Voir aussi ces livres, en téléchargement gratuit :
  • Associations lucratives sans but. Préface Philippe Seguin . 1995
  • Tartuffe aux Affaires 2001
  • L’association contre le Citoyen. Colloque 2001

Et l'article suivant sur ce site :

« DEMOCRATIE PARTICIPATIVE »

FAUX NEZ des EMPLOYEURS ASSOCIATIFS SUBVENTIONNES

FONDA et CPCA Janvier 2007

Quand des dirigeants d‘organismes subventionnés se prennent pour des employeurs et les salariés pour des bénévoles, c’est la colonisation de la Société civile par les classes moyennes protégées qui se développe sous pavillon de 1901.

La revendication exprimée par la FONDA et la CPCA en ce début 2007 de remplacer la démocratie représentative par des employeurs associatifs subventionnés supposés incarner la démocratie particitative constitue un oxymore meurtrier pour la démocratie tout court.

D’abord si la classe politique déçoit, les gros employeurs associatifs sont en passe de décevoir plus encore. ( Nucci, Gilibert, ARC, Secours Populaire Haute Garonne, Tsunami.. ) La défiance populaire ne peut que s’accroître non seulement avec la multiplication des «affaires» mais plus encore avec la décentralisation qui agit localement comme un puissant révélateur.

La classe politique suscite une demande croissante de transparence, de gouvernance et d’alternance mais les gros employeurs et la classe salariale associative tout autant voir plus. On ne gère pas sans risque « à la libérale » 1 600 000 salariés et 10% du PIB.

Que les élus du suffrage universel à la française méritent critique ( Et par exemple la non obligation de démission pour les fonctionnaires, le cumul des mandats etc.) que nos institutions politiques doivent être réformées de fond en comble dans le sens de la séparation des pouvoirs et des intérêts, c’est évident . Nous n’avons que trop tardé depuis 1981.

Mais nous n’arriverons à rien en nous contentant de remplacer des élus du Pëuple par des employeurs associatifs auto proclamés, partisans de l’ultra libéralisme comptable et administratif, qui prétendent représenter la Société Civile sans contrôle démocratique. Mieux vaut et mille fois mieux des élus du suffrage universel imparfait que ces purs produits d’une immaculée cooptation sauvage sur fonds publics, ce MEDEF subventionnaire qui a fait de l’association, une courroie de transmission, une facilité budgétaire et fiscale, l’outil de prédilection d’un Etat Providence obèse, opaque et politisé.

Il suffit de considérer leur bilan là où ils dominent la Société Civile depuis 20 ans: enfance, école, jeunesse, banlieues, ville, culture, medias, emploi, immigration etc. Ecoutons-les.

L’entrée en campagne corporatiste de Janvier 2007.

FONDA

Organisateurs : Pascal Perrineau Directeur du CVIPOF
Jean-Pierre Worms Président de la FONDA

17/18 janvier

"Crise et renouveau du politique"


« Rarement les institutions, le personnel et les pratiques politiaues ont souffert d’un tel discrédit.

Rarement aussi les citoyens ont montré un tel désir et une telle capacité d’initiatives sociales,civiques et politiques, une telle volonté d’intervenir dans l’espace public, ce que traduit notamment le foisonnement de l’activité associative.

Cette montée simultanée de la méfiance envers les organisations et les acteurs de la sphère publique et la confiance accordée aux initiatives et aux acteurs de la société civile ébranle les bases institutionnelles et culturelles de nos démocraties représentatives, particulièrement en France. Elle ouvre en même temps les voies pour dégager les enjeux et les conditions d’un renouveau du politique fondé sur une meilleure articulation entre la société civile, ses acteurs, ses représentants et le monde politique.

A la veille d’échéances politiques importantes il est apparu essentiel de confronter, librement et sans a priori, les points de vue d’élus politiques, de militants associatifs et de chercheurs pour mettre en débat leurs analyse et leurs propositions.


CPCA
20 janvier 2007


« Que serait la France sans les associations »

1/ Construire une plate-forme de propositions présentant la vie associative, ses valeurs et son avenir dans la mandature 2007 – 2012 Cette campagne a pour premier objectif de créer le débat et les échanges dans les réseaux associatifs, à tous les niveaux du territoire, afin de faire émerger les enjeux actuels de la place et du rôle des associations dans la société française de demain. Dans la logique de la conférence nationale de la vie associative Un travail approfondi a été mené avec la conférence (...)

Une structure représentative, composée de 16 coordinations nationales, rassemblant 700 fédérations, 400 000 associations locales. Aucun candidat à des élections ne pourrait faire l’impasse sur une rencontre avec la seule structure représentative du monde associatif organisé en France. Le 20 janvier, au Palais Brongniart, à parir de 9h, aura lieu la publication de la plate-forme de propositions de la CPCA. Nous attendons la participation de 600 représentants associatifs pour débattre des thèmes du (...)


Comentaires: Les jury citoyens ? Immaculée cooptation ! .Les soviets plus la subvention ! Lire « Territoires la revue de la démocratie locale » N°473 Jean Blaise Picheral et Martine Toulotte ;Déocratiser radicalement la démocratie. www.adels.org

« Le budget participatif outil de basculement dialectique radical de la démocratie représentative vers la démocratie directe ». Comprendre : "Les nouveaux élus chargeront la rue de mettre un terme au fonctionnement constitutionnel de la démocratie financière".


«Un mauvais fonctionnement de notre démocratie»
MARC DURIN-VALOIS. Publié le 19 janvier 2007

Agrégé de philosophie et professeur émérite de sociologie à la Sorbonne, Raymond Boudon s'inquiète du phénomène «Don Quichotte». Cet héritier d'Emile Durkheim, de Tocqueville et de Max Weber, y voit une distorsion inquiétante de nos institutions.

Le Figaro Magazine - Quel regard un philosophe tel que vous, spécialiste de Tocqueville et de Durkheim, porte-t-il sur la victoire politique obtenue par l'association des Enfants de Don Quichotte ?

Raymond Boudon - Je vais vous surprendre : un regard préoccupé. Je ne nie pas qu'il y ait un vrai problème des sans-logis en France. Il me semble normal, et même souhaitable, que des hommes de spectacle comme Jean Rochefort se mobilisent sur le sujet. Mais que le pouvoir politique cède à la pression médiatique est très inquiétant sur l'état de nos institutions.

Quand la société civile réussit ainsi à faire réagir la sphère politique, cela ne traduit-il pas la vitalité de notre démocratie ?

Non. C'est le symptôme d'un mauvais fonctionnement de notre système politique. C'est aux élus d'alerter puis de résoudre les difficultés en proposant et en votant les lois. Nous sommes dans un contexte d'hypertrophie de l'exécutif qui bride leur pouvoir. On s'éloigne de manière inquiétante de la stricte séparation des pouvoirs et de la capacité donnée aux députés de proposer des textes législatifs. Conséquence, la rue peut désormais, au sens premier du terme, «faire la loi». Sans mandat, sans représentativité, et avec pour seule caution le coup médiatique.

Les députés ont pourtant toute possibilité de faire des propositions...

En théorie, oui. En réalité, si le gouvernement ne le veut pas, leurs projets ne seront jamais présentés au Parlement.
Du coup, des éléments essentiels de notre devenir peuvent se jouer au sein d'associations qui s'érigent en représentants autoproclamés de la population à l'occasion de crises. C'est un phénomène typiquement français que l'on ne retrouve dans aucun autre pays d'Europe. Aujourd'hui ce sont les SDF, hier c'étaient les urgences, la canicule, la justice. On découvre avec l'affaire d'Outreau que notre justice est dans un état lamentable, notamment parce qu'elle a deux fois moins de magistrats qu'en Allemagne ! Là encore, n'était-ce pas aux députés de pousser un cri d'alarme plutôt que de se retrouver devant un tel cataclysme judiciaire?

Au final, les décisions finissent quand même par être prises...

Mais dans les pires conditions, en pleine crise, sous la pression de l'opinion et des médias ! C'est-à-dire que les choix ne sont pas réfléchis suffisamment. Sur l'affaire des SDF, ne fallait-il pas programmer des logements sociaux sur plusieurs années, imaginer comment pouvait se concrétiser le droit au logement opposable devant les tribunaux, plutôt que de tout promettre, sans plan établi, dans l'urgence ?
Un penseur britannique me confiait que, de l'autre côté de la Manche, la politique française paraissait relever d'une forme de dadaïsme ! L'improvisation, la passion, l'irrationnel dominent. Le risque est que notre système de gestion politique devienne en partie celui de crises que génèrent des associations et des médias qui n'ont aucune légitimité démocratique.

N'est-ce pas justement sur de tels épisodes que peut naître la démocratie participative de Ségolène Royal ?

C'est encore quand ce terme ne veut rien dire qu'il est le moins dangereux. Par contre, s'il sous-entend que l'exécutif va dialoguer avec des pouvoirs associatifs, représentant des intérêts catégoriels, en faisant à nouveau l'impasse sur les élus pour générer des lois à vocation générale, nous entrons dans une mécanique de distorsion de la démocratie. Elle annoncerait une forme d'oligarchie très inquiétante. Le comble est que l'on nous fait croire que cette démocratie participative constituerait un degré supérieur de la démocratie !

Que prônez-vous ?

Le retour au bon sens commun. Il faut revenir aux fondamentaux de la démocratie, c'est-à-dire engager un rééquilibrage entre l'exécutif et le législatif. En économie, il faut engager une politique volontariste de croissance. Des choses simples qui s'énoncent et se conduisent clairement.

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