Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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Etats Généraux projet des AFP soutenu par J. Ellul

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Campagne présidentielle 2007, valeurs et familles, 1986 -2006


Famille, la valeur qui monte .
« Rien n’est plus fort qu’une idée juste dont l’heure est arrivée. » Victor Hugo.

  1. Article paru dans le Figaro début 1986. « De quelques valeurs….. »
  2. Adresse au Premier Ministre lors de la Conférence Annuelle de la Famille, mars 2006


Depuis peu, il n’est question que de pertes des valeurs et des repères. Cette mélopée « tendance » gagne les milieux les plus hostiles à ce qu’ils affublent de l’étiquette infâme d’Ordre Moral et d’abord chez les zélotes du relativisme totalitaire : « Tout se vaut, donc il est interdit d’interdire, mais vous n’avez pas le droit de me contredire. ».La Famille redevient au galop une valeur mais de façon encore souterraine. L'idée gagne de proche en proche. Des corrélations nouvelles naissent dans le esprits entre famille, bénévolat, association, et société civile. Et les forces les plus hostiles à ce renouveau ne sont plus les « Soixante huités » , déchirés par leurs propres excés familiaux, mais les agents de l’interventionnisme familial d’Etat qui redoutent et une concurrence bénévole de familles groupées et la naissance d’un consumérisme familial critique des activités qu’il conduisent sous pavillon associatif. Pour prendre une référence Biblique, de même que le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat, les travailleur sociaux culturels sont au service des familles et non l’inverse.

Pour contrer leur discours corporatiste et Bobo à la fois, voici dans la perspective de la Conférence Annuelle de la Famille de Mars 2007 et des élections présidentielles, un exercice de style lancé en 1986 et amélioré depuis. iL est à prévoirque le hème de la Famille revienne sous peu sur le devant d la scène politique, tout comme aux Etat Unis.


1986

Beaucoup se souviennent de la trés belle affiche qui a fleuri nos murs sur une initiative personnelle et due à l’auteur du slogan » Génération Mitterrand » : un bébé splendide accompagné de :« Ai-je l’air d’une mesure gouvernementale ? » ou l’ultralibéralisme en couches culottes ? On peut en conclure qu’au delà de l’interventionnisme familial d’Etat fait d’allocations prestations, professions, associations subventionnées, maisons et observatoires de ceci de cela, un discours nouveau peut et doit être tenu pour susciter la rupture, pardon la Réforme.

Il peut aisément se construire sur la justice, les droits de l’homme et de la femme ensemble, l’amour, l’épanouissement personnel, et la laîcité.
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Ce qui différencie le mariage de l’union libre comme du PACS, ce n’est ni l’amour, ni l’authenticité, ni la liberté de chacun, c’est le Droit car le Droit protège le faible.La preuve en est qu’il est pratiquement impossible de faire divorcer avec équité des gens non mariés Impossible de garantir des droits à ceux qui refusent le Droit. Or entre le faible et le fort c’est la liberté qui opprime. Condamnons la thèse favorable au renard sexuellement libéré dans le poulailler sexuellement libéré c’est à dire l’ultra libéralisme sexuel, conjugal et familial. Quant à l’équité supposée jusstifier le PACS, elle se réduit à faire subventionner fiscalement par le contriuable la répudiation du faible par le fort. FAMILLE et JUSTICE

Quel est le souci du jeune cohabitant, fille ou garçon, lorsqu »’il s’installe progressivement dans une autre famille ? Ne pas se lier, ne pas s’engager.Qu’en résulte- t- il ? Les frères et les sœurs, les parents et les grands parents, les oncles et tantes, tous les amis de ces gens là lui disent : » D ‘accord., mais il nous faut aussi garder de l’amour pour … ton successeur."
Ce n’est pas moralisateur, C‘est la logique indissociable de l’amour , de la liberté et du projet. Dans L’israël de la Bible, il y a quatre types d’hommes que l’on n’emmène pas à la guerre :Celui qui a trop peur car il risque de semer la panique. Celui qui n‘a pas fini sa maison, celui qui n’a pas récolté la première vendange de sa vigne, celui qui fiancé n’a pas connu sa femme . Pourquoi ? Parce que l’home de projet importe plus la défense que la plus modernes des armes. L’homme d de projet ne dira jamais, : « Plutôt Hitler que la guerre » »ni « Mieux vaut rouge que mort ». C’est pourquoi l’homme de projet importe plus à la défense donc à la liberté nationale que la plus moderne des armes . FAMILLE AMOUR, PROJET et INDEPENDANCE NATIONALE.

Puisque que la technique le permet avait déclaré le ministre Badinter dans les années 80, Madame a le droit de se faire faire un enfant seule pour satisfaire son besoin de tendresse. Le même raisonnement est actuellement transposé au profit de l’homoparentalité. Trois mère sépharades débattent pour savoir : « Laquelle que son fils l’aime le plus ». La première dit »Regardez la bague qu’il ma offert ! Mon fils ! ». La Seconde « :Moi c‘est une villa avec piscine,à Cannes, tout bleu qu’il m’a offert ! Mon fils ! ». La troisième triomphe « Moi, mon fils !, trois fois par semaine il va voir un psychiatre, il paie trés trés cher, et il ne parle que de moi, que de moi. » FAMILLE et EPANOUISSEMENT

Vichy comme tout bon régime réactionnaire façon Salazar et colonels grecs prône la Famille. 60 ans plus tard nos Bobos, forme actualisée des Précieuses Ridicules en éructent encore. Mais il est de l’essence des régimes totalitaires de vouloir détruire la famille en séparant les époux des épouses et les parents des enfants.Louis XIV donne la majorité à dés leur septième année ans aux enfants protestants pour mieux les enfermer dans l’école unique du moment, déjà la passion du monopole !Staline érige une statue au jeune Pavel qui dénonce ses parents envoyés au goulag. Puis c’est Hitler avec l’embrigadement de la jeunesse et des grossesses, l’eugénisme d’extermination. Le stade suprême a été atteint en Asie par Mao et Pol Pot Plus prés de nous la bête n’est pas morte. Lorsque le député Laignel a demandé urbi et orbi que l’Etat protège les enfants contre les parents il n’a pas compris que certains le traitent de Pol Pot d’Issoudun sit aussi " Joxe Terrier". FAMILLE .LIBERTE. et REPUBLIQUE

Il existe une corrélation absolue entre la liberté, la dignité, le niveau intellectuel de la femme et le développement culturel donc économique et démocratique des personnes des familles et des groupes. Les religions ont mis des siècles à le comprendre, certaines refusent encore de l’admettre. On est juif par sa mère, mais les femmes ne lisent pas la thora et restent sur les bas cotés de la synagogue. Les rabbines se comptent sur les doigts d’une main.
. Les catholiques aiment la femme vierge, au ciel et au foyer mais pas plus de femme prêtre que de prêtre marié. Les protestantes ont eu quelques problèmes dans certains cantons suisses comme avec les mormons. C’est peu de dire que les Franc Maçons répugnent à la mixité.
FAMILLE DROITS de l’HOMME et de la FEMME. LAICITE, DEVELOPPEMENT et PROGRES..


2006

Conférence Annuelle de la Famille présidée par le Premier Ministre
3 juillet 2006 à Matignon. Contribution des AFP
Conférence Annuelle de la Famille. Lundi 3 juillet 2006 .

En présence du Premier Ministre et de MM. Messieur Pascal Clément (Garde des Sceaux), Xavier Durand (Santé,) Philippe.Bas (Famille) Gérard Larcher ( Emploi).


Intervention des Associations Familiales Protestantes

Monsieur le Premier Ministre,
Messieurs les Ministres.


Nous avons voulu savoir pour quelles raisons de fonds cette Conférence Annuelle de la Famille 2006 se présente dans un climat transformé dans un sens qui nous convient beaucoup mieux que les précédentes.

Ce n’est pas plus de notre fait que du fait des pouvoirs publics.
C’’est tout d’abord le retour en force de la Famille comme Valeur première.
C’est ensuite le réveil d’un Bénévolat Nouveau.
C’est enfin la remise en cause de l’interventionnisme familial d’Etat.

RETOUR EN FORCE DE LA FAMILLE-VALEUR

Première vague de fond. Tous âges confondus, 90% des français, placent désormais la Famille au premier rang de leurs valeurs. Mais dans le même temps, le discours si daté du relativisme sexuel, familial et parental lance ses derniers feux médiatiques. Chacun connaît ce relativisme totalitaire « Tout se vaut, mais il interdit de penser le contraire ». On aura reconnu le modèle « RFA avec ses grands prêtres : Ruquier, Fogiel et Ardisson ».

S’explique ainsi le grand écart entre les medias et la nation. Et c’est pourquoi on ne pourra durablement être politiquement favorable à la fois à la famille et à l’homoparentalité.

REVEIL DU BENEVOLAT

Le réveil bénévole familial et civique est une seconde vague de fond. Le nouveau bénévolat est à la croisée de l'érosion de la foi dans le "tout politique" et de la spirale des idéaux d'autonomie individuelle. La société qui isole les êtres et dissout les réseaux traditionnels, génère l'exigence de retrouver des liens de sociabilité et de nouvelles formes d'appartenance sociale. Le bénévolat vient en réponse à ce besoin, il fonctionne comme un instrument d'identification individuelle et sociale dans un âge de déqualification, d'érosion des repères, de perte d'identité sociale, de quête de gratifications symboliques.

Et voici le paradoxe qui stupéfie les sociologues mondains : La Famille hier cellule de base de la société est devenue cellule de base de l’individu. Avec la promotion de l'ego, le bénévolat accède à l'ère des masses. Parce que l'avenir appartient aux nouveaux bénévoles, l’avenir appartient aux nouveaux militants familiaux dont votre cabinet, M.le Premier Ministre, a reçu récemment des amis, le Collectif des 12.000 maires signataires de la pétition : « Des maires pour l’enfance » hostiles comme nous à l’homoparentalit pour des raisons parfaitement laïques.

LA CRITIQUE DE L’INTERVENTIONNISME FAMILIAL D’ETAT

Cette lame de fond fait éclater l’incohérence de la politique familiale prônée par la « Génération Morale » aux affaires depuis 1980. On ne peut à la fois retisser le tissu social et laisser le tissu familial se détricoter ; on ne peut fonder une société plus solidaire sur l’explosion de l’égoïsme individuel. La professionnalisation incoordonnée de l’action familiale notamment associative et son corollaire l’incontrôlable explosion de la dépense publique ne sont que les conséquences politiques et financières logiques de cette incohérence intellectuelle et morale.

En dépit de ces évidences notre projet d’associations familiales de solidarité a été repoussé sans examen sous la pression conjointe des financiers et des zélotes de l’interventionnisme familial à base de dépense publique. Navrant aveuglement au moment où l’on prétend faciliter l’entraide entre générations et aider les aidants à aider. Avec l’allongement de la vie, les français sont plus disposés que jamais à financer une entraide financière familiale durable et forte au profit des plus jeunes comme des plus âgés, entraide privée qui ferait passer la solidarité familiale du compte » Charges sociales » de la Nation » au compte « Epargne–Investie des ménages ». vie ! Nous reprendrons le projet en 2007 avec le concours du notariat et le soutien de M. P. Bas. que nous remercions.


FAMILLE et EXCEPTION FRANCAISE

Pour conclure sur un ton plus politique, s’agissant de représentativité , de démocratie sociale, de séparation des pouvoirs et des intérêts, c’est à coup sûr par la voie familiale que la France sortira de son exception politique navrante : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du privé, des organismes corporatifs sans troupes, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite d’opinion sans lecteurs et de grandes associations sans bénévoles, le tout fortement subventionné mais jamais certifié par des organismes crédibles et fiables parce que compétents, indépendants, et extérieurs aux intéréssés .

Voici pourquoi, de ce retour de la famille comme valeur dominante, nous escomptons promesse d’un bénévolat renouvelé, espoir de représentativité retrouvée, exigence de transparence et de gouvernance, demande de certification associative au service de la société civile.

Telle est la conviction des Associations Familiales Protestantes, conviction fondée sur le réveil associatif et familial qui depuis dix ans déjà anime les milieux évangéliques au sein du monde issus de la Réforme. Rien à voir avec l’Amérique honnie: Calvin a précédé Bush.






BANLIEUES : La crise a-t-elle des causes françaises ?

L’affaissement intellectuel et moral de la démocratie française depuis 1980


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Conférence de la Famille. UNAF. Réveil Familial Evangélique.

Développement rapide Associations Familiales Protestantes



A l'occasion de l'AG de l'UNAF du 18 juin 2005

Créations de nouvelles AFP

L'année 2005, celle du 130° anniversaire des AFP se révèle faste en matière de "Réveil"..
 

(On se souviendra que les premières associations familiale sont nées en France vers 1875 entre  Mulhouse, Besançon, Montbéliard et Belfort).

En cette année anniversaire, le « réveil » engagé au milieu des années 1990 s’accélère et s’amplifie depuis 2002 .

Fin 2005, selon les normes de contrôle de l’UNAF, les AFP regrouperont 6000 familles (contre 3000 en 2002), dans 36 associations (contre 26 en 2002) implantées dans 25 départements ( contre 16 en 2002). (AFP récentes : Essonne, Auch, Agen, Vaucluse, Haut Rhin, Carhaix, Mulhouse, Chambery, Millaud,Besançon.

Non seulement aucun autre mouvement familial national membre de l’UNAF ( Union Nationale des Associations Familiales) ne connaît pareille secousse mais la sociologie du mouvement familial protestant va s’en trouver bouleversée.

A l’origine de cette mutation se trouvent pour 80% des communautés évangéliques aux effectifs nombreux et militants, si bien que la croissance qualitative l’emporte de trés loin sur la croissance quantitative. Ainsi La Porte Ouverte de Mulhouse déclarée cette année compte 2000 adultes au culte le dimanche avec 400 enfants en cathéchèse, effectifs "certifiés"- c'est une première- par le laboratoire des religions du CNRS .

Explication parmi d’autres, ce « réveil » survient au moment où la Génération Morale » -soit 1980-2010 - s’apprête à quitter les affaires sur un bilan familial, associatif et religieux désastreux. Loin d’avoir « changé la vie » de qui que ce soit, cette génération porte la responsabilité d’une fracture moins sociale et économique que politique et morale, qu’il s’agisse de morale publique ou privée. Incapables de prévoir et de comprendre les lames de fonds de l'opinion, les responsables de toutes les "autorités" parlent de séismes. C'est dans le champ familial que les démocrates américains et les églises traditionnelles ont perdu face à Busch.

Il existe désormais en France plusieurs comportements conjugaux, familiaux et parentaux abusivement qualifiés de « nouveaux modèles » : la cohabitation juvénile, le concubinage notoire, la famille monoparentale, la décomposée, la recomposée, le PACS, le modèle de Bègles, celui de l'imam algérien de Vénissieux ( deux femmes seize enfants), l'homoparentalité qui piaffe, qui tous s’opposeraient au mariage "traditionnel" ( entendre par là : "réac"," Vichyste", "catho ringard),

Chacun peut constater le bilan familial et social désastreux de la Génération Morale au travers de deux dossiers sinistres : l'explosion de mono-parentalité porteuse de pauvreté et précarité (Commission Martin Hirsch), la destruction des adolescents (Projet Ruffo), liée aux décompositions familiales. On juge un arbre- a fortiori une idéologie- à ses fruits mais en matière familiale, le court terme c'est 25 ans, le temps pour les enfants de devenir parents.

Il ne suffit plus de soigner les effets
il faut s'en prendre aux causes.

Tout le monde peut choisir

Le gens responsables et raisonnables, doivent choisir

Ceux qui prétendent parler en notre nom doivent "oser" afficher leur choix.


Le « réveil » des AFP s’est fondé lui sur une « protestation » ( Etymologiquement, "Protester" signifie "affirmer en public") de valeurs et du modèle conjugal, familial et parental traditionnel. Depuis 1980, les AFP ont combattu sans états d’âme le discours du relativisme totalitaire prévalant depuis 1968 y compris au sein des églises traditionnelles : " Puisque tout se vaut, il est interdit d’interdire et contredire cette affirmation relève du modèle honni : « Famille, Travail, Patrie ".

Les statuts des nouvelles AFPE se réfèrent désormais explicitement à la Charte des AFP établie en 1998 à Valence

« Le primat du bénévolat et de la gratuité comme critère d’authenticité associative ;

La famille fondée sur le mariage comme modèle juridique le plus favorable à la transmission entre générations, à la protection du plus faible et à la recherche du bonheur.

Les grandes affirmations de la Réforme, l’Ecriture, la Grâce, la Foi seules
comme essence du Protestantisme

 
Ces principes nourrissent une démarche intergénérationnelle d’entre aide éducative et familiale, en liaison avec les paroisses ".

C’est avec l’affirmation de ses valeurs que les AFP se développent en milieu urbain, là où selon le dernier sondage IFOP monte le nouveau protestantisme, là où l'UNAF avoue son impuissance, preuve que le rayonnement est plus affaire de conviction et d’engagement personnel que de compétition pour les fonds publics entre professionnels salariés d'appareils à vocation plus sociale que familiale. Et face à ces réalités nouvelles les "autorités institutionelles" qui font profession de "représenter" la société civile avouent désormais spontanément- ou sous le contrôle de la Cour des Comptes- ne pas comprendre pourquoi elles ont perdu les Jeunes, les Bénévoles et le Peuple.



NB : le "réveil" des AFP intéresse le mouvement familiale entier. En effet la déclaration en UDAF est une condition d'agréme
nt à notre mouvement car nous y voyons un élément de certification des effectifs

Conférence Annuelle 2004 à Matignon : exposé des AFP à M Rafarin.Adolescence

CONFERENCE ANNUELLE DE LA FAMILLE

ADOLESCENCE
Contribution des Associations Familiales Protestantes à Matignon le 29 juin 2004


Monsieur le premier ministre,

On retiendra de cette Conférence de la Famille de 2004 qu’elle a ouvert le dossier de l’adolescence. Il ne sera pas refermé de sitôt : perspective redoutable pour deux écoles de pensée qui dominaient la scène familiale depuis plusieurs décennies et nous conduisaient à l'impasse.

Celle tout d’abord qui présentait l’adolescence comme une situation à risques, un état quasi pathologique, justifiant intervention publique et prévention collectives.

Cette école découvre à contre-cœur la réalité des chiffres: on compte 14 millions de mineurs de 18 ans, 5,4 millions d’adolescents dont 500.000 à 700.000 (10 à 15 %) présentent des troubles comportementaux graves et 61.000 (1,5%) relèvant de soins psychiatriques.

Premier acquis intellectuel de cette conférence : 80 à 90% des adolescents ne relèvent pas de la prévention médicale. L’adolescence vient d’échapper au docteur Knock.

Celle ensuite pour laquelle il n’est de solutions familiales, individuelles comme collectives, qu’administratives, financières, institutionnelles et professionnelles.

Cette option « politique », pur produit de l'exception française, n’est plus tenable qui dispensait jusqu’à ce jour de s’interroger sur les causes du désastre et notamment sur les conséquences des déchirures familiales.

500 000 à 700 000 adolescents qui souffrent jusqu’à la dépression, l’anorexie, l’obésité, l’échec scolaire, les conduites addictives, la violence contre autrui et le suicide, c’est un désastre humain dont chacun- s’il veut sincèrement y remédier- doit rechercher les causes ailleurs que dans les documents budgétaires.

Le dernier ouvrage d’Ado Naouri « Les pères et les mères » ed Odile Jacob, interdit désormais cette politique de l’autruche : ce second acquis intellectuel de la conférence 2004 est bienvenu, l’année du « mariage de Bègles ».

Dans cette perspective, s’il apparaît raisonnable d’expérimenter deux ou trois maisons de l’adolescence à partir d’innovations jugées satisfaisantes, prenons pour une fois la précaution de protéger les familles contre ce que F. Bloch Lainé appelait la dictature de l’offre sociale. C’était il y a un quart de siècle, au congrés de l’UNIOPSS, en 1979, à Vittel.

A titre expérimental, au sein des instances dirigeantes de ces nouvelles « maisons », inventons la certification sociale et familiale, confions-la à des associations familiales authentiques et représentatives c’est-à-dire distinctes des salariés et des usagers. Ne renouvelons pas la triste expérience des tutelles.

La société civile profiterait de ce qui constitue la vocation politique du mouvement familial, sa différence utile : l’invention de la certification tant financière que familiale et sociale, tant locale que nationale, applicable pourquoi pas à la représentativité des grands ensembles d’employeurs associatifs aidés comme des divers partenaires sociaux.

Il s’agit de promouvoir l’évaluation, la transparence, la participation et partant la gouvernance de la dépense publique associative sociale, éducative, sportive et culturelle. Il s’agit de 10 à 12 % du PIB et de 1 million de salariés, mobilisés par l’Etat Providence, sous statut de la loi de 1901.

Compte tenu des perspectives ouvertes par la décentralisation, les conditions actuelles de gestion de ces moyens considérables constituent une offense à la démocratie financière, offense rendue insupportable par la perte de maîtrise de la dépense publique.