Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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"RIFFIFI CHEZ LES REFORMES"

Transparence et Certification

 Réforme No 3340 22 octobre 2009 
Opinions
 
P.-P. KALTENBACH. Le président des AFP milite depuis des années pour une plus grande clarté financière et organisationnelle du monde associatif. Il se réjouit du chantier lancé par la FPF. 
 
« Vive la transparence,
la gouvernance, et la certification »
 
Dans son n° 3333 du 3 septembre 2009, Spécial Musée du Désert, intitulé : « Protestants, comptez- vous ! », Réforme aborde la question jusqu’ici taboue de la représentativité respective des membres de la Fédération protestante de France (FPF) et rend compte de la controverse ouverte le 4 mai par les Associations familiales protestantes (AFP) : « Définir et compter les protestantismes ? Est-ce interdit ? Souhaitable ? Possible ? Si oui comment ? » Grand merci au journal. 
 
C’est Jean-Daniel Roque, trésorier de la FPF, qui a lancé le débat en 2008. Qui paie quoi ? Ces cotisations sont- elles proportionnelles au droit de vote dont disposent les membres ? Et, sur- tout, est-ce équitable par rapport à leur poids démographique respectif ? Visiblement, personne n’avait prévu les corrélations pourtant mécaniques entre ces thèmes exclusivement quantitatifs et un questionnement qualitatif autrement redoutable parce que d’esprit démocratique :  qu’est ce qu’un membre d’Église ? d’œuvre ? de mouvement ? d’association ? Quelles différences entre employeurs, salariés, bénévoles, usagers, militants et fidèles ? Quels liens entre cotisations et fonds publics ? Quels rapports entre concordataires et ressortissants de la loi de 1905 ? 
 
Bonus à la transparence
Par rapport à ces questions, les AFP se trouvent, sans l’avoir voulu, dans une situation associative, juridique et confessionnelle privilégiée. Qu’il s’agisse de la définition et du chiffrage de leurs associations et de leurs membres par la loi, de leur objet social et de leur engagement en faveur de la certification associative, d’un projet associatif affirmant le primat de l’engagement personnel et du bénévolat comme critère d’authenticité associative, d’un projet confessionnel organisant la coopération systématique tant au plan local que national entre évangéliques et réformés, les AFP ne pouvaient que soutenir le projet de transparence de la FPF. 
Qu’on en juge ! L’objet d‘une association familiale, la nature de ses membres sont définis par les articles L 211-1 et L  211-9 du code de la famille et de l’aide sociale. De ce fait, les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs, les noms et adresses, la composition familiale soient déclarés annuellement et vérifiés par un tiers relevant du service public : l’Union départementale des associations familiales du ressort. Cette procédure, qui vaut certification, n’a pas de prix puisque, s’agissant de représentativité, l’on ne se compte pas soi-même.  Qui plus est, depuis 1995, les AFP œuvrent à la mise en place d’un label associatif de certification (avec BVQI puis AFNOR) pour promouvoir une transparence et une gouvernance fondée sur la séparation des pouvoirs et intérêts entre contrôleur et contrôlé
 
Comme le prouve le désastre moral des agences de notation américaines, et contrairement à ce qu’en pensent le Comité de la charte et la Conférence Permanente des Coordinations Asso- ciatives (CPCA), l’on ne s’évalue pas soi-même. Cet effort pour promouvoir transparence, gouvernance et certification n’est pas sans lien avec la question déterminante pour la démocratie sociale française de la représentativité des partenaires sociaux telle qu’évoquée depuis 2000 par le Conseil d’État, la Cour des Comptes et plusieurs rapports parlementaires. Les difficultés actuelles du parti socialiste illustrent jusqu’à la caricature le coût moral et politique du manque de rigueur des arrangements électoraux discrets entre « pro ». 
 
Dans une situation caractérisée par la crise des finances publiques locales autant que nationales, la mise en œuvre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et l’intérêt suscité par 
le Charity Act Britannique de 2006, une vérité s’impose à tous : après quarante  ans de tabous, la question associative est enfin posée en France. Riche d’associations, le protestantisme ne pouvait y échapper au moment où la perspective de création du Conseil national des évangéliques de France (CNEF) en 2010 éclaire d’un jour nouveau la question de l’exact équilibre des forces entre luthéro-réformés et évangéliques, des effectifs concordataires réels, de la part faite aux associations au sein de l’assemblée et du Conseil de la FPF. Parmi elles, la Cimade, dont le refus de certification et de publication sur son site des aides publiques reçues, des effectifs bénévoles, manque de justification morale et politique.
 
« Bouclier éthique » 
 
Est-il acceptable que les associations disposent au sein de la FPF de 24 % des voix pour 4 % des contributions financières, tout en refusant de publier leurs comptes ? Selon cet étrange régime cen- sitaire inversé, moins on paie, plus on vote ! On devrait à cet égard inventer un « bouclier éthique ». Enfin, pour définir un membre d’Église, l’étrange concept de « personne en lien », que la FFP envisage d’emprunter à l’ERF, n’est-il pas beaucoup trop proche de celui d’usager « consommateur de religieux  » hier encore si décrié ? 
 
Merci à messieurs de Clermont et Roque d’avoir permis à Réforme de poser ces problèmes. Les résultats des travaux qui s’engagent tant à la FPF qu’au CNEF devraient être disponibles en octobre 2010, permettant aux AFP de fonder enfin leurs relations avec les institutions protestantes sur des principes issus de la Réforme : engagement personnel, suffrage et sacerdoce universels, régime presbytéro-synodal et séparation des pouvoirs 
 
Pierre-Patrick  Kaltenbach 
président des Associations Familiales Protestantes 

 

"DEFINIR et COMPTER"pour retrouver MORALE et DEMOCRATIE.

Chez les SOCIALISTES comme chez les PROTESTANTS



 «Protestants !  Définir et compter ?  Donnez l’exemple !»

 
 
 
«
Dans son numero 3333 du 3 septembre 2009, Spécial Musée du Désert, intitulé : « Protestants, comptez- vous ! » Réforme aborde la question jusqu’ici tabou de la représentativité respective des membres de la Fédération Protestante de France ( FPF) et rend compte de la controverse ouverte le 4 mai par les Associations Familiales  Protestantes  (AFP): « Définir et compter en protestantismes ? Est-ce interdit ? souhaitable ? possible ? Si oui comment ? ». Grand merci au journal.

 
C’est J.D. Roques trésorier de la FPF qui a lancé le débat en 2008 . Qui paie quoi? Ces cotisations sont-elles proportionnelles au droit de vote dont les membres disposent? Et surtout est-ce équitable par apport à leur poids démographique respectif ? Visiblement, personne n'avait prévu les corrélations pourtant mécaniques entre ces thèmes exclusivement quantitatifs et un questionnement qualitatif autrement redoutable parce que d’esprit démocratique : «Qu'est ce qu'un membre d'église ? d'Oeuvre ? de Mouvement ? d'Association ? Quelles différences entre employeurs, salariés, bénévoles, usagers , militants  fidèles ? Cotisations et fonds publics ?  Concordataires et  ressortissants de la loi de 1905 ?
 
Par rapport à ces questions, les AFP se trouvent sans l’avoir voulu dans une situation associative, juridique et confessionnelle privilégiée. Qu’il s’agisse de la définition et du chiffrage de leurs associations et de leurs membres par la loi, de leur objet social et de leur d’engagement en faveur de la certification associative, d’un projet associatif affirmant le primat de l’engagement personnel et du bénévolat comme critère d’authenticité associative, d’un projet confessionnel organisant la coopération systématique tant au plan local que national entre évangéliques et réformés, les AFP ne pouvaient que soutenir le projet de transparence de la FPF.
 
Qu’on en juge ! L’objet d‘une association familiale, la nature de ses membres sont définis par les articles L 211-1 et L 211-9 du code de la famille et de l’aide sociale. De ce fait, les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs, les noms et adresses, la composition familiale soient déclarés annuellement et vérifiés par un tiers relevant du service public :l’Union Départementale des Associations Familiales du ressort. Cette procédure qui vaut certification n’a pas de prix puisque, s’agissant de représentativité, l’on ne se compte pas soi-même. Qui plus est, depuis 1995 les AFP oeuvrent à la mise en place d’un label associatif de certification (Avec BVQI puis AFNOR) pour promouvoir une transparence et une gouvernance fondée sur la séparation  des pouvoirs et intérêts entre contrôleur et contrôlé. Comme le prouve le désastre moral des agences de notation américaines et contrairement à ce qu’en pensent le Comité de la Charte et la Conférence Permanente des Coordinations Associatives ( CPCA) l’on ne s’évalue pas soi même .
 
Cet effort pour promouvoir transparence, gouvernance et certification n’est pas sans lien avec la question déterminante pour la démocratie sociale française de la représentativité des partenaires sociaux telle qu’évoquée depuis 2000 par le Conseil d’Etat, la Cour des Comptes, les rapports Haddas-Lebel, Chertier, Langlais et Morange. Les difficultés actuelles du parti socialiste illustrent jusqu’à la caricature le coût moral et politique du manque de rigueur et de l’opacité des arrangements  électoraux discrets entre « pro ». Sous les assauts moralisateurs de sa rivale, Martine Aubry est contrainte d'inventer un  comité d'éthique chargé de définir et compter qui est militant, qui cotise et qui vote. Or ces deux dames militant au PS depuis bientôt 25 ans. Le premier résultat des manoeuvres de Ségolène  aura donc été l'éradictaion  de 48.000  de ses supporters . NB. Attribués à F. Rebsamen, les «  20 euros » datent du printemps 2006.Le statut de « militant inactif » a été inventé par F. Hollande en 2007).
 
Dans une situation caractérisée par la crise des finances publiques locales autant que nationales, la mise en oeuvre de la Révision Générale des Politique Publiques ( RGPP), l’intérêt suscité par le Charity Act Britannique de 2006, une vérité s’impose à tous : après quarante ans de tabou, la question associative est enfin posée en France. Riche d’associations, le protestantisme ne pouvait y échapper au moment où la perspective de création du Conseil National des Evangéliques de France en 2010 éclaire d’un jour nouveau la question de l’exact équilibre des forces entre luthero réformés et évangéliques, des effectifs concordataires réels, de la part faite aux associations aux sein de l’assemblée et du Conseil de la FPF, (Tout spécialement la CIMADE dont le refus de certification et de publication sur son site des aides publiques reçues, des effectifs bénévoles manque de justification morale et politique). Est-il acceptable que les associations disposent au sein de la FPF de 24 % des voix pour 4% des contributions financières tout en refusant de publier leurs comptes ?  Selon cet étrange régime censitaire inversé, moins on paie plus on vote ! On devrait à cet égard inventer un « bouclier éthique ». Enfin pour définir un membre d’église, l’étrange concept de » personne en lien » que la FFP envisage d’emprunter à l’ERF est beaucoup trop proche de celui d’usager « consommateur de religieux » hier encore si décrié . Pire il évoque fâcheusement les 48.000 militants « inactifs » et «  20 euros »  soit 20%   radiés des listes du PS sous la contrainte d'une opinion exaspérée..  
 
Merci à MM de Clermont et Roques d’avoir permis à Réforme de poser ces problèmes dans le droit fil du projet d’Etats Généraux lancé par Jacques Ellul en 1984. Les résultats des travaux qui s’engagent tant à la FPF qu’au CNEF devraient être disponibles pour le colloque de Fontevraud qui se tiendra le premier week end d’octobre 2010 permettant aux AFP de fonder enfin leurs relations notamment financières avec les institutions protestantes sur des principes issus de la Réforme : engagement personnel, suffrage et sacerdoce universels, régime presbytèro-synodal et séparation des pouvoirs.
 
Le rejet de ces principes nourrit en effet les caractéristiques politiques navrantes de l’exception française : des partis politiques sans militants, des syndicats sans salariés du privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, la jeunesse aux abonnés absents, le tout lourdement subventionné. Etatisme et corporatisme alimentent ainsi l’incivisme et la défiance d’une société affrontée à une crise mondiale de confiance sans précédent.
 
Il est temps pour les gens issus de la Réforme d’apporter leur différence utile en commençant par leurs propres institutions. L’éthique c’est bien ! l’exemple c’est mieux.
 

Jacques Marseille soutient " Gouvernance et Certification"

Parler de rigueur n'est pas interdit

Publié le 09/07/2009 dans Le Point N°1921

par Jacques Marseille

En présentant son projet d'emprunt comme l'alternative à une politique de rigueur
, Nicolas Sarkozy a non seulement oublié les « leçons de l'Histoire », mais il a surtout failli à une certaine morale publique qui a fait, en son temps, la grandeur de la France.

Affirmer tout d'abord que « la politique de la rigueur a toujours échoué » ne peut que surprendre de la part d'un président qui fait écrire ses discours par un gaulliste historique. Faut-il rappeler que, le 21 décembre 1958, s'adressant aux Français au moment où les déficits publics atteignaient plus de 5 % du PIB, le général de Gaulle déclarait solennellement :
« J'ai donc pris la décision de mettre nos affaires en ordre et réellement. Le budget en est l'occasion, peut-être ultime, très bonne en tout cas... Nous appliquerons tout un ensemble de mesures économiques et financières qui établissent la nation sur une base de vérité et de sécurité, la seule qui puisse lui permettre de bâtir sa prospérité. Je ne cache pas que notre pays va se trouver quelque temps à l'épreuve. Mais le rétablissement visé est tel qu'il peut nous payer de tout. Sans l'effort de remise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et les espoirs qu'il comporte, nous resterons un pays à la traîne oscillant entre le drame et la médiocrité » ?
Le moins qu'on puisse dire est que la « politique de rigueur » qui fut alors menée fut l'une des plus belles réussites de notre Histoire, permettant à la France d'entrer de plain-pied dans la croissance des Trente Glorieuses et d'en finir avec la dégradation des finances publiques qui avait scellé le destin de la IVe République.

Le déficit du budget, qui s'élevait à 7,7 milliards de francs (nouveaux) en 1956 et 6,5 milliards en 1957, se réduisait à 2,6 milliards en 1958 avant d'atteindre l'équilibre en 1959 avec un solde bénéficiaire de 670 millions, porté à 1,9 milliard en 1961 et 1,2 milliard en 1962.

Les dépenses civiles (hors militaires), qui s'étaient élevées à 41,7 milliards en 1957, étaient réduites à 40,1 en 1958 et stabilisées à 43 milliards en 1959 et 1960.

En trois ans, la « politique de rigueur » ouvrait à la France le chemin d'une croissance qui allait atteindre 5,8 % par an de 1959 à 1970, soit le taux le plus élevé des pays industrialisés, derrière le Japon !

Pourquoi ce qui a été possible il y a cinquante ans, sous la direction du général de Gaulle, ne le serait-il plus aujourd'hui alors que l'état des finances publiques exige encore plus cette « politique de rigueur » qui n'est rien d'autre qu'une politique de morale publique ?

Tout simplement parce que Nicolas Sarkozy est le représentant d'une « classe » politique dont la culture dépensière confine à l'irresponsabilité. A cet égard, la décentralisation, ouverte par la loi de 1982, a multiplié les dérives qui ont transformé peu ou prou notre pays en république bananière.

Pour en prendre la mesure, il suffit de recenser un certain nombre de subventions accordées par le conseil régional d'Ile-de-France (lire « Pour un référendum sur une vraie réforme des collectivités locales », Contribuables associés, juin 2009).
  • 48 000 euros pour former les élus analphabètes issus du scrutin municipal dans le cercle de Nioro du Sahel au Mali ;
  • 42 000 euros pour former les élus analphabètes de la région de Kayes au Mali ;
  • 65 000 euros pour que soit présenté dans les quartiers de Santiago un spectacle proposant « un voyage dans l'historique du mouvement hip-hop, de ses repères, de sa gestuelle, depuis les années 70 aux Etats-Unis » ;
  • 400 000 euros pour le musée Salvador-Allende à Santiago du Chili (alors que le gouvernement chilien ne mettait lui-même que 150 000 euros pour la réhabilitation de ce musée) ;
  • 100 000 euros pour développer une « communication à taille humaine » valorisant la solidarité dans l'économie ;
  • 32 900 euros pour un programme de recherche sur les dangers liés à l'expansion des populations de tortues à tempes rouges en Ile-de-France ;
  • 25 000 euros pour un programme d'étude des mécanismes du déclin du moineau domestique ;
  • 20 000 euros pour un programme d'étude sur les écrevisses pour une fédération de pêche ;
  • 11 000 euros pour la pratique du football dans les écoles de la province de Gauteng, en Afrique du Sud.
Autant de gaspillages qui se chiffrent au final par milliards et qui avaient provoqué en leur temps la fureur de Pierre-Patrick Kaltenbach, magistrat à la Cour des comptes.

Dans un livre qui mérite d'être sans cesse relu, « Associations lucratives sans but », il écrivait au président de la République élu en 1995 :
« Pour pouvoir redistribuer le fardeau financier d'hier et de demain selon la justice, le mérite, le statut et l'âge, vous allez devoir commencer par imposer le changement à la classe publique elle-même. C'est une question de crédibilité. Si vous échouez dans ce domaine, comment pourrions-nous vous croire capable de changements nous concernant ? Défiscalisez les dons, voici la carotte, instaurez l'interdit politique, voici le bâton. »
Cette leçon de morale n'a pas été entendue. Pour le seul premier trimestre 2009, la dette de l'Etat s'est accrue de 86,5 milliards d'euros, 1 milliard d'euros par jour !

En 2008, les recettes courantes de l'Etat, 275 milliards d'euros, ne couvrent même plus les dépenses courantes (fonctionnement et salaires), qui s'élèvent à 322 milliards d'euros.

Ce n'est pas d'un emprunt pour l'« avenir » dont a besoin la France, mais d'une politique de rigueur qui s'appuie sur la morale. Nul doute que les Français sont davantage prêts à souscrire à la seconde qu'au premier

STATISTIQUES ETHNIQUES.Non au recensement à la Sauce SABBEGH !

Un PROJET BIBLIQUEMENT INTOLERABLE !




LE PROJET DE YAZID SAGGEB EST
BIBLIQUEMENT INACCEPTABLE
POUR DES RAISONS POLITIQUES

M . Sabegh  est  encore plus illégitime  que son projet !

On ne compte pas sans dire préalablement au Peuple : Comment et Pourquoi ?
Sans l’accord préalable du Peuple sur ces deux points.
Sans avoir prouvé que c’est l’intérêt du Peuple de définir et de compter.

Et par exemple de définir  les droits et devoirs de chacun, de  compter qui va payer l'impot qui va partir à la guerre.Telle est la leçon que nous tirons du recencememnt de MoÏse au Sinaï et des errements de David.

Avec le projet ethnique de discrimination positive, il s’agit d’accorder des privilèges ( De pouvoir, d’argent  etc.. )…en fonction de l’apparence, du ressenti, de l’appartenance.  Nul ne peut se livrer à pareille horreur sans l'accord préalable du Peuple.

Qui pis est on ne fait pas compter le Peuple des futurs privilègiés par ses « pôtes ».

Il serait plus honnête- façon Dieudonné - de se présenter au suffrage universel  avec  un tel programme.

CHICHE !

LE FIGARO mai 2009/

 ""Un groupe de scientifiques, notamment de l'Ined et du CNRS conteste les choix du commissaire à l'Égalité des chances.

Nicolas Sarkozy avait promis une commission scientifique sur les statistiques ethniques. On en compte déjà deux ! L'une supposée pour. L'autre contre. La première a été intronisée par Yazid Sabeg, le commissaire à l'Égalité des chances, le 23 mars. Elle rassemble des chercheurs, mais aussi des directeurs de ressources humaines. L'autre s'est formée le 25, en réaction «à cette imposture scientifique, puisqu'il s'agit surtout des amis de M. Sabeg». Un noyau de démographes de l'Ined a lancé l'initiative, rejoint par une vingtaine d'autres chercheurs. Cette «anticommission Sabeg» se réunit lundi pour la deuxième fois et entend rendre, elle aussi, un rapport au président en juillet.""
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FONTEVRAUD 2004.


 Quatre Leçons de théologie laïque 2002.2004.2006.2008 2 

Seconde leçon 2004

II. - Le Nom, le Nombre et l’Etat

Michel Louis Lévy

Il y a deux ans, j’avais essayé d’apporter ma pierre à l’introuvable « enseignement des religions » en donnant ici une « leçon de théologie », supposée s’adresser à des adolescents de l’école laïque. J’y définissais Dieu comme une personne morale, représentant la totalité du genre humain. Je faisais de Moïse l’inventeur égyptien de l’alphabet de 22 lettres ordonnées et de la semaine de 7 jours, qui, déçu de n’avoir imposé ni cet alphabet ni le Chabbat à l’administration pharaonique, attachée à ses hiéroglyphes, mettait en chantier la Torah et chargeait ses partisans d’en expérimenter l’application de l’autre côté du Désert. Aujourd’hui, je m’adresse plutôt à des enseignants, de préférence mariés et pères ou mères de famille. J’examinerai, en bon démographe, ce qui, dans cette Torah, concerne les deux instruments de l’analyse démographique, à savoir les registres d’état civil et les recensements de la population, la nomination individuelle et le comptage collectif : nommer et compter.

1. L’état civil
 
Nos registres de naissances, mariages et décès ont été, comme on sait, institués par l’Assemblée Législative, en sa dernière séance du 20 septembre 1792, par transfert des registres paroissiaux de baptême, mariage et sépulture, dont la normalisation remonte à la Contre-Réforme et au Concile de Trente et pour la France, à l’édit de Villers-Cotterêts de François 1er (1539). Les pratiques ainsi enregistrées par les soins des communautés et paroisses locales sont fondées sur les textes bibliques et évangéliques. Elles répondent d’une part aux besoins du commerce, du crédit en particulier, qui exigent de connaître l’identité d’un créancier et d’un débiteur ; d’autre part à ceux de la famille, qui exigent de savoir qui est qui, qui épouse qui, qui est le fils ou la fille de qui, pour appliquer les règles de la prohibition de l’inceste et de l’adultère, ainsi que celles de l’exogamie et de la monogamie. Je vais en « revisiter », comme on dit, les textes fondateurs, à savoir les chapitres 16 à 22 de la Genèse. en m’inspirant des analyses de l’éminente psychanalyste et exégète protestante Marie Balmary.
 
Faut-il un rapport sexuel pour être désigné comme le père d’un enfant ? Il n’y a jamais de mention de rapport sexuel entre Abram et Saraï. Simplement celle-ci est qualifiée d’« épouse d’Abram ». Au  contraire, pour la naissance d'Ismaël, il est précisé qu'Abram est « allé vers » Agar au verset 16, 4. La distinction entre "le fils selon la chair", Ismaël, et "le fils selon l'esprit", Isaac, sera commentée au chapitre 4 de l’Épître aux Galates, qui précise au verset 28 que les futurs Chrétiens sont du côté d’Isaac : « Or vous, mes frères, à la manière d'Isaac, vous êtes enfants de la promesse ». Regardons-cela de plus près.

A la fin du chapitre 16 de la Genèse, Ismaël naît de la servante Agar. 13 ans plus tard, au chapitre 17, versets 4 à 6, Abraham a 99 ans, et Elohym lui propose une alliance :  « sois le père d'une foule (HMWN) de nations (GWYM). On ne t'appellera plus ABRM, A.B.R.M., mais ton nom sera ABRHM A.B.R.H.M., car je te fais père d'une foule (HM est la fin du mot Abraham et le début du mot Hamon) de nations (GWYM). Je te fructifierai beaucoup, beaucoup, tu engendreras des nations, des rois sortiront de toi ». Les Goyim ne sont pas les non-juifs, ce sont les nations. Israël lui-même sera plusieurs fois qualifié de goy, de nation. Le Goy est doté d’une nationalité, d’un passeport, on peut lui vendre, lui acheter, lui faire crédit. C’est le contraire du Guer, GR, le migrant sans-papier, susceptible à l’inverse d’être intégré au peuple juif.
 
Abraham joue le jeu : il accepte le signe de l’alliance d’Abraham, à savoir la circoncision au huitième jour, instituée au verset 12. Au verset 15, Elohym lui annonce alors que Saraï, S.R.Y, sa femme, devient Sarah ; S.R.H. Le Yod, marque l’appartenance, comme on parle à un enfant ou à l’être aimé : « mon petit, mon poussin, ma chérie ». Le Hé marque l’autonomie de la femme enceinte, qu’on peut vouvoyer et appeler par son nom propre, « Sarah », tout court. Sarah, à 90 ans, passe ainsi de l’appellation de « demoiselle » à celle de « dame », en tombant enceinte. Premier rire d’Abraham, d’où le nom du fils annoncé, Its’haq, Isaac, « il rira » mais aussi « il fera rire ». C’est lui qui sera circoncis au huitième jour. A Ismaël, déjà procréé par les voies naturelles et circoncis à treize ans, il est aussi promis de « fructifier beaucoup, beaucoup » et d’être le père de douze princes, mais non de rois : il ne constituera qu’une seule « grande nation ». C’est à la descendance d’Isaac qu’est réservée l’Alliance.

Le chapitre 18 est celui de la scène bien connue de l’Annonciation à Abraham et Sarah, par les trois messagers. Dieu n’est plus ici désigné par Elohym, mais par le Tétragramme, YHWH, Adonay, béni soit le Nom. Dans ma première leçon, j’avais esquissé le sens de la différence entre Elohym et le Tétragramme. Elohym renvoie à « Ils », les phénomènes tant biologiques qu’astrophysiques : « Au commencement, ils ont créé le ciel et la terre ». Adonay renvoie à « Nous tous », ensemble non moins universel mais dont « Je » fais aussi partie. Elohym est le Nom du Maître de la Nature, le Tétragramme est le Nom de Celui qui se manifeste à la Conscience. La première grossesse d’une femme est d’abord un événement physiologique, naturel, constaté par elle et confirmé par son médecin. Ensuite elle et son mari vont prendre progressivement conscience du changement de leurs statuts respectifs, l’un dans le regard de l’autre, les deux dans le regard de la société. Ce changement les fait changer de nom, mais leur donne aussi le droit de décider en commun du nom du prochain nouveau-né. Le nom d’Isaac souligne la prise de conscience particulièrement difficile de Sarah, qui est ménopausée et ne couche plus avec son mari, d’où son rire insistant d’incrédulité au verset 15.

Le Texte enchaîne immédiatement sur la condamnation de Sodome et Gomorrhe. Sodome est une ville où tout le monde couche avec tout le monde. Des enfants naissent, mais comment voulez-vous leur attribuer un père, si aucun couple n’est constitué, ni reconnu ? Comment voulez-vous dans ces conditions assurer la pérennité de la ville ? La condition absolue pour qu’une ville se perpétue est qu’il y siège une municipalité, un tribunal, une église, bref une assemblée délibérante, qui dise les couples et les filiations et leur donne l’autorité de la chose jugée.

Au verset 22 se mettent en place les deux interlocuteurs d’un prodigieux marchandage. Le Texte dit que l'Eternel se tient devant Abraham. Par révérence, les scribes ont interverti : Abraham se tient devant l'Eternel. Cela signale qu'en matière de filiation, il arrive que la biologie, qui relève du divin, s'incline devant le témoignage, et pas seulement en cas d’adoption : le photographe Jean-Marie Périer, fils de François Périer, a révélé qu’il était le fils biologique d’Henri Salvador. Qui se serait permis de l’appeler Jean-Marie Salvador ? 

Là dessus Abraham marchande le nombre de membres du Tribunal : 50, 45, 40, 30, 20 ? Finalement, dix Justes auraient suffi pour sauver Sodome et en faire, comme de toute Ville, un être transcendant, qui préexiste aux individus qui la forment, survive après leur mort, et en garde le nom et la mémoire. Le miniane, le quorum nécessaire à toute cérémonie juive, est de dix membres. Les chapitres 19 et 20 s’intercalent, comme s’il fallait séparer le plus possible la conception d’Isaac de sa naissance. Au chapitre 21, il naît enfin. Il est nommé du nom accepté en commun par Abraham et Sarah, il est circoncis au huitième jour. Dans le peuple juif, le père d’un petit garçon n’a pas seulement à le faire circoncire au huitième jour, il lui faut aussi réunir un miniane pour témoigner de l’opération. L’Église institue le baptême des petits garçons et des petites filles, mais ne nie pas la circoncision de Jésus. La République institue le registre des naissances mais ne supprime pas celui des baptêmes. L’une et l’autre certifient ainsi le nom et la filiation du nouveau-né. De même, le mariage devant témoins constate publiquement la formation d’un couple.

Quand Abraham et Sarah présentent leur fils Isaac, tout le monde rigole, à commencer par Ismaël, au verset 21,9, au point qu’Abraham doute de son rapport avec Sarah et qu’il est prêt à un désaveu de paternité. Quand Elohym, j’insiste, lui demande de lui « rendre » Isaac, de le sacrifier, il accepte. Ce faisant, il reconnaît ainsi Celui dont il tient l’enfant. Comme celui-ci, au verset 7, l’appelle aby, « mon père », et que lui répond bény, « mon fils », ils se sont aussi reconnus mutuellement.

Le couteau est l’instrument commun à la circoncision et au sacrifice – je m’inspire directement de Marie Balmary. Quand il lève son couteau, Abraham se rappelle avoir circoncis Isaac et avoir alors reconnu le fils de Sarah, son épouse légitime, comme son fils légitime. L’ange d’Adonay, béni soit Son Nom, j’insiste, lui crie alors de « ne pas étendre sa main ». La paternité psychologique se fonde dans le secret de la conscience. L'ascendance  généalogique, y compris royale, établie à coup de registres, est une convention sociale, qui n'emporte jamais aucune certitude biologique. L’important pour être père n’est pas tant de « faire » un enfant que de le reconnaître, devant témoin ou par un acte certifié.

Mais ce n’est pas fini. En Genèse 22, 16 à 18, Abraham reçoit les félicitations du messager d’Adonay : « parce que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique, bénir, je te bénirai, multiplier je multiplierai ta semence comme les étoiles du ciel, comme le sable sur les lèvres de la mer. Toutes les nations de la terre (Kol Goyé Haarets) se bénissent en ta semence parce que tu as entendu ma voix ». En quoi la première intention d’Abraham, celle de sacrifier son fils, est-elle source de bénédiction ? Parce que nous parlons d’une Alliance, et qu’une Alliance a deux partenaires. A qui un père déclare-t-il un fils, quand il va au bureau de l’état civil ?  À un fonctionnaire ?  Ou bien à une nation, à un pays, à un État ? Un État assure protection à ses citoyens mais lui demande en retour, non seulement de respecter les lois et de payer leurs impôts, mais aussi d’être prêts, dans des cas aussi rares que possible, à prendre le risque de « mourir pour la patrie ». L’Alliance d’Abraham fonde l’engendrement de la nation, non celui de la religion. La Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis (1776) en témoigne :

«  Nous, les représentants des Etats-Unis d'Amérique, assemblés en Congrès général, prenant à témoin le Juge suprême de l'univers de la droiture de nos intentions, publions et déclarons solennellement, au nom et par l'autorité du bon peuple de ces colonies, que ces Colonies unies sont et ont droit d'être des Etats libres et indépendants [… qui] ont pleine autorité de faire la guerre, de conclure la paix, de contracter des alliances, de réglementer le commerce ; […] et, pleins d'une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, Nous engageons mutuellement au soutien de cette déclaration nos vies, nos fortunes et notre bien le plus sacré, l'honneur.

2. Le recensement
En 1787, les Etats-Unis promulguent leur Constitution. "We, people of the United States, en vue de former une Union plus parfaite, d'établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d'Amérique.
ARTICLE PREMIER Section 1. [… Le] Congrès des États-Unis sera composé d'un Sénat et d'une Chambre des représentants.
Section 2. La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des différents États ; […] Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les différents États qui pourront faire partie de cette Union, proportionnellement au nombre de leurs habitants […] Le recensement sera effectué dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès, et ensuite tous les dix ans, de la manière qui sera fixée par la loi. "
Les Constituants connaissent bien la Bible, qui organise minutieusement le recensement, et l’œuvre des premiers démographes, savants souvent protestants d’Angleterre, de Hollande, de Suède, de Prusse, comme le pasteur de Frédéric II, J.P. Süssmilch, auteur de L’Ordre divin (Die göttliche Ordnung, 1741). Cela commence en Exode  30, 11-16 : Quand tu lèveras la tête (comme on lève un impôt, Tissa et' Rosch ) des enfants d'Israël pour les compter…" chaque  recensé, " depuis l'âge de vingt ans et au dessus ", riche ou  pauvre, devra donner, en obole pour le service du sanctuaire, un "demi-chéqel", ou demi-sicle. Ainsi les lévites auront à compter, non les hommes, mais les signes, prélevés de la façon la plus égalitaire qui soit, un homme, une pièce de monnaie. Le livre dit précisément des Nombres décrit ensuite le dénombrement des enfants d'Israël dans le désert. Le dénombrement est fait "en comptant nommément" tribu par tribu. Les résultats, détaillés à l’unité près, distinguent l'appartenance à l'une des douze tribus, ainsi que la catégorie des premiers-nés,  "comptés nommément depuis l'âge d'un mois  " ( Nb. 3,  43 ). Ainsi tout mâle décidant de sa propre volonté de payer le demi-cheqel était réputé avoir vingt ans ou plus, c’est-à-dire être en âge de porter les armes, et faire partie d'une tribu d'Israël. Etre recensé n’est pas un acte passif, cela relève d'une décision libre et responsable, qui doit simplement être certifiée par celui qui reçoit les dons pour le sanctuaire : le lévite, recruté, lui, dès l'âge d'un mois. C'est un devoir, pour toute puissance publique légitime, de compter ses administrés par catégories  pertinentes, ici les tribus d'Israël, et de commander les investigations nécessaires. Mais cela suppose le respect d'une règle absolue : nul ne sera dénombré à son insu.

Or après la codification et l'application, voici la transgression : le  Roi David reçoit l'ordre du Seigneur de dénombrer ( MNH, meneh, d'où vient miniane, et aussi le mot arabe al-manach ) Israël et Juda (2. Samuel , 24,  1-17). Mais il ne respecte aucune des formes prescrites. Il fait compter les Juifs et les Israélites comme il le ferait de chèvres et de moutons, sans leur poser de question. A peine reçoit-il les résultats de son dénombrement, étonnamment arrondis, "Israël compte 800 000 hommes tirant le glaive, et Juda 500 000  ", qu’il comprend qu’il encourt un terrible châtiment. L’Eternel le fait choisir entre sept ans de famine, trois mois de déroute ou trois jours de peste : voilà à quoi conduit de gouverner sans l’assentiment du peuple. Quand "l'édit de César Auguste ordonne le recensement de toute la terre " (Luc 2,1), l’Empereur avait-il l’assentiment du peuple de toute la terre ?

David choisit le châtiment le plus court et la peste retranche, "de Dan à Beershéba, 70 000 hommes ". Encore heureux que la Miséricorde divine demande à l'Ange exterminateur, au moment où il atteint le futur site de Jérusalem, de « retirer sa main », comme Elle avait demandé à Abraham de « ne pas étendre sa main » sur Isaac ligoté. David dresse alors un autel, embryon du futur Temple de son fils Salomon. De même qu’une commune doit avoir à sa tête une Assemblée délibérante, un État doit avoir une capitale. En élaborant leur Constitution, les États américains choisissent de même le site de leur capitale, à laquelle ils donneront le nom de leur Général et premier Président, Washington. L’Alliance d’Abraham engendre les couples mariés dotés d’une descendance reconnue, puis les nations dotées d’un État et d’une capitale.

Il est inquiétant d’entendre de jeunes immigrés siffler la Marseillaise ; de voir de jeunes diplômés français préférer payer des impôts aux États-Unis ou au Royaume-Uni ; de voir des jeunes couples français préférer le service militaire en Israël à sa suppression en France. Pourquoi avons-nous supprimé le service militaire sans le remplacer par un service national exigeant, au profit de grandes causes ? Pourquoi avons-nous supprimé le recensement général de la population sans le remplacer par un inventaire de nos Cartes Vitale, c’est-à-dire de nos assurés sociaux ? Avons-nous oublié ce que sont une Nation et un État ?

Mardi en huit, les Américains vont voter. Ce faisant, ils reconnaissent la légitimité de leurs institutions. Beaucoup pensent que George W. Bush n’aurait pas dû décider la guerre contre l’Irak, au risque de la mort de soldats américains, mais tous admettent qu’il en avait le droit, sous le contrôle du Congrès, et non sous celui des Nations Unies. Quand vous recevez votre feuille d’impôt, il vous arrive d’en contester le montant. Mais en écrivant à votre percepteur, vous reconnaissez sa légitimité à vous demander votre contribution aux dépenses décidées par le Gouvernement, sous le contrôle de votre député.

Vous recevez un faire part « Jacques et Rachel Israël ont la joie d’annoncer la naissance de leur fils Joseph ». Si vous vous posez des questions, vous téléphonez à Rachel : « Qu’est-ce que j’apprends ? tu couches avec Jacques ? sais-tu qu’il a déjà eu, de trois mères différentes, une fille et dix garçons, de quoi réunir un miniane ! es-tu sûre au moins que ton bébé est de lui ? Et cette idée de l’appeler Joseph ! Joseph Israël, tu le vois devenir Premier Ministre - de Pharaon ? ». Mais vous avez la foi, vous envoyez vos félicitations aux parents et vos meilleurs vœux de bonheur et de réussite au petit Joseph. Mazel Tov !



 Je vous remercie .

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ASSOCIATIONS 2009 ! Tristesses patronales ….. ! et syndicales ! .

Déroute morale de l’Economie Sociale

 ASSOCIATIONS   2009 ! Tristesses  patronales ….. !   et syndicales !  Déroute morale de l’Economie Sociale.
 
"1 % logement" : une association patronale liquidée sur fond de suspicion
LE MONDE | 27.01.09 
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Origines. Le "1 % logement" a été fondé en 1953 pour soutenir l'effort de reconstruction. Organisation. Cogéré par les partenaires sociaux, il s'est structuré autour d'un réseau d'environ 110 "organismes collecteurs", qui encaissent à la fois une taxe auprès des entreprises et des remboursements de prêts octroyés à des particuliers ou à des personnes morales. En 1997 le «  1% » Logement à été confié à une Union d’Economie Sociale(le décret n°97-143 du 14 février 1997.) Inventée en 1983 par Michel Roccard, François Soulage étant délégué à l’innovation sociale et à l’économie sociale cette structure  « idéologique » permet d’associer  sous un même statut intérêts publics et privés, coopératives, mutuelles, associations, entreprises publiques et privées. Aucune de ces structures n’a pu traverser indemne les contrôles de lka Cour. C’est dire si le mélange a bien pris.
 En 2007, le "1 %" a drainé environ 4 milliards d'euros .Missions. Le "1 %" finance la construction de logements sociaux, délivre des aides aux salariés qui souhaitent devenir propriétaires, etc.
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Le patronat continue de faire le ménage dans le monde du "1 % logement". Au sein de ce dispositif, cogéré par les partenaires sociaux, gravitent plusieurs entités dont la gestion a été récemment critiquée. L'une d'elles s'appelle l'Association Entreprises et Logement (AEL). Créée en 2007 pour "porter la voix" du patronat sur les questions relatives à l'habitat, cette structure a été dissoute à la fin décembre 2008 parce que les conditions dans lesquelles elle a vu le jour et son fonctionnement posaient problème, aux yeux du Medef et de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). Selon nos informations, un administrateur a été nommé pour conduire la procédure de liquidation.
 
 
Origines. Le "1 % logement" a été fondé en 1953 pour soutenir l'effort de reconstruction.
 
Organisation. Cogéré par les partenaires sociaux, il s'est structuré autour d'un réseau d'environ 110 "organismes collecteurs", qui encaissent à la fois une taxe auprès des entreprises et des remboursements de prêts octroyés à des particuliers ou à des personnes morales. En 2007, le "1 %" a drainé environ 4 milliards d'euros.
 
Missions. Le "1 %" finance la construction de logements sociaux, délivre des aides aux salariés qui souhaitent devenir propriétaires, etc.
 
L'affaire avait éclaté durant l'été 2008 lorsque la présidente du Medef, Laurence Parisot, avait licencié son directeur général, Jacques Creyssel, coupable - selon elle - d'avoir lancé l'AEL sans l'en avoir informée au préalable. Un autre permanent du Medef, Etienne Guéna, avait subi le même sort - pour des raisons similaires, selon une source proche du dossier. Délégué au logement social, il fut l'un des hommes forts du "1 %" durant près de vingt ans.
 
SCANDALES
 
Le 15 janvier, Mme Parisot a mis à pied sa secrétaire générale, Anne Valachs, qui avait signé les conventions liant le Medef et l'AEL. Mais pour l'heure, rien ne prouve que son éviction résulte de cette affaire.
 
L'AEL a été mise en place avec la bénédiction de l'Etat. Au printemps 2007, Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, avait en effet, pris un arrêté qui augmentait les fonds que le "1 %" accorde depuis plusieurs années aux partenaires sociaux pour les aider à financer diverses activités dans le champ du logement. Trois millions d'euros avaient été débloqués à cet effet. Ils ne "pourront être affectés (...) qu'à des travaux d'études et de prospective ainsi qu'à des actions de promotion dans le domaine du logement", avait précisé le ministre dans une lettre datée du 11 mai 2007. A charge pour les partenaires sociaux de désigner des "structures dédiées" qui réaliseront ces "missions".
 
Les syndicats ont alors créé leur propre entité : l'Association pour la promotion et l'étude du logement des salariés (APELS). Le patronat a fait de même avec l'AEL.
 
Ex-numéro un de la Fédération française du bâtiment, Alain Sionneau en est devenu le président tandis que le poste de directeur général a été confié à Valérie Fournier, proche de M. Guéna. L'association a reçu deux millions d'euros. Son fonctionnement a été codifié dans des conventions paraphées, en juillet 2007, par le Medef et par la CGPME. Elle a été officiellement lancée lors d'un congrès HLM à Lyon en septembre 2007.
 
Mais un climat de suspicion s'est installé, avec les divers scandales qui ont éclaboussé le patronat : caisse noire de l'UIMM, rapports de la Cour des comptes sur le "1 %" qui ont mis en cause MM. Guéna et Sionneau. C'est dans ce contexte que Mme Parisot s'est séparé de M. Creyssel, en juillet 2008 : elle lui a reproché d'avoir donné son imprimatur à la création de l'AEL "en l'absence de tout mandat", comme l'a révélé Le Parisien du 12 janvier. Faux, a rétorqué l'intéressé. Aujourd'hui, l'entourage de Mme Parisot persiste et signe : "Nous avons été abusés, assure un porte-parole. Le Medef n'a jamais été partie prenante de l'AEL."
 
L'association a également été critiquée par la CGPME. Son président, Jean-François Roubaud, a écrit, le 9 septembre 2008, à M. Sionneau pour se plaindre de ne pas avoir "été tenu informé de l'état d'avancement des actions engagées par l'AEL" malgré "plusieurs appels téléphoniques". Sollicité par Le Monde, M. Sionneau n'a pas souhaité s'exprimer. Sous couvert d'anonymat, une source interne à l'AEL certifie que la CGPME a reçu, "oralement", les éclaircissements qu'elle demandait.
 
Bertrand Bissuel
Article paru dans l'édition du 28.01.09.
 
 

" Pour un Label Associatif d'Etat". Mouvement Associatif Organisé ( MAO alias CPCA)

 ´ " Gouvernance et Certification ª fait Ècole !
 
                                    ´ "Pour un Label Associatif d’Etat ª
 
Par PP Kaltenbach.
 
Le MAO ( Lire Mouvement Associatif Organisé), incarné par la CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives : 80% des employeurs et 90% des budgets) piloté en fait par la Ligue de l’Enseignement. ( Le Mamouth ! Cf la composition du bureau du CNVA ( Conseil National de la Vie associative)   Traduire Parlement de la Vie Associative, Incarnation de la société Civile : soit 100  personnes dont 90% de salariÈs et de Parisiens).
 
 On lira ci dessous en I) Le Programme, en II)  Sa Traduction
 
I
 
PROGRAMME du LOBBY

Publié par la CPCA sur son site en janvier 2009 .
 ´  La voix du mouvement associatif ª
 
<< La thématique de la reconnaissance et de la place des associations dans notre dÈmocratie est centrale, prioritaire mÍme si l’on considère notre contexte économique, social et politique. C’est pourquoi nous avons souhaité la développer dans cette centième lettre d’actualité de la CPCA.
 
La notion de démocratie du dialogue ou de construction du ´ dialogue civil ª a été trés clairement présentée dans le rapport préparatoire de la conférence nationale de la vie associative de 2006, le rapport ´ Durieux ª de 2005 restant une référence pour le mouvement associatif organisé du fait d’un constat clair et encore valable, et de propositions à la fois ambitieuses et concrètes.
Prés de quatre ans aprés, nous sommes efforcés de faire des constats contradictoires sur cette intégration de la vie associative dans l’organisation démocratique du pays.
 
Nous avons vécu et nous vivons une accÈéléation du processus de la décentralisation qui a multipliéles opportunités de dialogue entre société civile et élus mais pas forcément les réalités de participation. Nous avons vécu et nous vivons une accélération de la réforme de l’Etat qui provoque des remises en cause profondes des cadres de concertation établis mais en créée de nouveau comme les Grenelles thématiques (environnement, insertion). Nous avons vécu et nous vivons enfin à l’chelle européenne une structuration de la société civile en réponse à l’organisation du dialogue civil par les instances mais encore trés peu de reconnaissance formelle au niveau politique et institutionnelle.
 
Ces constats doivent aussi tenir compte des effets structurels sur les associations citoyennes des nouvelles règles de relations contractuelles associées à la réforme de l’Etat et des collectivités : toujours plus de prestations et une quasi disparition des financements de " fonctionnement ª, et donc des capacités d’agir des associations pour assurer la maîtrise collective dans la conduite de leurs projets. Enfin, nous voyons également que la dimension revendicative des associations est de plus en plus remise en question, voire parfois criminalisée dans le cadre d’actions non violentes
Pourtant, toutes les enquÍtes d’opinion montrent que les associations sont les organismes dont les franÁais ont le plus confiance, loin devant les autres corps intermÈdiaire comme les syndicats et les partis politiques ; ils ont confiance également dans la délivrance de services publics par les associations [1]. C’est pourquoi, la conférence de la vie associative doit Ítre le moment d’une clarification de la place et du rôle des associations dans l’espace public et dans la construction de l’intérÍt général en tenant compte :
des formes existantes de dialogue formalisé entre les autorités publiques (ministères, administrations, collectivités) et les regroupements associatifs : pour la consultation, la concertation et la négociation de l’action publique sectorielle ;
des formes nouvelles de dialogue formalisé dans le cadre des grandes réformes gouvernementales, par exemple des Grenelles thÈmatiques ;
de l’actuelle absence de concertation sur les réformes de l’Etat (RGPP, LOLFÖ) ;
de la nouvelle donne de l’action publique notamment dans la redéfinition des rôles des acteurs publics (´ steering not rowing ª : impulser pas gérer) et privés (place du secteur non marchand, responsabilitÈ sociale des entreprises) ;
des innovations et expérimentations territoriales dans le cadre des relations collectivités / associations ;
des pratiques existantes et perspectives de dialogue civil à l’échelle communautaire comme des Etats membres ; à l’échelle internationale Ègalement (exemple du Québec et la stratégie cadre pluriannuelle de l’action communautaire [2])Ö
Pourquoi et comment faut-il institutionnaliser le dialogue civil avec les associations ?
Lors de la précédente conférence de la vie associative de 2006, sur ce dossier de la reconnaissance des associations dans le dialogue civil, sur les 8 mesures annoncées, 3 seulement étaient issues des 17 prÈconisations du groupe de travail. Elles ont été au final peu ou pas appliquées : peut-on par exemple imaginer qu’une circulaire du Premier ministre aux administrations les enjoignant de mieux associer les associations dans l’élaboration de la politique publique suffisentà débloquer des situations parfois historiques d’exclusion des associations ?
 
Les ambitions d’une nouvelle conférence devraient prendre acte de l’Ètat de la société française et anticiper sur l’avenir. Dans une démocratie toujours plus pluraliste dans la définition de l’intérêt général et dans le cadre d’une action publique d’Etat resserrÈe sur ses fonctions régaliennes, la fonction d’intermédiaire de l’organisation associative citoyenne est indispensable pour faire la cohésion sociale et produire de l’engagement citoyen et responsable. La reconnaissance de la confiance des Français dans l’organisation associative doit se traduire dans des actes forts d’engagements rÈciproques entre l’Etat et le mouvement associatif organisé.
Nous avons donc proposé, dans les travaux préparatoires en cours, de repartir des préconisations du rapport ´ Durieux ª en les actualisant, il s’agirait donc :
D’envisager la signature d’une nouvelle charte des engagements réciproques entre l’Etat et le mouvement associatif organisé courant 2009 ; cette charte découlant d’un travail partenarial du mouvement associatif organisé et de l’Etat pour mettre en adéquation les articles de la Charte avec les dÈcisions de la conférence d’ici la fin de la mandature ;
De procéder ensuite à l’évaluation par le Parlement de la mise en ouvre de la Charte des engagements réciproques à la faveur de la tenue régulière, tous les trois ans, d’une Conférence nationale de la vie associative ; la charte comme fondement de la politique associative de l’Etat pourrait Ítre diffusée systématiquement à l’occasion de la délivrance du récépissé de déclaration des associations ;
D’annoncer la création d’une nouvelle habilitation consacrant la notion d’Association partenaire du dialogue civil institutionnalisÈ (APDCI) aux coordinations associatives ainsi qu’aux regroupements associatifs et associations habilitées ; il s’agirait de définir les critères nationaux d’habilitation des APDCI en les fondant notamment sur les principes de la nouvelle Charte des engagements réciproques ; il s’agirait d’indexer à la reconnaissance d’APDCI des contrats d’utilité civique et sociale assortis de conventions de moyens permettant la participation effective au dialogue civil ;
D’organiser une concertation entre l’Etat, le mouvement associatif organisé et les associations d’élus locaux pour déterminer les modalitÈs d’institutionnalisation du dialogue civil dans les territoires (notamment au regard des processus de régionalisation de l’action de l’Etat, des compétences des Conseils rÈgionaux et généraux, ainsi qu’au regard des pratiques et expÈrimentations locales : communes, pays etc.) ;
D’instituer, dans chaque ministère, une commission permanente de la vie associative. Instituer, dans les préfectures, des commissions permanentes de la vie associative ; ces commissions devront décliner sectoriellement et territorialement les engagements de la charte des engagements réciproques ;
De porter la représentation du groupe des associations au Conseil Èconomique, social et environnemental à 20 membres ; et reconnaître un pouvoir de proposition au mouvement associatif organisé pour les nominations dans le CESE et les CES régionaux ;
De soutenir financièrement la participation des APDCI françaises aux procédures de consultation/concertation conduites au niveau européen ; notamment en promouvant l’adoption d’un statut de l’association européenne consacrant également la fonction d’associations partenaires du DCI à l’échelle communautaire dans les relations avec les instances européennes. [3]
 
 
Ces propositions structurelles s’accordent également avec des propositions issues des autres thÈmatiques comme par exemple l’organisation d’actions de formation à la connaissance de la vie associative et du rôle des associations dans le dialogue civil, ou encore le déploiement de formations nationales et décentralisées des élus bénévoles associatifs notamment engagés dans le dialogue civil, la problématique de l’extension du congé de représentation etc.
Loin des Èventuelles tentations ou fantasmes de la démocratie ´ dirigée ª, la proposition de la démocratie du dialogue s’appuie sur une puissante dynamique associative dans notre pays depuis plus d’une dÈcennie. Elle s’appuie donc non seulement sur des réalités de participation et d’engagement, mais aussi sur des réalités fragiles et fragilisées. Nous sommes convaincus que la vie associative dans notre pays est une des clés de notre développement Èconomique et social actuel et surtout futur
 
II TRADUCTION

 ´ Pour un Label Associatif d’Etat. ª

 Qu’est ce qu’une ConfÈrence Annuelle ?
 
 On a lu ci-dessus le Communiqué de la CPCA définissant ses objectifs pour la Conférence Annuelle de la Vie Associative de 2009. Qu’est- ce qu’une Conférence Annuelle dans la France actuelle ?
 
 La procédure de Conférence Annuelle est un outil pour lobby soucieux de contourner les dispositifs budgétaires démocratiques en s’appuyant sur l’opinion pour faire pression sur le Parlement et le Gouvernement. 
 
  Historiquement on compte trois expériences :
 
 Un  triomphe    : le lobby agricole 
 Un succÈs        : le lobby familial 
 Un Èchec          : le lobby associatif
 
I     Invente par un Ministre de l’Agriculture au début des années 1970 et confirmée par le mÍme devenu premier ministre en 1976 ( Jacques Chirac), la première expÈrience, fort réussie – est venue du lobby agricole. J’ai participé à quatre d’entre elles de 1974 à 1977 au cabinet de Christian Bonnet o˘ j’étais en charge de la politique sociale, de l’enseignement, (grandes Ècoles comprises) de la formation et de la Recherche ( INRA)
 
 
  II     La seconde expérience est venue du mouvement familial ( UNAF) au début des années 90. J’y ai participÈ en, 2004, 2005 et 2006. Le gouvernement vient de mettre terme à cette pratique en 2008.
 
 
  III La troisième expérience, au début des années 2000  est venue du lobby associatif  qui veut imposer une troisiËme ConfÈrence  Annuelle de la Vie Associative  en 2009
 
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Programme de la CPCA  pour la CAVA 2009
 CF Site CPCA

 
Je l’analyse en  commençant par la  dernière proposition pour finir par la première. Ce procédé classique met en lumière le caractère mi Etatique mi corporatiste du programme.
 
 I  Quadrupler les postes du MAO au Conseil Economique et Social ( 20 au lieu de 5 actuellement ) les heureux bénéficiaires étant proposé par le MAO. Idem dans les CESE et CES régionaux.
II Instituer dans chaque ministère et chaque préfecture une commission permanente de la vie associative qui déclinera ( sic) les obligations de La Charte. 
 
III Création d’une habilitation ( LE LABEL d’ETAT ) consacrant l’association partenaire du dialogue civil institutionnalisé ( APDCI) à partir de critères tirés de La Charte, ce label valant accésaux contrats d’utilité civique et sociale assortis de conventions de moyens permettant la participation effective au dialogue civil. C’est la même démarche que celle proposée par le Comité de  via l’Institut Montaigne de M. Claude Bébéar.
IV Evaluation par le Parlement de la mise en œuvre de La CHARTE et Conférence Annuelle tous les trois ans pour faciliter le contrôle du Parlement .
V  NOUVELLE CHARTE définie de concert par le MAO et le Gouvernement pour imposer LE LABEL sous contrôle du Parlement .
 Conclusion ; Telle sera, loin des éventuelles tentations ou fantasmes de la « démocratie dirigée » la démarche de la démocratie du dialogue et de construction du «  dialogue civil ».
 NB Proposition de l’Institut Montaigne.  Novembre  2008
 
 
Rapport de l’Institut Montaigne Novembre 2008

´  Engager le citoyen
dans la vie associative »
 
 
PRINCIPALES PROPOSITIONS
FAIRE DES GENEROSITES UNE GRANDE CAUSE NATIONALE
 
1. Accorder le label ´ grande cause nationale ª aux générosités afin d’en promouvoir toutes les formes.
En cas de succés  la  ´ grande cause ª reçoit l’appui du Gouvernement notamment auprés des médias. Etatisme ?
 
LABELLISER ET CERTIFIER
 
2. Renforcer la reconnaissance du Comité de la Charte en faisant en sorte que les quelque 200 trés grandes associations et fondations qui font appel à la gÈnÈrositÈ du public soient, sur une base volontaire, contrÙlÈes tous les ans par le ComitÈ de la Charte.
 
 Questions : Comment passer des 56  membres actuels à 200 ?
Que signifie ´ reconnaissance ª  sinon appui de l’Etat ? Comment ´ renforcer ª la reconnaissance du ComitÈ de la Charte sur une base ´ volontaire ª ? Etatisme ?
 
3. … Etendre la mission du commissaire aux comptes, au-delà de la certification des comptes, à la vérification de la conformitéà des référentiels spécifiques, définis en commun par les coordinations associatives concernées et le Comité de la Charte.
 
  Questions : Coordinations associatives ? S’agit-il des principaux employeurs associatifs actuellement regroupées sous  le sigle CPCA ( Conférence Permanente  des Coordinations . Associatives) qui réunit 80 % des salariés et des budgets associatifs sous la double bannière de la Ligue de l’Enseignement et de l’UNIOPSS ? Etatisme et corporatisme ?
 
4. Rendre obligatoire, pour toute association ou fondation, grande ou petite, faisant appel aux gérérosités privées et/ou bénéficiant de subventions publiques, la publicité de son rapport annuel et, plus généralement, de l’ensemble des rapports de contrôle qui la concernent.
 NO comment
 
5. Assurer le contrôle des ´ fonds de dotation ª par la mise en place, au niveau du ministère de l’Intérieur, d’un registre qui en tiendra une liste exhaustive, à partir d’informations fournies par les préfectures.
 
 Questions :Pourquoi seulement les ´  fonds de dotation ª ? En Angleterre toute association aide doit se faire enrégistrer  auprés de la Charity Commission (Cf Charity Act de 2006) soumise au NAO placésous contrôle d’un  parlementaire membre de l’Opposition.
 
DEVELOPPER LE BENEVOLAT ASSOCIATIF
6. Impliquer les systèmes éducatifs dans l’engagement précoce des jeunes en mobilisant à la fois a) l’…éducation nationale : dans cette perspective, une mission interministrielle, ouverte à la société civile et au monde associatif, devrait être mise en place afin d’étudier les moyens d’impliquer au mieux le système Èducatif ;
b) le monde associatif : un travail sur les conditions d’accueil et d’intégration des jeunes dans les associations ´ instituées ª devrait être entrepris.
NO comment
 
7. Inciter les entreprises à encourager leurs salariés et futursex-salariés (les retraités) à s’engager dans le bénévolat.
S’agissant des salariés, un ´ groupe d’action ª pourrait être mis en place pour Ètudier les voies et moyens permettant de développer le bénévolat d’entreprise. Quant aux retraités, leur implication dans le bÈnÈvolat associatif passe par la mise en oeuvre en amont d’un processus d’accompagnement, individuel ou collectif, à la transition travail/retraite, et par la dÈfinition d’un ´ nouveau projet de vie ª.
NO comment
 
8. Favoriser le bénévolat des demandeurs d’emploi afin d’accélérer leur retour sur le marchÈ du travail. Cela passe par
a) le développement de partenariats pragmatiques entre le Service public de l’emploi et les associations, qui permettraient notamment d’identifier des missions bénévoles susceptibles de remobiliser les demandeurs d’emploi intéressés et motivés à la perspective de développer leurs compétences dans le cadre d’un bénévolat ;
b) une forte sensibilisation des entreprises et des recruteurs au fait que les associations sont des lieux de qualification et de développement des compétences ; c) une plus grande reconnaissance, par les recruteurs, du ´ Passeport Bénévoleª.
NO comment
 
9. Accélérer la mise en place d’un rÈseau territorial de soutien au bénévolat en renforçant le réseau territorial de France Bénévolat.
 
 Question:  France Bénévolat est-il libre des fonds publics ? Etatisme  et Corporatisme.
 
MUTUALISER LES MOYENS ASSOCIATIFS
10. Encourager la mutualisation des moyens et des savoir-faire entre associations aux plans intercommunal et dÈpartemental.
NO comment
 
 
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
 
  ´ Ist qui prodest ! ª
 
BUREAU DU Conseil National de la Vie Associative
La domination de la nébuleuse «  Education «  est  patente.
 Edith Arnoux Brill  auberges de jeunesse CES
 Jean Marc F Roiran Ligue de L’enseignement CES
Jacques Henrard FCPE. Jeunesse en Plein Air. Président de la  CPCA. CES
 Jean F. Magnin  . CEMEA
Mme Anne Carayon. Jeunesse au plein air :
P.H. Duteil  lUnion nationale des associations de tourisme et de plein air (UNAT):
Monique Gresset (Association 4 D (dossiers et débats pour le développement durable) :

M. Thierry Lebehot. Citoyens et justice :


M. Jean-François Angles. Comité national olympique et sportif français (CNOSF)
 M. Jean-Pierre Gille. Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS)
Mme Joêlle Bottalico. Secours populaire
Directeur Général Fondation de France. Francis Charhon ; un des fondateurs du Comité de la Charte.
 Ferrati. UNAF
 
 
 
 

De la certification associative en France en 2008 et de la CPCA

Daniel Voillereau à PIerre Morange

 
 
NOTES  POUR LA COMMISSION MORANGE

Daniel Voillereau



Conseiller (H.) à la Cour des Comptes

Ancien Président de l’Association Française des Trésoriers d' Associations (1998-2007)

Trésorier de L’ENVOL pour les enfants européens (2004-  )

Membre du Conseil de Gouvernance et Certification
 
  
                Il y a deux façons d’aborder la sécurisation du cadre juridique et financier de l’action associative.
                    La première est l’approche administrative classique.  Le monde associatif prend une place grandissante et vit largement sur les deniers publics. Il faut donc le contrôler et  les contrôles seront d’autant plus faciles qu’on obligera les associations à plus de transparence . Comme pour les services publics (LOLF), il faut s’interroger sur l’évaluation de leur efficacité.  Les rapports avec la puissance publique doivent être clarifiés, ce qui suppose des contrats .Le rôle des association dans la dynamique de l’emploi est à suivre attentivement compte tenu du potentiel qu’elles représentent . Enfin, en ce second semestre 2008, il serait bon de contribuer à l’élaboration d’un modèle européen, ce qui sous-tend que nous devons tenter d’exporter notre modèle .
 
                    Il existe une version plus politisée de cette approche , celle d’une partie du CNVA et de la CPCA, dans l’idée que toute organisation d’intérêt général doit être traitée comme un quasi-service public si possible  avec plus de financements et un statut des bénévoles, mais avec moins de contrôles et surtout pas de contrôles externes, hormis ceux  de la Cour des Comptes.
 
Pour les associations fortement subventionnées , la réforme n’est qu’à mi-chemin
 
               Pour les associations dépendant fortement de l’argent public, la nécessité de contrôles et notamment du contrôle social induit par la transparence publique, est bien entrée dans la législation.

            Les termes de la lettre de mission, résumés en introduction, sont amplement justifiés.

Le premier texte important a été l’article 10 de la Loi du 1er avril 2000 qui  s’inscrit dans une longue évolution. En l’occurrence, il s’agissait de la mise à disposition du public des conventions de subventionnement , des comptes rendus et des comptes des organismes concernés . Sur le terrain , l’ accessibilité s’avéra douteuse et il fallut quelques dispositions de l’ ordonnance de simplification de 2005 – à la préparation de laquelle , l’AFTA a contribué – pour que le dispositif devienne cohérent : au-delà d’un seuil uniforme de subventions (153 K€) les comptes doivent être publiés par voie informatique , sous le contrôle des Commissaires aux comptes et de la Cour des Comptes .Ce dispositif est codifié en L 612 du Code de Commerce.
 
Cependant, les règlements d’application  peinent à sortir et  sont a minima. Les hommes du chiffre ( experts-comptables et commissaires aux comptes) n’ ont pas retenu la proposition de l’AFTA qui était d’inclure un Compte d’ emploi des ressources dans la définition des comptes publiés ( qui relève d’un décret), sous le motif que la présentation analytique des dépenses par projet ne relève pas de leur compétence. C’est pourtant la seule présentation que le public comprenne et celle que réclame les autorités dispensatrices de subventions.

Sous la pression de tous ceux qui n’apprécient pas la lumière, en invoquant les lourdes tâches des responsables financiers et comptables des associations (et fondations) , il a été finalement décidé – et les textes devraient sortir incessamment – que toutes les associations (et fondations) au dessus du seuil de subvention mettrontl leurs comptes sur un site informatique géré par le Journal Officiel  et s’ acquitteront d’une taxe annuelle de 40 €. Rien sur une  présentation unifiée ni sur l’existence d’outils permettant de trier, classer, comparer par secteur, par taille etc .
 
La proposition de l’AFTA était beaucoup moins coûteuse : un  site central public contenait un fichier des associations soumises à déclaration, avec quelques identifiants et une dizaines de données comptables et analytiques ,  un lien informatique permettant d’accéder instantanément aux détails sur les pages dédiées du site des associations . A faible prix, le site central pouvait avoir tous les outils de recherche . Du même coup , la Cour des Comptes avait un puissant outil pour orienter ses sondages. L ’Insee dégageait une image structurée de 80% de associations absorbant 80% des subventions et employant tout autant des salariés . Le paysage associatif pouvait devenir lisible.
 
                   On entend dire  aujourd’hui  que les comptes n’ont guère d’importance et qu’ il importe avant tout de regarder la qualité de la gouvernance, l’évaluation de  la bonne économie des  moyens pour un résultat donné ( « efficiency ») et la capacité de l’organisation à atteindre ses objectifs ( « effectiveness » ou « efficacy » en anglais) . Cette présentation est source de confusion :quantitatifs ou qualitatifs les facteurs ont autant d’importance . Le problème est de savoir s’ils sont  concrètement accessibles et analysables.
 
 Les citoyens sont aussi des contribuables qui, de plus en plus, savent lire des comptes avant de donner ; les entreprises mécènes sont évidemment attentives et les autorités administratives – LOLF et restrictions budgétaires obligent – également. Plus encore les banques qui jouent un rôle croissant dans la vie associative, exigent la transparence financière. Que fait l’Etat? Les contrôles quantitatifs  de l’Etat sont, pour l’instant et de puis 2006,  inexistants puisqu’il n’y a plus de remise de comptes « papier » aux Préfectures et que le grand dispositif informatique décidé par l’Administration est loin d’être prêt. Font exception les 2000 associations reconnues d’utilité publiques qui y sont tenues par leurs statuts. Et l’avenir risque de ne pas être satisfaisant .
 
          Quant aux outils pour apprécier les facteurs qualitatifs , ils n’existent pas parce que des réflexions préalables des experts et des associations elles-mêmes sont nécessaires . Le Conseil d’Etat  avait donné le signal après la seconde Guerre mondiale par le biais des statuts –types ,et il avait approuvé les recherches vers plus de gouvernance et d’évaluation dans son Rapport annuel de 2001 .  Ces recherches  se multiplient depuis sept à  huit ans et se sont fortement accélérées depuis deux ans . L’AFTA qui avait  imaginé un questionnaire d’évaluation pour ses candidats adhérents, voici quinze ans, en suit  les progrès et a salué les initiatives opérationnelles de KPMG (auto-évaluation) et des organismes de certification (BVQI et AFNOR/AFAQ) sous l’impulsion initiale de l’association Gouvernance et Certification.
 
Du côté des autorités subventionnaires , principalement les collectivités locales, le besoin est si fort que de procédures et des organisations se créent. Dans l’ombre de grandes villes et de certains départements , l’approche est pragmatique, nourrie de simple bon sens . Des services dédiés essaient d’ apprécier les demandes de subvention et concluent des conventions sur des projets de mieux en mieux définis : pas de projets avec des descriptifs des moyens . Pas d’évaluation possible mais alors pas de convention ni de subventions . L’AFTA,  sur ce plan, a recueilli d’ intéressants témoignages.
 
 
Pour sa part enfin, la Cour des Comptes  toute absorbée par le contrôle de quelques grandes associations qui recourent nationalement à la « générosité publique », ne semble pas trop s’attacher aux associations subventionnées . Peut-être les Cours régionales le font-elles, en vérifiant les collectivités locales. La question mériterait de leur être posée .
 
 
Une accumulation d’obligations et de contrôles sur les Associations recourant à la générosité publique
 
           Lors du scandale de l’ARC, on aurait pu concevoir que cette association disparaisse au profit d’une autre association ayant le même objet, la  Ligue contre le Cancer par exemple. L’existence d’ équipes de recherche bénéficiaires et l’honneur des équipes de base qui ne déméritaient en rien, ne l’a pas permis. L’Etat a choisi de s’instituer le défenseur des donateurs aux associations qui organisent des campagnes nationales . Si la Cour et l’ IGAS y consacrent effectivement beaucoup de temps , c’est aussi que la définition du contenu des comptes à publier,  facilite grandement leur travail. Le législateur de 1991, très intelligemment , a crée le compte d’ emploi. Un arrêté un peu bâclé l’a défini plus tard,  après qu’un décret ait monté une énorme structure pour le définir . Mal aimé par les hommes du
chiffre , pour les raisons déjà dites  , le CER n’a pas été étendu à toutes les associations sous contrôle . En revanche , le Conseil National de la Comptabilité s’est attaché , début 2008, à le toiletter et l’enrichir ( jeu des reports , prise en charge des investissements , imputation des frais généraux). Il n’est pas allé très loin par égard pour les comptables d’ association qui  ont la charge de faire les calculs, avec la coopération de tous les services qui entrent les imputations . Un travail utile a été fait . Il reste à souhaiter que l’ensemble des associations puisse en bénéficier.
 
 
Pour un changement de paradigme : les associations comme les autorités administratives doivent définir autrement leurs responsabilités
 
 
S’il est vrai , comme nous le souhaitons, que les idées directrices doivent être responsabilité et simplification , l‘Etat doit donner l’exemple et les associations doivent accepter un minimum de  règles formelles et, plus généralement,  quelques principes de bonne conduite dont le contrôle externe
par des organismes indépendants  fait partie.
 
 
L’Etat a beaucoup à faire en matière de simplification. Le Conseil d’Etat dans son Rapport annuel 2001 avait émis de nombreuses suggestions qui ne se sont pas concrétisées , ou de façon partielle, la moindre n’étant pas de résister à l’inflation réglementaire . Tout recueil juridique  complet fait au moins mille pages . Que peuvent en faire les centaines de milliers de petites associations ? La notion de PMI a droit de cité  depuis longtemps . Quid de PMA ?
 
 
En termes réglementaires, on peut relever à ce jour :
 
 
--  La complexité croissante des déductions fiscales.  L’effet incitatif desrelèvements de taux sur les particuliers n’est plus démontré depuis des années – les Britanniques en doutaient déjà voici dix ans . Leur multiplicité et l’existence de plafonds est peu lisible . Sans s’interroger sur le retour aux formules anglo-saxonnes de déduction  du revenu [1]<outbind://1/#_ftn1>  et vu les nécessaires économies budgétaires , on peutse demander s’il ne serait pas préférable d’aligner le taux des particuliers
à 50% en supprimant les plafonds.
 
-- Le mélange de complexité et d’imprécision de l’article 200 du CGI quant aux catégories   d’ utilité publique , d’intérêt général ou de cercle restreint de bénéficiaires. L’interprétation est ordinairement  confiée à l’appréciation, parfois divergente, des services fiscaux locaux .
 
-- Voila presque dix ans que les ministères concernés ne parviennent pas à s’accorder sur le régime fiscal des fusions et sur les règles de  placements des liquidités sujets qui ont fait l’objet de proposition circonstanciées par l’AFTA
 
-- Non seulement les contrôles de la Cour se réduisent pratiquement à quelques dizaines de grandes associations mais ces dernières adhèrent souvent au Comité de la Charte . Est-ce un double emploi ?
 
-- Des formes juridiques nouvelles sont créées (exemple des « fonds » auprès d’institutions publiques ) qui ne sont que des fondations modifiées : la clarté du langage ne peut qu’en pâtir.
 
-- Comme déjà souligné, la publicité financière n’est pas uniformisée sur la base d’un compte unique d’emploi des ressources. Là où il existait déjà -- domaine de la générosité publique – les experts se sont emparés du concept pour le perfectionner, ce qui facilitera le travail de la Cour des Comptes .
Là où il n’existait pas , personne n’a voulu y penser. Pourtant les deux vrais besoins qui le justifient existent.  D’une part l’utilité pour toutes les associations, moyennes ou grandes, d’avoir une comptabilité analytique pour mieux se gérer ;  d’autre part , comme dit plus haut, l’information que
les tiers financeurs et notamment les entreprises mécènes et les banques demandent tout naturellement.
 - -Non seulement les contrôles de la Cour se réduisent pratiquement à quelques dizaines de grandes associations mais ces dernières adhèrent souvent au Comité de la Charte . Est-ce un double emploi ?
  
En revanche , l’Etat a pris de bonnes mesures incitatives en faveur du bénévolat qui est l’essence de la vie associative. Ces mesures s’énoncent un peu difficilement parce qu’il  a plusieurs sortes de bénévolat. L’Etat doit préciser davantage et savoir dépenser . Moins de subventions et moins d’
avantages fiscaux aux donateurs (voir supra) et davantage  en faveur du bénévolat – à condition que le FDVA (Fonds de développement de la Vie Associatives ) soit géré dans la transparence, avec des critères reconnus.
 
 
De son côté , le monde associatif doit prendre mieux conscience de ses responsabilités en termes de gouvernance et d’évaluation , ce qui ouvre sur le sujet sensible de la certification.
 
Le souci de gouvernance ne date  pas d’hier : qui  lit les statuts des très anciennes associations s’en convainc aisément. Par ailleurs, depuis le début de ce siècle , les grands scandales mondiaux des entreprises industrielles et financières d’un côté et  de l’autre la  réflexion des entreprises marchandes , relayées par les sociétés de conseil, ont diffusé, approfondi le concept de qualité et imaginé des procédures concourant à la qualité : auto contrôle , contrôle externe , démarche de progrès .
 
 La situation, fortement obscurcie par des débats dont on souhaiterait qu’ ils ne soient qu’idéologiques, est pourtant simple : les  citoyens et leurs institutions s’interrogent de  plus en plus  sur  la gouvernance  et l’ efficacité de leurs administrations et leurs associations, et la solution la plus simple et sûre procède de contrôles externes assurées par des autorités compétentes et indépendantes :  le juge après mais l’expert avant . On peut certes débattre des effets collatéraux et les dérives d’un gouvernement des juges et des experts . Le fait est qu’ au niveau européen le concept est acquis, et aux Etats-Unis et au Canada  en application . La France ne peut être crédible sur le dossier de l’association de droit européen , si les pratiques de certification et de labellisation ne gagne pas droit de cité chez elle.
 
 
 Si le retard est grand , c’est probablement que nos associations , plus occupées à débrouiller le maquis des autorisations et à ployer sur des contrôles , n’ont pas encore senti la nécessité de se prendre en main . Des outils d’une grande puissance sont pourtant disponibles.
 
D’une part  KPMG, un des fondateurs de l’AFTA, a développé et mis en ligne un instrument  élaboré d’auto-évaluation , qu’il s’agisse de la gouvernance, de l’efficacité des moyens et des résultats ou de la transparence . Cette démarche correspond au  besoin des associations de connaître leurs points forts et faibles avant d’améliorer leur organisation et leurs procédures par elles-mêmes ou avec l’aide de conseils externes. 
 
D’autre part, deux organismes indépendants de « contrôle externe non financier » BVQI  et AFNOR/AFAQ,  mondialement connus,  existent déjà qui certifient  et labellisent. Le développement de leurs activités passe  par une  pédagogie plus large. Un large public associatif ne sait pas encore que
la certification de la qualité non financière complète celle des Commissaires aux comptes., tout en étant différente en ce qu’il n’existe pas de règles précises  comme le sont les règles comptables . La mission du certificateur est de vérifier si l’association (ou la fondation) s’est donnée les moyens, plus ou moins nombreux suivant sa taille , son organisation et son activité,  pour avoir une bonne gouvernance,  progresser en efficacité et communiquer de façon pertinente. Les solutions ne sont pas toutes faites encore qu’elles suscitent très souvent un large consensus.
 
 
Cette pédagogie est pour l’instant brouillée par la CPCA qui dans sa Charte  passée avec le Gouvernement le 1er Juillet 2001 dispose, à côté de dispositions tout à fait pertinentes, qu’un des principes du monde associatif doit être « l’auto -contrôle de la gestion et de l’emploi des ressources ». ( Charte du1er juillet 2001 art. 4-2) .
 
 
 
Il est donc souhaitable que la réglementation de la certification, conçue pour les produits et les services , soit adaptée aux associations , en précisant que les certificateurs  doivent être accrédités  comme le sont les Commissaires aux Comptes et  surveillés comme eux par une haute autorité – qui pourrait être issue de la Cour des Comptes.  Ainsi et alors, les associations sauront se gérer mieux , et auront les moyens d’une transparence pertinente et fiable. Elles seront naturellement crédibles au regard des tiers financeurs : autorités administratives , entreprises mécènes et particuliers.
                                                     
 
 
Daniel Voillereau
 
 
 
Conseiller (H.) à la Cour des Comptes
 
Ancien Président de l’AFTA (1998-2007)
 
Trésorier de L’ENVOL pour les enfants européens (2004-  )
 
Membre du Conseil de Gouvernance et Certification
 
 
 

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