En refusant l'intervention d'une instance de dénombrement crédible parce qu'indépendante et compétente, les syndicats contestent une loi fondamentale de la démocratie politique : " On ne se compte pas soi même". Ce faisant ils ne peuvent  escompter inspirer confiance à qui que ce soit .

De ce gâchis, ils sont seuls responsables. Vivement une instance de certification des effectifs syndicaux  ! Il y va de notre démocratie sociale

DU REFUS de CHIFFRER Isère : Le compte est-il bon ?

Par AFP   29 octobre 2010

Préparatifs d'une manifestation


Le préfet de l'Isère a souhaité réunir les organisations syndicales pour "compter avec eux". Le préfet de l'Isère, Eric Le Douaron, a convié les organisations syndicales à une réunion de travail sur le comptage, conformément à la demande du ministère de l'Intérieur, qui a été refusée par la majorité des représentants syndicaux.

Dans une circulaire datée du 22 octobre, Brice Hortefeux avait évoqué les différences constatées lors des manifestations entre le nombre de manifestants avancés par les forces de l'ordre et celui donné par les organisateurs, "notamment les syndicats".   Ainsi à Grenoble, l'intersyndicale a annoncé jeudi 50.000 manifestants contre 7.800 pour la police, un écart également constaté le 19 octobre avec 80.000 pour les syndicats, 15.000 pour la police. 

M. Hortefeux a demandé aux préfets d'organiser une rencontre avec "les organisateurs pour leur présenter les méthodes de comptage mises en oeuvre par les services de police et de gendarmerie", ce que la préfecture de l'Isère a proposé aux syndicats pour le 4 novembre avant la manifestation du 6.   La CGT, FO et Solidaires Isère ont refusé d'y participer, la CFDT n'ayant pas encore pris sa décision.

Pour la secrétaire générale de la CGT Isère, Lynda Bensella, "l'ordre du jour de cette réunion est totalement hors sujet. L'angoisse des Français ce n'est pas la façon dont on compte, ce sont les retraites". "On reste sur notre façon de compter", a précisé la responsable, détaillant une méthode basée sur des "estimations" de militants placés en divers points de passage des cortèges.   De son côté, le secrétaire départemental de FO, Jean-Paul Gilquin, dont la méthode de comptage consiste à prendre le chiffre de la police et à le multiplier par deux, estime "ne pas avoir de temps à perdre à discuter de ce sujet". Solidaires Isère oppose également une fin de non-recevoir. "Il est hors de question d'aller prendre des cours de maths" avec le préfet de l'Isère, nommé par Nicolas Sarkozy après les émeutes dans le quartier grenoblois de la Villeneuve, a déclaré Jean-Paul Portello, de Sud-PTT.   Seule la CFDT réfléchit à la possibilité de participer à cette réunion. "On se positionnera mercredi. Il y a quelques militants qui s'interrogent sur la véracité des chiffres", a reconnu un responsable.