ASSOCIATIONS 2009 ! Tristesses patronales ….. ! et syndicales ! .
Déroute morale de l’Economie Sociale
ASSOCIATIONS 2009 ! Tristesses patronales ….. ! et syndicales ! Déroute morale de l’Economie Sociale.
"1 % logement" : une association patronale liquidée sur fond de suspicion
LE MONDE | 27.01.09
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Origines. Le "1 % logement" a été fondé en 1953 pour soutenir l'effort de reconstruction. Organisation. Cogéré par les partenaires sociaux, il s'est structuré autour d'un réseau d'environ 110 "organismes collecteurs", qui encaissent à la fois une taxe auprès des entreprises et des remboursements de prêts octroyés à des particuliers ou à des personnes morales. En 1997 le « 1% » Logement à été confié à une Union d’Economie Sociale(le décret n°97-143 du 14 février 1997.) Inventée en 1983 par Michel Roccard, François Soulage étant délégué à l’innovation sociale et à l’économie sociale cette structure « idéologique » permet d’associer sous un même statut intérêts publics et privés, coopératives, mutuelles, associations, entreprises publiques et privées. Aucune de ces structures n’a pu traverser indemne les contrôles de lka Cour. C’est dire si le mélange a bien pris.
En 2007, le "1 %" a drainé environ 4 milliards d'euros .Missions. Le "1 %" finance la construction de logements sociaux, délivre des aides aux salariés qui souhaitent devenir propriétaires, etc.
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Le patronat continue de faire le ménage dans le monde du "1 % logement". Au sein de ce dispositif, cogéré par les partenaires sociaux, gravitent plusieurs entités dont la gestion a été récemment critiquée. L'une d'elles s'appelle l'Association Entreprises et Logement (AEL). Créée en 2007 pour "porter la voix" du patronat sur les questions relatives à l'habitat, cette structure a été dissoute à la fin décembre 2008 parce que les conditions dans lesquelles elle a vu le jour et son fonctionnement posaient problème, aux yeux du Medef et de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). Selon nos informations, un administrateur a été nommé pour conduire la procédure de liquidation.
Origines. Le "1 % logement" a été fondé en 1953 pour soutenir l'effort de reconstruction.
Organisation. Cogéré par les partenaires sociaux, il s'est structuré autour d'un réseau d'environ 110 "organismes collecteurs", qui encaissent à la fois une taxe auprès des entreprises et des remboursements de prêts octroyés à des particuliers ou à des personnes morales. En 2007, le "1 %" a drainé environ 4 milliards d'euros.
Missions. Le "1 %" finance la construction de logements sociaux, délivre des aides aux salariés qui souhaitent devenir propriétaires, etc.
L'affaire avait éclaté durant l'été 2008 lorsque la présidente du Medef, Laurence Parisot, avait licencié son directeur général, Jacques Creyssel, coupable - selon elle - d'avoir lancé l'AEL sans l'en avoir informée au préalable. Un autre permanent du Medef, Etienne Guéna, avait subi le même sort - pour des raisons similaires, selon une source proche du dossier. Délégué au logement social, il fut l'un des hommes forts du "1 %" durant près de vingt ans.
SCANDALES
Le 15 janvier, Mme Parisot a mis à pied sa secrétaire générale, Anne Valachs, qui avait signé les conventions liant le Medef et l'AEL. Mais pour l'heure, rien ne prouve que son éviction résulte de cette affaire.
L'AEL a été mise en place avec la bénédiction de l'Etat. Au printemps 2007, Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, avait en effet, pris un arrêté qui augmentait les fonds que le "1 %" accorde depuis plusieurs années aux partenaires sociaux pour les aider à financer diverses activités dans le champ du logement. Trois millions d'euros avaient été débloqués à cet effet. Ils ne "pourront être affectés (...) qu'à des travaux d'études et de prospective ainsi qu'à des actions de promotion dans le domaine du logement", avait précisé le ministre dans une lettre datée du 11 mai 2007. A charge pour les partenaires sociaux de désigner des "structures dédiées" qui réaliseront ces "missions".
Les syndicats ont alors créé leur propre entité : l'Association pour la promotion et l'étude du logement des salariés (APELS). Le patronat a fait de même avec l'AEL.
Ex-numéro un de la Fédération française du bâtiment, Alain Sionneau en est devenu le président tandis que le poste de directeur général a été confié à Valérie Fournier, proche de M. Guéna. L'association a reçu deux millions d'euros. Son fonctionnement a été codifié dans des conventions paraphées, en juillet 2007, par le Medef et par la CGPME. Elle a été officiellement lancée lors d'un congrès HLM à Lyon en septembre 2007.
Mais un climat de suspicion s'est installé, avec les divers scandales qui ont éclaboussé le patronat : caisse noire de l'UIMM, rapports de la Cour des comptes sur le "1 %" qui ont mis en cause MM. Guéna et Sionneau. C'est dans ce contexte que Mme Parisot s'est séparé de M. Creyssel, en juillet 2008 : elle lui a reproché d'avoir donné son imprimatur à la création de l'AEL "en l'absence de tout mandat", comme l'a révélé Le Parisien du 12 janvier. Faux, a rétorqué l'intéressé. Aujourd'hui, l'entourage de Mme Parisot persiste et signe : "Nous avons été abusés, assure un porte-parole. Le Medef n'a jamais été partie prenante de l'AEL."
L'association a également été critiquée par la CGPME. Son président, Jean-François Roubaud, a écrit, le 9 septembre 2008, à M. Sionneau pour se plaindre de ne pas avoir "été tenu informé de l'état d'avancement des actions engagées par l'AEL" malgré "plusieurs appels téléphoniques". Sollicité par Le Monde, M. Sionneau n'a pas souhaité s'exprimer. Sous couvert d'anonymat, une source interne à l'AEL certifie que la CGPME a reçu, "oralement", les éclaircissements qu'elle demandait.
Bertrand Bissuel
Article paru dans l'édition du 28.01.09.
Par PPK
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