PP Kaltenbach Juillet 2009

Dans son livre « La crise et après ? » Fayard. Décembre 2008 . J. Attali écrit à propos des agences américaines de notation. 

Page 74
« Aveuglement des notateurs.

« En principe les notateurs sont supposés être des institutions indépendantes, incorruptibles, qui viennent visiter les entreprises pour dire aux épargnants et aux investisseurs ce qu’il faut penser de leur gouvernance, de leur solidité financière, de leur transparence . Par la note qu’ils décernent, ils fixent le taux d’intérêt que les entreprise notées devront verser pour obtenir des prêts.
On aurait pu imaginer que ces fonctions soient remplies par des entreprises publiques, ou par des agences internationales, ou à tout le moins par des institutions à but non lucratif. Elles le sont en fait par des entreprises privées qui sont pour l’essentiel trois dans le monde (S § P, Moody’s et Fitch). Elles sont rémunérées par les firmes elles-mêmes pour leur donner une note.
Comme les autres acteurs de cette histoire, les agences de notation soucieuses de tirer un maximum de bénéfices, voulant participer à cette richesse venue de nulle part, notent avec une indulgence coupable, sans même aller les visiter, toutes ces firmes et tous leurs produits, des RMBS (Titre adossé à un ensemble de crédits hypothécaires immobiliers de type subprime, Alt-A ou prime) aux CDOs (Titre de dette fondé sur des actifs constitués par titrisation) et aux CDS (Contrats d’assurance conclus entre deux entités contr un risque encouru par l’une d‘entre elles). De fait le revenu total des trois agences double entre 2002 et 2007, passant de 3 à 6 milliards de dollars. Les pofits de Moody’s quadruplent même entre 2000 et 2007. La marge de Moody’s est même la plus élevée de celles des cinq cent plus grandes entreprises analysées par le magasine Fortune, entreprises qu’elle est supposée contrôler ».

Proposition
Page 164

« Il faudra aller jusqu’à une socialisation des fonctions de supervision comme la notation : non comme mesure de représailles, mais comme seul moyen de faire fonctionner le marché en assurant son contrôle ». 

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


Il serait intéressant de réunir les réactions des uns et des autres sur des analyses qui mettent en cause bien des pratiques françaises, y compris celle de l’AFAQ. Puis- je vous vous inviter à m’adresser votre avis avant les rencontres prévues à la rentrée avec MM Hirsch, Woerth et Morange.

PPK

Répondre à cet article