IMMIGRATION…….. EGLISES et POLITIQUE ………RIEN de NOUVEAU


1982 …….1998……..2007 ?




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« TARTUFFE AUX AFFAIRES «
"Génération morale et Horreur Politique"
Editions de Paris
Mars 2001


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La nouvelle adresse du site est :
www.ppkaltenbach.org
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ANNEXE I

<< La rose et le goupillon calvinistes


Le mouvement de politisation cléricale protestante a culminé dans l’appel, publié par le journal Réforme du 15 mai 1982, sous le titre «Les Églises et le nouveau pouvoir» :

«Un certain nombre de personnalités, parlant en leur nom propre, mais appartenant à des titres divers à des institutions et mouvements du protestantisme, viennent de signer un appel qu’ils adressent à leurs différentes Églises. »

En fait il s’agissait du collectif mondain  réformés et socialistes, dirigeants, permanents, la plupart salariés, parisiens, ayant fait carrière et pris le pouvoir au sein de la seule Église Réformée et de ses diverses associations.( Fédération Protestante, CIMADE, Mission Populaire.
 Ces personnalités, loin « d'appartenir», dirigeaient les appareils confessionnels et associatifs régionaux ou nationaux, au nom desquels elles « Interpellaient» périodiquement le «peuple de Dieu» , la société, et le gouvernement en des termes que les hauts et les bas de deux septennats selon leur cœur, «M i t t e rr a n d - R o c a rd»,  l'échec de Jospin et la déroute du couple Hollande Segolène et des "éléphants" ,rendent aujourd’hui plus ridicules qu’insupportables .

Voici ce morceau de bravoure apolitique:

    «Voilà un an qu’un nouveau pouvoir s’efforce en France de promouvoir, dans le respect des institutions et de la liberté, une dynamique du changement social, vers plus de justice et de solidarité. Il nous paraît nécessaire aujourd’hui de souligner les convergences entre le combat socialiste et les exigences proclamées par la communauté chrétienne.

    «Depuis le mois de mai de l’an passé, le changement politique en France a éveillé dans notre pays une immense attente, une espérance dont nous voulons ici être les témoins lucides et solidaires. Dans les orientations socialistes, nous avons reconnu les paroles que nous disions, les propositions que nous partagions. Notre longue attente prenait fin.
Déjà, nous avions pleine conscience des difficultés, du chemin à parcourir: la confusion entre la maîtrise du pouvoir d’État et celle des forces économiques, l’accumulation des mécontentements catégoriels, l’organisation et l’expression des médias. Actuellement s’ajoutent le contexte international, mais aussi la volonté de revanche des partis de droite, la conjonction des intérêts de l’argent et de nombreux freins à la mise en œuvre d’une politique nouvelle. Tout cela apparaît désormais au grand jour, et nous nous étonnons des silences ou de l’attentisme prudent de nos Églises, de leurs assemblées et de leurs responsables.

<  Nous continuons d’affirmer que le combat pour un socialisme fraternel est notre combat : le président de la République, le gouvernement, le parlement nous ont montré, mois après mois, qu’ils s’efforçaient de mettre en œuvre leur programme. Nous voulons être acteurs du changement dans tous nos lieux de travail et de militance. »


Signataires:

Julio Amaral, Roby Bois, Bernard Charles, Dorothée et Georges Casalis, Jacques Cousouyan,  Anne David, Francis Dumas, Rolande et André Jean Dupont, Hervé Dupont Monod, Christine et dominique Fabre, Françoise Florentin Smyth, Colette Galland ,Pierre Geoltrain, Janine Grière, François Gherardt, Hubert Hollande, Elizabeth et Jean Louis Klein,Suzanne Kneubulher, André Leenhardt,  Anne Lichtenberger, Liliane Maron, André Micaleff, Claire Lise et Jean Ott, Geneviève Pujol, Michèle et Guy Raffi, Bernard Rodenstein, Claude Rousseau, Jacques Stewart, Gilbert Vincent, Alain Ruellan, Christiane Schloesing, Michel Wagner, Marthe Westphal, Violaine et Jean Pierre Weber, Pierre Zentz.



Conclusion

<< Donc en 1982 l’Eternet était hostile à l’alternance. Et il changerait de doctrine en 2007 ? par pur caprice ? >>



EXTRAITS du livre .

Printemps 1998, lors d’une séance à l’Assemblée nationale, consacrée à une nième loi sur l’immigration, J.-P. Chevènement admoneste M. Le Braouzec, député maire communiste de Saint-Denis, qui fait profession politique de marier des «s a n s - p a p i e r s» pour faire monter le vote Le Pen:

«Il ne faudrait pas que le “sans-papiers” remplace l’ouvrier comme rédempteur du prolétariat. »

Peu de mois plus tard, à la suite d’occupation de temples protestants par des professionnels des «sa n s - p a p i e r s» issus du PSU, le même Chevènement mettait le feu aux poudres d’un certain protestantisme parisien, en déclarant dans un entretien exclusif au journal R é f o r m e:

«Dans une démocratie, l’appel à la désobéissance civile n’est pas un comportement responsable. [...] Des spécialistes de l’amalgame s’efforcent de comparer la République et
Vi c h y, les reconduites à la frontière avec la déportation des juifs. La position de l’Église réformée répond à une certaine sensibilité, mais cette sensibilité est exploitée par une petite extrême gauche à la recherche d’une “posture morale”. »

Le directeur de R é f o r m e fut vivement tancé pour avoir osé publier de tels propos. De fait, consacré à l ’ «É t r a n g e r», le synode précédent, dans la ligne des assises de la Fédération Protestante à Toulouse en 1995, avait invité, in fine, à la désobéissance. Dieu merci, avec son humour habituel, le pasteur Philippe Vassaux a sauvé l’honneur de la Réforme en écrivant: « P u i s q u e le synode de Nantes fait allusion dans sa résolution n° 30 à la possibilité d’en venir, en dernier recours il est vrai, à la désobéissance civile au cas où le législateur n’entrerait pas dans ses vues à propos du statut des étrangers en France. Puisque le synode a voté cette résolution par 80 voix contre 0. Puisque une décision synodale a force de loi dans l’Église réformée [...], alors j’invite mes coreligionnaires à la désobéissance synodale 3.»
Et pour consoler l’infortuné directeur de R é f o r m e, si injustement admonesté, quoi de plus roboratif que la citation de J.-F Revel dans la revue C o m m e n t a i re ,de janvier 2001?
«Jean-Pierre Chev è n e m e n t ! Ce Lénine provincial et béat, rédacteur intarissable de tous les programmes et manifestes de François Mitterrand, appartenait à la catégorie des imbéciles qui ont un visage d’homme intelligent, encore plus traîtresse et redoutable que celle des hommes intelligents qui ont un visage d’imbécile. J’entends ici par intelligence non point la seule aptitude à concevoir et à discourir, mais la capacité de comprendre les grands sujets de son époque. Selon cette définition, ma remarque s’applique aussi bien à François Mitterrand qu’à Charles Maurras 4. »

Force est de constater que l’exploitation religieuse des «sans-papiers» n’est pas chose nouvelle chez les professionnels protestants.

Déjà le bulletin officiel de la Fédération protestante (BIP), en date de 28 avril 1995, mais diffusé le 3 mai, entre les deux tours de l’élection présidentielle, publiait le communiqué suivant:

«Suite à l’émotion provoquée dans les communautés protestantes par “l’appel du Comité national de soutien des chrétiens protestants à Jacques Chirac”, comme hier à l’annonce de la création du Cercle des amitiés protestantes par le Front national, la Fédération protestante rappelle: «–qu’il n’est pas dans la tradition théologique des Églises protestantes d’intervenir dans le choix des votes aux élections; «–qu’elle affirme la responsabilité pour chaque citoyen de se déterminer en conscience. «La Fédération protestante de France tient à préciser que de telles initiatives individuelles ne l’engagent pas, ni aucune des Églises, institutions, œuvres ou mouvements qui en sont membres. »

Le second communiqué publié dans le même bulletin officiel informait les fidèles de ce que «le foyer évangélique de Grenelle, qui héberge à Paris depuis le 11 avril à 14 heures six grévistes de la faim représentant 500 familles en situation irrégulière, a reçu les visites du pasteur Steward président de la Fédération protestante, de Mgr Gaillot, madame Danielle Mitterrand, madame Voynet, M. Schwartzenberg et d’une foule de sympathisants discrets(sic) ».
Les permanents protestants parisiens étaient hier encore coutumiers de ce totalitarisme clérical – mélange de pose christique et de théologie du saule pleureur – comme en témoigne jusqu’à la caricature, le morceau de bravoure publié sous forme d’appel dans Réforme, en 1982 5. Pour apprécier l’audace du ministre Chevènement il faut donc mesurer l’épanouissement remarquable de l’antiracisme d’État depuis 1981…………………


…………..Les Églises, pour leur part, vont, comme souvent, s’illustrer dans le conformisme. La déclaration multiconfessionnelle du 16 mars 1984 et celle de mi-novembre 1985 vont atteindre des sommets, en plaçant implicitement sur le même pied, l’exigence d’assimilation totale, reprochée à Paul Bert et Jules Ferry, et la catastrophe nazie. Et l’on put voir le souriant Fodé Sylla, sur les estrades, aux côtés de Mgr Lustiger, du pasteur Louis Schweitzer, du grand rabbin Sitruck et du recteur Dalil Boubakeur, SOS Racisme étant ainsi promu au rang de cinquième culte «officiel» de la République.>>



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