> Montant et répartition des suventions en Isère.

Dans le département de l'Isère, comme au plan national, les statistiques associatives officielles disponibles sont tout à la fois récentes, approximatives, fragmentaires, incohérentes bref inutilisables.

Depuis peu, le monde associatif a failli périr noyé dans le grand tout de l'Economie Sociale et Solidaire (E.S.S).

Par Economie Sociale et Solidaire (ESS), élus, employeurs, universitaires, sociologues, politologues et médias attachés au secteur entendent : un vaste ensemble flou d'institutions hétéroclites n'ayant pour point commun :
  • que d'afficher des prétentions morales statutaires au désintéressement, à la démocratie et à la justice sociale, à l'initiative et à la participation comme à la citoyenneté, bref au Bien.
  • que de fonctionner sur la base de règles sociales et fiscales exorbitantes du droit commercial comme du droit public communs : coopératives, mutuelles et associations de production.
En réalité et analyse faite, le cas de l'Isère le confirme, le monde associatif constitue 80 % des établissements, 80% des employeurs et 80 % de l'emploi de l'Economie Sociale et Solidaire, le tout étant localisé à plus de 50% dans la zone Grenobloise.

L'imperfection statistique n'interdit pas la présentation d'ordres de grandeur quantitatifs et qualitatifs grâce auxquels il est possible de dessiner le tableau socio économique suivant :

L'Isère est un département "SUR-Associatif" à tous égards qui mérite à ce titre de servir de banc d'essai à toute innovation en matière de transparence, de gouvernance et de certification en matière de dépens publique Cette situation est certainement un legs des périodes Dubedout puis Carignon, du poids d'un monde enseignant et universitaire, scientifique jeune, cultivé et sportif, d'une population cadre d'installation récente, de l'activisme des administrations de la culture, de la jeunesse et des sports.

L'Emploi associatif se révèle en Isère. Comme en Rhône-Alpes: un emploi fragile aux trois quarts et féminin aux deux tiers, au service de dirigeants qui n'ont plus d'associatif - au sens bénévole et désintéressé du terme - que le statut , surtout si l'on considère la hiérarchie des conditions de travail et des rémunérations qu'ils imposent à leurs employés.

Autre caractéristique de ces employeurs, l'étroitesse de leurs relations avec les élus décideurs de dépense publique et les administrations concernées qu'elles soient d'Etat, des collectivités locales ou de la Sécurité Sociale lato sensu.

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