60e anniversaire de l'UNAF et 130e anniversaire des AFP
PROPOSITION
des Associations Familiales Protestantes
Chers amis des associations familiales,
Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen - 1789
Aucune de ces trois propositions fondatrices n’est en vigueur dans la France de 2005.
Pourquoi ?
Tocqueville fait découvrir la vie associative authentique aux français en 1835.
Il faut relire Tocqueville relire à la lumière du désastreux bilan de la dérive associative survenue depuis 1975 et du catastrophique centenaire de 2001.
Tocqueville fait de l’Association le socle de toute démocratie :
" Les Américains de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations industrielles et commerciales auxquelles tous prennent part, mais ils en ont encore mille autres espèces: de religieuses, de morales, de graves, de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites: les Américains s’associent pour donner des fêtes, fonder des séminaires, bâtir des auberges, élever des églises, répandre des livres, envoyer des missionnaires aux antipodes; ils créent de cette manière des hôpitaux; des prisons, des écoles. S’agit- il enfin de mettre en lumière une vérité ou de développer un sentiment par l’appui d’un grand exemple, ils s’associent "..
"Partout où, à la tête d’une entreprise nouvelle vous voyez en France le gouvernement et en Angleterre un grand seigneur, comptez que vous apercevrez aux Etats Unis une association ".
" Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. Les associations politiques et industrielles des Américains tombent aisément sous nos sens; mais les autres nous échappent ; et si nous les découvrons, nous les comprenons mal, parce que nous n’avons presque jamais rien vu d’analogue".
"La morale et l’intelligence d’un peuple démocratique ne courraient pas de moindres dangers que son négoce et son industrie si le gouvernement venait y prendre partout la place des associations".
"Des lors que les américains s’unissent, ils ne sont plus des hommes isolés mais une puissance qu’on voit de loin, et dont les actions servent d’exemple; qui parlent, et qu’on écoute. J’ai appris qu’aux Etats Unis cent mille citoyens effrayés des progrès de l’ivrognerie se sont engagés à s’abstenir d’alcool. Si ces cent mille hommes eussent vécu en France, chacun d’eux se serait adressé individuellement au gouvernement, pour le prier de surveiller les cabarets sur toute la surface su royaume".
"Dans les pays démocratiques, la science de l’association est la science mère; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là".
"Parmi les lois qui régissent les sociétés humaines, il y a en a une qui semble plus précise et plus claire que toutes les autres. Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport que l‘égalité des conditions s’accroît."
ASSOCIATION, CENTRALISATION ET JOURNAUX
"Lorsque les hommes ne sont plus liés d’une manière solide et permanente comme dans les peuples aristocratiques, on ne saurait obtenir d’un grand nombre d’agir en commun, à moins de persuader chacun de ceux dont le concours est nécessaire que son intérêt particulier l’oblige à unir volontairement ses efforts aux efforts de tous les autres. Cela ne peut se faire habituellement et commodément qu' à l’aide d'un journal; il n’y a qu’un journal qui puisse venir déposer au même moment dans mille esprits la même pensée . "
"Pour que chez un peuple démocratique une association soit puissante il faut qu’elle soit nombreuse. Ainsi il n’y a guère d’association démocratique qui puisse se passer d’un journal.>>
" Il existe donc un rapport nécessaire entre les associations et les journaux: les journaux font les associations et les associations font les journaux."
"Aussi l’Amérique est-elle le pays du monde où l’on rencontre à la fois le plus d’associations et le plus de journaux."
" C’est le fractionnement extraordinaire du pouvoir bien plus encore que la grande liberté politique et l’indépendance absolue de la presse, qui multiplie singulièrement le nombre de journaux en Amérique. 1835 !"
De cette Liberté, de ce contre- pouvoir, la “Génération Morale “ aux affaires depuis trente ans en France un outil de gestion de la dépense publique, notamment celle de l’Etat Providence,hors contrôles démocratiques. Progressivement l’association se retourne contre la démocratie et contre le citoyen: CF Dossier des Tutelles.
Parce qu’elle se fonde sur l’engagement personnel, la gratuité et la liberté, l’Association est l’arme par excellence du contr- pouvoir de la Famille et de la Société civile.
C’est pourquoi elle ne doit ni supporter ni favoriser la moindre confusion des pouvoirs et des intérêts.
La justification par la noblesse des intentions, l’élévation morale des objectifs, le statut, l’emploi ou la professionnalisation et a fortiori la transformation de l’association en courroie de transmission des pouvoirs et des intérêts, en machine à souplesses budgétaires et fiscales sans parler de la rémunération des bénévoles sont autant d’offenses à la société civile et à la démocratie financière.
Denis Lacorne professeur à Yale, 13 ans aux USA, professeur à Sciences-Po Paris. Pluriel Inédit 1991.
"Dans son exposé aux Communes un an avant la guerre d’indépendance, Burke expose six raisons de la désobéissance et de la prévisible victoire américaines, et notamment :
Dans le chapitre "Sauver la République contre le peuple", on lit :
des Associations Familiales Protestantes
2005
60e ANNIVERSAIRE l’UNAF
Famille, association, société civile
130e ANNIVERSAIRE DES AFP
La laïcité c’est aussi la séparation des pouvoirs et des intérêts
60e ANNIVERSAIRE l’UNAF
Famille, association, société civile
130e ANNIVERSAIRE DES AFP
La laïcité c’est aussi la séparation des pouvoirs et des intérêts
Chers amis des associations familiales,
2005 est d’autant plus à vous que la France va commémorer le centenaire de la seconde grande loi associative, la loi de 1905.
Profitons de l’événement pour définir la Famille et l’Association, revisiter nos fondamentaux, affirmer nos repères, afficher notre spécificité pour défendre une Politique Familiale à nouveau spécifique.
Alors nous pourrons ouvrir l’UNAF à toute famille, toute association, tout mouvement qui déclareront partager nos valeurs et non à des employeurs associatifs aidés en mal de représentativité
Profitons de l’événement pour définir la Famille et l’Association, revisiter nos fondamentaux, affirmer nos repères, afficher notre spécificité pour défendre une Politique Familiale à nouveau spécifique.
Alors nous pourrons ouvrir l’UNAF à toute famille, toute association, tout mouvement qui déclareront partager nos valeurs et non à des employeurs associatifs aidés en mal de représentativité
POUR COMBLER
LE
RETARD DEMOCRATIQUE FRANÇAIS
LE
RETARD DEMOCRATIQUE FRANÇAIS
Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen - 1789
Article XIV
Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes, ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer l’assiette, le recouvrement et la durée.Article XV
La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. Article XVI
Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution. Aucune de ces trois propositions fondatrices n’est en vigueur dans la France de 2005.
Pourquoi ?
Parce que la classe publique médiatique, mandarinale et mondaine ignore et récuse la séparation des pouvoirs et des intérêts. Ce refus est à la source de la crise politique morale qui nous affaiblit depuis vingt ans. C'est à la source que La Réforme s’impose. Dans son domaine, de vocation, la vie Associative et Familiale, l’UNAF peut et doit contribuer à la Réforme sauf à manquer à sa mission historique.
Tocqueville fait découvrir la vie associative authentique aux français en 1835.
Il faut relire Tocqueville relire à la lumière du désastreux bilan de la dérive associative survenue depuis 1975 et du catastrophique centenaire de 2001.
On rappellera que ce centenaire a culminé en décembre par le vote de la loi autorisant la rémunération des dirigeants associatifs bénévoles au taux plafond de 7076 euros par mois soit 46.000 F.
Tocqueville fait de l’Association le socle de toute démocratie :
" Il n'y a pas de pays où les associations soient plus nécessaires, pour empêcher le despotisme des partis ou l'arbitraire du prince, que ceux où l'Etat social est démocratique ".
" Les Américains de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations industrielles et commerciales auxquelles tous prennent part, mais ils en ont encore mille autres espèces: de religieuses, de morales, de graves, de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites: les Américains s’associent pour donner des fêtes, fonder des séminaires, bâtir des auberges, élever des églises, répandre des livres, envoyer des missionnaires aux antipodes; ils créent de cette manière des hôpitaux; des prisons, des écoles. S’agit- il enfin de mettre en lumière une vérité ou de développer un sentiment par l’appui d’un grand exemple, ils s’associent "..
"Partout où, à la tête d’une entreprise nouvelle vous voyez en France le gouvernement et en Angleterre un grand seigneur, comptez que vous apercevrez aux Etats Unis une association ".
" Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. Les associations politiques et industrielles des Américains tombent aisément sous nos sens; mais les autres nous échappent ; et si nous les découvrons, nous les comprenons mal, parce que nous n’avons presque jamais rien vu d’analogue".
"La morale et l’intelligence d’un peuple démocratique ne courraient pas de moindres dangers que son négoce et son industrie si le gouvernement venait y prendre partout la place des associations".
"Des lors que les américains s’unissent, ils ne sont plus des hommes isolés mais une puissance qu’on voit de loin, et dont les actions servent d’exemple; qui parlent, et qu’on écoute. J’ai appris qu’aux Etats Unis cent mille citoyens effrayés des progrès de l’ivrognerie se sont engagés à s’abstenir d’alcool. Si ces cent mille hommes eussent vécu en France, chacun d’eux se serait adressé individuellement au gouvernement, pour le prier de surveiller les cabarets sur toute la surface su royaume".
"Dans les pays démocratiques, la science de l’association est la science mère; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là".
"Parmi les lois qui régissent les sociétés humaines, il y a en a une qui semble plus précise et plus claire que toutes les autres. Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport que l‘égalité des conditions s’accroît."
ASSOCIATION, CENTRALISATION ET JOURNAUX
"Lorsque les hommes ne sont plus liés d’une manière solide et permanente comme dans les peuples aristocratiques, on ne saurait obtenir d’un grand nombre d’agir en commun, à moins de persuader chacun de ceux dont le concours est nécessaire que son intérêt particulier l’oblige à unir volontairement ses efforts aux efforts de tous les autres. Cela ne peut se faire habituellement et commodément qu' à l’aide d'un journal; il n’y a qu’un journal qui puisse venir déposer au même moment dans mille esprits la même pensée . "
"Pour que chez un peuple démocratique une association soit puissante il faut qu’elle soit nombreuse. Ainsi il n’y a guère d’association démocratique qui puisse se passer d’un journal.>>
" Il existe donc un rapport nécessaire entre les associations et les journaux: les journaux font les associations et les associations font les journaux."
"Aussi l’Amérique est-elle le pays du monde où l’on rencontre à la fois le plus d’associations et le plus de journaux."
Cette relation entre le nombre de journaux et celui des associations nous conduit à en découvrir une autre entre l’état de la presse périodique et la formule d’administration du pays et nous apprend que le nombre de journaux doit diminuer à proportion que la centralisation est plus ou moins grande.
" C’est le fractionnement extraordinaire du pouvoir bien plus encore que la grande liberté politique et l’indépendance absolue de la presse, qui multiplie singulièrement le nombre de journaux en Amérique. 1835 !"
De cette Liberté, de ce contre- pouvoir, la “Génération Morale “ aux affaires depuis trente ans en France un outil de gestion de la dépense publique, notamment celle de l’Etat Providence,hors contrôles démocratiques. Progressivement l’association se retourne contre la démocratie et contre le citoyen: CF Dossier des Tutelles.
Parce qu’elle se fonde sur l’engagement personnel, la gratuité et la liberté, l’Association est l’arme par excellence du contr- pouvoir de la Famille et de la Société civile.
C’est pourquoi elle ne doit ni supporter ni favoriser la moindre confusion des pouvoirs et des intérêts.
La justification par la noblesse des intentions, l’élévation morale des objectifs, le statut, l’emploi ou la professionnalisation et a fortiori la transformation de l’association en courroie de transmission des pouvoirs et des intérêts, en machine à souplesses budgétaires et fiscales sans parler de la rémunération des bénévoles sont autant d’offenses à la société civile et à la démocratie financière.
Un modèle de séparation depuis 1776 et 1787. Les Etats Unis d’Amérique
« L’invention de la République. Le modèle américain »
« L’invention de la République. Le modèle américain »
Denis Lacorne professeur à Yale, 13 ans aux USA, professeur à Sciences-Po Paris. Pluriel Inédit 1991.
"Dans son exposé aux Communes un an avant la guerre d’indépendance, Burke expose six raisons de la désobéissance et de la prévisible victoire américaines, et notamment :
- des causes géographiques. Les colonies sont loin : dans un empire comme dans tout grand corps, la circulation du pouvoir est moins vigoureuse aux extrémités.
- des causes religieuses : les américains ne sont pas des protestants typiques ; ils sont des « dissidents, », des protestants du protestantisme, pas des anglicans.
- des causes institutionnelles : les assemblées sont beaucoup plus démocratiques qu’en Angleterre .
- des causes éducatives : l’enseignement du droit est trés répandu : les américains flairent immédiatement le non respect des droits et la « tyrannie ».
Dans le chapitre "Sauver la République contre le peuple", on lit :
- Les fondateurs américains perçoivent immédiatement le seul danger de la démocratie : les hommes n’étant pas des anges sont tous exposés à la tentation d’abus de la majorité tel qu’incarné par le discours d’ André Laignel dit « Joxe Terrier » ou « Pol Pot d’Issoudun » : « Vous avez juridiquement tort puisque vous avez perdu la majorité ». Il faut donc absolument séparer les pouvoirs et les intérêts et interdire le cumul des mandats dans le temps et l’espace.
- D’où l’interdiction de cumul des fonctions électives et administratives : les fonctionnaires démissionnent avant de courrir les urnes
- Les élections sont multiples et fréquentes avec des modes de scrutin différents.
- Le président est le chef des armées mais seul le congrés déclare la guerre et la finance.Le président nomme le Président de la "Cour des Comptes" américaine pour quinze ans mais avec l'accord du Sénat.
- Le président reçoit les ambassadeurs étrangers, négocie les traités mais le Sénat agrée les ambassadeurs américains et ratifie les traités à la majorité des deux tiers.
- Le président peut suspendre une loi mais le congrés peut passer outre si les deux chambres revotent la loi à la majorité des deux tiers.
- Les représentants peuvent voter l’ « empeachment » du président un simple vote majoritaire( trahison, concussion, tout autre délit )mais la condamnation n’est acquise que par un vote aux deux tiers par le Sénat.
- A noter que dans les annés 1780 les élites françaises sont littéralement « américo-maniaques » - pas seulement pour gêner l’Angleterre- et que la spécificité politique constitutionnelle américaine sera de conjuguer l’héritage britannique, le Calvinisme avec les Lumières Françaises pour déboucher sur le plus « écrit » des régimes de droit écrit.
Par PPK
| Avant
| 10/04/2005 11:40
| Après
| Ass. familiales protestantes
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