PROTESTANTISMES: 2010 . DEBAT CNEF.FPF
DISPUTES et CONTROVERSES
LES DISPUTES DE REFORME
1° Juin : CIMADE . 3 juin 2010. CNEF.
Réunion le 3 Juin 2010
Oratoire du Louvre
Le Conseil National des Evangéliques de France
Pour le CNEF : Stéphane Lauzet et Daniel Liechti
Pour la FPF : Marcel Manoel, Jean Daniel Roque, Michel George
OBSERVATION LIMINAIRE
La réunion CIMADE à 18 H avait attiré 60 personnes dans le temple. La réunion CNEF à 20H30 a attiré 40 personnes seulement salle Monod. Pourquoi ce résultat décevant s’agissant de sujets aussi brûlants ( l’étranger et la représentation du protestantisme) abordés selon la procédure alêchante de controverse ?
Deux explications possibles .
I Lassitude ou non-information des publics les plus concernés.
-S’agissant de l’étranger, le sujet lasse l’opinion……les protestants parisiens sont gâvés de CIMADE .
-S’agissant du CNEF et de la FPF, le sujet n’intéresse pas le peuple réformé et Réforme ne touche pas un peuple évangélique pourtant hyper mobilisé par l’imminence de la création du CNEF le 15 juin.
II Tout comme la CIMADE, la FPF qualifie tout débat en vue de définir, dénombrer et évaluer d’inutile, agressif, ou idéologique.
Pour la CIMADE la Bible se suffit sur l’étranger. L’immigration est inéluctable, profitable et morale. La demande de connaissance des faits et des chiffres présentée par M. Tribalat cacherait mal une contestation de la « Ligne CIMADE » et ne peut que réveiller la bête immonde. Le BIEN l’emporte sur la VERITE. On ne cherche pas, on milite.
Pour la FPF, la question de la représentativité, ne se pose pas. Chaque église (Réformés, Concordataires etc..) a sa façon de définir et compter ses membres. Pour les églises de l’Intérieur, la solution est théologique. Pour les églises Concordataires, elle est historique. Pour les associations subventionnées, elle est morale, « Foin de toute distinction entre bénévoles et salariés comme de toute certification » !. Les membres de la FPF sont théologiquement « en lien » entre eux tout comme les 250.OOO personnes physiques membres de l’ERF le sont entre elles.
III Les différences porteuses de divergences entre CNEF et FPF ne sont pas que théologiques et théologiques, elle sont tout autant sociologiques, éthiques et politiques voir partisanes. Tout le monde le sait et d’abord intellectuels, sociologues, medias et gens d‘appareils mais pas un mot sur ces réalités qui tant pimentent la vie publique française. Des exemples ? Famille, Palestine, Homoparentalité, Dépense publique, Association, Islam , Burka ? .....
Commentaire et conclusion :
A) Tout ceci ne serait que tempête dans dé à coudre n’était la question concrète et non dite des rapports avec les pouvoirs publics natioaux et locaux : relations officielles (Vœux à l’Elysée !), agréments administratifs, TV et radios, subventions aux associations du secteur sanitaire et social, participation aux instances consultatives locales, aumôneries etc... Définir et compter s’imposera tôt ou tard aux protestants comme aux Pouvoirs . Représenter est un idéal exigeant. Parler au nom d’un peuple sans trop de consultation est en démocratie un privilège enviable autant que rare et risqué. Centraliser et Répartir les avantages et droits liés au rapport avec les Pouvoirs et à la Dépense publique constitue un autre privilège qui entraîne souvent, si l’on n’y prend garde, bien des entorses inexcusables aux grands principes institutionnels issus de la Réforme
B) La question que les AFP tirent des grands principes institutionnels de Réforme ( Sacerdoce universel, régime prebytero-synodal, séparation des pouvoirs etc ....) reste sans réponse à la suite de cette réunion du 3 juin qui fait suite à la controverse organisée par les AFP avec les mêmes participants le 4 mai 2009 et dont Réforme avait rendu compte dans son numero «Musée du Désert» sous le titre : « PROTESTANTS.. COMPTEZ VOUS !!. :« Une institution peut-elle représenter et parler au nom d’un groupe humain sans en avoir au préalable défini et dénombré conventionnellement les membres » ?
Est-ce faire secession que de poser cette question de bon sens?
C) Reforme ne doit pas renoncer mais s’interroger sur les causes d’un résultat décevant dont le journal ne peut être tenu responsable.
POUR LES AFP
Quatre administrateurs des AFP participaient au débat : à la tribune deux évangéliques « divisés » : S.Lauzet et M. Georges. Dans la salle deux réformés « unis » : J.H. Carbonnier , PP Kaltenbach. C’est dire l’intérêt concret des AFP pour le sujet. Par leurs statuts et leur pratique, les AFP qui comportent des associations issues de douze églises différentes démontrent en effet quotidiennement et localement qu’il est possible d’apporter une réponse démocratique et concrète, comme nationale et locale aux problèmes de la coexistence entre CNEF et FPF.
Plus que jamais s‘impose donc à elles la double appartenance aux deux fédérations.. Les AFP peuvent et doivent inviter CNEF et FPF à promouvoir la création d’AFP disposées à coopérer sans considération d’appartenance confessionnelle ( clause statutaire d’ adhésion ), donnant ainsi corps aux propos fraternels entendus de part et d’autre. De tout cela, les AFP parleront et trancheront les 1°/3 octobre prochains à Fontevraud
POUR LES PROTESTANTS
A l’occasion du débat, la différence fondamentale entre les chartes des deux fédérations telles que confirmées en 2010 n’a été qu’évoquée. Or sous couleur d’aggiornamento technique, (les effectifs de l’assemblée passent de 96 à 120) la FPF a bel et bien réformé la répartition des droits et devoirs de ses membres comme la répartition des sièges à l’assemblée générale et partant l’équilibre des pouvoirs entre ses quatre piliers :
ERF. 30% des sièges. Contre 20% avant 2010
Concordataires. 23 % . // Contre 15% //
Autres églises. 23%.. // Contre 38% //
Associations. 21%. // Contre 25 % //
La différence est par ailleurs grande entre les deux chartes (CF les sites ). La charte du CNEF privilégie la prééminence à la confession de foi et au souci démocratique du fonctionnement. La charte de la FPF , mais plus encore son réglement intérieur, évoquent un accord administratif d’appareils privilégiant l’organisation des votes et contributions et surtout le droit de représenter et de parler « au nom de ... ».
Les possibilités d’un éventuel accord entre les deux fédérations et entre leurs membres dépendra donc moins de divergences théologiques et politiques que du niveau de démocratie de leurs structures et procédures de vote et de financement. En la matière, le CNEF n’est pas seul en cause ; la FPF elle aussi doit s’interroger.
PPK
Par PPK
| Avant
| 05/06/2010 07:54
| Après
| Pour des Etats généraux du protestantisme
|
aucun commentaire
|