LAICITE
1685-1905-2005

POUR UN CENTENAIRE UTILE

Deux principes:


“Commémoration ouverte” ? OUI ! “
“Laïcité ouverte ” ? NON !”

“Impossible de séparer 1905 de 1901”


SCOOP STATISTIQUE et SOCIOLOGIQUE :
En annexe

L’ISLAM
Troisième religion
de France ?

Si l’islam n’est que la troisième religion de France, le politique Nicolas Sarkozy et le pasteur réformé Jean Arnold de Clermont auront bien mérité d’un réveil évangélique qui se révèle seul en mesure de sortir des « catacombes » pour construire des temples dans les banlieues.


Lire Regis Debray:

;Les communions humaines. Pour en finir avec ; la religion ;Fayard Collection Les dieux dans la Cité. Février 2005.


GRENOBLE 15/16 MARS 2005

PASTORALE EVANGELIQUE
( 450 pasteurs)

Contribution de P.P. Kaltenbach
Président des Associations Familiales Protestantes,
Conseiller maître à la Cour des Comptes


RAISONNEMENT

Pour la France de 2005,
la Laïcité « biblique » telle qu issue de la REFORME
est un héritage plus précieux que jamais

C’est donc la commémoration de la Loi de 1905
et non la laïcité
qui doit être « OUVERTE »


Alors nous pourrons Réformer l’église et la société, c’est à dire :

- Rendre vitalité au régime presbytero-synodal,
République Réformée et Démocratie Religieuse
selon Michelet ( 1856).

- Laïciser notre démocratie au sens de « Désenchanter »
une société bureaucratique et corporatiste déchristianisée.

Et pour ce faire, nul n’est besoin d’argent public.


 
++

PREMIERE PARTIE

L’HERITAGE DE LA REFORME
DANS LA SOCIETE FRANCAISE EN 2005

ICI CE 15 MARS A GRENOBLE, NOUS SOMMES TOUS ISSUS DE LA REFORME donc DES HERITIERS.

Mieux vaudrait redevenir des fondateurs.


HERITAGE
I - L’ECRITURE

POUR DES GENS ISSUS DE LA REFORME DEUX EVIDENCES

- HORS DE LA BIBLE, PAS DE LAICITE.

- QUI DIT HERITAGE DIT DETTE

HERITAGE et DETTE

Dans l’Ancien Testament : La loi et la promesse.
- Deuteronome 6 ( Ecoute Israêl… ..Vas dire à tes fils » .)
- Isaïe 58. (« On restaurera grâce à toi les ruines antiques).

Dans le nouveau Testament : La dette et l’obligation d’engagement personnel
- Deux paraboles : celle des Talents (Mat 25 -14.30) ; et celle de l’arbre et des fruits ou l’homme qui construit sa maison sur le roc.(Luc 6. 45-49)
- Puis Matthieu 23.14 : « Malheur à vous qui courez la mer et la terre pour faire un prosèlyte et quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous » .

Ou autrement dit : « Ecoutons. Transmettons, témoignons, Mettez en valeur ce que vous avez reçu ;… Transmettez ce qui vous fait vivre……. Ne criez pas Seigneur !! Seigneur !!!!!! « Alors les tiens rebâtiront sur d’anciennes ruines…tu relèveras des fondements antiques… ».
Nous avons reçu de nos pères une maison chaleureuse, ne laissons pas à nos enfants un hangard vide ouvert au vent.Malheur aux générations de fils de famille.

LAICITE

- Genèse 17 à 34. Isaac promesse, naissance et sacrifice,.Sodome et Gomorrhe, la nuit de Jacob.

- Jean 2-19 et Matthieu 26-61. Destruction du temple, ce qui n’ a rien à voir avec la moquerie du « rendez à César ».

FAMILLE.

France Quéré
« Tu honoreras ton père et ta mère; (Exode
 L’homme quittera son père et sa mère (Genèse 2 verset et 24 Mat 19 verset 5)
Qu’as tu fait de ton frère ? (Genèse V verset 9)
Vas dire à tes fils que... (Deutéronome VI, versets 4 à 9)

Jacques Ellul
Citant Tischner le philosophe de Solidarnosch : ;Si l’enfant n’apprend pas le sens de la vie sur le visage de son père et de sa mère, il ne l’apprendra nulle part ailleurs.

Jean Carbonnier
Pas de droits pour ceux qui refusent le Droit.
 Le Droit protège le faible.(Fontevraud, octobre 1984).

Jean de Verbizier
Une vie ne s’éclaire qu’unie à celles qui la précèdent, l’accompagnent, la suivent.


II L’HISTOIRE RELIGIEUSE FRANCAISE



 Non seulement le protestantisme français n’a pas connu Luther, Zwingli ou Calvin à domicile, mais trés vite il a été décapité: les Parisiens massacrés, la noblesse convertie, les pasteurs bannis, un peuple d’entrepreneurs et d’experts en exil, les temples détruits, l’élite aux galères, les enfants émancipés par Louis XIV dés l’âge de 7 ans pour être placés dans l’école unique du moment.

Ont survécu des familles et au sein de celles-ci des femmes qui ont assuré la résistance pour et par la transmission de l’Ecriture. C’est pourquoi le protestantisme français est une religion de la Bible, associative, familiale, laïque. Ce n’est pas un mérite, c’est un talent hérité de l’histoire. Autre spécificité bien repérée par Michelet: le régime presbytero synodal fondé en 1559 qui a nourri, avec la résistance la vitalité du message.

1559 Michelet “Histoire de France au XVI°siècle”.

Edition 1856. Volume 3,” Guerres de religion”.ch 9. 1856

“ Un acte autrement hardi venait d’avoir lieu dans Paris, à l’insu de tout le monde. Appelons-le de son vrai nom, qu'ignoraient ceux mêmes qui le faisaient: la république réformée. Du 26 mai au 29 mai 1559, une assemblée générale des ministres de France avait eu lieu au faubourg Saint Germain. Pendant ces violentes disputes du Parlement, au milieu de bûchers, au sein d’un peuple furieux qui massacrait jusqu’à des catholiques suspects de tolérance, ces homme intrépides, de toutes les provinces,vinrent siéger en concile. Dans leur gravité forte, ils écrivirent leur foi, leur discipline et l'acte de naissance de la démocratie religieuse. ”Nulle église au dessus des autres”; deux fois par an s’assemblent les ministres, chacun amenant un ancien et un diacre eux mêmes élus par le peuple. Voila la base républicaine de l'église de France. Tout cela calqué sur Genève; mais combien différent, en résultat, quand on transportait de la petite ville au royaume de France, à cet empire immense que la Réforme allait se créant aux Pays Bas et en Ecosse, en Angleterre, bientôt en Amérique! “.

D’où la plaisenterie américaine: ”Aux Etats Unis, les catholiques sont calvinistes, les juifs sont calvinistes et même les évangéliques sont atteints. ”

Volume 4. ”La ligue et Henri IV”. ch 2. 1856.

Que vois-je au XVI° siècle? Que le protestantisme seul nous donne la république.......Je dis qu’il donne la république, l’idée et la chose et le mot”.

Deux remarques

Pour un protestant français, la laïcité date donc de 1559. Michelet s’en est rendu compte trois siècles plus tard.

C’est la dissolution morale de ce régime qui menace actuellement la survie de l’église réfomée, le concordat se chargeant du reste en Alsace Moselle.

Ce passé explique et le projet lancé par Jacques Ellul d’Etats Généraux du Protestantisme en 1985 et la rédaction de la charte des AFP en 1998.

Ce passé explique en outre que les premières associations familiales de France aient vu le jour au tournant des années 1875; entre Besançon, Belfort et Mulhouse. De cette innovation sont sortis le premiers centres sociaux associant des familles aidées par une diaconesse et un médecin, l’objectif social étant l’engagement personnel des familles et non l’assistanat par des professionnels. De nos jours les centres sociaux culturels sont passés aux mains de salariés et l’UNAF attribue son échec en milieux urbain tel que critiqué par la Cour des Comptes (46% des membres de l’UNAF sont des ruraux) à cette prééminence des travailleurs sociaux. Les AFP vont donc commémorer leur 130° anniversaire en 2005.
Ce passé éclaire la charte des AFP.

CONSTITUTION DES AFP (Charte )

- Le primat du bénévolat et de la gratuité comme critère d'authenticité associative et d’engagement
- La famille fondée sur le mariage comme modèle juridique le plus favorable à la transmission entre générations, à la protection du plus faible et à la recherche du bonheur.
- Les grandes affirmations de la Réforme, l'Ecriture, la Grâce, la Foi seules comme essence du protestantisme.

Ces principes nourrissent une démarche d'entraide familiale en liaison avec les communautés, églises et paroisses.

Toute association qui déclare adhérer à cette charte peut demander à adhérer aux AFP après avoir adhéré à l’Union Départementale des Associations Familiales de son Département ( UDAF), adhésion qui garantit son respect du Droit et du Code de la Famille, la déclaration nominative de ses membres, et la certification de ses effectifs. C’est aussi ;laïc que le régime des associations cultuelles de la loi de 1905.



LA SOCIETE FRANCAISE EN 2005

La crise et la fracture actuelles semblent de nature moins économique et sociale que politique et morale.

Dans le domaine religieux

C
omme toujours le « choc religieux » est venu de là où les experts en « laïcité à la française » ne l’attendaient pas : l’Islam et la femme, l’Evangélisme et le réveil des communautarismes. Les intéressés, sociologues, politologues, médias ou politiciens qualifient généralement de « séisme » ce genre d’irruption d’une réalité qu’ils refusaient. Ce que subissent sous nos yeux depuis une quinzaine d’années nos « autorités morales » est une défaite de la pensée. En témoignent les stupéfiantes alliances médiatiques à revers entre MM Bove, Mamère, Dieudonné, Ramadan, la Ligue de l’Enseignement et certaines « autorités réformées » pour obtenir une révision de la loi de 1905 via le financement de mosquées. Et c'est dans un monde en plein remue ménage spirituel que les modernes flamines français( .( Flamines était le titre donné par Rome aux fonctionnaires de religion.) concluent à la fin du religieux.

Commençons par le « tsunami évangélique » américain.

Depuis la création des Etats-Unis, les Français, étaient, sont et restent hors d’état de comprendre ce qui se passe dans le champ religieux américain. La raison en est simple : soit ils sont décatholicisés -et en plus forte proportion que tous les européens- soit ils sont incultes en matière d’Histoire des religions surtout protestantes, soit ils sont catholiques c’est à dire faibles en matière Biblique, soit enfin ils ont la foi mais ne pratiquent plus ;la religion faute de trouver une réponse acceptable dans les églises officielles. Une seule preuve de ce désastre ? la multiplication d’articles assimilant évangéliques et islamistes.

Deux conséquences en résultent :

I Pour nos dirigeants et media qui ignorent tout de la Bible, la « religion » comme ils disent c’est le catholicisme. Tout ce qui n’est pas Eglise Catholique Romaine relève à leurs yeux de la Secte. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils ont reçu l’élection de Busch comme une abomination puritaine,hypocrite et cléricale à la fois. L’ancien ministre Moscovici, conseiller à la Cour des Comptes, s’est même laissé aller à dire à la journaliste C.Okrent sa vive inquiétude d’un retour des « valeurs chrétiennes ».

II Mais même si un séisme évangélique général à l’américaine semble tout à fait exclu, un Réveil comme il y en a eu en 1830 et 1920 se produit en France depuis trois décennies dans les milieux chrétiens et d’abord catholiques et évangéliques. Et bien entendu, ce Réveil stupéfie les sociologues experts en religion car il apporte des réponses dans un champ spirituel abandonné par les professionnels des églises traditionnelles mais aussi dans un champ social et culturel vidé de sens notamment par la cléricalisation outrancière, sectaire par conformisme du monde associatif issus du secteur public. Les fidèles désertent les églises comme les bénévoles désertent les associations. Du coup les sociologues officiels du protestantisme ( CNRS et EPHESS ) vont passer 18 mois en 2002-2003 à la Porte ouverte de Mulhouse pour tenter de comprendre pourquoi 2000 adultes non retraités, de toutes catégories socio-professionnelles se réunissent chaque dimanche pour lire la Bible et s’engager dans la société.

Dans le domaine familial

 Un réveil familial social et communautaire au sens associatif du terme a de fortes chances de traverser l’Atlantique assuré qu’il est de trouver en France un terreau rendu favorable par le bilan familial désastreux de la « génération morale » aux affaires depuis trente ans.

Ce sont d’abord les multiples, décompositions dislocation et déchirures porteuses de multiple souffrances individuelles, familiales et sociales.
Ces souffrances sont le fruit dans le domaine sexuel, conjugal et familial du relativisme totalitaire de la période : « Tout se vaut donc il est interdit d’interdire mais vous n’avez pas le droit de dire le contraire». Précoces dans leur venue, non exclusivement matérielles dans leurs causes et leur nature, ces multiples souffrances sont en outre d’autant plus insurmontables que les politiques mises en oeuvre s’averrent totalement inadaptées.
Un exemple ? les familles « non traditionnelles ». Les effectifs de familles monoparentales- comme ceux des familles recomposées- poursuivent de façon ininterrompue leur croissance relative et absolue engagée au début des années 80. C’est dans ce segment que la Commission « Famille et pauvreté » installée en février par le gouvernement situe le plus fort taux de précarité et animée par M. Martin Hirsch. Mais il est interdit de chercher de relation de cause à effet.
En toute hypothèse nous affrontons un fait social en explosion qui restera la marque de la génération 1980-2010. D’ores et déjà sur 8,6 millions de familles avec enfants, 27 % des foyers (4. 322.000) et 24% des enfants (4. 382. 000 enfants de moins de 25 ans) vivent dans des familles « non traditionnelles » dont en situation monoparentale respectivement 2. 000.000 de familles et 2.747 000 enfants.)

Affligeant bilan de la « génération morale » ! Elle ne voulait plus parler de Famille avec un F majuscule mais de familles en minuscules et au pluriel. Elle parlait du modèle « traditionnel », entendez réactionnaire, avec condescendance et des « nouveaux modèles », entendez libérateurs, avec enthousiasme. Maintenant qu’elle a le choix : concubinage, PACS, décomposé, recomposé, le modèle « Mamère », le modèle Immam de Vénissieux et le modèle ringard « catho-coincé »( celui des AFP) elle se refuse à dire son choix. « Tout se vaut !… choisir c‘est exclure !…. culpabiliser ! stigmatiser ! »

Multipliant prises en charges, encadrement social, prestations, institutions et professions, ces politiques rarement coordonnées se sont révélées non seulement incapables de produire du sens et de la relation- ce qui était prévisible- mais s’averrent contre-productives comme en témoignent certains dossiers explosifs. Le plus douloureux comme le plus répandu à travers toutes les strates sociales concerne l’adolescence avec 5 à 7% des effectifs – soit 700 à 800.000 en grande souffrance et désarroi dangereux. Citons aussi la protection de l’enfance, la gestion associative et familiale des tutelles aux majeurs par les UDAF, les dérives des CAT. Ces errements n’ont pas peu contribué à détruire le tissus familial d’abord, le tissus social ensuite, surtout mais pas uniquement dans les populations fragiles. Qui pis est, ce même terreau s’averre tout aussi favorable à l’usage record d’anti-dépresseurs et drogues qu’aux dérapages communautaristes, intégristes, radicaux et sectaires.
Face à ce désastre la commission Hirsch propose pour tout potage de coordination une nouvelle formule de subvention réconciliant MM Borloo et Douste Blazy qui passera à la postérité .A moins qu'elle n'aille s'enfouir dans les archives du Conseil d'Etat.

Rt=R+(min-X)-T1(R)-2(R-R-Ro)+X

Société civile et démocratie sociale

 L’Exception française ? C’est d’abord au plan institutionnel une coupure générale et croissante entre les professionnels des appareils sociaux et des populations dont ils revendiquent haut et fort le monopole de représentativité. Tous ne parlent que de citoyenneté et de société civile mais tous sont également affectés de déréliction et de déshérence. La laïcité, c’est d'abord de ne pas se ccuper du peuple.

Le bilan de cet affaissement « clérical » dans le champ séculier tout autant que religieux? Des partis politiques sans militants ! Des syndicats sans salariés du Privé ! De grandes associations sans bénévoles ! Des églises traditionnelles sans fidèles ! Des médias sans lecteurs ! Et moins ils sont représentatifs, plus ils exigent d’être reconnus, reçus, financés et associés aux décisions par les pouvoirs publics pour pouvoir passer à la TV..Mais un beau jour la réalité saute aux yeux : Il n’y a pas 5 millions de musulmans pratiquants pas plus que 350.000 pratiquants réformés ! même en comptant les nourrissons. C‘est ce qui vient d’arriver à l’UNAF avec le dernier rapport public de la Cour des Comptes contestant la représentativité et le coût de l’institution.


Et plus l’Etat tente de les sauver à coup de subventions (120 millions d’euros pour les partis, autant pour les syndicats) plus décline la représentativité de ces modernes « concordataires laïcs ». C’est pourquoi il est fondé d’affirmer que le plus sur moyen de tuer une église, c’est le Concordat. Et le fait qu’il n’existe pas aux USA devrait interpeller certains réformés en mal de financements publics. La commémoration du centenaire de la loi de 1901 s’est révélée exemplaire des dérives et de la subversion associative. C’est ce qu’il faut éviter à la laïcité en 2005.

Tel est notre héritage, telle est notre société.




DEUXIEME PARTIE
Mettre cet héritage au service de cette société
exige une commémoration ouverte
de la « Grande Laïcité ».

 Le centenaire de 1901 a été un fiasco de facture corporatiste. Des cérémonies officielles aussi coûteuses qu’emphatiques et mièvres ont culminé en décembre 2001 par le vote scandaleux d’une loi autorisant la rémunération des dirigeants bénévoles au taux plafond de 7076 euros ( 46.000 francs) par mois sous prétexte de professionnalisation et de solidarité. La commémoration de 2001 a été celle des employeurs et salariés associatifs au détriment des bénévoles et des citoyens .

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, craignons que sous couleur de « Laicité ouverte » à l’Islam, la commémoration de 2005 soit celle des professionnels du secteur au détriment des fidèles et des citoyens.

Au lendemain de la pastorale de Grenoble, (Le Dauphiné Libéré du 17 mars a consacré une pleine page à « l’accompagnement » d’un projet de mosquée par six municipalités, sous forme d’un terrain gratuit de 9000 mêtres carrés à Eybens », le tout selon le maire de Grenoble, M.Destot, « dans la logique de la Loi de 1905 ». Or en Isère, une église évangélique s’est vu opposer le droit de préemption municipal sur le terrain qu’elle voulait acheter . Discrimination ? Comme à Mulhouse ? De quoi saisir le trés calviniste Louis Schweitzer, président de la Haute Autorité contre les Discriminations !

Commémoration « ouverte » cela signifie un discours nouveau porteur d’actions nouvelles.


UN DISCOURS NOUVEAU

 Le discours nouveau de l’ouverture devra affirmer que la laîcité n’est pas née en France pas même en 1901-1905, qu’on ne saurait l’enfermer dans la seule querelle scolaire surtout dans sa version anticatholique hystérique, qu’il s’agit tout autant de la femme et de l’argent public que des intérêts matériel et des pouvoir des « Flamines »


I La laïcité ? Pas seulement en 1901-1905

ENTRE « GRANDE LAICITE BIBLIQUE» (Pierre BAYLE, Locke , Spinoza , Jurieux, Amsterdam 1685) et « PETITE LAICITE OUVERTE » (PARIS 2005 )

De la Laïcité, il nous faut d’urgence cesser de parler comme en 1900 et le faire en distinguant selon les publics : l’ensemble de nos concitoyens, nos compatriotes issus de terres où brûle l’islam, les femmes de ce pays et enfin les adversaires de la loi qui vient d’être votée contre le voile à l’école.

Aux français sans distinction d’origine, de sexe, de croyance et d’opinion, rappelons l’extrême particularité de l’exception laïque française. Notre laïcité est tellement unique au monde que personne ne la comprend aisément, et que nous-mêmes l’avions un peu perdue de vue. Issue de l’atrocité du conflit religeux qui scande notre Histoire, de Cévennes en Vendée, elle mêle ce qui doit être désormais clairement séparé : La Grande et la Petite laïcité.

Dire « Petite laïcité » , ce n’est pas minorer l’importance historique de cette petite dernière. Héritée des furieux débats qui secouèrent la Chambre des Députés en 1901 et 1905, cette laïcité scolaire vit la République envoyer l’Armée française dans les couvents, la veille de la Grande Guerre. Il s’en suivit prés d‘un siècle de guerre scolaire sans merci jusqu’au grand soulèvement populaire de 1984, pour la Liberté, contre le Monopole. Bilan de ces luttes aux frontières de la guerre civile : de l’école publique, ironie du vocabulaire, les Français unanimes ont fait un sanctuaire que l’Europe se prend depuis peu à nous envier.

La « Grande laïcité » ? Il faut aller la chercher loin dans le temps.
C’est à Rome, Athènes et jusqu’à Jérusalem qu’il faut la chercher. C’est la laïcité fondatrice, celle qui depuis la Bible tranche au rasoir entre le Temple et la Loi, la Politique et la Religion, le Pouvoir et le Message, le Trône et l’Autel, l’Eglise et l’Etat. Ce n’est pas le « Rendez à César » qui la fonde mais le « Je détruirai ce Temple et le reconstruirai en trois jours ». L’Histoire a vite démontré aux homme- surtout d’église- qu’ils étaient capables de tout subvertir y compris la Bible.
C’est au nom du message de Moïse et du Christ que l’Europe du XVI° siècle subvertit le christianisme dans un fleuve de feu, de fer et de sang, se délectant à humilier, enfermer, contraindre, tuer.

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