COLLOQUES et CONTROVERSES
des

A l’occasion de leur réveil engagé au début des années 1980, les AFP ont inventé et rodé un outil qui leur est propre : la procédure des Colloques et Controverses, à Fontevraud (1984 à 2004) et au Sénat à Paris ( 2001 et 2005).

ANALYSE et BILAN DE LA PROCEDURE



DOSSIER I


BILAN
Vingt années de travail en onze assemblées

DOSSIER II
Le cru 2004




DOSSIER I


BILAN

Onze colloques, vingt années



Un outil adapté au réveil d’un groupuscule réformé dans un contexte subitement favorable à la Famille, fait de la recherche de repères, de valeurs, de sens, de projet, de tissus familial et social, comme à la lecture de la Bible

Il aura fallu 20 ans aux A.F.P pour se doter de l’outil adapté aux forces et faiblesses spécifiques de leur « réveil ». Cela peut paraître lent et long mais, outre l’état initial des AFP ( mouvement disparu en 1975), la faiblesse des moyens ( Pas une aide financière d’église, pas un pasteur à disposition, pas un clin d’œil favorable !) la période a été marquée par le désintérêt voir l’hostilité idéologique de l’époque à la Famille et au Bénévolat, notamment au sein des appareils des églises et oeuvres protestantes traditionnelles surtout réformées.La contrepartie positive de ces handicaps a été la totale indépendance qui a permis au mouvement de se développer sans avoir de comptes à rendre à quelque autorité institutionnelle que ce soit. - quand on est « hors les murs » de Jericho, on profite mieux de la vie de l’esprit- et surtout sans enjeux de pouvoir interne ou externe. A la question nouvelle :« Qui vous a fait rois ? » la réponse s’impose : « Le vide » du protestantisme officiel en matière familiale et associative dans la période 1970-2000.

L’analyse du colloque de 2004 (organisation, intervenants, participants, déroulement etc..) permet de comprendre la mécanique mise en œuvre par tâtonnements depuis1984 par un groupe humain dépourvu de structures et doté de moyens matériels dérisoires ( Ni salarié, ni locaux au plan national). Elle permet de répondre pour la première fois à quelques critiques récurrentes : élitisme, mondanité, exercice solitaire du pouvoir, copinage, abstraction, incohérence, idées générales sans intérêt pour les « vraies familles », conservatisme de droite... etc.

Nous savions que la France n’est pas l’Amérique même si nos compatriotes de la politique et des médias viennent de le redécouvrir avec l’élection de G.W.Busch. Mais quelque chose bouge dans notre pays comme au sein des communautés issues de la Réforme. Le réveil des AFP en est une manifestation modeste parmi d’autres.

SOCIOLOGIE des ASSEMBLEES

( 2004 :120 participants)
Le cru 2004 ne diffère guère des précédents. Protestants 85 dont 65 membres des AFP . Hommes 65, femmes 55 . Actifs, 86, retraités 34 . Secteur privé :73, Secteur public : 27 ; Eglises et « 1901 » : 20. 53 participants venaient pour la première fois. 41 depuis 1984.

Diversité géographique et confessionnelle sont fortes (cf ci après). Tous les participants sont engagés, indépendants, responsables, professionnels dans leur spécialité, pasteurs et prédicateurs laïcs compris. Par sa composition Fontevraud n’est pas plus un synode d’église traditionnelle, qu’une université d’été professionnelle ou partisane, un week-end touristique du troisième âge, une session corporatiste pour professionnels des comités et de la réunion, un groupe de copains politisés, idéologiquement homogène.

Synodes et colloques, associatifs protestants ou pas, feraient bien de s’inspirer de ce type d’analyse sociologique publiée à l’entrée des assemblées. Se regarder dans le miroir, se connaître , c’est la meilleure des portes étroites.

Par comparaison on lira la présentation que Réforme donne des 1500 réponses de ses 6000 abonnés au questionnaire : « Lecteurs de Réforme : qui êtes-vous ? » par Jean Luc Mouton directeur du journal.1500 lecteurs ont répondu et comme la moyenne de lecteurs par numero serait de trois J.Luc Mouton estime que le nombre de lecteurs est de 22.000, ce dont on peut conclure que le nombre d’abonnés se situerait aux environs de 6000. Mais Réforme ne publie pas plus le nombre d’abonnements que ses comptes L’âge moyen est très élevé puisque l’on compte 76 % de retraités.( et 26 % -- -sic- d’actifs) Au plan socio professionnel les indications sont rares : « Les lecteurs se recrutent principalement parmi les enseignants, médecins, cadres supérieurs, sans oublier les pasteurs ». Aucune indication géographique de type Grand Sud, Grand Est, Grandes Agglomérations. » »

COMMENTAIRE : Il est impossible d’effectuer le moindre croisement entre le dernier sondage IFOP de novembre 2004 et l’analyse de ce questionnaire qui aurait pu être une mine d’informations sauf à constater que sur 1.300.000 protestants adultes, et 44.000 cotisants réformés, 6000 sont abonnés à Réforme et que ces abonnés sont sensiblement plus âgés ( 76%) que la moyenne du protestantisme surtout dans les grands agglomérations( 18% de 65 ans et plus, ou 40% de retraités et inactifs) .

Chaque membre des AFP s’attache à contribuer à la chaleur fraternelle de l’accueil et du bon déroulement, assure l’information des participants et s’informe de leurs réactions, se forme, recrute. En vingt ans, aucun incident même minime n’est venu altérer le climat qui caractérise le déroulement de ces colloques. La qualité et la multiplicité des liens et rencontres qui se tissent contribuent à la densité et au développement du mouvement. La plupart des AFP nouvelles naissent à l’occasion de Fontevraud en particulier grâce aux tracts d’Invitations et aux Actes diffusés à 2000 exemplaires.

ORGANISATION. PREPARATION

L’équipe d’organisation comporte quatre responsables : PP.Kaltenbach (Paris) ; Choix des programmes et intervenants, sélection des participants. Gisèle Tron (Saumur) mise en œuvre locale . Claude Wendling (Castelnaudary), diffusion, avant et après, gestion AG et CA. Gisèle Tron et Rolland Reboul (Saint Etienne) rédaction et impression des Actes . Le délai de deux ans qui sépare chaque colloque permet souplesse et adaptation par de multiples va et vient sur le choix des thèmes et des invités en fonction de l’actualité mais sans jamais sacrifier le fond au court terme.

Le cru Fontevraud 2000 s’est tenu en pleine session parlementaire du PACS, la veille du centenaire de la loi de 1901.

Le cru 2002 a pris place au lendemain du « séisme électoral » d’avril, un an après Manhattan.

La rencontre de 2004 s’est tenue au milieu de dossiers brûlants : voile islamique, laïcité, adolescence sinistrée, Tutelles aux majeurs, réforme et 60° anniversaire de l’UNAF, élections américaines, la veille du centenaire de la loi de 1905. La triple vocation du mouvement : associative, familialle et protestante permet et réclame de multiples accés et regards sur un même dossier.

Le nouveau venu en ressent une impression d’incohérence devant une procédure que Régis Debray nomme avec bonheur : « Secouer les corrélations ».

C’est ainsi que le prospectus du dernier colloque distribué en mars 2004 annonçait : « Famille, bénévolat, Laïcité. Revoir ou revisiter les lois de 1901 et 1905 ? ». Au cours des mois suivants, le thème est devenu : « La question religieuse en France à la veille du centenaire de la loi de 1905. Enjeux politiques, associatifs et financiers. Références bibliques ».
Un participant taquin a caricaturé cet avatard en « Sexualité féminine, subversion associative, adolescence sinistrée et laicité : un regard talmudique ». En 2004 comme lors des précédents colloques, l’approche par les « corrélations secouées » produit, sous l’apparente incohérence, une bonne fécondité intellectuelle qui, ajoutée à la qualité du public, au temps consacré et à la liberté des débats, donne aux AFP un outil de formation adapté à leurs besoins.

QUALITE DES INTERVENANTS

La qualité et la diversité des intervenants s’explique par la qualité désormais connue du public et de l’écho des travaux publiés.

France Quéré, Jean Carbonnier, Jacques Ellul, François Goguel, Chantal Delsol, Evelyne Sullerot, Catherine Labrusse, Jean François Mattei, Charles Million, Arnaud Montebourg, Régis Debray, Alain Etchegoyen, Emmanuel Todd, Jean Baubérot, Bertrand Robert, Michèle Tribalat, Bruno Etienne, Alain Cotta, P.Higgins, René Schaerrer, Jean-Pierre Rozenczveig, Bernard Cottret, Pierre-Alain Bernheim, Michel Louis Levy, Monette Vacquin, Armand Braun, Patrick Nodé Langlois, André Gounelle, P .Maresaux, Jean-Pierre Portefait, Christian Galtier ( John Bost) Alain Duchene et Raoult ( L’Armée du Salut), l’ARC ( Michel Lucas) l’AFTA, Daniel Voillereau, Bureau VERITAS.BVQI, Paul Thibaud, Daniel Vernet.

DEROULEMENT

Chaque colloque mêle trois lieux, trois temps, trois formes de rencontre et de travail depuis le vendredi à 18 heures jusqu’au dimanche à 16 heures.

A partir du vendredi soir 21 heures, les participant se retrouvent seuls dans la Ville-Abbaye, fermée la nuit au public, dans l’hôtellerie du Prieuré Saint Lazarre, avec son cloître, sa chapelle-réfectoire, le grand salon, ses couloirs aux allures de coursives dans une atmosphère de croisière.
A partir du samedi matin, trois heures sont consacrées par les responsables à l’assemblée générale et au conseil d’administration des AFP pour entendre les rapports moral et financier, faire le point de l’année, agréer de nouvelles associations, régler les conflits internes ou extérieurs, décider programme et rencontres à venir. Les séances sont ouvertes au public – gage de transparence- mais subissent la concurrence de la traditionnelle visite guidée de l’abbaye.


A partir du samedi 14 h, dix heures sont consacrées aux tables rondes et interventions de tribune, programmées ou pas, sous la grande charpente du Haut Dortoir. Sauf exceptions, « la salle » n’intervient que peu. Douze heures sont en effet consacrées aux échanges, conversations, débats et questions, entre participants comme entre intervenants,quatre repas, deux petits-déjeuners, une pause-café et deux soirées au grand salon du Prieuré fréquentées surtout par les intervenants à la demande des plus jeunes. Le culte avec sainte cêne a lieu sous les voutes du cellier.

DOSSIER II

Le cru 2004



UN REVEIL FRANÇAIS ? DANS UN DES A COUDRE?
QU’EST CE QU’UN REVEIL ?



Ce phénomène familier aux populations issues de la Réforme, de part et d’autre de l’Atlantique est totalement inconnu des 98 % de français « non protestants ». Mieux, il est incompréhensible pour des français du monde politique et médiatique. Il s’agit d’une « émotion Biblique » qui -à la surprise générale et d’abord à la surprise des églises protestantes traditionnelles en place (main-lines aux USA).)- saisit personnellement des personnes de toutes conditions, agite localement des communautés de base, gagne les milieu catholiques touchés par la Bible, et peut se transformer en lame de fond.
Les Etats-Unis sont coutumiers de tels réveils. L’avant dernier en date a produit la Prohibition en 1930 et le dernier l’élection de Busch à la stupéfaction des politologues, sociologues et médias français qui ont à cette occasion confirmé avec éclat leur faiblesse intellectuelle et morale comme chaque fois qu survient ce qu’ils nomment un séisme c’est à dire des événements de fonds qu’ils sont encore plus incapables d’expliquer que de prévoir.

Le protestantisme français a connu des réveils en 1830 avec le Darbysme en Ardêche au Chambon, et les Brigades de la Drôme en 1930 Pour traduire en français « laïc » ce phénomène émotif populaire et local, une comparaison avec le cinéma peut rendre service. Alors qu’une période culmine et s’achève avec des films culte de la Génération Noir Désir, Jack Lang et Catherine Tasca : « La Buche » « Baise moi » ou « Le cri du vagin », brutalement, la jeunesse fait un triomphe commercial à « Amélie Poulain », « Les Choristes », « Une Longue journée de fiançailles ». Des « valeurs » soit-disant oubliées et ringardes sous-tendent un succés commercialqui soulève la fureur des Inrokuptibles , Libération, Ardisson, Faugiel et autres Bobos. Pour la première fois depuis 68, La France redécouvre l’ émotion. Les spectateurs vont sans doute chercher dans ces films quelque chose qui leur manque ailleurs en fait de « valeurs ». C’est cela un réveil.

UN CONTEXTE FAVORABLE A UNE ACTION ASSOCIATIVE,
FAMILIALE et PROTESTANTE.

Les gens ne s’associent pas par altruisme mais plus souvent pour satisfaire un besoin non satisfait par les autres associations et institutions. Le bilan associatif, familial et protestant désastreux de trente années de « Génération Morale » crée un contexte favorable aux initiatives des A.F.P.

Trois exemples suffisent.

Le dossier ADOLESCENCE .Avec deux millions de situations monoparentales et 2 millions de familles recomposées, 10 à 15% d’adolescents sont devenus des bombes de souffrances : échec scolaire, anorexie, obésité, alcool, drogues, délinquance, violences, suicides, surtout en banlieue mais pas seulement.

Le dossier gestion associative des TUTELLES aux MAJEURS. La France accuse un double record mondial : record du pourcentage de la population adulte en tutelle : plus 1,5% ( 700.000 personnes) et record de congés des travailleurs sociaux associatifs concernés : maximum possible de trois mois et 10 jours. Or 46 % des tutelles sont gérées par les 6000 salariés des U.D.A.F., sous la banière abusivement brandie des valeurs familiales et associatives.

Le dossier PROTECTION de l’ENFANCE. Claire Brisset défenseur des enfants, dans son rapport au Président de la République affirme que la Protection de l’enfance gérée par les Conseils Généraux ( 2 milliards d’euros pour 270.000 enfants) est un désastre faute des contrôles techniques, associatifs et démocratiques élémentaires.


Quant aux associations des églises protestantes traditionnelles, elles ont fait lors des Assises de la Fédération Protestante les 10/12 Octobre 2004 à Clermont-Ferrand, le constat public amer qu’elles avaient « perdu la jeunesse » et les bénévoles du protestantisme officiel.
Le succés du discours tenu par les AFP depuis 1984 ne tient qu’au constat de ces désastres. La question Familiale, notamment sous l’angle de la Transmission de la Relation entre personnes et entre générations est désormais au coeur des nouvelle souffrances individuelles, familiales et sociales.



Il faut pour conclure évoquer le RETOUR A LA BIBLE à l’attention du public non protestant en particulier à la suite de l’élection de Busch;

Les experts « politico-médiatiques de l’establischment » français qui commentent stupéfaits les séismes qu’ils n’ont pas prévu et ne peuvent expliquer ( 2002,2004) ont attribué la victoire de Busch à la Peur et au protestantisme réactionnaire. Ils ont parfois vu les questions morales mais rarement la Famille et jamais la Bible qu’ils ignorent.
Certes la France n’est pas l’Amérique. La France est non seulement déchristianisée mais « A-Biblique » parce que catholique de construction. La situation américaine ne mérite donc l’attention de tous dirigeants et experts que dans la mesure où elle est une remise en cause des années sixties et seventies – « 68 » en français- et tout particulièrement en raison de la Question Familiale.
La lecture de Sébastien Fath (« Dieu bénisse l’Amérique » Seuil Septembre 2004 et du numéro spécial de Réforme Novembre 2004 est nécessaire. Lire aussi : « L’Amérique messianique. Seuil .Septembre 2004 ,de notre coreligionnaire Daniel Vernet du Monde » , « L’invention de la République. Le modèle américain. Pluriel.. 1991. Denis Lacorne et les origines religieuses de la Révolution française.1560-1791.Dale K Van Kley. Seuil . Novembre 2002

Citations du dossier de Réforme (Principalement S.Fath)

« Ce sont les questions de Famille qui, mobilisant à la fois catholiques, baptistes noirs, évangéliques et autres « Born Again » au dela des habituelles divisions électorales qui ont fait perdre Kerry. Par exemple, la Gauche a perdu son électorat noir en proclamant que le combat pour le mariage homosexuel héritait directement de celui de Martin Luther King pour les droits civiques ; elle a perdu son électorat catholique et Latinos avec l’éloge de l’avortement.

Aux USA comme en France, la contre culture « 68 » a réorienté le discours de gauche en dévaluant le patriotisme et les valeurs familiales classiques. Les églises traditionnelles n’ont pas été exemptes de cette évolution. Les états majors ont pensé que la variable morale n’était que négligeable. Ils se sont trompé.
Quant à la Question Religieuse proprement dite, c’est le retour personnel et associatif à la Bible qui explique la montée en puissance du Réveil aux USA comme en France.

Quatre traits distinctifs caractérisent en effet les nouvelles églises.

- Le développement d’un nouveau style de liturgie et de musique cultuelle ( worschip music) qui prend en compte l’expression corporelle et la modernité musicale.On agite les bras levés tout comme les jeunes dans les concerts rock avec leurs briquets ;

- Une refonte organisationnelle des institutions religieuses (sensible à la dimension thérapeutique, individualiste et autogestionnaire anti establishment .

- Une radicalisation du principe protestant du sacerdoce universel des croyants ( vigoureux appel aux laïcs - lay leaderschip-.) engagement personnel intense.

- Une attention aigüe aux besoins sociaux et existentiels de la population.

D’après Edgard Miler, les nouvelles « Mega Churches » du « nouveau paradigme » américain s’averrent toutes des assemblées « seekers sensitives », c’est-à-dire sensibles aux personnes en recherche de sens et de lien social. L’organisation est marquée par la décentralisation, le rôle majeur des groupes de maison, et des laïcs motivés et l’ambiance familiale.
A noter le développement du « homeschooling comparable aux mutuelles éducatives et familiales proposées vainement par les AFP dans les années 80.

On mesure à quel point ces caractéristiques sont consubstantiellement étrangères au mouvement associatif subventionné d'employeurs et salariés" A la Française" incapable de mobiliser bénévoles et donateurs

L’option politique « gauche-droite »- est très secondaire par rapport au souci prioritaire de tisser du lien social alternatif à une société violente et marchandisée. Ainsi en est-il de l’engagement intense dans les prisons en vue de prouver que tout homme peut « renaître ». Et E. Miller de conclure : « Une révolution transforme le protestantisme américain. C’est une « seconde réformation ». Fin de citations.

La France n’a pas plus à attendre qu’à craindre d’un réveil Biblique. En revanche zélotes de 68, Bobos des classes moyennes protégées, privilégiés du statuts et de la dépense publique animés par des Edwy Plenel et Daniel Lindenberg, stars cumulardes des écrans style Bove, Mamère, Ramadan et Dieudonné devraient se faire du souci. En la matière la révolution américaine commence à traverser l’Atlantique via internet.

De surcroît on doit mentionner un réveil biblique dans les milieux chrétiens et d’abord catholiques.


Figaro 27 novembre 2004. Elie Maréchal

« Une collection d'événements et d'initiatives, et non un programme concerté : voilà le nouvel essor de la lecture biblique qui ne se limite pas à une curiosité culturelle. C'est un outil d'évangélisation, en phase avec l'individualisme ambiant et le zapping religieux. Lire la Bible ouvre les chemins de la foi et de la prière, sans conduire forcément à une pratique de la messe ou du culte.

« Cet intérêt personnel pour la Bible comme document va de pair avec un regard critique sur les Eglises », explique le père Michel Quesnel, recteur des facultés catholiques de Lyon. Les sermons dominicaux paraissent souvent n’ être que de fades paraphrases ou des écrans obscurs. L'auditeur veut capter un trésor en cherchant à lire le texte biblique lui-même, et non son commentaire. Il s'attend à ce que Dieu parle directement à son coeur ou à son esprit.»

« Ici et là, une cascade de projets s'annonce encore, sans concertation entre eux. Une telle effervescence s'accompagne d'une production éditoriale, telle cette Bible expliquée qui vient de voir le jour grâce à la collaboration d'une équipe internationale et interconfessionnelle.
Mais ce sont aussi des sites Internet, des cassettes vidéo, des cédéroms, qui, selon les estimations de Christian Bonnet, secrétaire général de l'Alliance biblique française, sont mis à la disposition d'un millier de groupes bibliques en France.
Ce phénomène, à l'instar des communautés ecclésiales de base en Amérique latine, provoque, non pas une quelconque théologie de la libération, mais une véritable libération de la théologie ». Les églises évangéliques puisent prés de la moitié de leurs effectifs au sein de ces nouvelles populations de «catholiques biblicisants ».

DIVERSITE GEOGRAPHIQUE ET ECCLESIOLOGIQUE

Dispersées et diverses à l’image des protestantismes, les AFP ne font que reproduire une démarche familière aux gens issus de la Réforme en France : l’engagement personnel sans institution autre que la « Convention », c’est à dire l’Assemblée le synode ou le congrés.

Etaient présentes, représentées ou excusées à Fontevraud en 2004, les associations et paroisses de : Auch, Agen, Toulouse, Castelnaudary, Carcassonne, Marseille, Nîmes, Avignon, Valence, Lamastre, Saint Etienne, Mens, Grenoble, Lyon, Présentvilliers, Mulhouse, Colmar, Metz, Essonne, Charenton, Aisne, Hauts de Seine, Paris, Yvelines, Saumur, Clermont Ferrand, Carhaix. La sensibilité évangélique a confirmé son expansion. Pour la première fois une présence Alsacienne significative s’est manifestée.

ORIGINALITES DES AFP :
le principe de certification.

ou l'évaluation par un tiers indépendant , fiable et crédible

I Les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs soient certifiés, département par département, par un tiers bienveillant mais extérieur, les U.D.A.F du ressort de chaque association. D’où l’importance statutaire accordée à la déclaration annuelle des listes de membres auprés de chaque UDAF, la sanction en cas de manquement étant la radiation de droit de l’association négligeante.

II Les AFP ont ouvert en 2003 un site INTERNET avec libre téléchargement des Actes et livres publiés à l’occasion des colloques. http://perso.club-internet.fr/ppkafp. Blog souvert début avril 2005 ; Ce site a été doté en janvier 2004 d’un compteur XITI infalsifiable qui permet aux responsables des AFP, comme à tout un chacun de mesurer et analyser l’audiance du mouvement, de connaître les centres d ’intérêts des lecteurs.

Les AFP suggèrent aux autre mouvements, associatifs ou pas, familiaux ou pas, protestants ou pas, de se doter d’un compteur XITI ouvert à tous les observateurs. . Avec 8000 visiteurs par an en une durée moyenne de visite de prés de 5 minutes (Trend de 14.000 visiteurs pour septembre–novembre 2004) les AFP peuvent définitivement se passer de bulletin interne comme de médias publics, protestants ou pas.

III L’affichage de la composition sociologique des assemblées. Déjà mentionné et vivement recommandé aux synodes réformés comme au journal Réforme.

IV Financement mixte des colloques. Pour toute la session (deux nuits, quatre repas, trois étoiles) :330 euros pour un couple. 220 pour une personne seule soit 60% de moins que sur le marché. Les jeunes familles avec enfant mineurs paient, demi tarif avec garderie ; pasteurs et intervenants ne paient point. Les participants financent 55 à 60% de la dépense locale soit 10 à 12.000 euros. Les versements sont traités comme cotisations associatives ou personnelles et valent confirmation sur les listes en cas de divergence .
V Applications pratiques.
Comme suites concrètes aux colloques les AFP donnent du corps à leurs choix : par exemple la certification financière avec le bureau VERITAS/BVQI, la transparence locale avec l’OBRAL en Isère, l’Union de Familles Musulmane de France CF Site.
VI On mentionnera enfin pour mémoire des atouts accidentels : la crise islamique dans ses aspects féminins et familiaux, et depuis 1985 en termes de compétences, des participations à diverses instances et institutions: Commission Marceau Long sur la nationalité, présidence du FAS et de l’INED, Haut Conseil à l’Intégration, Cour des Comptes, une immersion dans les milieux Beurs bénéficiaires de la « discrimination positive » des médias et des politiques ( CF Google).

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