Tocqueville 1835 : Le bénévolat socle de la Société Civile
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A l'instar de la Famille: L’ASSOCIATION: CONTRE LE POUVOIR
et non Courroie de transmission Tocqueville fait de l’Association le socle de toute démocratie :
+++++++++++++++++<< Il n'y a pas de pays où les associations soient plus nécessaires, pour empêcher le despotisme des partis ou l'arbitraire du prince, que ceux où l'Etat social est démocratique ». << Dans les pays démocratiques, la science de l’association est la science mère; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là. << Parmi les lois qui régissent les sociétés humaines, il y a en a une qui semble plus précise et plus claire que toutes les autres. Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport que l‘égalité des conditions s’accroît.>> <<La morale et l’intelligence d’un peuple démocratique ne courraient pas de moindres dangers que son négoce et son industrie si le gouvernement venait y prendre partout la place des associations << Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. Les associations politiques et industrielles des Américains tombent aisément sous nos sens; mais les autres nous échappent ; et si nous les découvrons, nous les comprenons mal, parce que nous n’avons presque jamais rien vu d’analogue. . << Les Américains de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations industrielles et commerciales auxquelles tous prennent part, mais ils en ont encore mille autres espèces: de religieuses, de morales, de graves , de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites: les Américains s’associent pour donner des fêtes, fonder des séminaires, bâtir des auberges, élever des églises, répandre des livres, envoyer des missionnaires aux antipodes; ils créent de cette manière des hôpitaux; des prisons, des écoles. S’agit-il enfin de mettre en lumière une vérité ou de développer un sentiment par l’appui d’un grand exemple, ils s’associent >>. << Des lors que les américains s’unissent, ils ne sont plus des hommes isolés mais une puissance qu’on voit de loin, et dont les actions servent d’exemple; qui parlent, et qu’on écoute. J’ai appris qu’aux Etats Unis cent mille citoyens effrayés des progrès de l’ivrognerie se sont engagés à s’abstenir d’alcool. Si ces cent mille hommes eussent vécu en France, chacun d’eux se serait adressé individuellement au gouvernement, pour le prier de surveiller les cabarets sur toute la surface su royaume. < Partout où, à la tête d’une entreprise nouvelle vous voyez en France le gouvernement et en Angleterre un grand seigneur, comptez que vous apercevrez aux Etats Unis une association.>> ASSOCIATION, CENTRALISATION ET JOURNAUX <<Lorsque les hommes ne sont plus liés d’une manière solide et permanente comme dans les peuples aristocratiques, on ne saurait obtenir d’un grand nombre d’agir en commun, à moins de persuader chacun de ceux dont le concours est nécessaire que son intérêt particulier l’oblige à unir volontairement ses efforts aux efforts de tous les autres. Cela ne peut se faire habituellement et commodément qu' à l’aide d'un journal; il n’y a qu’un journal qui puisse venir déposer au même moment dans mille esprits la même pensée . Pour que chez un peuples démocratique une association soit puissante il faut qu’elle soit nombreuse. Ainsi il n’y a guère d’association démocratique qui puisse se passer d’un journal. << Il existe donc un rapport nécessaire entre les associations et les journaux: les journaux font les associations et les associations font les journaux. Aussi l’Amérique est-elle le pays du monde où l’on rencontre à la fois le plus d’associations et le plus de journaux. Cette relation entre le nombre de journaux et celui des associations nous conduit à en découvrir une autre entre l’état de la presse périodique et la formule d’administration du pays et nous apprend que le nombre de journaux doit diminuer à proportion que la centralisation est plus ou moins grande. C’est le fractionnement extraordinaire du pouvoir bien plus encore que la grande liberté politique et l’indépendance absolue de la presse, qui multiplie singulièrement le nombre de journaux en Amérique.>> 1835 ! |
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Par PPK
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| 11/12/2007 09:35
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