Crise des élites ou crise des ratés ?
Un cas d'école: la commémoration de la loi de 1905 aprés celle de 1901
CRISE DES ELITES OU CRISE DES RATES ?
Associations Familiales Protestantes et Evangéliques
le 16 septembre à Paris au Sénat,
10 h à 18 h, coktail
CONTROVERSE
POUR une COMMEMORATION UTILE
du
CENTENAIRE de la loi de 1905
le 16 septembre à Paris au Sénat,
10 h à 18 h, coktail
CONTROVERSE
POUR une COMMEMORATION UTILE
du
CENTENAIRE de la loi de 1905
Thèmes de débat
- 2001-2005. Double centenaire ? Double séisme associatif ?
- Une religion civile « à la française » est- elle concevable ?
- L’exception française est-elle plus exceptionnelle que l’exception américaine?
- Entre petite et grande laïcité ?
- Crise des élites ou crise des professionnels de la sphère publique ?
- Le modèle français de laïcité sera-t-il sauvé par les églises évangéliques ?
Animateurs pressentis
Regis Debray, Sébastien Fath, Marcel Gauchet, Jean Louis Langlais, Jean Pierre Portefait, Louis Schweitzer, Henry Tinc, Daniel Vernet etc.
Sont bienvenus, outre les AFP et leurs amis, toutes églises évangéliques ayant des projets de financement de salles « culturelles polyvalentes » dans des villes dont la municipalité a décidé le financement de mosquées et entre autres : Mulhouse, Grenoble, Saint Etienne, Marseille, Aix en Provence etc.....
S'inscrire avant le 15 août avec un chèque de 30 euros à « Associations Familiales Protestantes » 26 rue Monsieur le Prince 75006 Paris
Bibliographie préparatoire en annexe.
Cette note d’introduction constitue le premier document du dossier qui vous sera distribué progressivement en sorte que vous arriviez au Sénat le 16 septembre au matin, non comme un « Public » mais comme une « Assemblée ». Les quelques progrés obtenus à Fontevraud depuis 1984 sont dus en effet beaucoup plus à la qualité (et donc à la préparation) des participants qu’à la renommée pourtant souvent grande de nos amis, animateurs, invités
Résumé
La politique politicienne n’a pas le monopole des séismes
Après une année de cérémonies aussi mièvres et emphatiques que coûteuses, la commémoration du centenaire de la loi de liberté et de gratuité de 1901 culmine en décembre 2001 avec le vote d’une loi autorisant la rémunération des dirigeants associatifs bénévoles au taux plafond de 7076 euros par mois. Premier séisme.
Le centenaire de la loi de séparation de l’église et de l’Etat de 1905 interdisant tout financement public risque fort de culminer par le vote d’une loi autorisant le financement du seul culte non catholique qui fraude le régime 1901-1905. Second séisme ?
Fait rarement évoqué par les experts : ce qui est en cause dans les deux cas, c'est l’usage démocratique des fonds publics, pierre de touche de la démocratie citoyenne et laïque. Si cette analyse est fondée, les finances publiques locales seront le détonateur du prochain séisme politique.
Dans la pensée d’un Tocquevillle comme d’un J.Ellul, le plus sûr moyen pour une génération de perdre le pouvoir, c’est la subversion qui consiste à contredire en actes les principes fondateurs qui seuls justifient avec sa préminence politique le maintien de ses privilèges professionnels.
Dans une société comme la notre, décatholicisée mais restée structurellement cléricale dans ses mentalités, ses institutions et ses pratiques, l’urgence n’est pas d’étendre aux cultes anciens comme nouveaux les dérives qui subvertissent déjà l’association subventionnée mais de décléricaliser et « désenchanter » l’argent public en commençant par la dépense associative puis la dépense sociale et enfin la dépense publique toute entière. Le problème avec"le modèle social" à la française, ce n'est pas plus son coût que son objectif, c’est une méthode qui constitue un déni de démocratie : l' Etat Providence » à la française » c’est à dire hors contrôle démocratique.
La fidélité aux grands ancêtres comme au message Biblique sera toujours de séparer : séparer les cultes de l’Etat, séparer les pouvoirs et les intérêts, séparer l’association des urnes et du marché, séparer les caisses publiques des « clergés » de conviction comme de religion. C'est affaire de procédures, pas de philosophie et encore moins d'incantations éthiques. Nous devons réinventer les procédures financières de notre démocratie. Et ceci n' a pas plus à voir avec le libéralisme qu'avec le socialisme.
L’étrange construction de 1901-1905 nous aura assuré un siècle de paix civile et religieuse.
Les deux lois gigognes de 1901-1905 instauraient un système associatif apparemment incohérent mais solide puisqu’il va durer un siècle. Avant l’affaire du voile islamique, la question « laîque » remplissait difficilement à la Sorbonne un amphithéâtre de mandarins aigris et âgés.
Dans l’ordre religieux et cultuel, la loi de 1905, plus lourde de contraintes que de libertés, n’avait rien à voir avec la tolérance, les droits de l’homme, droits des minorités, droits de l’enfant, droit à la différence et autres obsessions de la « Génération Morale 68 » Conseil d’Etat compris. Par certains aspects elle évoque plutôt la fâcheuse Constitution civile du clergé imposant en 1790 aux prêtres catholiques le modèle calviniste d’élection des pasteurs. C’est à bon droit qu’elle sera rejetée par les catholiques. Surtout la loi de 1905, si elle organise le strict contrôle des dons et legs, interdit tout financement public des activités cultuelles exception faite des exonérations d’impôts fonciers sur les bâtiments du culte.
Le centenaire de la loi de séparation de l’église et de l’Etat de 1905 interdisant tout financement public risque fort de culminer par le vote d’une loi autorisant le financement du seul culte non catholique qui fraude le régime 1901-1905. Second séisme ?
Fait rarement évoqué par les experts : ce qui est en cause dans les deux cas, c'est l’usage démocratique des fonds publics, pierre de touche de la démocratie citoyenne et laïque. Si cette analyse est fondée, les finances publiques locales seront le détonateur du prochain séisme politique.
Dans la pensée d’un Tocquevillle comme d’un J.Ellul, le plus sûr moyen pour une génération de perdre le pouvoir, c’est la subversion qui consiste à contredire en actes les principes fondateurs qui seuls justifient avec sa préminence politique le maintien de ses privilèges professionnels.
Dans une société comme la notre, décatholicisée mais restée structurellement cléricale dans ses mentalités, ses institutions et ses pratiques, l’urgence n’est pas d’étendre aux cultes anciens comme nouveaux les dérives qui subvertissent déjà l’association subventionnée mais de décléricaliser et « désenchanter » l’argent public en commençant par la dépense associative puis la dépense sociale et enfin la dépense publique toute entière. Le problème avec"le modèle social" à la française, ce n'est pas plus son coût que son objectif, c’est une méthode qui constitue un déni de démocratie : l' Etat Providence » à la française » c’est à dire hors contrôle démocratique.
La fidélité aux grands ancêtres comme au message Biblique sera toujours de séparer : séparer les cultes de l’Etat, séparer les pouvoirs et les intérêts, séparer l’association des urnes et du marché, séparer les caisses publiques des « clergés » de conviction comme de religion. C'est affaire de procédures, pas de philosophie et encore moins d'incantations éthiques. Nous devons réinventer les procédures financières de notre démocratie. Et ceci n' a pas plus à voir avec le libéralisme qu'avec le socialisme.
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L’étrange construction de 1901-1905 nous aura assuré un siècle de paix civile et religieuse.
Les deux lois gigognes de 1901-1905 instauraient un système associatif apparemment incohérent mais solide puisqu’il va durer un siècle. Avant l’affaire du voile islamique, la question « laîque » remplissait difficilement à la Sorbonne un amphithéâtre de mandarins aigris et âgés.
Dans l’ordre religieux et cultuel, la loi de 1905, plus lourde de contraintes que de libertés, n’avait rien à voir avec la tolérance, les droits de l’homme, droits des minorités, droits de l’enfant, droit à la différence et autres obsessions de la « Génération Morale 68 » Conseil d’Etat compris. Par certains aspects elle évoque plutôt la fâcheuse Constitution civile du clergé imposant en 1790 aux prêtres catholiques le modèle calviniste d’élection des pasteurs. C’est à bon droit qu’elle sera rejetée par les catholiques. Surtout la loi de 1905, si elle organise le strict contrôle des dons et legs, interdit tout financement public des activités cultuelles exception faite des exonérations d’impôts fonciers sur les bâtiments du culte.
Dans l’ordre civil et culturel, la loi de 1901 multipliait elle aussi les atteintes à la liberté. La première – mineure - institue le délit nouveau de congrégation non autorisée, disparu depuis La seconde – autrement liberticide - interdit en pratique le financement privé de la vie associative par la société civile, exception faite du régime de reconnaissance d’utilité publique tout aussi contraignant que celui de la loi de 1905. Le coût de ces interdits sera lourd pour la société civile Française. Fin 2004, l’Angleterre compte 184.000 « Charities », la France 2100 associations reconnues d’utilité publique.
Les étonnantes incohérences de ce modèle aussi français que peu cartésien résultent des compromis imposés aux « Deux Frances » par l’imminence de la Grande Guerre. Grâce à Jaurés, la gauche sut dominer sa victoire électorale. La droite sut faire taire ses ultras. La réconciliation se fit dans les tranchées. La République et le Vatican signèrent la paix en 1924.
Les sentiers secrets de la subversion 1980-2005.
Loi de 1901
Loi de liberté, de désintéressement et partant de gratuité, seules justifications politiquement acceptables de l’exonération fiscale, comme de toute subvention, la loi de 1901 dote tardivement la société civile de son outil spécifique de participation citoyenne et de contre-pouvoir.
Hélas ! Depuis 1975, la Génération Morale n’a eu de cesse que de subvertir cette liberté et cette gratuité en courroie de transmission des pouvoirs politiques, corporatistes et marchands. Non seulement la séparation des pouvoirs n’est plus assurée entre l'association, la fonction publique, les urnes, les caisses publiques et le marché : mais c’est son exact contraire, la confusion, qui s'est vue érigée en modèle moral sous couleur d’Economie Sociale et Solidaire.
Ces nouveaux employeurs associatifs sur ressources publiques pervertissent la vie associative en machine à souplesses budgétaires, fiscales et comptables pour échapper aux « pesanteurs et rigidités » du recrutement par concours, des marchés par appel d’offres et du contrôle de la Cour des Comptes, le tout en maudissant le retrait de l’Etat. Les grandeurs matérielles et humaines en cause ont considérables : 10% de l’emploi salarié privé, 10 à 12% du PIB dont les deux tiers financés sur prélèvements obligatoires.
Sous prétexte d’emploi et de professionnalisation, employeurs et salariés associatifs évincent dans un premier temps, bénévoles et donateurs puis les jeunes et finalement le Peuple.
La route s’est ainsi ouverte à "l’exception citoyenne française" : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du « privé », les plus grosses associations sans bénévoles, des médias sans public et des églises traditionnelles sans fidèles.
Invoquer à ce propos la crise des élites est bien pis que populiste, bien pis qu'une erreur de discernement, c'est un faux intellectuel, moral et politique.
Ce qui est en crise c'est un petit monde médiocre de professionnels permanents de tous les appareils publics français, petite corporation hétéroclite qui s'arc-boute avec la frénésie du désespoir contre la transparence, l'évaluation, la participation et l'alternance, toutes valeurs démocratiques qui ne sont guère le monopole de l'étrange atelage des ténors du fameux camp du "Non à l'Europe": mélange de marxistes, trotskystes, "soixante huités", Alternatifs Verts et Rouges, nationalistes enragés, défenseurs corporatistes des classes moyenne protégées par un emploi à vie, acharnés à travestir la Liberté politique du projet Europe en ultra libéralisme commercial.
Loi de 1905
Premier secrétaire du PS, ministre de l’Education Nationale enfin Premier ministre dans les années 1981 à 2002, Lionel Jospin restera à vie le mieux placé pour réaliser l’inventaire des atteintes à la loi de 1905.
C’est lui qui face au voile islamique se défausse fin 1989 « pour avis » sur le Conseil d’Etat, lequel se défausse sur les proviseurs pour cause d’ordre public. Au fil des considérations de l’avis du Conseil d’Etat, l’opinion découvre incrédule la confusion entre laïcité, séparation, neutralité, tolérance, droits de l’homme, de l’enfant, des minorités, des cultures etc . Déjà perce la pusillianimité face à l’irruption de la polygamie.
Or en cette année 2005, colloques et déclarations laissent craindre que la commémoration culmine par le vote de lois qui non seulement étendraient les « souplesses financières » de l’association subventionnée au monde des cultes mais permettraient le financement des seules mosquées dont 95% contournent déjà le régime 1901-1905.
Rarement des hommes au pouvoir des appareils auront manifesté pareil aveuglement. Pourquoi ?
Une explication émerge lentement : l’inculture historique et religieuse des professionnels qui squattent autorités politiques, universitaires, sociologiques, médiatiques et morales. Dans la « question musulmane », ils n’ont pu voir autre chose que ce qu’ils connaissent : une affaire de fracture sociale, voir électorale, relevant comme tout le reste des innombrables politiques de la ville, de la formation, de l’emploi de la culture, de l’immigration etc.
Ils ne pouvaient donc imaginer d’autres remèdes que leurs moyens habituels : prestations, subventions, allocations, institutions, travailleurs socio-culturels, permanents associatifs obsédés d’insertion par l’économique, de culture de banlieue, de lutte contre l’exclusion et le racisme, toutes choses certes coûteuses et des plus respectables mais sans rapport avec le problème posé : Quel Islam ? puisqu’en religion comme en toutes choses, force est bien de définir si l'on veut trier le bon grain de l’ivraie.
Sous le voile se cache l’affrontement international meurtrier que dictatures pétrolières, militaires, policières et religieuses livrent à leurs oppositions réduites à une régression médiévale et au terrorisme « High Tech » et sanguinaire. C’est cette guerre civile « post moderne » qu’ils poursuivent désormais au sein des populations issues de l’immigration. La ligne de front s’étend désormais de Rhyad aux Minguettes, l’enjeu du conflit est devenu Jérusalem autant que le pétrole. Cerise sous le gâteau : sous le voile il y a un détail : La Femme et qui dit Femme dit Famille.
Et c’est avec cet Islam là qu’il a été impérieusement suggéré aux français de consentir au plus vite un « accommodement raisonnable » pour inventer un nouvel « art de vivre ensemble ».Dans le contexte international actuel, des forces archaîques et agressives refusent à tout non musulman ici comme chez elles tout « accommodement raisonnable » et tout « art de vivre ensemble ».
Dans le contexte international actuel,des forces archaïques refusent à tout non musulman, ici comme là bas, tout "accomodement raisonnable". L’urgence n’est donc pas de financer le seul Islam en France mais de confirmer l’interdit politique de tout comportement religieux- on pas- de cette nature. Et au diable l'islamophobie !
A entendre nos modernes « clergés », c’est par fidélité aux grands principes qu’il nous faudrait avaliser sans mot dire la subversion de la vie associative par des fonds publics hors contrôle démocratique et financer des mosquées... ! Après avoir élu un Conseil Français du Culte Musulman, à due proportion de la surface construite ! Sous le regard sourcilleux des consuls de « non démocraties » amies. Accepter enfin d’intégrer la Turquie en Europe ?
Et ce serait une crise des élites ? Quelles élites ? Face à quel Peuple ?
Voici en réalité comment et pourquoi trente ans de Génération Morale « 68 » aux affaires nous conduisent, en matière associative, comme en politique, de séisme en séisme. Vers quel destin ?Les étonnantes incohérences de ce modèle aussi français que peu cartésien résultent des compromis imposés aux « Deux Frances » par l’imminence de la Grande Guerre. Grâce à Jaurés, la gauche sut dominer sa victoire électorale. La droite sut faire taire ses ultras. La réconciliation se fit dans les tranchées. La République et le Vatican signèrent la paix en 1924.
Les sentiers secrets de la subversion 1980-2005.
Loi de 1901
Loi de liberté, de désintéressement et partant de gratuité, seules justifications politiquement acceptables de l’exonération fiscale, comme de toute subvention, la loi de 1901 dote tardivement la société civile de son outil spécifique de participation citoyenne et de contre-pouvoir.
Hélas ! Depuis 1975, la Génération Morale n’a eu de cesse que de subvertir cette liberté et cette gratuité en courroie de transmission des pouvoirs politiques, corporatistes et marchands. Non seulement la séparation des pouvoirs n’est plus assurée entre l'association, la fonction publique, les urnes, les caisses publiques et le marché : mais c’est son exact contraire, la confusion, qui s'est vue érigée en modèle moral sous couleur d’Economie Sociale et Solidaire.
Ces nouveaux employeurs associatifs sur ressources publiques pervertissent la vie associative en machine à souplesses budgétaires, fiscales et comptables pour échapper aux « pesanteurs et rigidités » du recrutement par concours, des marchés par appel d’offres et du contrôle de la Cour des Comptes, le tout en maudissant le retrait de l’Etat. Les grandeurs matérielles et humaines en cause ont considérables : 10% de l’emploi salarié privé, 10 à 12% du PIB dont les deux tiers financés sur prélèvements obligatoires.
Sous prétexte d’emploi et de professionnalisation, employeurs et salariés associatifs évincent dans un premier temps, bénévoles et donateurs puis les jeunes et finalement le Peuple.
La route s’est ainsi ouverte à "l’exception citoyenne française" : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du « privé », les plus grosses associations sans bénévoles, des médias sans public et des églises traditionnelles sans fidèles.
Invoquer à ce propos la crise des élites est bien pis que populiste, bien pis qu'une erreur de discernement, c'est un faux intellectuel, moral et politique.
Ce qui est en crise c'est un petit monde médiocre de professionnels permanents de tous les appareils publics français, petite corporation hétéroclite qui s'arc-boute avec la frénésie du désespoir contre la transparence, l'évaluation, la participation et l'alternance, toutes valeurs démocratiques qui ne sont guère le monopole de l'étrange atelage des ténors du fameux camp du "Non à l'Europe": mélange de marxistes, trotskystes, "soixante huités", Alternatifs Verts et Rouges, nationalistes enragés, défenseurs corporatistes des classes moyenne protégées par un emploi à vie, acharnés à travestir la Liberté politique du projet Europe en ultra libéralisme commercial.
Loi de 1905
Premier secrétaire du PS, ministre de l’Education Nationale enfin Premier ministre dans les années 1981 à 2002, Lionel Jospin restera à vie le mieux placé pour réaliser l’inventaire des atteintes à la loi de 1905.
C’est lui qui face au voile islamique se défausse fin 1989 « pour avis » sur le Conseil d’Etat, lequel se défausse sur les proviseurs pour cause d’ordre public. Au fil des considérations de l’avis du Conseil d’Etat, l’opinion découvre incrédule la confusion entre laïcité, séparation, neutralité, tolérance, droits de l’homme, de l’enfant, des minorités, des cultures etc . Déjà perce la pusillianimité face à l’irruption de la polygamie.
Or en cette année 2005, colloques et déclarations laissent craindre que la commémoration culmine par le vote de lois qui non seulement étendraient les « souplesses financières » de l’association subventionnée au monde des cultes mais permettraient le financement des seules mosquées dont 95% contournent déjà le régime 1901-1905.
Rarement des hommes au pouvoir des appareils auront manifesté pareil aveuglement. Pourquoi ?
Une explication émerge lentement : l’inculture historique et religieuse des professionnels qui squattent autorités politiques, universitaires, sociologiques, médiatiques et morales. Dans la « question musulmane », ils n’ont pu voir autre chose que ce qu’ils connaissent : une affaire de fracture sociale, voir électorale, relevant comme tout le reste des innombrables politiques de la ville, de la formation, de l’emploi de la culture, de l’immigration etc.
Ils ne pouvaient donc imaginer d’autres remèdes que leurs moyens habituels : prestations, subventions, allocations, institutions, travailleurs socio-culturels, permanents associatifs obsédés d’insertion par l’économique, de culture de banlieue, de lutte contre l’exclusion et le racisme, toutes choses certes coûteuses et des plus respectables mais sans rapport avec le problème posé : Quel Islam ? puisqu’en religion comme en toutes choses, force est bien de définir si l'on veut trier le bon grain de l’ivraie.
Sous le voile se cache l’affrontement international meurtrier que dictatures pétrolières, militaires, policières et religieuses livrent à leurs oppositions réduites à une régression médiévale et au terrorisme « High Tech » et sanguinaire. C’est cette guerre civile « post moderne » qu’ils poursuivent désormais au sein des populations issues de l’immigration. La ligne de front s’étend désormais de Rhyad aux Minguettes, l’enjeu du conflit est devenu Jérusalem autant que le pétrole. Cerise sous le gâteau : sous le voile il y a un détail : La Femme et qui dit Femme dit Famille.
Et c’est avec cet Islam là qu’il a été impérieusement suggéré aux français de consentir au plus vite un « accommodement raisonnable » pour inventer un nouvel « art de vivre ensemble ».Dans le contexte international actuel, des forces archaîques et agressives refusent à tout non musulman ici comme chez elles tout « accommodement raisonnable » et tout « art de vivre ensemble ».
Dans le contexte international actuel,des forces archaïques refusent à tout non musulman, ici comme là bas, tout "accomodement raisonnable". L’urgence n’est donc pas de financer le seul Islam en France mais de confirmer l’interdit politique de tout comportement religieux- on pas- de cette nature. Et au diable l'islamophobie !
A entendre nos modernes « clergés », c’est par fidélité aux grands principes qu’il nous faudrait avaliser sans mot dire la subversion de la vie associative par des fonds publics hors contrôle démocratique et financer des mosquées... ! Après avoir élu un Conseil Français du Culte Musulman, à due proportion de la surface construite ! Sous le regard sourcilleux des consuls de « non démocraties » amies. Accepter enfin d’intégrer la Turquie en Europe ?
Et ce serait une crise des élites ? Quelles élites ? Face à quel Peuple ?
Rendez vous le 16 septembre à Paris au Sénat
de 10 h à 18 h
- « L’amérique messianique ». Alain Frachon. Daniel Vernet Le Seuil. Août 2004.
- « Dieu bénisse l’amérique. La religion de la Maison-Blanche ».s.Fath le Seuil Août 2004.
- « Sectes et laïcité » Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires . Documentation Française . Février 2005
- « Pour une définition de la laïcité ». Maurice Barbier Le Débat. N°134 Mars 2005.
- « Les communions humaines. Pour en finir avec « la religion ».Régis Debray Fayard. février 2005.
- « Pour une religion civique comme aux Etats Unis ».Jacques Julliard. L’Observateur du 2 juin 2005.
- « Transcendance et laïcité : famille. « Famille et France d’en Haut 1905-2005». Colloque de Fontevraud 5-6 Octobre 2004. Téléchargement gratuit
- « Première certification religieuse, sociologique, officielle. Assemblée pentecôtiste de Mulhouse: La porte ouverte ». CNRS et EPHSS. Laboratoire de sociologie des religions de la laïcité. Février 2002-Septembre 2003. Publication. Octobre 2004.
Par PPK
| Avant
| 05/06/2005 11:23
| Après
| Laïcité et 1905
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