Observatoire Bénévole des Réalités Associatives. ( Isère)

HISTORIQUE 2002-2006


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Après quinze années d’attente vaine « Gouvernance et Participation » a acquis la conviction que de la réforme associative globale dont le besoin ne cesse de croître ne descendrait pas du ciel. Cette réforme, il est parfaitement vain d’attendre qu’elle jaillisse en haut de la société politique c‘est - à- dire de l’intérieur des grandes institutions publiques : Parlement, Cour des Comptes, inspections techniques, administrations centrales, partis, partenaires sociaux, grandes coordinations associatives.

La pression en faveur de la réforme ne jaillira que de ceux qui, dans la société civile, surtout localement, éprouvent un besoin fort et croissant de transparence et de gouvernance parce qu’ils y ont intérêt : donateurs, entreprises mécènes, élus locaux, contribuables, électeurs... C’est donc en bas qu’il faut susciter et organiser la pression.

Déjà certaines parmi les meilleures et les plus honnêtes des grandes associations ont compris qu’elles avaient elles aussi intérêt à satisfaire cette nouvelle exigence populaire. Depuis l‘ARC en 1996, elles se sont lancées soit dans des opérations d’entraide déontologique de type « Comité de la Charte »- une quarantaine- soit dans la certification de type « Veritas BVQI » - trois associations - , la Cour des Comptes engageant pour sa part les vérifications imposées par la loi Evin de 1991 pour les seules associations faisant appel à la générosité publique : une centaine. Mais le plus grand nombre des grosses associations 30. à 40.000 n’a pas trouvé de procédure adaptée. D’où l’accord AFNOR signé le 15 nobvembre 2006.

L’OBRAL est né de cette analyse et de cette conviction.

Depuis 2002 en Isère, au plan local l’OBRAL offre à des bénévoles compétents une méthode pour sensibiliser localement toutes les parties prenantes à la question associative. Une demi douzaine de bénévoles compétents sont au travail. Chaque année ils recensent les subventions distribuées par le Conseil général, le Conseil Régional et le Ville de Grenoble. Les associations sont classées par montant décroissant de subventions. Les résultats du recensement sont inscrits sur un site net.
Depuis les années 70,L’Isère est devenue terre de démesure associative avec 11.000 associations, soit autant que le Rhône,et 32.000 salariés dont moitié dans l’agglomération Grenobloise. Les subventions cumulées de la Région, du Département et de la Ville atteignent 70 millions d’euros en 2005 ( 51 en 2001.).Les 50 plus gros bénéficiaires se partagent 33,7 millions soit 674.000 euros par association . 92 associations perçoivent plus de 153.000 euros soit en moyenne 467.000 euros et 250 associations concentrent 50% du total des subventions .
Avant chaque élection l’OBRAL questionne les candidats sur les questions de transparence, de séparation des pouvoirs et des intérêts. Parmi les questions qui seront posées fin 2006 figurera « Soutiendrez- vous le label AFNOR ? Les réponses sont publiées sur le net.

Le résultat de ces quatre ans confirme ainsi l’intuition qu’il existe dans le peuple associatif bénévole, civique et compétent une réelle demande de transparence et de contrôle démocratique. Une nouvelle demande politique se développe sous les yeux des professionnels surpris. C’est donc bien localement qu’il faut susciter et mobiliser la demande.

Au plan national avec l ‘»Accord FNOR », les grandes associations volontaires mais aussi et plus encore toutes les parties concernées par leurs activités vont pouvoir trouver la procédure de transparence et certification qui faisait défaux


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