Voici qu D de Villepin se prendre à son tour de passion pour les classes moyennes. Souvenons nous de Jospin 2001.
«Que Jospin se préoccupe des classes moyennes qu’il ignorait jusque-là, tant sur le chapitre fiscal que dans certaines de leurs aspirations éthiques, est bien le signe qu’il est entré en campagne présidentielle. ( L. Geoffrin ) »
Oui, mais quelles classes moyennes ? les protégées ou les autres ?

La question mérite d’être posée à la classe publique et médiatique entière, sans oublier politologues et sondeurs, pas seulement à la gauche. Avant de parler d’alliance avec d’autres classes, encore faudrait-il vérifier si les classes moyennes sont à ce point alliées entre elles? Il y va de la compréhension de la situation, comme du regard que l’on peut porter sur les hommes et les forces politiques. Et pourtant, la «nouvelle alliance» selon Jospin, soit 80 à 90% de l’électorat, a laissé jadis les politologues médiatiques de marbre. (Ces lignes ont été écrites en 2000 !)

Pour nous consoler, écoutons Alain Cotta qui, prémonitoire, écrivait fin 1994:

« Le choix de la classe moyenne est très conscient, même s’il n’est pas exprimé, même s’il est honteux, même s’il est opposé aux discours officiels, les siens et ceux qu’elle obtient, par un fin chantage, du personnel politique et médiatique. La classe moyenne veut un monarque doux, qui lui avoue tendrement qu’il ne sait pas tout, qu’il souhaite la consulter, qu’il peut se tromper, qu’il faut lui faire confiance et lui donner du temps, beaucoup de temps. Elle ne veut pas de changement, même mineur, même discret, même lent, pensant qu’elle n’a pas encore obtenu tout ce qui pourrait l’être. Elle veut poursuivre dans la voie actuelle. Dans cinq ans, en 2004, 2005, le contrat social actuel volera en éclat. »

(Oh ! Désir d’Avenir... La radio qui vous écoute !)

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