait » « non violent » et qui ne fait « que » transmettre, avec le flambeau, le pistolet, souvenir de ses « luttes » passées, mais dont il ne s’est jamais servi…

Les enseignants, et plus particulièrement ceux des filières balais à l’école et à l’université, sont en effet au cœur de ces processus. Ils souffrent du mépris de leurs collègues plus prestigieux et plus « socialistes de gouvernement » (voir le site des enseignants de la filière ES par exemple). Ils conçoivent leur mission éducative essentiellement comme une  préparation des générations qui leur sont confiées, à la poursuite de « luttes »  qu’ils ont eux-mêmes perdu.

Le tandem à la tête du NPA frôle la caricature. Un ancien combattant et un produit marketing.
Le « choix marketing » est particulièrement significatif. Même si nous savons que dans la réalité, Besancenot n’est évidemment pas ce qu’il veut avoir l’air d’être, la Ligue a choisi un porte parole « packagé » de façon à permettre à son coeur de cible une identification aisée. Un jeune ; diplômé ; fonctionnaire ; facteur au bas de l’échelle ; à temps partiel ; distribuant le courrier. Donc, un « intellectuel », relégué « injustement » dans la plus « physique » des tâches de la poste.

N’oublions pas que ces milieux très « scolaires » survalorisent le travail intellectuel. Ce serait encore plus beau s’il travaillait dans le 93, mais bon, il faut lutter là ou est l’ennemi. Voilà la «cible », le «marché ». On est assez loin du travailleur de l’industrie lourde. Au total, d’« anciens jeunes » un peu rassis, aigris et souvent fonctionnarisés, encadrant de « nouveaux jeunes précarisés » rêvant de devenir vraiment fonctionnaires à part entière.

L’engagement un peu mou des seconds auprès des extrémistes est parfaitement compréhensible. On ne voit pas très bien en effet ce que notre société peut leur offrir. Leur véritable horizon, leur rêve à tout prix, ce n’est pas 1917, même pas 68, c’est 1981, période bénie ou le PS assura l’embauche massive dans la fonction publique de toute personne pouvant présenter un semblant de diplôme.  Surtout, elle créait alors l’essentiel des nouveaux postes de “cadre” dans le pays la Génération Mitterrand

Un avenir bouché à tous les niveaux

Il est certain que l’on ne crée et ne créera pas assez de postes pour eux. Et en tout cas pas de postes de cadres. Et ce n’est même pas seulement du fait des vaches maigres budgétaires, de la crise ou de la difficulté à accroître la pression fiscale. Avec un des plus fort ratio d’agent public par habitant du monde développé, on ne sait plus, même si on en avait les moyens, où créer des places. Surtout, celles qui existent  sont prises quantitativement et qualitativement et sans doute encore pour longtemps par des titulaires.
Ceux qui non seulement ont bénéficié à plein du système, par l’embauche, le statut, la retraite, mais sont même parvenu à faire faire le travail par les autres comme on le verra plus loin. Les administrations sont surpeuplées par les classes nombreuses de la queue du Baby Boom.

Prises aussi qualitativement. Même quand ils parviennent dans le « saint des saints »- car dans les administrations, l'avancement à l'ancienneté, les pesanteurs, le poids des syndicats traditionnels de la fonction publique, etc… tout contribue à donner le sentiment d'un avenir  bouché et d'une société injuste.
Qui plus est, les rares réformes du secteur public consistent le plus souvent à préserver les avantages des gens en place mais à les diminuer pour les nouveaux entrants. A économiser sur le dos des jeunes pour  pouvoir pérenniser les avantages des anciens.
Au mieux, à travers de nouveaux concepts, tels que “les préposés à la recréation de lien social”, on parvient à réinventer les “petits boulots” aux marges du secteur public. ; ainsi des services à la personne, forme ancillaire du Colbertisme.

C’est presque pire !  Non seulement ils ne trouvent pas de place à part entière, mais celles qu’on leur propose sont des places « d’exploités ».

Les conditions privilégiées obtenues par les personnels statutaires contribuent à ce que le secteur public sous traite de plus en plus, à des plus ou moins précaires, le  travail pénible et mal rémunéré.
Les intermittents ne furent que la partie émergée, parce que médiatique, d’un phénomène beaucoup plus large. Professeurs auxiliaires, sous traitant de la RATP de l’EDF ou de la SNCF, etc…Le« préposé à la recréation de lien social » est bien souvent au public ce que le serveur de chez Mac Do est au privé, un « petit boulot », mais jugé par la gauche moins méprisable car public quand même. Mais la réalité de tout cela, c’est que partout, dans le secteur public, des gens « en place », se débrouillent pour « faire faire » par des supplétifs , de préférence « associatifs ». Ils contribuent ainsi à accroître le nombre de ceux, qui, aux marges du paradis fonctionnarial, en voient tous les avantages sans en bénéficier et du même coup, l’électorat extrémiste.

D’autant que les dites marges du secteur public constituent, souvent, une véritable « jungle sociale » que l’on a du mal à imaginer dans le privé.

 Dans un lycée français à l’étranger, cas extrême mais significatif, pour le même travail, le professeur titulaire expatrié agrégé est payé 8 fois plus que le recruté local licencié. Celui-ci était, encore récemment, payé au noir, sans charges sociales, sans retraite et évidemment sans garantie d’emploi. Un patron du privé finirait en tôle pour moins que cela.

Les intermittents doivent connaître des situations pas si éloignées. Leur cas est caricatural. Financés avec des miettes, hors crédits publics (c'est-à-dire sans toucher aux crédits des gens en place), ils ont été largement utilisés pour pallier la sous productivité chronique du service public audiovisuel. A la fin, même les syndicats traditionnels ont finis par trouver qu’ils coûtaient quand même bien cher aux seuls salariés du privé.

Si dans le privé l’intérimaire peut être payé plus que le statutaire, dans le public, c’est le contraire ! Aujourd’hui, il est possible que le serveur chez Mac Donald ait, sinon un salaire plus élevé, au moins plus de vraies perspectives d’évolutions que le précaire du public. Surtout, il a la satisfaction symbolique, et ce n’est pas rien, de voir que ses chefs travaillent au moins autant que lui.

Enfin, il y a le « respect ». Dans le secteur public, les hiérarchies sont strictes même si souvent inopérantes fautes de levier. Les rapports, formellement fraternels entre tous, n’empêchent pas le mépris fondé sur l’irrémédiable : Le diplôme et le statut. Dans le privé, on peut respecter un collègue moins diplômé pour ses résultats. Dans le public, un «petit» reste, souvent, à vie, quelqu’un qui était mauvais en classe. Un «bon», diplômé, sans statut, quelqu’un qui n’a pas réussi le concours. Un diplômé sous-utilisé, un licencié en histoire distribuant le courrier par exemple, doit naturellement se trouver dans une situation psychologique de révolte permanente.

Persuadé que le privé, qu’il ne connaît pas, ne peut être que pire que le public qu’il croit connaître, le précaire public a de très bonnes raisons d’imaginer que c’est tout le pays qui vit au 19ème siècle.

Cependant, tout cela restait un peu mou. Malgré son caractère répétitif, la thèse : « face à la barbarie et à la violence ultralibérale, tous les moyens sont légitimes », ne semblait faire que peu d’adeptes, hors des plus désocialisés de ces jeunes gens, façon Coupa et Levy. Et encore, n’est-on même pas sûr qu’ils soient passés aux actes. Le militantisme des autres pouvait se limiter à, par exemple, multiplier nerveusement des commentaires sur AVOX.

Passant du statut de secte avec 8000 ( ?) militants à celui de parti de masse avec 11 000 inscrits. Le NPA reste une baudruche qui se gonfle comme la grenouille de la fable, mais ne semble pas embrayer réellement sur sa clientèle potentielle.
Cela pourrait changer.

La fin du dernier espoir…
Deux éléments risquent d’aggraver encore la situation.
L’un est structurel. Alors que l’on sait que faute d’argent il n’y aura pas de création massive de postes, voilà que le nouveau Président ruine le dernier espoir : le remplacement des enfants du Baby Boom partant à la retraite.
Le second est conjoncturel. Face à la crise et à la croissance des déficits publics, les financements annexes, de types précaires, associatifs, subventionnaires, ne pourront pas ne pas souffrir de l’émulation suscitée par l’inéluctable réforme des  finances territoriales. A titre d’exemple, 40% des financements publics associatifs sont territoriaux.
Et l’on s’étonnerait que Besancenot monte dans les sondages… !

Y a-t-il lieu pour autant de s’inquiéter ?
Le plus étonnant reste que si la gauche extrême devient plus agressive envers la gauche de gouvernement, elle demeure, pour le moment encore, relativement « solidaire ». Les rapports entre la gauche « à statut » et celle qui en rêve sont complexes. Dans la forme, il existe une triple solidarité.
Une culture, des mythes communs - la révolution par exemple - constituent peut- être les bases d’une identité commune. Ils partagent incontestablement une même vision déformée du monde qui leur est extérieur (« la jungle sociale »).
La seconde est économique. Ils vivent tous des prélèvements obligatoires. D’ailleurs, quand l’essentiel est menacé, ils font front ! Lors des dernières présidentielles, « même Arlette » a voté Ségolène au second tour, preuve que toute la gauche sans exception a compris que Sarko arriverait à limiter l'emballement de la dépense publique...! Et c’était avant la crise !

La troisième, la  plus ambiguë et la  plus importante est sociologique, fondée sur la proximité au quotidien. Elle explique les précédentes.

Ils ont grandis ensemble…..
Le jeune sympathisant NPA, vivotant dans la para fonction publique, n’est, fondamentalement jamais sorti du « milieu ». Matraqué de propagande à l’école, à l’université, par les medias puis sur son lieu de travail par ses collègues mieux lotis, il n’a pratiquement aucun moyen de se faire une idée de la réalité autre que celle qu’on lui a inculqué dés le plus jeune âge : Le responsable de son malheur, c’est le « ca-pi-ta-lisme »…. L’Horreur Economique ! Son eschatologie, le service public !

Et cela laisse des traces qui seraient réjouissantes si elles n’étaient la preuve de son « aliénation » : l’anticapitalisme « sociétal ».

La difficulté des sympathisants trotskiste à sortir des analyses de la « classe sociale » qui les a formé, les encadre, les domine et les exploite apparaît dans leurs ajouts au trotskisme archaïque (authentique ?). Le féminisme et l’écologie sont certes à la mode, mais ce sont avant tout des préoccupations de la gauche arrivée. Au SMIC, il y a peu de problème d’inégalité salariale homme femme. On conçoit que la femme ait remplacé « les pauvres » et le « sociétal » le « social » pour des socialistes bon teint qui ne sont pas, ou plus, pauvres, moins chez d’hypothétiques « vrais trotskistes » purs et durs.
Que la « génération hypocondriaque » vue son âge, place au centre de ses préoccupations le droit à l’euthanasie est compréhensible (c’est le résultat le plus marqué des sondages spontanés du lectorat vieillissant du Nouvel Obs). Mais peut on vraiment croire que cela constitue une priorité dans la vie de jeunes précaires ?
Quant aux discours sur la «simplicité volontaire» ou la «liberté dans l’intermittence», on voit bien aussi d’où ils peuvent venir mais on n’en revient pas de les voir revendiqués par leurs principales victimes.

La Gauche de gouvernement, malgré les apparences, contrôle donc encore assez bien idéologiquement l’extrême gauche. Très logiquement elle l’aliène idéologiquement parce qu’elle l’exploite économiquement…..

Le journaliste à statut socialiste de FR3-région travaille avec l’intermittent Trotskiste. Il le plaint sans doute sincèrement. Il n’est pas sûr non plus qu’il ait réellement les moyens intellectuels de faire le lien entre sa propre situation, ses propres avantages, et celle du -presque- collègue défavorisé. Ce n’est en tous cas pas son intérêt. Disons par charité que les moins cyniques sont probablement eux-mêmes prisonniers de leurs propres mythes. Mais en dernier ressort, cette proximité sociologique bien plus que les mythiques « racines révolutionnaires communes », est la clef de la proximité politique entre gauche de gouvernement et extrême gauche.
Accessoirement, elle permet seule de comprendre pourquoi par exemple, de braves socialistes au fond assez démocrates ont tellement plus de facilité à voter avec ces gens en apparence néo totalitaires mais proche sociologiquement, qu'avec leurs homologues du Modem, pourtant plus semblables idéologiquement et économiquement.

Enfin, mais là les données manquent, il est possible que l’extrémiste soit souvent le rejeton de la gauche de gouvernement, comme en leur temps, les gauchistes étaient souvent des enfants de communistes (voir « Mourir à trente ans » de Romain Goupil et « la Crise » de Colline Serreault). Enquêtez autour de vous, l’intermittence du spectacle est souvent le « libre choix » des  moins bien diplômés parmi les enfants de vos amis de gauche modéré en place.
Mais un vague sentiment de culpabilité et de solidarité n’est pas l’essentiel de l’explication de l’indulgence de la gauche « salon » pour la gauche « rue ».
 
A en croire la gauche arrivée, ces gens ne sont pas vraiment dangereux, mieux,  ils sont utiles.

Pour les fréquenter au quotidien, la gauche à statut est plus à même d’évaluer s’ils sont vraiment totalitaires en puissance.
Certes, le socialiste laïque bon teint déteste souvent les trotskistes « mûrs », trop au courant des ficelles de sa propre réussite, comme en son temps il méprisait un peu son collègue communiste en général moins diplômé. Mais il ne semble pas avoir vraiment peur des « précaires ». C’est assez rassurant. Et puis, oui, le second doit envier le premier. Mais celui-ci n’a sûrement pas complètement bonne conscience. On imagine qu’il doit signer toutes les pétitions pour des titularisations massives, non sans savoir qu’elles ne se feront pas. L’essentiel n’est pas là.

On ne descend vraiment dans la rue que pour préserver les statuts des chercheurs qui en ont un. Les autres deviennent alors les « supplétifs » de la gauche arrivée non seulement dans le travail mais aussi dans les luttes. Disponibles (temps partiel façon Besancenot), revendicatifs, agressifs, angoissés -jeunes quoi !-  Ils jouent à « retenez moi ou je fait un malheur », pour défendre des statuts auxquels ils n’auront pas droit. C’est qui ce qui arriva avec le CPE. C’est ce que l’on voit avec les étudiants des filières sans débouchés, toujours les premiers à manifester pour défendre le statut des chercheurs en place…

Aujourd’hui, la gauche de gouvernement entre deux âges sous traite non seulement son  travail, mais même ses « luttes » à de jeunes  précaires ! Mais bien sur, elle les paye un peu.

A certains égards, la gauche extrême tente de faire à la gauche arrivée le coup que celle-ci a réussi en 81. A gauche, on gagne en étant plus à gauche que les autres et en noyautant les structures. Les petits frères ont bien vu comment le PS s’était fait élire sur la rupture avec le capitalisme avant de se partager les postes et les crédits tout en revalorisant les stock options. Ainsi, à la RATP on est passé de 2 syndicats en 1947 à 30 aujourd’hui.Tout le monde veut des dispenses de services, des protections syndicales etc... Mais cela ne fonctionne plus guère. Il n'y a plus beaucoup de gras à soutirer de la société civile ou du secteur marchand ou de la vache à lait capitaliste, comme on voudra. Et puis, ceux qui sont en place y tiennent, et ce n’est pas à de vieux singes que l’on apprend à faire des grimaces. Evidemment, cela ne facilite pas les négociations sociales, mais bien au contraire l'extrémisme revendicatif. Il faut bien comprendre que certaines des revendications les plus délirantes de la gauche dite « raisonnable », ne sont que le reflet de la concurrence interne pour les prébendes de gauche au sein du secteur public. Elle tient à peu prés ses jeunes, mais elle doit leur donner des gages, et, sans cesse, faire face à leurs surenchères.

A bien des égard, les discours extrémistes de ces catégories restent, pour le moment encore, sans doute plus une pose de négociation interne et externe au sein de la gauche fonctionnarisée qu’un véritable prurit révolutionnaire.

«Des diplômes pour tous ». Donnez nous des postes ou nous faisons un malheur », « Titularisez ou c’est la grève », « Créez des postes , subventionnez nos Assos’ ,ou pas de vote au second tour ». Discutez avec la CGT ou vous aurez affaire à SUD ! Les plus arrivistes, les écolos, sociologiquement les mêmes que les trotskistes mais en plus provinciaux et donc vivant mieux (les loyers sont moins chers à la campagne), moins désespérés et plus cyniques, tenaient aussi des discours idéologiques extrêmes, mais savaient échanger leurs suffrages contres des vices présidences de région. Les plus « purs » façon NPA affectent une position politique de type FN : tout ou rien. Mais au quotidien, dans les administrations, les marchandages vont s bon train pour le partage des postes toutes tendances confondues.

La récupération régulière des élites d’extrême gauche par la gauche, constitue d’ailleurs sans doute non seulement une bonne méthode de recrutement un bon « incentive » pour les « justes luttes », mais également permet de valider le discours de la gauche arrivée. « Nous, on voudrait bien titulariser, la preuve, mais il faut d’abord faire payer les riches ». Donc luttez !  Votez ! Accessoirement, cela imprime dans les jeunes esprits, la conviction que dans le public, on n’arrive pas par le travail, mais par la politique.

Cependant, les vases communiquant entre écolos et trotskistes, la chute des premiers au bénéfice des seconds, prouverait que la situation ne s’améliore pas et que les illusions sont en train de se perdre. On ne calmera plus très longtemps les « masses » par des « avancées majeures » dans le domaine des sans papiers, de « l’homoparentalité », de la festivocratie sans création de postes.

En ne donnant pas de vraies réponses à leurs revendications, la gauche traditionnelle provoque progressivement une rupture interne qui commence à lui coûter cher lors des élections. Ici aussi, le parallèle avec le phénomène FN est frappant. Le coût politique est important. Cela compromet les possibilités d’alternance apaisée. Mais qui plus est, et à la différence du Front, le coût économique ne l’est pas moins avec une « génération » à la fois sous employée et coûteuse.

Jusqu’à quand la gauche « arrivée » parviendra-t-elle à sous traiter son travail et ses luttes ?
Pour paraphraser exactement la phraséologie des sociologues de gauche sur le Front National, on peut avancer que la montée d’un vote extrémiste à gauche reflète moins une réalité politique - une éventuelle compréhension accrue des « méfaits » d’un « système capitaliste », qu’un  problème social croissant : « la paupérisation anomique relative  des franges les moins favorisées des bénéficiaires de la dépense publique ».

Paupérisation parce qu’ils sont coincés entre le blocage des budgets, les réalités démographiques et l’égoïsme sacré des gens en place.
Relative, parce qu’il ne faudrait pas oublier au passage qu’il demeure par ailleurs de « vrais pauvres ». A tout prendre, il vaut mieux être intermittent au SMIC que de devoir se lever vraiment le matin pour le même salaire.
Anomie, parce qu’il ne faut pas ici négliger leur souffrance identitaire. Et là, ils sont coincés entre des populations « civiles » qui les méprisent et les craignent et des grands frères socialistes qui en plus de partager ces sentiments communs, les exploitent.
En moyenne sans doute plus diplômés( sur papier) que les gens en place, ils n’ont peut être pas acquis dans leurs études de réelles compétences professionnelles, mais au moins les outils intellectuels pour comprendre qu’ils font des « boulots de cons » pour des « salaires de merde ». On reste assez loin de ce qui était leur idéal, donner un sens, une vérité, leur sens, leur vérité, à la société. Ils ont certainement le sentiment de ne servir à rien et que personne n’à vraiment besoin  d’eux. Qu’ « on »,« s’offre leur physionomie ».Reste la révolution… !? Mais contre qui ? « On », c’est qui ?

Alors oui le discours trotskiste relève de la pathologie intellectuelle, mais cela n’a pas d’importance. La montée de ses partisans dans les sondages reflète la non prise en compte par les autres partis d’un réel problème social, et pour le résoudre, la seule solution réaliste serait que la gauche sociologique partage.

Les scores sondagiers du NPA, c’est la même divine surprise que celle des anciens combattant de l’Algérie française et autres militants d’extrême droite blanchis sous le harnais des luttes sans issues, et des discours fumeux, se découvrant soudain miraculeusement en phase avec les angoisses des français de banlieue.nDans les deux cas, notre société paye sur ses marges, son incapacité à partager. L’étiquette idéologique ,a, au fond, peu d’importance. Hier écolo, aujourd’hui trotskiste, ils pourront être demain n’importe quoi, voir même FN - si celui-ci fait évoluer son discours et parvient à faire oublier qu’il est un parti vraiment populaire et de non diplômés. Etre traité de fasciste, pourquoi pas. Etre confondu avec des bacs moins trois… !!
Mais les enjeux sont tout autres. Les frontistes, gens simples, avaient des exigences simples et légitimes et pouvaient se calmer avec quelques policiers de plus et un peu de fermeté dans le discours.Les sympathisants NPA eux, mal diplômés mais diplômés quand même, veulent des crédits, des postes, des statuts  des pouvoirs et un avenir. Et ils en veulent beaucoup.L’exemple vient d’en haut. On a vu qu’il n’y en aura pas. Ou en tout cas pas de nouveaux.

Il faudrait, d’une manière ou d’une autre, mieux partager l’existant.
Faire payer les « riches « ? D’après le journal Forbes, la France à déjà la plus forte pression fiscale au monde. La part des entreprises dans la valeur ajoutée serait déjà la plus basse parmi les pays comparables, inférieure même à celle de la Suède (voir Insee). A nationaliser 100 % des dividendes des actionnaires, on obtiendrait moins d’argent qu’à améliorer de 10% ou 20%  l’efficacité des administrations et l’utilisation de leurs crédits. Et puisque l’on a affaire à des partageux, il y aurait même mieux. Partager !

Partager le temps ? Pas, les 35 ou 29 heures pour les statutaires et horaires sans limite pour l’intermittent quand il parvient à travailler ! Mais le partage du temps est une préoccupation de nanti et les précaires ont déjà en général beaucoup de temps libre. Surtout, partager les revenus et les perspectives d’avenir.
L’agent public est en moyenne payé 17% de plus que son homologue du privé à presque tous les niveaux. N’y a-t-il pas là une marge pour une possible solidarité avec ses propres précaires ?

Seule une réforme du fonctionnement du secteur public pourra ouvrir de nouvelles perspectives à cette « arrière garde du prolétariat» et dégonfler la baudruche trotskiste.
Partager à gauche.

La gauche arrivée en place aura-elle le courage de partager ses prébendes au lieu d’éternellement promettre de faire, un jour, payer les riches ? En caricaturant, d’accepter de n’être payé par exemple « que » 10 % de plus que les autres salariés à travail égal, pour revaloriser les rémunérations de l’électorat protestataire ? Ou que l’introduction d’ « éléments de mérite » permette à des non statutaires de progresser socialement même faute de statut, même au détriment éventuel de « statutaires » ? De débloquer ce système injuste ?

On pourrait aussi proposer d’essayer de leur montrer que la vie existe dans le secteur privé, mais on préfère ici aborder des solutions réalistes.
Réalistes parce qu’il est plus facile de transformer un postier à mi temps en postier à plein temps qu’en entrepreneur schumpétérien.
Réalistes parce que la gauche, elle, y aurait un véritable intérêt. A droite, à court terme, stériliser 10 à 15 % de l’électorat de gauche est plutôt pain béni….

C’est indispensable  et urgent car le danger potentiel est réel.
Ce serait dans l’intérêt  de la gauche de gouvernement. Resserrer les liens avant qu’ils n’aillent voir ailleur
s…

Pour le moment, de façon aussi primaire qu’attendue, les petits frères se contentent de traiter les grands de fausse gauche mais gauche quand même et de se prétendre, eux, plus à gauche. Au final, en général, ils votent  à peu prés bien, mais jusqu’à quand ? Le jour où les trotskistes américains les plus lucides,les plus en prise avec la réalité ont découvert avec qui ils devaient réellement partager, qui les exploitait ou au moins les utilisait, ils sont devenu « néo cons » et férocement ultralibéraux . ( Cf ci après «  Pourquoi les pauvres votent à drroite ? »
 
Mais chaque nation a son génie propre. Dans un registre plus francophone, on écoutera avec profit le tube du groupe québécois « Mes aïeux » « Dégénération ». Les équivalents locaux des intermittents, célèbrent les mérites du travail de la famille de la patrie et de la terre qui elle ne ment pas….

Mais ce n’est pas la pire des hypothèses. Euthanasie vaincra ! Ou le retour à la révolution permanente ?


Bientôt, très bientôt, la génération publique précaire va commencer à payer les retraites plein pot de la gauche arrivée de la génération Mitterrand. Oui ! Ceux là vont enfin partir, mais en laissant moins de places et surtout, une très grosse ardoise derrière eux. On estime à 20.000 euros la dette que chaque nouveau né de France reçoit à son berceau.
Alors, si rien n’a été fait il y aura peut être un vrai risque que ces sympathisants trotskistes se mettent à vraiment militer et se lancent dans n’importe quoi, y compris pourquoi pas, dans la tentative de réaliser concrètement leur programme fasciste, y compris par la « violence non violente civile citoyenne ».

Des caténaires du TGV au mort du G20, een passant par les cagoules « citoyennes » de Strasbourg et de Poitiers, l’évolution des militants de l’ultra gauche n’est pas rassurante.  Si la crise financière s’approfondit, nul doute que les gros bataillons de la gauche arrivée, poursuivie par les restrictions budgétaires « capitalistes » et décentralisatrices, sauront continuer à sacrifier cette arrière garde du prolétariat pour maintenir leur train de vie, comme dans le cas des intermittents, des travailleurs des entreprises privatisées où des salariés associatif. Le jour où celle-ci sera financée comme, par exemple, en Grèce, que ce passera-t-il ?

Alors, et comme on manque un peu de vrais « Koulaks agricoles »  par les temps qui courent, le retraité cadre A de la fonction publique, bien pensionné, de la gauche arrivée pourrait avoir du souci à se faire. Disposant de la meilleure espérance de vie du pays, deux ans de plus que la catégorie sociale suivante et 11 de plus que l’ouvrier, il pourrait même en venir à regretter d’avoir convaincu le « jeune assistant de vie, recréateur de lien social précaire », chargé de le torcher sur son lit de grabataire, que la lutte « sociétale » pour le « droit à l’euthanasie » était aussi importante que la lutte « sociale » pour plus de justice économique.….

Ce serait dans notre intérêt à tous
En s’inquiétant, légitimement, de la radicalisation de ces personnes et en y répondant par des solutions policières, le gouvernement actuel s’attaque aux conséquences plus qu’aux causes. On le comprend. C’est plus facile que de s’attaquer aux bastilles des gens en place. Ce n’est pas suffisant. Pourtant, il y a urgence pour au moins quatre raisons.

Ces gens nous coûtent déjà cher et ce serait notre intérêt de les utiliser plus intelligemment.
Une extrême gauche radicalisée durablement forte compromettrait les possibilités d’alternance ce qui n’est jamais souhaitable en démocratie.
Ils sont, eux, vraiment exploités, et leur révolte à venir pourrait être une vraie révolte dangereuse et non une stratégie d’ascension sociale comme celle de la « gauche Mitterrand » ou une explosion de ras le bol ponctuelle inorganisée comme celles des jeunes des banlieues. Historiquement, ce ne sont jamais les pauvres et toujours les classes moyennes stressées qui portent vraies révolutions et totalitarismes.

Surtout, ils sont une partie de notre jeunesse et une société peut-elle se désintéresser de l’avenir de sa jeunesse ? Seule la relative médiocrité des dirigeants trotskistes français nous protégera sans doute du pire : une génération  « parents » employant la violence légitime contre  ses enfants .>>

Pour des gens qui ont revendiqué le monopole de la jeunesse durant quarante ans ! Pouvait-on rêver réquiem plus cruel ?  >

"Le devoir d'être compté"

Cinquième leçon de théologie. Michel Louis levy à fontevraud


Michel Louis Lévy




 Le devoir d’être compté

 
Cinquième “Leçon de théologie”
Colloque “Relativisme et totalitarisme”, des Associations Familiales Protestantes

Fontevraud, 2 octobre 2010


Il existe pour chacun un devoir et un droit d’être compté, et pour chaque institution, le devoir et le droit de compter ses membres. Nous allons voir comment ces devoirs et ces droits trouvent leurs sources dans la Bible.
 
Égalité, fléau, rachat

Commençons au verset 12 de Exode 30. L’Éternel prescrit à Moïse : « Quand tu relèveras la tête des Enfants d’Israël pour les recenser », Ki Tissa Ète Roch Beney-Israël Lifqoudéyhem. Le verbe Tissa traduit ici par « relèveras », est neutre, au sens de « faire le relevé », « lister »,: « Quand tu listeras les têtes des Enfants d’Israël pour les recenser… »

 
La suite du texte précise : « chaque homme donnera la rachat de sa personne à Adonaï quand Il les recensera. Il n’y aura pas contre eux de fléau quand Il les recensera. Ils donneront cela, tous ceux qui passent au recensement : une moitié de sicle (un demi-sheqel) au poids du sanctuaire un demi-sheqel en prélèvement pour Adonaï. Qui passe par le recensement, dès vingt ans et au-dessus, donnera le prélèvement de Adonaï. Le riche n’augmentera pas, le pauvre n’amoindrira pas le demi-sheqel pour donner le prélèvement de Adonaï, pour racheter vos personnes ».
 
Il y a là plusieurs des ingrédients qui marquent tout recensement ou décompte. Citons-en trois.

1. égalité absolue entre les individus recensés, riche ou pauvre, qui doivent chacun donner, librement et volontairement, le même demi-sheqel. On ne peut additionner, décompter que des semblables. Or tous les hommes sont différents et ont un nom différent. Ce seront donc ces demi-sheqel qui seront comptés, et non les individus
 

2. risque de fléau. Tout recensement, tout examen par l’autorité crée une inquiétude, « qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que je risque ? », qui doit être apaisée. Ainsi l’INSEE garantit dans tout recensement – c’est le « secret statistique » - que les réponses ne serviront pas à des contrôles fiscaux ou policiers. De même la CNIL contrôle que toute enquête qu’elle autorise ne sera pas détournée de son objet.


Enfin 3. « rachat », en hébreu KFR, ou KPR, Kophèr, de la même racine que Kippour. Le demi-sheqel est l’amende qui permet à chaque recensé « de se mettre en règle ». Le péché qu’il s’agit ici d’expier, le même pour chaque individu, ne peut être que le péché originel, celui commis par nos parents lors de notre conception. Chaque homme « paye de sa personne », comme on dit.
Les énumérations
Cela, dans l’Exode, c’était la législation. L’application se fait en deux temps. Premier temps : à la fin du livre de l’Exode, les Enfants d’Israël construisent le sanctuaire du désert, décrit avec luxe détails et précisions. Quand vient le compte de l’argent disponible, au verset 38, 26, sont cités les demi-sheqel déposés par le peuple, 603 550, ce qui sera le résultat du recensement du désert, répété exactement en Nombres 1,46 et 2, 32.
 
Le deuxième temps est au Livre des Nombres, ainsi nommé en grec parce que les dénombrements des Enfants d’Israël dans le désert – et leurs résultats - y tiennent une grande place. En hébreu, ce livre s’appelle Bemidbar, d’après le cinquième mot du premier verset, BMDBR, « dans le désert », qui fait allitération avec le premier mot, WYDBR, « Et Il parla » : VayeDabèr Adonaï El-Moché BeMidbar Sinaï,
 Et Il parla l’Eternel à Moïse dans le désert de Sinaï. MDBR, Midbar, désert, est formé avec le préfixe Mi, qui dénote l’origine, et DBR, Daber, parler : le désert, c’est le lieu d’où rayonne le Verbe, la Parole ; y sont recensés les Enfants d’Israël et personne d’autre.
 
Que dit l’Éternel ? Deuxième verset : Relevez la tête de toute la réunion des Enfants d’Israël, par familles, par la maison de leurs pères, par le nombre des noms, tous les mâles, par crâne, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux d’Israël en état de porter les armes. Le dénombrement distingue cette fois les familles et les tribus, et fait explicitement référence à une armée. La suite du texte précise : vous en ferez le dénombrement selon leurs divisions, toi et Aaron. Il y aura avec vous un homme par tribu, chef de la maison de ses pères. Voici les noms des hommes qui se tiendront avec vous. Pour Ruben: Elitsur ben Schedéur; pour Siméon: Schlumiel ben Tsurischaddaï … et ainsi de suite. L’objet du dénombrement, ce ne sont ni les Hébreux, ni les Juifs, ce sont les Enfants d’Israël, Beney Israel, les Fils d’Israël. L’identité inclut la tribu d’origine et la filiation paternelle. Les individus sont nommés sous la forme complète X fils de Y. C’est un recensement de fils.
 
Cas particulier, comme cette fonction d’agent recenseur est confiée aux « lévites » de la tribu de Lévi, sous la direction des Cohanim, les Grands-Prêtres de la lignée d’Aaron, il y a d’abord un recensement spécial, avec des règles particulières, pour la tribu de Lévi. Après les circonstances scabreuses dans lesquelles Pin’has, petit-fils d’Aaron, fonde la lignée des Grands-Prêtres, il y aura un second recensement des tribus, à la fin du Livre des Nombres.
 
L’expression traduite plus haut par « par le nombre des noms » est en en hébreu Bemispar Chemot, BMXFR SMWT. Chemot, ce sont « les noms », pluriel de Chem, Nom. Bemispar, formé sur la racine SFR, avec un « Samekh » pour S. Sefer, par l’arabe interposé, a donné en français « chiffre », et donc « chiffrer » et « déchiffrer ». Bemispar Chemot, c’est « en déchiffrant, en énumérant les noms » : les résultats contiennent des « listes nominatives », d’où leur caractère interminable.
 
Le lieu du crâne
 
Quid de l’expression « par crâne » ? en hébreu, elle a une consonance bizarre, LGLGLTM, Legoulgualotam. Galgoulet signifie bien « crâne ». Trois Évangiles sur quatre traduisent explicitement Golgotha par « lieu du crâne ». Le recensement du Désert serait-il une préfiguration du Jugement dernier ? Le rapprochement de Legoulgualotam avec le nom de lieu « Guilgal », GLGL, suggère autre chose. Ce lieu est celui où les Enfants d’Israël franchissent le Jourdain. En Josué 4, Josué y dresse douze pierres. La pierre, en hébreu, c’est Even, ABN, AB-BN, Père-Fils. Le lien biologique entre le Père et le Fils est aussi indestructible que la pierre.
 
21 Il dit aux enfants d’Israël: Lorsque vos enfants demanderont un jour à leurs pères: Que signifient ces pierres?
Vous en instruirez vos enfants, et vous direz: Ici Israël a passé ce Jourdain. Douze pierres comme douze tribus d’Israël, mais aussi comme douze mois de l’année. Au chapitre 5, toujours à Guilgal, Josué circoncit les Enfants d’Israël puis célèbre le premier Pessah, la première Pâque, en souvenir de la Sortie d’Egypte.
 
L’identité, ce n’est pas seulement la filiation, c’est aussi la date et le lieu de sa naissance, pour lesquelles sont à la fois indispensables mais arbitraires tant les définitions de frontières politiques et géographiques - ici le Jourdain - que de limites chronologiques. La syllabe Gal, en hébreu, se réfère à ce qui est rond et qui roule, ici la ronde des jours, des mois, des années et des siècles… Guilgal GLGL symbolise à la fois l’origine des lieux, le Jourdain, et l’origine des temps, arbitraire mais indispensable.
 
Josué, en grec, ne se distingue pas de Jésus. Le calcul, étymologiquement, c’est un caillou. Selon un usage devenu universel, catholique, nous galgulons les années depuis Jésus-Christ, les jours depuis le 1er janvier, Circoncision de Jésus, les saisons et les mois depuis le Printemps, le Premier Temps, celui de Pessa’h et de Pâques. Le Golgotha n’est pas seulement le lieu du crâne et de la Crucifixion, c’est celui de la graine et de la Résurrection.
 
Legoulgualotam, par graine et par crâne, chaque homme recensé sera réduit à un crâne mais a d’abord été un « nouveau né », c’est-à-dire un innocent absolu. En confessant le nom de votre Père, vous n’êtes pas comptable de ses éventuelles turpitudes, pas même celle commise en vous engendrant. Le recensement ignore non seulement vos péchés mais aussi ceux de votre père, et du père de votre père, et de toutes les générations englouties, comme la cavalerie égyptienne dans les eaux de la Mer Rouge, dont vous êtes le descendant … Le demi-sheqel est un rachat, une amende forfaitaire versée pour « solde de tout compte ».
 
Inspection et visite
Revenons maintenant sur le verbe que nous avons jusqu’ici traduit par « recenser », et qui est en hébreu paqad PQD, (ou FQD), A ce propos les traducteurs de la Septante grecque (“Le Pentateuque. La Bible d’Alexandrie”, Cécile Dogniez et Marguerite Harl, dir. Glossaire, “Visite”, p. 860) écrivent : « La Torah évoque souvent l’intervention de Dieu auprès des hommes pour les secourir ou les châtier. Cette idée est rendue en hébreu par le verbe PQD, paqad et ses dérivés. Cette racine est fréquente dans les quatre premiers chapitres du Livre des Nombres, où on la traduit par “recenser” ou “dénombrer” et leurs dérivés. Mais appliquée à une personne unique, cette traduction ne convient pas bien. On préfère alors l’image militaire de “revue”, d’”inspection”, ou l’image médicale de “visite”. En grec, c’est la racine « episkope », littéralement « sur-veiller » ou « super-viser », que les traducteurs de la Septante ont choisie pour rendre cette idée ».

 
 
Or la première occurrence de PQD, paqad, en Genèse 21, 1, concerne la conception d’Isaac par sa mère Sarah : « Et l’Eternel visita (paqad) Sarah comme il avait dit, et l’Eternel fit à Sara comme il en avait parlé (CaAchère Dibèr KASR DBR). Et Sara conçut, et enfanta à Abraham un fils dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. (Achère Dibèr, ASR DBR) ». Il faut imaginer l’Éternel Qui descend dans le giron de Sarah, Qui « passe en revue » l’infinité de combinaisons possibles de chromosomes, et Qui choisit la seule, l’unique, qui formera l’embryon de l’enfant à naître et lui donnera son nom, en l’occurrence Isaac. Ce faisant, l’Éternel abandonne toutes les autres combinaisons possibles, y renonce, les massacre. Ceci explique pourquoi la naissance de Moîse est accompagnée du massacre par Pharaon des enfants hébreux mâles, l’Eternel choisit d’abord le sexe de l’enfant à naître, et pourquoi celle de Jésus, selon l’Évangile de Matthieu, est accompagnée du Massacre des Innocents par le roi Hérode.
 
Les hommes de guerre
 
Après la codification dans l’Exode et l’application dans les Nombres, voici la transgression, à la fin du Deuxième Livre de Samuel: l’Eternel tend un piège au Roi David en lui demandant de compter Israël et Juda (2. Samuel , 24, 1-17). Compter, ici, c’est MNH, meneh, d’où vient le mot arabe, passé en français, al-manach, et le Mané Teçel Pharès de Daniel, « Compté, pesé, divisé ». Et aussi le minyane, le quorum de dix hommes nécessaire pour commencer la prière juive. David tombe dans le piège ; il ne respecte aucune des formes prescrites à Moïse ; il délègue l’affaire au général en chef, Joab, qui proteste puis s’exécute avec ses lieutenants. 8 Et ils parcoururent tout le pays, et revinrent à Jérusalem au bout de neuf mois et vingt jours. Le résultat tient dans le demi-verset 9 : il y a en Israël huit cent mille hommes de guerre tirant le glaive, et en Juda cinq cent mille hommes.
 
Cette formulation est catastrophique. La mention d’Israël et Juda était apparue comme marque d’unité dans la prophétie de 2Samuel, 3, 10 « l’Eternel a juré à David, qu’il (…) établirait le trône de David sur Israël et sur Juda depuis Dan jusqu’à Beer-Schéba ». Mais comment distinguer la population d’Israël de celle de Juda ? La frontière n’est pas tracée, le schisme sanctionnera la conduite de Salomon. La distinction est-elle entre les 800 000 hommes de guerre tirant le glaive, c’est à dire les militaires, et les 500 000 civils, entre « 800 000 Israéliens réservistes de Tsahal et 500 000 Juifs » ? On voit l’absurdité : les militaires sont des civils en armes, et aucun Juif mobilisé, dans Tsahal ou dans toute autre armée, n’a cessé d’être juif.
 
Juda, Yehoudah, d’où vient Yehoudi, juif, s’écrit YHWDH, comme le Tétragramme YHWH, conjugaison du verbe « être », prononcé Adonaï, plus un D en quatrième position. C’est au Tétragramme que s’applique le troisième Commandement. Lo Tissa, tu ne relèveras pas, tu ne listeras pas, Chem Adonaï, le Nom de YHWH, pour mentir. Le nom d’Israël renvoie à Elohim, et au combat de Jacob avec l’ange (Ge 32, 29) : Ton nom ne sera plus appelé Jacob, mais Israël; car tu as maîtrisé avec Elohim et avec les hommes, et tu as prévalu. Distinguer Adonaï et Elohim, c’est blasphématoire, Adonaï et Elohim ne font qu’Un.
 
Évangile de Matthieu 10, 34-35 : Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère. Jésus met en garde contre les persécutions religieuses, contre les guerres de religion – je parle devant une Assemblée protestante – contre les discordes familiales au nom de la religion. Un peu plus haut, en Matthieu 10, 23, il avait dit : Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu. On comprend pourquoi il était précisé que Joab et ses hommes « revinrent à Jérusalem au bout de neuf mois et vingt jours », seule mention de la durée de neuf mois dans toute l’Ancien Testament. Le fils de l’homme, lui, ne met que neuf mois pour venir. A la naissance, il n’y a ni juif, ni israélite, ni chrétien ; il n’y a ni « droit du sol », ni « droit du sang ». C’est la circoncision ou le baptême qui donne le nom. C’est la déclaration à l’état civil qui crée le droit.
 
L’ange exterminateur

Au simple vu des résultats, David comprend son erreur. 10 Et il dit à l’Eternel: J’ai commis un grand péché en faisant cela! Maintenant, ô Eternel, daigne pardonner l’iniquité de ton serviteur, car j’ai complètement agi en insensé. Mais l’Éternel n’excuse rien. David encourt un châtiment, au choix : 13 Veux-tu sept années de famine dans ton pays, ou trois mois de fuite devant tes ennemis qui te poursuivront, ou trois jours de peste dans ton pays? David choisit le plus court, précisément la peste : les résultats du recensement deviennent faux : le fléau retranche, “de Dan à Beershéba, 70 000 hommes“. On ne connaît évidemment pas le détail, la peste ne fait pas de distinction entre Israël et Juda. En hébreu, le mot « peste » est Dévèr, qui s’écrit DBR, comme la Parole. Cette peste-là est une perversion de la parole, comme lorsqu’on qualifie le nazisme de « peste brune ». Le désert, MDBR, c’est certes le lieu d’où rayonne le Verbe, mais c’est aussi le lieu d’où rayonne la perversion du Verbe. Le roi David, avec son recensement aux résultats blasphématoires, a commis un « péché contre l’Esprit ».
 
Mais la Miséricorde divine s’en mêle : 16 Comme l’ange étendait la main sur Jérusalem pour la détruire, l’Eternel se repentit de ce mal, et il dit à l’ange exterminateur : « Assez! Retire maintenant ta main ». A cet endroit, là où le fléau s’arrête, David achète un emplacement et y place un autel. C’est là où, selon 2Chroniques, 3, 1, Salomon, fils de David, construira le Temple. Et c’est là aussi où Abraham avait failli sacrifier Isaac, avant que précisément l’ange n’interpelle Abraham en des termes semblables : « Abraham ! ne lance pas ta main sur le jeune homme » (Genèse 22, 11-12). Autre lien avec Abraham : David achète l’emplacement de l’autel, comme Abraham avait acheté la grotte de Makhpéla pour y enterrer Sarah.
 
David a cru possible de se passer des lévites, et voilà qu’il installe l’embryon de l’institution fondamentale de tout État : une capitale, où siègeront ceux qui assureront l’unité d’Israël et de Juda, les Juges, les Prêtres, les Militaires – et dans la traduction grecque, les Évêques, epi-skope. Je ne croyais pas si bien dire quand, dans une précédente leçon, j’ai comparé Abraham allant sacrifier son fils à un père allant déclarer son fils à l’état-civil, et acceptant ainsi – sacrifice virtuel - qu’il puisse un jour « mourir pour la patrie ». L’État commence à l’état civil.
 
Ne compter ni les Juifs ni les Croyants
 
La mémoire juive a vu le viol d’un interdit absolu dans le fait de « compter les Juifs », y compris pour vérifier le minyane (on utilise alors toutes sortes de subterfuges, par exemple une comptine de dix mots qu’on récite devant les assistants). Aux fidèles qui demandent la raison d’un tel interdit, les rabbins disent que le Roi David ayant voulu compter ses sujets, l’Eternel envoya la peste. À ceux qui en demandent plus, on répond que dans les Empires, les recensements annonçaient une guerre et que la Shoah, partout où elle fut mise en œuvre, commença par la désignation des Juifs. Ayant commis l’erreur de demander à des militaires de faire un recensement, le Roi David s’est retrouvé avec la réponse : 800 000 Israéliens à mobiliser et 500 000 Juifs à persécuter.
 
Ne dites plus « il y a eu six millions de Juifs victimes de la Shoah ». Sait-on quelles sortes de Juifs étaient les victimes de la Shoah ? Dites : « la Shoah a tué six millions de personnes, que leurs assassins ont désignées comme juives, et que leurs voisins ont laissé désigner comme juives ». Ne comptons pas les Juifs. Ne comptons pas non plus les antisémites, ni les racistes. Plus généralement, ne classons pas les gens selon leur religion. Il y a certes des catholiques, des protestants, des musulmans, des juifs en France, et des tas de gens qui ne veulent pas de ces classements, pour toutes sortes de raisons. De même n’énumérons pas les religions ! Comment peut-on parler de la « deuxième religion de France » ? Quelle est la première ? Le christianisme ? Le catholicisme ? La libre pensée ?
 
Sur les religions, faisons toutes les études philosophiques, historiques, linguistiques, sociologiques possibles, comme celles que Michèle Tribalat, ici présente, a faites sur les immigrés, musulmans et autres, comme celles que Mireille Hadas-Lebel, ici présente, a faites sur l’hébreu et le grec, sur Philon d’Alexandrie et Flavius Josèphe, comme celles que Dominique Schnapper, ici présente, a faites sur les Juifs et Israélites, ou comme celles que Raymond Aron, son père, a faites sur la Paix et Guerre entre les nations. Étudions la complexité du monde. Comptons les pratiques, les actes libres et volontaires - signer une déclaration, remplir un formulaire, payer une cotisation - mais ne comptons pas les croyances, ne créons pas de catégories binaires de fidèles et d’infidèles, de croyants et d’agnostiques. Il existe un devoir d’être compté, mais certainement pas par n’importe qui, ni n’importe comment. Toute puissance publique légitime a le devoir de compter ses administrés par catégories pertinentes et de commander les investigations nécessaires. Les associations ont le devoir de décompter leurs membres à jour de leurs cotisations et de rendre compte de leurs activités. Mais cela suppose le respect d’une règle absolue : nul ne sera dénombré – ni désigné - à son insu.
 
Depuis que je viens à Fontevraud, je rêve d’un établissement public qui serait chargé des études religieuses, qui centraliserait les informations demandées à l’Église catholique et aux autres cultes, ainsi que les études sociologiques pertinentes, et qui pointerait d’éventuelles pratiques sectaires ou contraires à la loi. Il publierait par exemple la proportion de baptêmes parmi les 800 000 naissances annuelles, ou de circoncisions parmi les 400 000 naissances masculines, de cérémonies religieuses pour les 250 000 mariages civils annuels, le nombre de fidèles réguliers d’une part, exceptionnels d’autre part, dans les églises, temples, synagogues et mosquées, et aussi le nombre d’élèves des écoles privées des diverses dénominations, des catéchismes et autres Talmud Torah, et le nombre et la répartition géographique des boucheries et des restaurants halal et cachères, le nombre de participants aux pèlerinages, à Lourdes, à La Mecque et ailleurs, la proportion de logements avec des crucifix, ou de portes palières dotées d’une mezouza, de ménages possédant une Bible et laquelle, de personnes respectant le Carême, le Vendredi Saint, le Ramadan, Yom Kippour… D’aucuns appellent cela la laïcité positive.
 
J’ai révé, je continue de rêver, mais je constate que la confusion ne fait que s’étendre. Je vous remercie.
1ère leçon (octobre 2002) : L’alphabet de Moïse
(Voir aussi : La leçon de théologie, Commentaire n°43, 1988)
2ème leçon (octobre 2004) : Le Nom, le Nombre et l’Etat
(Voir aussi : L’État commence à l’état civil : 1. Les décrets de la Législative 2. Cujus regio, ejus religio 3. Baptême et circoncision 4. Changements de nom 5. Le sacrifice virtuel 6. Naître un jour quelque part)
3ème leçon (octobre 2006) : La Bible n’est pas un livre d’histoire
4ème leçon (octobre 2008) : L’État, c’est Dieu
 

LE PACS: HOMOSEXUALITE OU NICHE FISCALE ? Coût du relativisme !

    
 Répudiation subventionnée......  Grande Dépendance rejetée.......

En théorie, la création d'une niche fiscale résulte de la volonté politique de favoriser des personnes, des activités,des  situations,  au nom de  la justice et de l'intérêt général. S"agissant du PACS.,quel est ? Quels sont les éléments  de justice et d'intérêt général justifiant l'octroi de réduction d'impôt sur le revenu  et des droits de succession à des personnes qui se lient par un PACS ?

Aux origines  du PACS fin 1998, la volonté de justice proclamée  consistait à  vouloir donner aux homosexuels les mêmes avantages fiscaux qu'au mariage des couples hétérosexuels. Telle était la logique intellectuelle et morale du relativisme  ambiant: " Tous les modèles de famille se valent, d'ailleurs tout se vaut, Non à la discrimination".

Hélas pour les zélotes du relativisme, l'évolution a  produit un tête à queue !  Non seulement le nombre de couples hétérosexuels PACSES a explosé,( 175.OOO PACS pour  274. 000 mariages en 2005 ) mais le pourcentage d'unions homosexuelles n'a cessé de décroitre: 42%, en 1999, 24% ,10% en 2005  5 ¨%  en 2009. L'égalité entre toutes formes d'union a remplacé l'égalité entre toutes sexualités pour justifier  des avantages fiscaux.

En l'état actuel , la relation sexuelle  (hors inceste) entre deux adultes de même sexe  ( 5 % des PACS) reste  donc le seul "progrés de justice"? Or les facilités de rupture du PACS en font une répudiation  fiscalement favorisée car sans obligation entre les partenaires et leurs familles. En Islam, la possibilité de répudiation n'est pas subventionnée

Mieux! on peut "dépacser" sur le champ et se "repacser "l'an suivant, par fax, y compris avec avec la même personne, ,toujours pas stratégie fiscale .Et comme toujours en pareille situation, l'ultra liberté favorise le fort contre le faible. Déjà il apparait que l'écart d'âge entre PACSES est plus grand qu'entre mariés.

Pis encore, de nouvelles et redoutables failles fiscales se dessinent. Dans les maisons de retraites surgit le concept de "PACS PRE SUCESSORAL".  Le PACS serait choisi pour évitter les obligations légales imposées en raison de la dépendance des parents.

Et peu à peu s'impose la constatation qu'entre  MARIAGE et PACS, la seule différence qui vaille est d'ordre moral.  Au nom de l'égalité, les PACSES exigent tout la solidarité nationale mais refusent toute solidarité privée. De fait les obligations contractées dans le cadre du mariage quelles soient d 'entretien de garde ou de visite ne sont pas mince affaire, entre conjoints, entre parents et enfants, enfants et parents et grands parents.

 D'où  une série de  questions  morales et fiscales à la fois: 

  •Par rapport aux solidarité intergénérationnelles du mariage et à l'éducation des enfants,quelle est la contribution de la sexualité à  la justice  et  à  l'intérêt général ? "

 •"Compte tenu de la facilité de rupture du PACS, ne peut-on parler de répudiation fiscalement subventionnable  et de  refus de toute obligation de solidarité privée ?

  •Cette étrange  aventure fiscale n'est-elle pas la  démonstration que l'on ne peut fonder une société plus solidaire sur  l'individualime et l'ultra libéralisme des moeurs tels qu'ils résultent du relativisme ? Que l'on ne peut retisser le tissus social tout en finançant le détricotage du tissus familial ?

  •Le Parlement  ( De concert avec l'INED, le HCF, et la Cour des Comptes) n'est il  pas pas l'obligation morale chiffrer et  notamment  le coût fiscal final  et global du PACS ? Il se murmure déjà que le coût de l'extension des pensions reversion demandée  par les " ultras" couterait 13 miliards d'euros soit l'équivalent de trois ISF !



http://www.infopacs.fr/pacs-impots.html

Fontevraud Colloque Octobre 2010: Relativisme et totalitarisme

PROGRAMME

ASSOCIATIONS FAMILIALES PROTESTANTES
XIII° COLLOQUE DE FONTEVRAUD 1984-2010
1°-3 Octobre 2010


RELATIVISME et TOTALITARISME
 Coincidence ou Corrélation ?

CINQUIEME LECON  DE THEOLOGIE LAIQUE
Définir , compter et rendre compte dans la Bible.
" Le devoir de se compter"
Michel  Louis Levy 

-SPHERE PUBLIQUE-

Le relativisme culturel
Dominique Schnapper 

 
Immigration. « Les yeux grands fermés »
Michèle Triballat 
 
-SPHERE PRIVEE-

FAMILLE 
Chantal Delsol 

-SOCIETE CIVILE-

PARTENAIRES SOCIAUX 
R. Haddas Lebel  

 ASSOCIATIONS?
P.P. Kaltenbach 
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Boite à outils pour moraliser la dépense publique :
Transparence et participation. Gouvernance et certification.
Séparation des pouvoirs et des intérêts.

Grands témoins

Bertrand Fragonard. Président délégué  du Haut Conseil de la Famille et
Guillemette Leneveu. Directrice Générale de  l’UNAF

Anecdote américaine. Leo strauss. Professeur de philosophie
Université de Chicago
"Si tout se vaut, le cannibalisme est une affaire de goût".
 
Tout sur les AFP : http://www.afp-federation.org/
Inscriptions :Didier Hue. huelebrun@free.fr   06 07 81 57 73.
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La Loire est belle à l’automne. L’abbaye est une ville, refaite comme à neuf. A la nuit, les couloirs du Prieuré évoquent un paquebot. Dés le vendredi soir, il n’y a plus que des AFP dans la « ville ».Du vendredi soir au dimanche après midi, le temps de rencontres et  conversations personnelles l’emporte toujours sur celui des conférences et des débats.  Les colloques de Fontevraud  ne sont ni université d’été  ni «  Think Tank ».. L’objectif est autre : Penser libre pour produire des idées neuves avec le concours d’intervenants du meilleur niveau : Echanger des expériences pratiques réussies dans le champ associatif et familial (consulter « Au service des idées » http://www.ppkaltenbach.org/news/intervenants-aux-colloques-des-afp-depuis-1984-au-service-des-idees). Suscsiter des adhésions.


Mais 2010 se présente comme une année charnière. Le protestantisme  vient d'assister à  la création du Conseil National des Evangéliques de France ( CNEF) aux cotés de la Fédération Protestante de France ( FPF). Ce bouleversement qui pose aux deux instances la  question de la représentativité face aux pouvoirs publics coïncide avec un triplement du nombre d’associations familiales protestantes certifiées par les Unions Départementales d‘Associations  Familiales (UDAF). La coopération entre AFP locales sans considération d’appartenance confessionnelle est d’ailleurs l’une des conditions statutaire d’agrément au mouvement. En 2008, le culte a été célébré par Serge Oberkampf, pasteur réformé  administrateur des AFP depuis  son entrée dans le ministère pastoral en 1980. En 2010 la prédication sera assurée par un autre administrateur, évangélique :  le pasteur Stéphane Lauzet, co directeur du CNEF.

La participation de Bertrand Fragonard président délégué du Haut Conseil de la Famille, et de Guillemette Leneveu, directrice générale de Union Nationale des Associations Familiales  témoigne de l’intérêt des pouvoirs publics pour une action familiale associative familiale protestante  qui pourrait mobiliser une fraction significative des 400 000 évangéliques de France.Or l’UNAF revendique 750.000 familles. On peut y voir aussi un juste hommage rendu à ceux qui ont porté Fontevraud sur les fonds baptismaux en 1984: Jean Carbonnier, Jacques Ellul, France Quéré et la reprise de leur projet d’Etats Généraux du  Protestantisme.

Sont membres du conseil d‘administration : Jean Hugues Carbonnier, Pierre Carle, Françoise Caron. Samuel Charles, Arnaud Durrleman, Pierre de Felice, Daniel Humbert, Pierre Patrick Kaltenbach,Stéphane Lauzet, Georges Michel, Robert Morawek , Anne Oberkampf, Jean Marc Potenti , Olivier Raoul Duval, Jean Pierre Riche, Michel Rives.


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