ISLAM EN FRANCE !! PUGILAT ou DEBAT?
La nouvelle "CROISADE " .
L’ISLAM EN FRANCE PUGILAT OU DEBAT ?
Par Jeanne Hélène Kaltenbach
Ancien membre du Haut Conseil à l’Intégration
"Etre protestant en France" Hachette 1990
"La France une chance pour l’Islam" . Avec Pierre Patrick Kaltenbach. Le Félin.1991
"La République et l’Islam. Entre crainte et aveuglement" . Avec Michèle Tribalat Gallimard 2001 .
L’objet de cette réflexion est de démontrer l’impérieuse nécessité de rétablir les conditions d’une discussion raisonnable et sereine, donc démocratique, sur ce que nous nommerons « La question musulmane ». Là ou règne désormais un pugilat, il faut restaurer la possibilité, à ce jour refusée, d’un débat.
En semant la confusion, en affichant des slogans aussi incendiaires qu’invérifiables : «Islam seconde religion de France : 5 à 6 millions de musulmans » les médias ont attisé comme à plaisir les revendications des uns et les craintes des autres pour le seul bénéfice des démagogues des deux camps.
Ce bilan navrant justifie plus que jamais la nécessité de définir, recenser, chiffrer pour définir une politique du religieux, en évaluer les résultats bref sortir du relativisme.
Rappel historico-juridique du Régime des cultes en France
Il y a plus de 100 ans, Juifs et Protestants acceptèrent pleinement la loi de 1905 et sont depuis propriétaires de leurs édifices cultuels. L’église catholique refusa, entre autre, à cause du fonctionnement associatif (assemblée, vote, président, non conformes au pouvoir hiérarchique de l’évêque) et renonça à récupérer plus de 2000 églises et chapelles, tombées désormais dans le patrimoine public. Pendant cette longue parenthèse juridique, les fidèles catholiques, afin de ne pas rester hors-la-loi, et hors-les-murs, ont été autorisés à se regrouper en “simples 1901 à vocation cultuelle”. Eglises et cathédrales furent alors mises à leur disposition gracieusement. Vingt ans plus tard l’Eglise transigea pour des “associations diocésaines” conformes à la loi de 1905, mais avec des dérogations et des aménagements : elles sont“départementalisées” (donc une petite centaine en France), présidées par l’évêque, leur l’objet est limité à subvenir aux frais et à l’entretien du culte, Poincaré le rappelle 1(Le 17/12/1923) au Président du Conseil d'Etat: «l’objet des associations diocésaines ne comprend pas l’exercice du culte».
Ce bras de fer entre l’Eglise catholique et l’Etat a produit un dédoublement associatif qui comporte deux organisations possibles.
- soit par la loi de 1905, rigoureuse quant à la constitution des associations dont le «caractère cultuel» déclaré, est reconnu à posteriori par le préfet…, rigoureuse quant à leur objet, leur fonctionnement, le contrôle de l’ordre public, et surtout leurs règles financières strictes : tenue d’un compte de dépenses et recettes, d’un compte financier annuel et d’un état inventorié de leurs meubles et immeubles 2 (On est surpris de constater que sur 44 articles, 42 concernent les biens mobiliers et immobiliers. l’association «1905 » ne doit posséder que les «immeubles strictement nécessaires à l’exercice du culte.)
soumis au contrôle de l’Inspection des finances. La non tenue de ces comptes étant punissable pénalement. La rémunération du ministre du culte fait partie de l’objet statutaire d’une «1905», son salaire, financé par les fidèles, ne devant pas excéder les 3/4 du SMIC. constitue cependant près de la moitié des dépenses. Les «1905» peuvent recevoir des dons et legs. Depuis 1961 départements et communes peuvent garantir leurs emprunts.3 (Dans les années 60 un système de prêts bonifiés par la Caisse des Dépôts permit de construire une quarantaine de lieux de culte catholiques, protestants et juifs pour les «rapatriés d’Algérie»).
- soit par la loi de 1901 fournissant un régime juridiquement flou, aisé, anonyme (sans obligation de contrôle effectif annuel pas ses membres), autorisant le mélange d’activités (cultuelles, mais aussi, alternativement ou cumulativement, culturelles, éducatives, sportives…) et surtout permettant des subventions ! 4( Depuis 2006 toute subvention, prêt, garantie ou avantage en nature à une association… fait l'objet, de la part de la personne morale de droit public l'ayant attribuée, d'une publication sous forme de liste annuelle… de l'organisme bénéficiaire ainsi que le montant et la nature de l'avantage accordé »)..
C’est parce qu’il y a l’échappatoire des «1901 cultuelles», que le Conseil d’Etat peut se permettre d’exiger l’exclusivité des activités cultuelles des «1905», sans être remis en cause par la Cour Européenne des Droits de l’homme. En effet pour la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme «toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion…ce droit implique de manifester sa religion…individuellement et collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques ou l’accomplissement des rites». Le droit français s’en tient à la liberté de conscience et au libre exercice des cultes. Déjà du temps de P.Joxe en 1989, certains membres du Conseil de Réflexion sur l’Islam de France considèrent que le mot culte (consigné pour ne pas dire cloîtré dans ses bâtiments) n’est pas assez large pour l’islam, religion d’observance, rythmant chaque jour que Dieu fait, «domestique», mais aussi débordant dans l’espace public, et chargée de rites comme l’abattage rituel : (rite ? obligation ? Ou simple tradition comme disait feu le Cheik Abbas de la Mosquée de Paris)
- Il existe enfin de simples «associations de fait», au nom du droit de réunion de 1881.
Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris en a convenu très honnêtement : «c’est la loi de 1901 qui est le plus généralement utilisée avec beaucoup de contorsions afin de pouvoir accéder à des aides versées en matière d’action culturelle»
L’entrée en confusion
Contorsions des politiques : «Taqiyya laïque».5 (Mensonge pieux)
Pour le Ministère de l’Intérieur il y aurait en 2001, 46 associations musulmanes conformes à la loi de 1905, sur un total de 2000 associations cultuelles régies par la loi de 1901…ou même simples associations de fait
Monsieur Chevènement déclare pourtant dans un discours à l’UNESCO en juin 2000 : «en vous insérant sereinement dans le cadre juridique de la loi de 1905 qui fonde la laïcité républicaine, vous démontrez de façon éclatante que ses vertus sont intactes». Même langue de bois du Conseil d’Etat : «on peut estimer qu’une plus grande ouverture des associations de la loi de 1905 aux musulmans serait nécessaire et faciliterait notamment leur indépendance financière». Dans sa thèse sur la Consultation des musulmans de France, le jeune El Khatib déplore que « les associations musulmanes demeurent soumises au régime général de la loi de 1901». Thami Raiji, imam de Nanterre, a un langage plus cru : «Tant que nous fonctionnerons sous la loi de 1901, il n’y aura pas de transparence des comptes ».6 ([1] N Observateur 8/1/2003)
Contorsions des maires
Les questions de l’islam se posent avant tout aux communes et à leurs maires qui en sont les meilleurs connaisseurs, et parfois les «victimes électorales». A Toulouse l’imam d’Empalot distribue des tracts : «Je soussigné …de nationalité française, m’engage à voter pour le candidat qui soutiendra le projet de mosquée » A Trappes «ma mosquée va craquer, Moncaut (maire PC) va sauter». La presse titre pudiquement : l’attitude des municipalités envers l’islam commence à évoluer 7 (Monde 21/2/96)
Les arrangements pris avec la législation par certaines communes, au nom de la“laïcité de compensation”, pour “ aider ” l’islam par des “subventions furtives” partent certes d’une intention louable, sinon électoralement désintéressée.
On apprend 8(Colloque Pasqua de 1993)que le Conseil d’Etat a été critiqué pour avoir contesté en 1992 la subvention d’un Conseil municipal de la Réunion pour une association hindoue : «Car il va à l’encontre d’une pratique consistant à aider discrètement la construction d’édifices cultuels par l’octroi de subventions à des associations dont les activités ne sont que partiellement consacrées aux cultes ; les préfets ne recevront pas consigne de déférer systématiquement les délibérations attribuant une telle aide publique (en français courant : les préfets recevront consigne de ne pas déférer…). Les subventions publiques aux cultes par des collectivités locales restent toutefois exposées aux rares recours juridictionnels des administrés ! ». C’est à dire des contribuables/électeurs. Voilà pourquoi le maire de Créteil a lui aussi été tenté de ne pas mentionner dans la délibération écrite soumise à son Conseil Municipal, l’affectation d’une salle à la prière, afin d’éviter le risque d’invalidation de cette décision. Encouragée par les jeunes du quartier partisans d’un débat et un vote public, la municipalité a pris le parti d’afficher clairement ses intentions : la partie à usage cultuel fera l’objet du paiement d’un loyer.
Il n’y a pas d’obstacle juridique à ce que des locaux communaux soient utilisés, à titre temporaire (puisque la commune doit veiller à l’égalité de traitement entre tous ceux qui sollicitent leur occupation).
La Ligue de l’enseignement dans son rapport" Islam et laïcité" parle d’arrangements furtifs, solutions imaginatives et ingénieuses, pseudo ignorance de la finalité du bâtiment, subtilité administrative. A Rennes en 1980 la municipalité a subtilement financé un centre «à vocation culturelle», pour l’Association culturelle et sportive des Musulmans de Rennes, «citoyens rennais d’origine étrangère»9 ( Depuis 1939 les étrangers devaient faire une déclaration préalable au Ministère de l’Intérieur. C’est en octobre 1981 qu’un «petit coup de pouce juridique» prévu dans le Programme commun de la Gauche fait entrer les associations étrangères dans le droit commun,)
L’enracinement de l’islam dans notre pays est un événement trop sérieux pour s’accommoder de subterfuges à l’insu de la population
On lit souvent sous des plumes musulmanes que : «La loi de 1905 ne donnerait pas à l’islam actuel les mêmes droits qu’aux autres cultes». Ce reproche aussi fréquent qu’anachronique, concerne bien sûr le patrimoine immobilier, construit par nos ancêtres «taillables et corvéables à merci», dont l’usage a été remis à la disposition des catholiques il y aura bientôt 100 ans. (87 églises furent prêtées ou louées à des musulmans à Clermont-Ferrand, Dôle, Dijon, à Tours : St Etienne, St Paul, St Pierre…). Depuis, qu’on se le dise, les fidèles de toutes les religions assument financièrement les bâtiments, l’éducation, le salaire, la retraite des ministres du culte, les protestants ne le savent que trop 10 (Une « 1905 » Réformée compte 100 à 300 personnes flux financiers 20 000 à 75 000 €)
«L’idéal c’est que l’islam soit traité comme les autres religions ni plus ni moins» écrit X Ternisien dans le Monde 11 (29/4/2003)
Quand le relativisme justifie le refus de définir et de compter
Definir
Le Culte
Nous devons sa définition tardive aux Témoins de Jéhovah 12 ( selon les RG 300.000 dans 1000 «salles du royaume »)
Nous devons sa définition tardive aux Témoins de Jéhovah 12 ( selon les RG 300.000 dans 1000 «salles du royaume »)
présents en France depuis plus d’un siècle, longtemps classés comme secte. En 1997 leurs cérémonies organisées sont reconnues comme cultes, mais ils ne sont pas reconnus comme associations cultuelles, entre autre parce qu’ils «n’ont pas de Ministres du culte salariés à plein temps» ! En 2000 le Conseil d’Etat leur accorde la qualité d’associations cultuelles et admet que ce groupe pratique un culte qu’il définit… très prudemment ! "Célébration de cérémonies organisées en vue de l’accomplissement par des personnes réunies par une même croyance religieuse de certains rites et de certaines pratiques…la poursuite par une association d’activités autres que celles rappelées ci-dessus est de nature, sauf si ces activités se rattachent directement à l’exercice du culte et présentent un caractère strictement accessoire, à l’exclure du bénéfice d’association cultuelle» C’est ce qui est arrivé à l'association cultuelle de l'Eglise Apostolique Arménienne de Paris qui a notamment pour but de promouvoir la vie spirituelle, éducative, sociale et culturelle de la communauté arménienne… «elle ne peut dès lors être regardée comme ayant exclusivement pour objet l'exercice d'un culte" 13( Conseil d'Etat, le 29 octobre 1990 )
Le Ministre Du Culte
L’islam pratique à sa manière le sacerdoce universel : le croyant est un « prêtre » face à face avec le texte sacré, les imams sont des laïcs dans le sens de non clercs, l’imam des 5 prières, le khatib, réside à la Mosquée, mais n’exerce pas toujours de fonction pastorale. Beaucoup d’imams sont bénévoles, certains aussi font payer très cher mariages et obsèques, ce qui est blâmable comme on dit en islam. Quelques-uns sont en Contrat Emploi Solidarité (CES). D’autres sont des fonctionnaires de pays étrangers, à l’occasion d’Arabie saoudite. Il a été proposé de leur offrir le statut d’enseignant si les conditions correctes de cet exercice sont avérées. Le sacrificateur qui apporte une assistance « théologique et technique »…n’est pas un ministre du culte, mais doit être musulman.
On sait grâce au Code Pénal ce que le Ministre du culte ne doit pas faire : "procéder, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l'acte de mariage civil14 (6 mois d'emprisonnement et de 7500 € d'amende. " peines qui peuvent être doublées en cas de récidive.). Ni donner aux funérailles un caractère contraire à la volonté du défunt 15( 6 mois d'emprisonnement et de 7500 € d'amende.) Ni tenir des propos et des réunions politiques dans des locaux servant à l'exercice du culte.Ni hériter d’un fidèle. Ni fermer la porte de la mosquée qui doit rester ouverte. Il doit présenter les actes de gestion à l'AG de l’association. Sa responsabilité pénale pouvant être recherchée s'il occupe une fonction d'administrateur ou de directeur au sein de « l'association 1905 .
La Mosquée
Ce qui ne rend pas les choses simples c’est que la plupart des grandes mosquées sont sous l’influence d’états étrangers »16(Saïd Branine dans Terres d’Europe)
Selon la Charte de 1994, très critiquée,17 ( Parce qu’elle émanait en 1994 de la seule Mosquée de Paris et de ses proches)
Les salles de prières ne seraient pas des mosquées. Ces petits «oratoires» de proximité sont pourtant préférés par les anciens qui y font la prière chaque jour, et boivent leur thé, où les jeunes se sentent bien, et font du «social» comme on dit. Elles sont néanmoins comptées comme lieux de culte.
Toute la presse déplore les «900 caves insalubres, garages ou casernes désaffectées»18(Figaro 30/9/94)
Le 10 Mars 2001 le Monde parle, comme toute la presse, des caves… et le 27 juin, le même : «on est loin de l’islam des caves… qui relève largement du mythe »
En 1989 : 38% des Français sont hostiles à la construction de mosquées, 22% seulement en 2001 ( 30% y sont favorables et 46% indifférents). En 2003 un Français sur deux est favorable à la construction de mosquées dans les grandes villes 19(16/5/2003 Sondage LCI le Point ). (
Pour comparer : au Maroc il y aurait 2 354 « mosquées du vendredi » prises en charge par le Ministère des habous, pour 25 millions de Marocains 20(30/1/99 Fig Mag).
Le 6 décembre 2009, Brice Hortefeux annonce : 2368 lieux de prières musulmans recensés, de la simple salle de prière, à la mosquée, 64 minarets dont 7 "minarets élevés". Une conclusion émerge peu à peu : face aux offensives contre la laïcité «A la française » ce sont les municipalités qui auront été le maillon faible
COMPTER
Du bon usage des Chiffres, numéros, fractions et pourcentages : comment compter ?
Comme à Médine (sourate 8) : «les croyants sont ceux qui accomplissent la prière et dépensent ce que nous leur avons attribué en aumône » (la zakat )
A la Juive : chaque recensé depuis l’âge de 20 ans, devra donner en obole 1/2 chequel, ou 1/2 sicle : nul ne sera dénombré à son insu comme on compte les chèvres et les moutons.
A la Pakistanaise en 1993 le Pakistan affirme que 100% de sa population pratique la même religion ce qui lui vaut d’être vertement tancé par le rapporteur sur l’intolérance religieuse du Comité des droits de l'homme de l’ONU.
A l’Européenne Le (ruineux !) Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes avoue ingénument en 2006 : « étant donné la pénurie de données spécifiques sur la population musulmane, la nationalité et/ou l’ethnicité sont employées en tant que catégories remplaçantes similaires !». On note qu’il désigne tous les autres citoyens européens par prétérition : «les non-musulmans »
A l’anglaise Sikhs et juifs sont protégés comme groupe racial (Sic) mais pas les musulmans, les juristes ayant jugé impossible d’attribuer un “label racial” à une religion aussi cosmopolite. Les musulmans ont donc lutté pour que leur appartenance soit précisée dans le recensement : en 2010 ils sont 2, 4 millions. Voilà qui est clair.
A l’allemande pour financer les cultes, l’Etat prélève 8 à 9 % sur le compte des personnes imposables, baptisées, et qui n’ont pas abjuré… Les musulmans sont exclus de cette comptabilité indirecte. Le prétexte souvent invoqué est l’absence d’une institution hiérarchisée : «Sans évêque ou archevêque à qui parlerons- nous ?»
A la française enfin. En engageant la laborieuse constitution du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), J-P Chevènement parle des «4 millions de Français et étrangers de tradition musulmane». Ses collaborateurs du Ministère de l'intérieur « reculent » : "Le CFCM… n'a pas vocation à représenter les 5 millions de musulmans de France, juste les quelques 10 % de pratiquants."
Dalil Boubakeur 21 ( Express 25/11/99 )
Nicolas Sarkozy dans son discours à la Commission d’Organisation du Culte Musulman (COMOR) 22(à la COMOR 21/10).martèle à dix reprises le mot fidèles musulmans. On dit aussi : 4 millions d’âmes 23 (Henri Tincq dans le Monde)
de membres, de croyants, «de vrais musulmans » 24( Nouvel Observateur 28/2/96 ) on parle d’adeptes, de musulmans potentiels ou sociologiques, et même sociologiques et potentiels (B Etienne). Un vrai charabia. A Toulouse, l’imam Mamadou Daffé revendique «37 000 musulmans sociologiques». Mais quand le journaliste Ch. Jelen écrit que Roubaix est un ville à majorité musulmane, le maire Vandierendonck parle de manipulation et mensonge : «Tout Roubaisien d‘origine maghrébine serait-il systématiquement musulman ? ». C’est bien la question !
Ahmed Benani, chercheur suisse se dit musulman athée, et Malek Boutih «J’ai choisi d’être athée ». Cela a le mérite d’être clair .
Mais en 2003, le CFCM, à peine installé, voilà que fleurissent : Conseil français des musulmans laïques, Convention Laïque pour l’Egalité des Droits, Conseil des démocrates musulmans etc…associations composées surtout de jeunes, forts de la domination numérique de la population d’origine algérienne, oubliant que 13% des algériens vont à la mosquée contre 27% des marocains (40% des imams), les plus assidus étant les Tunisiens, qui se désintéressent d’ailleurs de la Consultation.
En quête de respectabilité et sans doute de tremplin politique, ces jeunes regrettent le privilège accordé à «l'islam militant», plusieurs seront reçus au cabinet de Villepin Ministre de l’Intérieur, pour réévaluer la forme que pourrait prendre une instance représentative qui prendrait en compte un "islam laïque" ou "libéral", et pas simplement le culte musulman. «Implicitement le CFCM est censé compenser l’absence d’instance politique représentative de millions de Français musulmans, ou d’étrangers venus de pays où l’islam est majoritaire… pratiquants ou non, ils devraient se sentir représentés par le CFCM…Sarkozy enchaîne ces personnes à leur seule identité religieuse» lit-on dans Hommes et Migrations. Contresens sur la République ! On se croirait au temps de Tito pour qui il y avait en Bosnie des Musulmans (avec majuscule) athées et communistes, et les musulmans avec minuscule, simple croyants.
Les Medias et Leurs Chiffres
L’enquête conjointe au recensement de 1999 de la démographe Michèle Tribalat, dénombre 3 générations : première génération de grands-parents immigrés issus de pays d’Islam (1,7 millions), deuxième née en France, avec au moins un parent immigré (1,7 millions), enfin, troisième génération avec au moins un grand parent immigré (269 000 enfants, bébés compris). Total 3,5 millions(. Il faut garder ce chiffre en mémoire pour juger des comptes selon les médias
Pour ne prendre qu’un exemple, le Monde en 1992 : annonce le 8 janvier, 2 millions de musulmans en France, le 8 février, 3 millions, et le 14 avril, plus de 3.
En 1996 le Nouvel Observateur nous apprend qu’il y a en France plus de musulmans que la population de Jordanie… et en 1999 le Figaro en compte plus que dans la Bosnie et l’Albanie réunies.
En 2000 Claire Chazal déclare sur TF1 : 6 millions de musulmans. Même chose sur la chaîne V, mais le 23 février 2010, c’est à dire hier : 6 millions de musulmans
A partir de l’année 2000 pourtant, le Monde emploie le conditionnel : l’islam compterait… selon l’enquête Insee /INED 1992 la population la plus pratiquante serait moins d’un Million » Et en 2002 tout le monde s’aligne sur 500 000 pratiquants.
Miracle : Xavier Ternisien qui annonce depuis des années dans le Monde… 4 millions d’âmes, de fidèles, de membres, est saisi par le doute 25 (Ternisien Monde 30/4/2003 )
Compter dans les mosquées
.Le pourcentage de pratiquants, qui seul nous intéresse pour connaître les vrais besoins en lieux de culte, est encore plus extravagant. Prenons les résultats de 2 instituts de sondage `
- IFOP
1989 : 37% sont pratiquants (on suppose qu’ils vont à la mosquée le vendredi) ; 41% font la prière (sans doute chez eux)
En 1994 : 27% sont croyants et pratiquants. (10% auraient-ils apostasié ?)
- SOFRES
1998 (sondage par téléphone en plein Ramadan) : 97% croyants, 63% pratiquants, 44% font les 5 prières. 78% trouvent satisfaisant de pratiquer sa religion en France !
2000 27% sont pratiquants
2001 36% croyants et pratiquants, 20% vont à la mosquée le vendredi
En 2002 Monde, Libé, Express s’alignent sur 500 000 pratiquants
Les journaux «musulmans» sont plus circonspects.Pour France-Pays-Arabes 26 (oct 2001)l’islam est, paraît-il, la seconde religion de France. Les autres : Médina, Islam de France («Le Magazine des 5 MILLIONS de musulmans !), et l’Annuaire des Mosquées sont très prudents : Hakim-el-Ghissassi rédacteur en chef de la Médina et de Islam écrit que 500 000 personnes fréquenteraient les mosquées selon le Ministère de l’Intérieur Quant aux modestes imams, celui de Tourcoing ou celui la Capelette à Marseille, ils comptent 6% de pratiquants.
Les Renseignements Généraux - qui peuvent se tromper - comptent eux de 1995 à 2000, entre 137 00 et 150 000 fidèles.
Ma remarque personnelle sur le «poids des chiffres, le choc des photos » ! ? Nous voyons tous et toutes, ces «prieurs» mâles, serrés côte à côte dans la mosquée. Il est conseillé aux femmes de ne pas se donner inutilement la peine de se rendre à la mosquée (pour Gazzhali en 1111 c’est une punition) Comment sont comptées les femmes parmi les pratiquants ?
En tout cas, aucun média ne cherche à établir un ratio raisonnable entre nombre de pratiquants, de mosquées, d’imams, de boucheries Hallal, de spectateurs de l’émission « Vivre l’Islam » …
Compter dans les villes : Il y aurait à Lyon: 100.000 musulmans. 27([1] Le Pèlerin en 89 )300.000 pour l'Express et le Nouvel Observateur ors de l'inauguration de la mosée en 1994; ils seraient retombés à 120.000 en 2001( Al-stishaa "Jurnal de laConsutation publié par le Ministère de l'Intérieur.
A Marseille : 130 000 âmes, 28 ( La Croix 8/12/99 ) 150 à 160.000 29 ([1] La Croix 8/12/99 ). Mieux encore:150.000 en juin et 200.000 en novembre pour Le monde.190.000 pour le marseillais Barikicelui qui nous explique fort justement à propos des mosquées cathédrales: « au niveau pratique les salles de prières suffisent au niveau symbolique c’est autre chose »
Le nombre de musulmans brandi avant la construction d’une mosquée chute en général de moitié après l’inauguration.
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Xavier Ternisien, 30 (Le Monde 30/4/2003)zélote hier encore affiché de la thèse contraire, affirme sous le titre «Le mauvais débat du communautarisme» : «Il y a un amalgame à considérer que tous ceux qui peuplent ces “zones” de banlieue constituent une “communauté” dont le ciment serait évidemment l’islam. Il n’existe pas de communauté musulmane en France, mais une mosaïque de communautés : Algériens, Marocains, Tunisiens, Turcs, Comoriens, Maliens, Sénégalais, Arabes du Proche-Orient, Pakistanais, groupes eux-mêmes subdivisés en sous groupes ethniques ou religieux : Kabyles ( dont les 2/3 se déclarent non religieux et non pratiquants et constituent 70% des Algériens… »)
Un article de l’Evènement du Jeudi les 11/12/98 montre exactement ce qu’il faut faire pour susciter des vocations d’hostilité à l’islam, véritable « excitatoria » comme on en prononçait pour le départ aux Croisades.
« 4 millions, de musulmans dans une société qui les ignore (NDLR c’est faux et c’est d’ailleurs ce qu’on peut leur souhaiter de mieux !) dont 2 millions de Français, 2éme religion de France loin devant le protestantisme et le judaïsme…d’ailleurs ils étaient en France bien avant l’apparition du protestantisme, ils occupèrent la Provence, l’Auvergne (NDLR colonisation 31 (H T parle lui aussi du retour des musulmans en Europe Le Monde 21/1/99)
Il ne manque dans cet article que la comparaison de M Frégosi 32 (parue dans Esprit en janvier 1998)ridicule mais souvent reprise - , entre le nombre de 38 000 églises, rapporté au nombre de baptisés catholiques, et le nombre de mosquées rapporté au nombre de musulmans.
Chapelles, Cathédrales, Abbayes qui sont évidemment notre patrimoine à tous.
Compter dans les assiettes : de 45 millions à 4,5 milliards
Dans une interview J.P Chevènement citant la Direction des Fraudes avait avancé que le marché de la viande hallal approchait 42 millions d’€ précisant toutefois que la fraude était sans doute grande. Dans un article du Monde du 1° Mars 2010 on peut lire : « désormais le marché alimentaire Hallal dépassera les 5 milliards d’€. C’est beaucoup ! 33 (NO1996 5000 tonnes = 500 MILLIONS de F « qui contrôlera la viande …dirigera la communauté H Hafidi chercheur à l’Inalco)
CONCLUSION
Benjamin était le plus jeune des fils de Jacob. Ce que lui reprochaient ses 11 frères c’est d’être le plus gâté par son père, surtout s’il avait été très sévère avec les aînés, comme cela se produit souvent dans les familles. L’Islam est la benjamine des religions de France, et la liste des « aménagements raisonnables » consentis par les pouvoirs publics, notamment locaux, à nos concitoyens musulmans est considérable. Une enquête américaine sur l’Europe en 2006 montrait que les Français exprimaient majoritairement, tout comme les Britanniques, une vision positive des musulmans 34 ( .enquête Pew de 2006 ) Sous toutes réserves car on ne peut contester les chiffres quand ils vous déplaisent et les adouber quand ils vous contentent.
Pour que cela dure il faudrait débattre, ce qui réclame de sortir des « à peu prés » et des « excitatoria » chers à nos Antigones subventionnées, ces modernes "Croisés" pour qui désormais : « L’Infidèle ? C’est l’Islamphobe ! »
JHK ancien membre du Haut Conseil à l’Intégration
La France une chance pour l’Islam
Etre protestant en France
La République et l’Islam avec Michèle Tribalat
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1 Le 17/12/1923
2 On est surpris de constater que sur 44 articles, 42 concernent les biens mobiliers et immobiliers. l’association «1905 » ne doit posséder que les «immeubles strictement nécessaires à l’exercice du culte.
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3 Dans les années 60 un système de prêts bonifiés par la Caisse des Dépôts permit de construire une quarantaine de lieux de culte catholiques, protestants et juifs pour les «rapatriés d’Algérie»
4 Depuis 2006 toute subvention, prêt, garantie ou avantage en nature à une association… fait l'objet, de la part de la personne morale de droit public l'ayant attribuée, d'une publication sous forme de liste annuelle… de l'organisme bénéficiaire ainsi que le montant et la nature de l'avantage accordé ».
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5 Mensonge pieux
6 Nouvel Observateur 8/1/2003
7 Monde 21/2/96
8 Colloque Pasqua de 1993
PAGE 4
9 Depuis 1939 les étrangers devaient faire une déclaration préalable au Ministère de l’Intérieur. C’est en octobre 1981 qu’un «petit coup de pouce juridique» prévu dans le Programme commun de la Gauche fait entrer les associations étrangères dans le droit commun,
10 Une « 1905 » Réformée compte 100 à 300 personnes flux financiers 20 000 à 75 000 €
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11 29/4/2003
12 selon les RG 300.000 dans 1000 «salles du royaume »
13 Conseil d'Etat, le 29 octobre 1990
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14 6 mois d'emprisonnement et de 7500 € d'amende. " peines qui peuvent être doublées en cas de récidive.
15 6 mois d'emprisonnement et de 7500 € d'amende.
16 Saïd Branine dans Terres d’Europe
17 Parce qu’elle émanait en 1994 de la seule Mosquée de Paris et de ses proches
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18 Figaro 30/9/94
19 16/5/2003 Sondage LCI le Point
20 30/1/99 Fig Mag
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21 Express 25/11/99
22 à la COMOR 21/10
23 Henri Tincq dans le Monde
24 Nouvel Observateur 28/2/96
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25 Ternisien Monde 30/4/2003
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26 oct 2001
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27Le Pèlerin en 89
28 La Croix 8/12/99
29 Libé 1989
30 Le Monde 30/4/2003
31H T parle lui aussi du retour des musulmans en Europe (monde 21/1/99)
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32 parue dans Esprit en janvier 1998
33 NO1996 5000 tonnes = 500 MILLIONS de F « qui contrôlera la viande …dirigera la communauté h hafidi chercheur à l’Inalco
34 enquête Pew de 2006 Sous toutes réserves car on ne peut contester les chiffres quand ils vous déplaisent et les adouber quand ils vous contentent.
Par PPK
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