Famille, associations, république en 2005 : vers quels séismes ?
Des perspectives enfin favorables
Ces trois institutions fondatrices, reposent sur deux forces: la liberté et la gratuité . Le point distinctif de l'association c’est d’avoir pour socle l’égoïsme intelligent tel qu’exprimé dans le second conseil biblique : "Va voir ton frère ; tu t’en trouveras mieux".
Lorsque la paysannerie ruinée de dettes s’effondre dans la Rhénanie de 1830, le pasteur Reifhaisen crée le crédit mutuel agricole. Qu’enjoint-il à ses émissaires ? "N’allez pas chez les gens leur faire la morale. Comprenez d’abord leurs difficultés. Après vous pourrez démontrer qu’ils ont besoin de leur prochain, de leurs frères de misère pour s’en sortir par l’entraide mutuelle. Vous construirez l’altruisme sur l’égoïsme".
La Famille est le premier lieu communautaire et mutualiste d’égoïsmes surmontés, d’un altruisme durablement pratiqué et désiré parce qu'indispensable au bonheur de chacun comme de tous. Tous les jours, les générations y affrontent ensemble tous les problèmes : argent, garde, école, vacances, culture, maladie, drogue, alcool, chômage, déchirures, solitudes, vieillesse et mort. La famille est en ces domaines une école plus efficace que d’autres car la gratuité y est affaire de nécessité quotidienne et collective. La famille réussie est l'outil qui tout à la fois libère et transmet Pour ces mêmes raisons, elle est aussi un lieu politique., le meilleur lie d'élevage d'individus, debour, libres et responsables. Le tissus familial solide est le terreau du tissus social solide et solidaire. De tous temps tous les totalitarismes ont haï la Famille.
Le philosophe de Solidarnosch, Tischner écrit: "C’est sur le visage de ses parents que chacun d’entre nous apprend la justice et la liberté. Et si ce n’est pas là ce ne sera nulle part ailleurs."
L’Association est donc au quotidien, localement, la traduction, la manifestation sociale et politique, l’outil par excellence de la présence de la Famille au monde, de son engagement dans la cité, pour la République, bref l'arme des bénévoles de la politique.
Et les sociologues français jusqu’ici réticents doivent de rendre à l'évidence : il existe non point un mais trois peuples associatifs qui n’ont de commun que le statut.
- C’est d’abord le patronat des employeurs associatifs subventionnaires et marchands soit - selon les statistiques distribuées au compte-goutte par le secteur public- 30/40 000 organismes gestionnaires gros employeurs employant 50 salariés et plus.
- C’est ensuite le salariat associatif précaire soit environ 1 400 000 personnes dont 1 000 000 à temps plein.
- C’est enfin et surtout le peuple solidaire d’environ 6 millions de donateurs et bénévoles. Le profil de ce peuple à dominante familiale est typé par zones comme par milieux : Bretagne catholique, Nord socialo-catholique, Alsace Moselle concordataire, Franche Conté libertaire, et tous les teigneux minoritaires, protestants, juifs, francs maçons, "cocos"," écolos", "homos" etc. Surtout la fracture est sans fond entre les" grandes surfaces", les 30/40 000 évoqués précédemment et l’immense majorité des "gagne petits" soit plus de 840 000 associations.
La République est donc concernée dans son essence, dans sa moelle, par l'état familial et associatif de la nation. quelles que soient les options partisanes, sexuelles, éducatives et idéologiques des uns et des autres.
Le centenaire de la loi de 1901 survenait opportunément l’année des municipales de 2001, la veille des élections législatives et présidentielles de 2002.Il s'est hélas terminé par l'invraisemblable loi autorisant lt rémunération des dirigeants bénévoles des seuls grosses associations.
En cette occasion, l’opinion a réalisé que d’une loi de liberté, de gratuité et de laïcité, d'un contrepouvoir citoyen et privé, d’une loi qui concerne chaque citoyen dans son quotidien et son privé, d’ une loi "citoyenne" - pour utiliser le jargon de ceux qui manquent le plus de civisme - des dirigeants, responsables politiques, syndicaux et patronaux de tous bords ont depuis 25 ans fait une courroie de transmission, un outil de gestion et de pouvoir diffus à prétention ethique ou morale, un expédient administratif, une machine à souplesses budgétaires et fiscales, une usine à emplois factices voire fictifs, un monde d’obscurité caractérisé par une seule et même attitude : le refus de la rigueur dans le discours, de la transparence, de rendre compte de son organisation interne, bref le refus de la plus politique des responsabilités: celle qui concerne la dépense publique.
Heureusement, désormais ce sont les problèmes de société à cheval sutr vie privée et vie publique, morale privée et morale publique comme les conditions de la dépense publique qui vont réanimer le débat politique et pourraient- au delà de 2005- marquer les futures élections.
Porteurs de pratique associative et de civisme désintéressé au plan local comme au plan national, les militants associatifs vont seuls pouvoir affronter la frature politique et morale qui ne cesse de se creuser au fil de séismes que les professionnels se révélènt tout aussi incapables de comprendre que de prévoir. Notamment en raison d'une décentralisation financière fiscalement sauvage, les" familiaux", vrais bénévoles, vraiment désintéressés, vraiment engagés vont se trouver au centre de la demande de transparence des subventions et des activités marchandes, des grosses associations certes, mais aussi de l’ensemble des institutions financées par l’argent public.
Ce faisant, familles et associations authentiques vont se trouver au premier rang de la longue marche qui ramènera la France politique à la Démocratie financière après trois décennies de sinistre.` Ils y parviendront d'autant plus aisément qu'ils disposent désormais de l'arme de la Réforme et de la Résistance : le NET.
Puissent Famille, Association et République se réunir pour rappeler la Vertu aux professionnels et permanents d’une classe publique dévergondée dont l’Histoire retiendra qu’elle s’est proclamée "Génération Morale" au moment même où la dégradation de la morale publique atteignait un niveau sans précédent. Il y a là matière à méditer la célèbre formule de Robespierre: "Les vertus civiques ne sont que l’épanouissement des vertus privées". Celle aussi d'A. de Tocqueville un mois avant la révolution de 1848: " Le plus sûr moyen pour des homes de perdre le pouvoir c'est de devenir indignes de l'exercer."
Deux programmes permettront aux " familiaux" d’animer le mouvement: au plan national, par le soutien à la procédure de" gouvernance civile" envisagée par des associations faisant appel à la générosité publique ; au plan local, avec la crétation d'Observatoires Bénévoles des Réalités Associatives Locales, par l’interpellation des élus, sur la gouvernance, l’efficacité, enfin le désintéressement des principales associations bénéficiaires d’aide publique locale et oeuvrant dans leur circonscription politique. Des guides pratiques seront établis pour faciliter la compréhension des comptes. Les expériences s’échangeront sur NET, le média des minorités agissantes et de la jeunesse.
Lorsque la paysannerie ruinée de dettes s’effondre dans la Rhénanie de 1830, le pasteur Reifhaisen crée le crédit mutuel agricole. Qu’enjoint-il à ses émissaires ? "N’allez pas chez les gens leur faire la morale. Comprenez d’abord leurs difficultés. Après vous pourrez démontrer qu’ils ont besoin de leur prochain, de leurs frères de misère pour s’en sortir par l’entraide mutuelle. Vous construirez l’altruisme sur l’égoïsme".
La Famille est le premier lieu communautaire et mutualiste d’égoïsmes surmontés, d’un altruisme durablement pratiqué et désiré parce qu'indispensable au bonheur de chacun comme de tous. Tous les jours, les générations y affrontent ensemble tous les problèmes : argent, garde, école, vacances, culture, maladie, drogue, alcool, chômage, déchirures, solitudes, vieillesse et mort. La famille est en ces domaines une école plus efficace que d’autres car la gratuité y est affaire de nécessité quotidienne et collective. La famille réussie est l'outil qui tout à la fois libère et transmet Pour ces mêmes raisons, elle est aussi un lieu politique., le meilleur lie d'élevage d'individus, debour, libres et responsables. Le tissus familial solide est le terreau du tissus social solide et solidaire. De tous temps tous les totalitarismes ont haï la Famille.
Le philosophe de Solidarnosch, Tischner écrit: "C’est sur le visage de ses parents que chacun d’entre nous apprend la justice et la liberté. Et si ce n’est pas là ce ne sera nulle part ailleurs."
L’Association est donc au quotidien, localement, la traduction, la manifestation sociale et politique, l’outil par excellence de la présence de la Famille au monde, de son engagement dans la cité, pour la République, bref l'arme des bénévoles de la politique.
Et les sociologues français jusqu’ici réticents doivent de rendre à l'évidence : il existe non point un mais trois peuples associatifs qui n’ont de commun que le statut.
- C’est d’abord le patronat des employeurs associatifs subventionnaires et marchands soit - selon les statistiques distribuées au compte-goutte par le secteur public- 30/40 000 organismes gestionnaires gros employeurs employant 50 salariés et plus.
- C’est ensuite le salariat associatif précaire soit environ 1 400 000 personnes dont 1 000 000 à temps plein.
- C’est enfin et surtout le peuple solidaire d’environ 6 millions de donateurs et bénévoles. Le profil de ce peuple à dominante familiale est typé par zones comme par milieux : Bretagne catholique, Nord socialo-catholique, Alsace Moselle concordataire, Franche Conté libertaire, et tous les teigneux minoritaires, protestants, juifs, francs maçons, "cocos"," écolos", "homos" etc. Surtout la fracture est sans fond entre les" grandes surfaces", les 30/40 000 évoqués précédemment et l’immense majorité des "gagne petits" soit plus de 840 000 associations.
La République est donc concernée dans son essence, dans sa moelle, par l'état familial et associatif de la nation. quelles que soient les options partisanes, sexuelles, éducatives et idéologiques des uns et des autres.
Le centenaire de la loi de 1901 survenait opportunément l’année des municipales de 2001, la veille des élections législatives et présidentielles de 2002.Il s'est hélas terminé par l'invraisemblable loi autorisant lt rémunération des dirigeants bénévoles des seuls grosses associations.
En cette occasion, l’opinion a réalisé que d’une loi de liberté, de gratuité et de laïcité, d'un contrepouvoir citoyen et privé, d’une loi qui concerne chaque citoyen dans son quotidien et son privé, d’ une loi "citoyenne" - pour utiliser le jargon de ceux qui manquent le plus de civisme - des dirigeants, responsables politiques, syndicaux et patronaux de tous bords ont depuis 25 ans fait une courroie de transmission, un outil de gestion et de pouvoir diffus à prétention ethique ou morale, un expédient administratif, une machine à souplesses budgétaires et fiscales, une usine à emplois factices voire fictifs, un monde d’obscurité caractérisé par une seule et même attitude : le refus de la rigueur dans le discours, de la transparence, de rendre compte de son organisation interne, bref le refus de la plus politique des responsabilités: celle qui concerne la dépense publique.
Heureusement, désormais ce sont les problèmes de société à cheval sutr vie privée et vie publique, morale privée et morale publique comme les conditions de la dépense publique qui vont réanimer le débat politique et pourraient- au delà de 2005- marquer les futures élections.
Porteurs de pratique associative et de civisme désintéressé au plan local comme au plan national, les militants associatifs vont seuls pouvoir affronter la frature politique et morale qui ne cesse de se creuser au fil de séismes que les professionnels se révélènt tout aussi incapables de comprendre que de prévoir. Notamment en raison d'une décentralisation financière fiscalement sauvage, les" familiaux", vrais bénévoles, vraiment désintéressés, vraiment engagés vont se trouver au centre de la demande de transparence des subventions et des activités marchandes, des grosses associations certes, mais aussi de l’ensemble des institutions financées par l’argent public.
Ce faisant, familles et associations authentiques vont se trouver au premier rang de la longue marche qui ramènera la France politique à la Démocratie financière après trois décennies de sinistre.` Ils y parviendront d'autant plus aisément qu'ils disposent désormais de l'arme de la Réforme et de la Résistance : le NET.
Puissent Famille, Association et République se réunir pour rappeler la Vertu aux professionnels et permanents d’une classe publique dévergondée dont l’Histoire retiendra qu’elle s’est proclamée "Génération Morale" au moment même où la dégradation de la morale publique atteignait un niveau sans précédent. Il y a là matière à méditer la célèbre formule de Robespierre: "Les vertus civiques ne sont que l’épanouissement des vertus privées". Celle aussi d'A. de Tocqueville un mois avant la révolution de 1848: " Le plus sûr moyen pour des homes de perdre le pouvoir c'est de devenir indignes de l'exercer."
Deux programmes permettront aux " familiaux" d’animer le mouvement: au plan national, par le soutien à la procédure de" gouvernance civile" envisagée par des associations faisant appel à la générosité publique ; au plan local, avec la crétation d'Observatoires Bénévoles des Réalités Associatives Locales, par l’interpellation des élus, sur la gouvernance, l’efficacité, enfin le désintéressement des principales associations bénéficiaires d’aide publique locale et oeuvrant dans leur circonscription politique. Des guides pratiques seront établis pour faciliter la compréhension des comptes. Les expériences s’échangeront sur NET, le média des minorités agissantes et de la jeunesse.
Par PPK
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| 23/03/2005 17:13
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