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CONTROVERSE des AFP 4 mai 2009
Controverses des AFP
2009-2010
« Définir et compter le Peuple »
Pour quoi faire ?
Est-ce souhaitable ? Est ce possible ?
(Concordataires, réformés, évangéliques :
combien de divisions ? )
Entre Société française et microcosme « parpaillot », corrélations utiles ?
Représentativité et Pouvoir ? Conséquence du financement public des partenaires sociaux sur la qualité du dialogue social ? Etatisme et corporatisme, société de défiance, radicalisation et violence ? Définir et Compter des protestants ? Comment ? Pour quoi faire ?
REPONSE PROVISOIRE : QU’IL S’AGISSE DE LA SOCIETE TOUTE ENTIERE, DE L’UMP OU DU PS , DU MEDEF ou de la CGT, QU’IL S’AGISSE DE VOTER OU DE PAYER, IL N’ Y D’AUTRE SOLUTION QUE DEMOCRATIQUE CE QUI IMPLIQUE DE S’ACCORDER SUR la DEFINITION DU CORPS ELECTORAL, DES PROCEDURES DE VOTE, DES METHODES D’EVALUATION DE PREFERENCE DANS UN CADRE DE SEPARATION DES POUVOIRS ET DES INTERETS. CE N’EST PAS AFFAIRE DE SOCIOLOGIE ENCORE MOINS DE THEOLOGIE .
Réunion inaugurale
4 mai 2009
37 Rue Tournefort 75006
de 18 h à 22 h
PRESENTS (Evangéliques en bleu)
AFP
Administrateurs
Jean Hugues Carbonnier
Françoise Caron
Pierre de Felice
Daniel Humbert
Pierre Patrick Kaltenbach
Stéphane Lauzet
Serge Oberkampf
Michel Rives
Jean Pierre Riche
Autres AFP
Michel Baleverde
Samuel Charles
INVITES
Invités non protestants
Michel Louis Levy INED
Michèle Tribalat INED
Daniel Voillereau AFTA
Invités protestants
Betrand de Cazenove Secrétaire Général. ERF
Brice Demyer pasteur ERF
Daniel Liechti. Mission France.
Yves Parrend Secrétaire Général.FPF
Jean Daniel Roques Trésorier FPF
Jean Charles Tenreiro Pdt de Région ERF Ile de France
I
ORIGINES et ORIENTATIONS
DE LA CONTROVERSE
Les affirmations de ce texte font l’objet de pièces regroupées dans un dossier joint disponible aux AFP.
Prévue depuis deux ans, cette réunion avait pour objectif initial de dresser un bilan de la réflexion engagée en réponse à la motion du synode national de l’église réformée de France (ERF) de mai 2007 à Sochaud.
A l’initiative de J.A. de Clermont alors président en fin de mandat de la Fédération Protestante de France (FPF) cette motion, votée à main levée et à l’unanimité, invitait le conseil national de l’ERF à vérifier si les prises de postions de P.P. Kaltenbach étaient : « Compatibles avec la présence des AFP au sein du collège des Œuvres et Mouvements de l’ERF et du Forum Associatif de la FPF ».
De nombreuses réunions de bureau, conseil d’administration, Assemblée Générale dont certaines avec les représentants de l’ERF et de la FPF, (MM de Cazenove et Widmer) se sont succédé en décembre 2007, octobre 2008, février et mars 2009 .
Au fil des années, la difficulté soulevée par la « Motion de Clermont » a perdu toute importance au profit de l’interrogation sur les corrélations entre Représentativité et Pouvoirs au sein des instances officielles des protestantismes. Deux événements inattendus ont en effet placé cette interrogation au cœur du débat : au sein des églises officielles groupées dans la FPF, le déséquilibre entre droits de vote et contributions budgétaires fait problème ; au sein du monde évangélique désormais majoritaire, la volonté de concorde et coordination sinon d’unité s’incarne depuis peu dans le projet de création du CNEF prévue pour 2010.
OCTOBRE 2008
L’examen par la FPF des conditions de répartition en son sein des votes et des contributions budgétaires à l’initiative du trésorier de cette institution a mis sur la table en octobre 2008 une série d’incohérence et par exemple le fait que les Associations disposent face aux églises d’un quart des voix pour une contribution budgétaire de 4%. Cette distorsion interroge sur les diverses conceptions possibles de l’authenticité associative et plus spécialement sur le rapport entre engagement personnel et professionnalisation au sein des trois peuples associatifs : le bénévolat, le patronat et le salariat, et surtout sur la notion de « membre d’église » question capitale voir première lorsqu’il s’agit de défini un corps électoral et des contributions.
Elle interroge surtout sur la fidélité au principe du sacerdoce universel, socle de cette fameuse République Religieuse définie par Michelet en 1856.
NB : La charte des AFP affirme comme critère associatif, le primat de l’engagement personnel sur la professionnalisation de l’engagement .
JANVIER 2009
L’annonce de la création du Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), qui concerne sans doute 80% des nouveaux évangéliques, met sur table le débat jusqu’ici tabou : « Les évangéliques, combien de divisions ?». La FPF a immédiatement accepté que les nouveaux évangéliques reçus depuis peu en son sein puissent pratiquer la double appartenance et divisent leur cotisation par deux.
NB : Or l’une des caractéristiques des AFP depuis 1999 est la coopération institutionnelle organique entre évangéliques et réformés, coopération fondée sur une Charte commune, des statuts commun, des conditions communes d’agrément au mouvement national et aux UDAF. Sont présents au sein de l’Assemblée et du Conseil d’administration des AFP des associations/paroisses dont les responsables sont membres de 8 unions d’églises :
Union d’églises ayant un ou plusieurs membres au sein des AFP
UNIONS MEMBRES DE LA FPF
ERF ( 350 églises)
Communion des églises de l’Espace Francophone (30 églises).
Union d’Assemblées Protestantes en Mission (24 églises)
CEPEE (12 églises)
UNIONS HORS FPF
Assemblées de Dieu. (400 églises).
Communautés et églises Darbystes. (106 églises).
Fédération des églises du Plein Evangile. (77 églises).
ELIM ( 5 églises)
La réflexion a été en outre influencée par les travaux engagés depuis 2000 dans la société civile comme dans la société politique sur la crise de représentativité et de financement des partenaires sociaux et des Fédérations associatives.
Les AFP ont été associées à ces travaux en raison de leur acquis en matière de certification.( Présence à l’UNAF, à la CNCDH, au CNVA, rapports Langlais, Morange etc … ).. Parallèlement on notera que les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs soient certifiés par un organisme public départemental, pluraliste et laïc (UDAF-UNAF) ce qui assoit la crédibilité de leur représentativité.
Tels sont les éléments qui ont conduit à retenir la procédure de « controverses », c’est à dire du débat ouvert pour aborder sans tabou le problème posé y compris au sein des protestantismes . La réticence des institutions officielles à « Définir et compter » dés qu’il s’agit de représentativité et de financement conduit en effet vers une impasse.
II
RESULTATS et DECISIONS
Comme prévisible, le bilan de cette première réunion peut être qualifié de contrasté mais globalement positif et prometteur.
La présence du Secrétaire Général ( Yves Parrend) et du Trésorier( Jean Daniel Roque) de la FPF, du Secrétaire général (Bertrand de Cazenove) et du président ERF de région Ile de France ( Jean Charles Tenreiro) mais aussi d’experts non protestants ( INED : Michèl Louis Levy. Michèle Tribalat (Vie Associative) Daniel Voillereau Président de l’AFTA, comme d’une palette confessionnelle diversifée a permis le débat . C’est une première qui pourra être étendue sans problème à l’assemblée générale des AFP en colloque de Fontevraud c’est à dire en formation « ouverte », le premier week end d’octobre 2010.
Des thèses contraires ont été débattues sans affrontements en raison – mais pas uniquement - de la brièveté voulue de la rencontre : quatre heures.
- Instabilités de statistiques religieuses et associatives contradictoires.
- L’islam seconde religion de France.
- Discrétion du bureau des cultes.
- Santé des églises concordataires et de l’ERF sur la longue période.
- Réalité du Réveil évangélique et notamment effectifs comparés des membres et des non-membres de la FPF.(« Insiders » et « Outsiders »)
- Conséquences de l’hétérogénéité des diverses conceptions de « membre d’église » sur la vie fédérative de la FPF, du CNEF.
- En protestantismes, équilibres de représentativité, ressources publiques et privées, engagement personnel, cotisations aux unions, etc …entre patronat, salariat et patronat associatif sur fonds publics.
- Répartition des votes et des contributions budgétaires aujourd’hui au sein de la FPF , demain au sein du CNEF.
- Conséquences de la crise de représentativité des partenaires sociaux sur la démocratie économique et sociale comme sur la vie des églises.
Le principal intérêt de ces échanges a été moins de permettre aux AFP de déterminer les modalités de leurs relations avec l’ERF, la FPF et le CNEF que de pressentir quels pourraient et devraient être les principes fondateurs de toute réorganisation protestante provoquée par les évènements récents .
Il est d’ores et déjà apparu que seuls des principes issus de la Réforme permettraient la fois de résoudre les difficultés actuelles de la FPF et de fonder solidement un futur CNEF. Ces principes fondateurs de ce que Michelet a génialement nommé « République Religieuse » sont connus : le sacerdoce universel, le primat de l’engagement personnel, « aucune église au dessus des autres », le régime presbytero-synodal, avec pour conséquences heureuses, la transparence et la gouvernance assurées par la séparation des pouvoirs et des intérêts.
Paraphrasant Calvin on peut dire « Incapables par nous -mêmes d’aucun bien, nous devons nous doter de procédures qui nous protègent contre nous mêmes y compris contre la loi du seul nombre ».
MICHELET
“Histoire de France au XVIe siècle” .Edition 1856. Volume 3,
“Guerres de religion” - ch. 9
“Un acte autrement hardi venait d’avoir lieu dans Paris, à l’insu de tout le monde. Appelons-le de son vrai nom, qu'ignoraient ceux mêmes qui le faisaient : la république réformée. Du 26 mai au 29 mai 1559, une assemblée générale des ministres de France avait eu lieu au faubourg Saint Germain. Pendant ces violentes disputes du Parlement, au milieu de bûchers, au sein d’un peuple furieux qui massacrait jusqu’à des catholiques suspects de tolérance, ces hommes intrépides, de toutes les provinces,vinrent siéger en concile.
Dans leur gravité forte, ils écrivirent leur foi, leur discipline et l'acte de naissance de la démocratie religieuse. ”Nulle église au dessus des autres” ; deux fois par an s’assemblent les ministres, chacun amenant un ancien et un diacre eux mêmes élus par le peuple. Voilà la base républicaine de l'église de France. Tout cela calqué sur Genève ; mais combien différent, en résultat, quand on transportait de la petite ville au royaume de France, à cet empire immense que la Réforme allait se créant aux Pays Bas et en Ecosse, en Angleterre, bientôt en Amérique !”.
C’est pourquoi les AFP ont voulu commémorer le premier synode de mai 1559 plus que la naissance d’un homme. 1509.
Volume 4.
“La ligue et Henri IV”. ch. 2. 18
“Que vois-je au XVIe siècle ? Que le protestantisme seul nous donne la république…Je dis qu’il donne la république, l’idée et la chose et le mot”.
CONCLUSIONS PARADOXALES.
Apellées en 2007 à se justifier par un synode réformé votant comme à l’improviste à Sochaud, les AFP se découvrent pour vocation - par la seule force des choses et des évènements - de servir de micro-laboratoire d’idées et d’expériences pour ce qui est de « définir et compter » ensemble la représentativité et les financements, protestants, pour aider la FPF ( qui veut se réformer) et le CNEF ( qui veut se constituer) à refonder ensemble la République religieuse au sens de Michelet et dans la fidélité au projet d’Etats Généraux du protestantisme initié à Fontevraud en octobre 1984 et parrainé par Jacques Ellul en octobre 1985.
La procédure de controverses élaborée en 1999 à la demande des AFP par Louis Schweitzer alors Secrétaire général de la FPF pour traiter du PACS, s’averre parfaitement adaptée au problème posé.
S’intéresser à la société entière et pas au seul microcosme, associer des non protestants au travail présente deux avantages de taille : sortir de nos ornières, déposer nos œillères, intéresser et rendre service hors protestantismes pour tester la qualité de nos propositions . C’est ce qui vient d’être fait à l’assemblée générale de l’UNAF du 18 juin à Limoges, au Haut Conseil de la Famille le 25 juin et lors de l’Université d’été du MEDEF en septembre 2009. (CF Site pp.Kaltenbach.org)
CALENDRIER
Réunion intermédiaire les 8/11 avril 2010 à La Force
Bilan et projets . 1/ 3 Octobre 2010 à Fontevraud
NB. En 2010 la FPF doit présenter le projet de réforme de ses statuts et le CN EF sa constitution.
DOSSIER de TRAVAIL
Disponible auprés ces AFP
VERBATIM de la réunion du 4 mai 2009
Documents concernant la crise de représentativité dans la société française
Du recensement en France I
Une société de défiance : l’exception française en 2009 II
Inquiétudes des pouvoirs publics : crise de la représentativité III
Islam 3° religion de France après les évangéliques ? Vivement la certification des cultes ! IV
Documents concernant la crise de représentativité au sein des institutions protestantes.
Poudrières luthero-réformées. Statistiques des sites officiels . 2009 V
Qu’est-ce qu’un membre de l’église réformée ? VI
La république religieuse . Selon Michelet. VII
Certification d’une église évangélique concordataire par la FPF VIII
Spécificités associatives des AFP . Principes et certification. IX
Règle du jeu d’une controverse X
Motion de Clermont .Synode national ERF Mai 2007. XI
Par PPK
| Avant
| 20/12/2009 15:11
| Après
| Ass. familiales protestantes
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