Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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De la vie associative selon Philippe Murray : emplois jeunes, festivals et

Un iconoclaste s'en prend aux zélotes idolâtres! !!!!

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ASSOCIATIONS ET EMPLOI
 
 
EMPLOIS JEUNES  de MARTINE AUBRY.
 
Il faut écouter Fabrice Luccini récitant la tirade éblouissante que Phillipe Murray consacre aux « nouveaux emplois jeunes » de Martine Aubry pour comprendre que de jeunes chômeurs les reçoivent comme autant d’insultes. Et ces insultes émanent des plus beaux esprits du tout Paris politique.
 Ecouter:France Culture Répliques Finkielkraut. 24 avril 2010
 
 
La ministre avait mobilisé des bons esprits, « acteurs de sens », pour définir les nouveaux métiers : Conseiller d’Etat, Inspecteur des Finances,  fondateurs du Syndicat de la Magistrature, permanents politiques, membres des cabinets ministériels Les noms des dix« inspirateurs du rapport » sur les nouveaux emplois doivent être mentionnés pour la postérité : MM. Jean-Cyril Spinetta, Jean-Baptiste de Foucauld, Jean-Marie Delarue, Dominique Charvet, Jean Louis Mons, Bruno Leroux, Yves Lair, Guy Hascoët, Bernard Poignant, Jean Vila.

Si vous voulez le rapport d’étape du Sénat sur les emplois jeunes.
 
Rapport d'information n° 25 (2000-2001) de M. Alain GOURNAC, fait au nom de la commission des affaires sociales, déposé le 13 octobre 2000
http://www.senat.fr/rap/r00-025/r00-025.html

 
 P.Murray n’a eu aucun effort à faire
 
<< Un bataillon d’agents de développement du patrimoine ouvre la marche, suivi presque aussitôt par un peloton d’accompagnateurs de détenus, puis arrivent en rangs serrés les compagnies d’agents de gestion locative, d’agents polyvalents, d’agents d’ambiance, d’adjoints de sécurité, de coordinateurs petite enfance, d’agents d’entretien d’espaces naturels, d’agents de médiation, d’aide éducateurs en temps péri-scolaire, d’agents d’accueil, des victime et j’en passe énormément. Ferme le cortège un petit groupe hilare d’accompagnateurs de personnes dépendantes placées en institution, talonné par des re-découvreurs de l’histoire des villes et des promoteurs des ressources touristiques en direction des pays émergents. Musique. Vers le ciel d’azur s’envolent des ballons, un camion-grue déguisé en sapin de Noël s’élance en grondant, la foule massée des deux côtés de l’avenue applaudit sauvagement, le monde retrouve enfin sa base. Le Patrimoine est rassuré, la Petite Enfance respire. Le Tissu Social en cour de réparation frémit d’aise les réjouissances ne font que commencer. Non non non il ne s’agit pas d’une parade des arts de la rue, il s’agit des nouveaux emplois-jeunes de Martine Aubry, réunis dans un rassemblement imaginaire tel qu’il pourrait se présenter à l’occasion d’une fête géante, une sorte de , je  sais pas moi, une sorte d’Halloween à l’échelle nationale, une Love-Parade en plein Paris, une Job-Pride mais oui pourquoi pas ?! Une Job-Pride>>.
 
 FESTIVAL. CULTURE.  INTERMITANTS
 
Philippe Muray: Les festivals ont bien eu lieu
 
Les intermittents du spectacle ont-ils vraiment perturbé la saison culturelle ?
Ce ne sont pas les intermittents du spectacle qui ont pris en otage les festivals de l’été, comme s’en plaignent les maires festivisateurs, les cafetiers festivophiles, les hôteliers festivocrates et les festivaliers festivomanes; ce sont les festivals qui avaient déjà pris en otage, et depuis des décennies, toute énergie critique à leur égard, toute liberté de jugement et de langage à leur propos, et interdit jusqu’à la possibilité de contester leur bien-fondé.
Ni l’«art» ni la «culture» ne sauraient plus être l’objet d’un examen froid; et encore moins les «artistes», pourtant ouvertement constitués en classe bureaucratique terroriste jouant à incarner le «spectacle vivant», et ne jouant que par là. Telle est la première conclusion que l’on peut tirer des troubles de juillet, dans tant de villes qui n’existent plus que par leurs Printemps des comédiens, leurs Francofolies, leurs Électrons libres, leurs Guitares à pattes, leurs Pipeaux bien tempérés ou leurs Tombées de la nuit, et il est normal que la majorité des esprits, colonisés par la «culture», aient été catastrophés de voir toutes ces belles choses annulées. Ce qui aurait été plus surprenant, c’est que quelqu’un ose ne pas considérer ces annulations comme des catastrophes.
 
Quand les agents de la SNCF se mettent en grève, on sait ce qui est paralysé. Mais qu’est-ce qui est paralysé, au juste, par les intermittents du spectacle en révolte?
Quelque chose d’infiniment plus important que les transports: le Bien lui-même, auquel ces intermittents s’identifient sans demander l’aval de personne mais sans jamais rencontrer non plus la moindre objection. Car s’il y a un point sur lequel tout le monde s’accorde, du Medef aux intermittents et de la droite à la gauche en passant par le gouvernement, les présidents de région, les bistrotiers et le public, c’est que les festivals sont l’une des plus hautes incarnations du Bien et que la Vertu la plus incontestable flamboie sur les tréteaux où gesticulent des gauchistes-troupiers qui se prennent pour Molière qu’on assassine. Une telle situation ne fait même rire personne.
 
«Nous sommes l’art, nous sommes la création», crient ces intermutants de la débâcle, et nul n’a le courage de leur demander: «Qu’est-ce que l’art? Qu’est-ce que la création?» (ou pire: «Qui vous a fait bouffons et rois en même temps?»). Personne, d’ailleurs, n’y pense. Car tout le monde, même les plus hostiles aux manifestants, respecte la culture (et, plus encore, l’«exception culturelle française»).
 
On entendait dire, dès les premiers mouvements de protestation, que l’été risquait d’être «pourri», que des «ténèbres» planaient sur les spectacles estivaux. «Un été muet serait un choc, frémissait un chroniqueur. Un été sans musique, sans rire, sans rêve» (comme si la «musique» et le «rêve» ne gavaient pas déjà littéralement l’existence quotidienne); un horrible été «avec juste des bagnoles sous le soleil, des pompes à essence, des commerçants rapaces».
Mais ces commerçants rapaces non plus n’étaient pas contents de voir fondre les juteuses «retombées économiques» qu’ils attendaient de ces festivals. Et les industriels du tourisme entraient en dépression. D’ores et déjà, il était clair que le monde festif était indispensable au bon fonctionnement du système. Mieux: le monde festif était devenu le système même. C’est d’ailleurs la seconde conclusion que l’on peut tirer du spectacle de la révolte des intermittents du spectacle.
 
Quand le monde festif est-il devenu le système même, autrement dit le monde tout court? Il y a bien longtemps, mais personne ne voulait le voir. On essayait, et on essaie toujours, de dissocier l’art de l’économie et la création du marché. On essayait, et on essaie toujours, de différencier les hôteliers des artistes, les artistes des touristes et les commerçants des intermittents (mais un des slogans de ces derniers était: «Commerçants avec nous, votre fonds de commerce est dans la rue»; ce qui ne les empêchait pas dans le même mouvement de dénoncer la «marchandisation des esprits»), alors que ces catégories se confondent et sont complices sous le signe du festif généralisé.
 
Ce festif généralisé lui-même s’exprime essentiellement par le théâtre de rue, dont toutes les formes de théâtre ou de «spectacle vivant» ne sont plus que des aspects partiels. On peut aussi en conclure que, même si tant de festivals ont décidé de baisser le rideau, ils ont néanmoins eu lieu. Depuis que le théâtre, en abolissant la rampe, c’est-à-dire la séparation de la scène et de la salle qui donnait au spectateur l’illusion qu’il était au théâtre, a retiré aussi à ce dernier l’illusion qu’il vit quand il n’y est pas, le théâtre est en quelque sorte aboli, comme la plupart des autres arts, et il n’y a plus que ceux qui se prétendent artistes qui ne veulent pas le reconnaître. Ils ont accompli le dépassement définitif de leur pratique dans l’hyperfestivisation, et en ont ainsi fini avec l’art, mais plus que jamais ils veulent qu’on les dise artistes et qu’on les respecte à ce titre.
 
Mais lorsque les auditeurs d’un festival de jazz doivent enjamber des intermittents couchés, quelle différence cela fait-il avec tant de spectacles où les mêmes intermittents se roulent par terre en vociférant leur indispensable engagement pour les droits de l’homme et contre la guerre?
Il n’y a plus que les artistes qui ne savent pas qu’ils ne sont plus des artistes et exigent le maintien de l’art qu’ils ont liquidé. Mais durant toutes leurs journées de «révolte», il n’y a eu aucune différence entre leur protestation théâtralisée à outrance et ce qu’ils font lorsqu’ils croient faire du théâtre. Se prétendant «debout contre la France totalitaire», se promenant avec autour du cou des pancartes sur lesquelles était écrit «condamné à mort», dénonçant un «massacre des innocents», ils n’ont rien fait d’autre que ce qu’ils font dans l’étalage de leurs «arts de la rue». Ils ont tenu leurs discours moraux habituels et, en bonnes victimes de notre temps, donné toutes les leçons de vertu qui constituent l’ordinaire de leurs fastidieuses «créations». Ils se sont même surpassés (mais surtout dans l’ignominie) lorsque, vers la fin du mouvement, on les a vus défiler derrière un intermittent attaché christiquement sur une croix et fouetté par un compère incarnant le Medef. Oui, les festivals ont bien eu lieu. Qu’auraient-ils été de plus si on ne les avait pas interrompus pour mieux les continuer partout?
Le Figaro, 22/07/2003
 
 

Jacques Attali:Non à l'auto régulation de la CPCA et du Comité de la Charte !

PP Kaltenbach Juillet 2009

Dans son livre « La crise et après ? » Fayard. Décembre 2008 . J. Attali écrit à propos des agences américaines de notation. 

Page 74
« Aveuglement des notateurs.

« En principe les notateurs sont supposés être des institutions indépendantes, incorruptibles, qui viennent visiter les entreprises pour dire aux épargnants et aux investisseurs ce qu’il faut penser de leur gouvernance, de leur solidité financière, de leur transparence . Par la note qu’ils décernent, ils fixent le taux d’intérêt que les entreprise notées devront verser pour obtenir des prêts.
On aurait pu imaginer que ces fonctions soient remplies par des entreprises publiques, ou par des agences internationales, ou à tout le moins par des institutions à but non lucratif. Elles le sont en fait par des entreprises privées qui sont pour l’essentiel trois dans le monde (S § P, Moody’s et Fitch). Elles sont rémunérées par les firmes elles-mêmes pour leur donner une note.
Comme les autres acteurs de cette histoire, les agences de notation soucieuses de tirer un maximum de bénéfices, voulant participer à cette richesse venue de nulle part, notent avec une indulgence coupable, sans même aller les visiter, toutes ces firmes et tous leurs produits, des RMBS (Titre adossé à un ensemble de crédits hypothécaires immobiliers de type subprime, Alt-A ou prime) aux CDOs (Titre de dette fondé sur des actifs constitués par titrisation) et aux CDS (Contrats d’assurance conclus entre deux entités contr un risque encouru par l’une d‘entre elles). De fait le revenu total des trois agences double entre 2002 et 2007, passant de 3 à 6 milliards de dollars. Les pofits de Moody’s quadruplent même entre 2000 et 2007. La marge de Moody’s est même la plus élevée de celles des cinq cent plus grandes entreprises analysées par le magasine Fortune, entreprises qu’elle est supposée contrôler ».

Proposition
Page 164

« Il faudra aller jusqu’à une socialisation des fonctions de supervision comme la notation : non comme mesure de représailles, mais comme seul moyen de faire fonctionner le marché en assurant son contrôle ». 

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Il serait intéressant de réunir les réactions des uns et des autres sur des analyses qui mettent en cause bien des pratiques françaises, y compris celle de l’AFAQ. Puis- je vous vous inviter à m’adresser votre avis avant les rencontres prévues à la rentrée avec MM Hirsch, Woerth et Morange.

PPK

Démocratiser le CNVA.( Conseil National de la Vie Associative

Réforme de la composition du Conseil Economique et Social

Associations Familiales Protestantes


Note. Février 2009
Objet : Composition du groupe des Associations
 au Conseil Economique et Social.
Composition du CNVA

Dans la perspective de la prochaine Conférence Annuelle de la Vie Associative (CAVA) le mouvement associatif organisé (  Conférence permanente des coordinations Associatives CPCA) compte mettre à profit  la venue de M. Martin Hirsch à la prochaine séance du Conseil National de la Vie Associative (CNVA) pour demander le quadruplement de sa représentaion au Conseil Economique et Social (CES) : de 5 à 20 conseillers soit deux fois la représentation du mouvement  familial UNAF.

Dans un souci d’efficacité, d’équité et de logique politiques, les Pouvoirs Publics vont souhaiter assurer la plus exacte représentativité du monde associatif au sein de l’assemblée parlementaire  du Palais d’Iéna.

Le monde associatif se compose en premier lieu de 12 à 14 millions de bénévoles dont 6 millions de bénévoles donateurs. Ils constituent le socle d’une vie associative fondée sur deux principes : l’engagement personnel et la gratuité. Il serait paradoxal voir choquant que ce premier groupe ne  réunisse pas au moins la moitié du groupe « Association » du CES.

La seconde constituante du monde associatif se compose de 160. 000 employeurs et 1 million de salariés équivalents temps plein ( 1,6 millions de  feuilles de paie). Dans ce second ensemble, 4 % des associations soit 40.000 gros employeurs réunis dans la CPCA regroupent 80% du salariat et des budgets associatifs. A l’occasion des élections prud’hommales d’octobre 2008, ces associations se sont  d’ailleurs présentées comme employeurs de l’Economie Sociale et ont emporté 20 % des sièges patronaux. Il apparaîtrait donc équitable et logique que ce second groupe partage sa représentation entre employeurs et salariés comme il en va des partenaires sociaux  patronaux et syndicaux au CES.

Faute de quoi, non seulement la composition du groupe Association du CES s’exposerait au juste reproche d’Etatisme et de Corporatisme mais les pouvoirs publics se couperaient de toute information fiable dans un moment marqué par un besoin croissant de dialogue social vrai en raison de la crise financière, de la révision des politiques publiques et de la réforme des collectivités locales. Les rapports Langlais et Morange qui ont enfin ouvert le débat public en 2008 sont à cet égard révélateurs d’une prise de conscience tardive et frileuse par comparaison avec celle qui a provoqué le Charity Act britannique de 2006.

Le raisonnement qui vaut pour la composition du groupe «  Association » au CES  vaut pour la composition du CNVA. Composé actuellement  à 90% d’employeurs et de salariés Parisiens  cette superstructure  ne saurait répondre à la double exigence de représentativité de la société civile associative  et  d’expertise indépendante.  Une composition tripartite s’impose  : un tiers de bénévoles, un tiers d’experts, un tiers d’employeurs et salariés. Et ce d’autant plus qu’actuellement, le CNVA  coopte les membres du  groupe au CES.

Tocqueville 1835 : Le bénévolat socle de la Société Civile




 A l'instar de la Famille:
 
L’ASSOCIATION:  CONTRE LE POUVOIR
et non Courroie de transmission


Tocqueville fait de l’Association le socle de toute démocratie :

 << Il n'y a pas de pays où les associations soient plus nécessaires, pour empêcher le despotisme des partis ou l'arbitraire du prince, que ceux où l'Etat social est démocratique ».

<<  Dans les pays démocratiques, la science de l’association est la science mère; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là.

<< Parmi les lois qui régissent les sociétés humaines, il y a en a une qui semble plus précise et plus claire que toutes les autres. Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport que l‘égalité des conditions s’accroît.>>

<<La morale et l’intelligence d’un peuple démocratique ne courraient pas de moindres dangers que son négoce et son industrie si le gouvernement venait y prendre partout la place des associations

<< Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. Les associations politiques et industrielles des Américains tombent aisément sous nos sens; mais les autres nous échappent ; et si nous les découvrons, nous les comprenons mal, parce que nous n’avons presque jamais rien vu d’analogue.
            .

<<  Les Américains de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations industrielles et commerciales auxquelles tous prennent part,  mais ils en ont encore mille autres espèces: de religieuses, de morales, de graves , de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites: les Américains s’associent pour donner des fêtes, fonder des séminaires, bâtir des auberges, élever des églises, répandre des livres, envoyer des missionnaires aux antipodes; ils créent de cette manière des hôpitaux; des prisons, des écoles. S’agit-il enfin de mettre en lumière une vérité ou de développer un sentiment par l’appui d’un grand exemple, ils s’associent >>.


  << Des lors que les américains s’unissent, ils ne sont plus des hommes isolés mais une puissance qu’on voit de loin, et dont les actions servent d’exemple; qui parlent, et qu’on écoute. J’ai appris qu’aux Etats Unis cent mille citoyens effrayés des progrès de l’ivrognerie se sont engagés à s’abstenir d’alcool. Si ces cent mille hommes eussent vécu en France, chacun d’eux se serait adressé individuellement au gouvernement, pour le prier de surveiller les cabarets sur toute la surface su royaume.

    < Partout où, à la tête d’une entreprise nouvelle vous voyez en France le gouvernement et en Angleterre un grand seigneur, comptez que vous apercevrez aux Etats Unis une association.>>
   
   
ASSOCIATION, CENTRALISATION  ET JOURNAUX
    <<Lorsque les hommes ne sont plus liés d’une manière solide et permanente comme dans les peuples aristocratiques, on ne saurait obtenir d’un grand nombre d’agir en commun, à moins de persuader chacun de ceux dont le concours est nécessaire que son intérêt particulier l’oblige à unir volontairement ses efforts aux efforts de tous les autres. Cela ne peut se faire habituellement et commodément qu' à l’aide d'un journal; il n’y a qu’un journal qui puisse venir déposer au même moment dans mille esprits la même pensée .
        Pour que chez un peuples démocratique une association soit puissante il faut qu’elle soit nombreuse. Ainsi il n’y a guère d’association démocratique qui puisse se passer d’un journal.
<< Il existe donc un rapport nécessaire entre les associations et les journaux: les journaux font les associations et les associations font les journaux. Aussi  l’Amérique est-elle le pays du monde où l’on rencontre à la fois le plus d’associations et le plus de journaux.

         Cette relation entre le nombre de journaux et celui des associations nous conduit à en découvrir une autre entre l’état de la presse périodique et la formule d’administration du pays et nous apprend que le nombre de journaux doit diminuer à proportion que la centralisation est plus ou moins grande. C’est le fractionnement extraordinaire du pouvoir bien plus encore que la grande liberté politique et l’indépendance absolue de la presse, qui multiplie singulièrement le nombre de journaux en Amérique.>>  1835 !
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L'émeute urbaine de 2007 prévue en 1995 ?

Lire " Associations lucratives sans but " page 37

L’EMEUTE URBAINE de 2007 A ETE  PREVUE EN NOVEMBRE 1995.

«Associations lucratives sans but »


 TEXTE NOVEMBRE 1995

                     << Hélas  les  changements  considérables  survenus  depuis  1975  justifient  toutes  les  inquiétudes.  Imaginons  la  conjonction  de  tous  les  scénarios  catastrophes.
              Dans  une  banlieue  dure, des  bandes  de  jeunes  rendus  fous  de haine  par  désespoir  se  laissent manipuler par des antiracistes subventionnés qui leur serinent : « Il est interdit d'interdire… tout est culture ».   Des bataillons de travailleurs sociaux qui ont perdu tout contact avec les « populations  cibles » descendent dans les rues de Paris pour l'amélioration de leurs conditions de travail, la lutte contre l'exclusion et le racisme. Des agitateurs religieux étrangers jettent de l'huile sur le feu.  La police et les pompiers ne peuvent plus accéder aux lieux de l'incendie; la population  demande  que l'on  fasse  donner  l'armée.  Aux  élections  partielles qui suivent, le Front  national dépasse 50 %. Pendant ce temps-là, les ministres concernés disputent à Matignon  d'un  nouveau  statut  associatif  d'utilité  sociale  et de  décharge  «  syndicale  »  pour  les  bénévoles. Ce scénario est-il celui de l'inimaginable ?>.
Ed de Noël. Préface P. Seguin. P 37. Téléchargement gratuit sur www.ppkaltenbach.org

TEXTE REVU en NOVEMBRE 2007

          << Hélas  les  changements  considérables  survenus  depuis 1975 justifient toutes les  inquiétudes émises en 1995 tout d’abord, puis en novembre 2005 avec le premières violences urbaines, enfin en novembre 2007 avec la première émeute.

  Imaginons  la  conjonction  de  tous  les  scénarios  catastrophes.

              Dans  une  banlieue  dure, des  bandes  de  jeunes  rendus  fous  de haine  par  désespoir  se  laissent manipuler par des antiracistes subventionnés en RTT qui leur serinent : « Il est interdit d'interdire… tout est culture, vous êtes victimes de la société, du retrait de l’Etat, de la réduction des aides publiques ,de la montée de l’ultralibéralisme et du racisme des flics.».

            Des bataillons de travailleurs sociaux qui ont perdu tout contact avec les « populations  cibles » descendent dans les rues de Paris pour l'amélioration de leurs conditions de travail, la lutte contre l'exclusion et le racisme.
       La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, la ligue des Droit de l’Homme, le MRAP et la CIMADE donnent de la voix exigeant le logement  familial en hôtel à Paris, un emploi, la scolarisation et l’accés à la santé, de tout clandestin. Des agitateurs religieux étrangers jettent de l'huile sur le feu. Dans les stades, les minitres présents laissent siffler la Marseillaise. Des équipements scolaires, culturels et sportifs : maternelles, lycées, bibiothèques, gymnasse, brûlent. Des entreprises et des commerces sont détruits et pillés. De simples passants sont battus à morts ou à demi brûlés vifs.
          
La police et les pompiers ne peuvent plus accéder aux lieux de l'incendie. Les forces de l’ordre essuient des tirs d’armes à feu. La population  demande  que l'on  fasse  donner  l'armée. Aux élections qui suivent, l’extrème droite dépasse 50 %. Pendant ce temps-là, les ministres "socio-cul " concernés disputent à Matignon d'un  nouveau  statut  associatif  d'utilité  sociale, de décharge « syndicale» pour bénévoles et d’un fort accroissement des subventions aux associations. ( 14.000 selon D. de Villepin) Ce scénario est-il celui de l'inimaginable ? >>.

Consulter : «  La crise des banlieues à-t-elle des causes spécifiquement françaises. ?
http://www.ppkaltenbach.org/news/banlieues-la-crise-a-t-elle-des-causes-francaises



L'association en question ? Lettres ouvertes aux V°et VI° Présidents de la République: 1995... 2007 ...

Nous restaurerons nos valeurs, avec ou sans vous.


En novembre 1995 nous avions alerté le nouveau Président, J. Chirac. En ce début 2007, tout est à refaire, sauf la lettre écrite jadis.... que voici pour son (ou sa) sucesseur(e).



« Associations lucratives sans but »
Page 227

Préface P. Seguin.

Denoël Novembre 1995
Téléchargement gratuit sur ppkaltenbach.org
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En guise de conclusion


Lettre ouverte au cinquième président de la Ve République Jacques Chirac,
Recopiée inchangée pour son sucesseur de 2007



Monsieur le Président, ( Ajouter Madame ....?)

Vous voici à l'Élysée pour sept ans. C'est court. Déjà s'écoule l'état de grâce; déjà s'annoncent les législatives de 1998. Comme vos concurrents, avant l'élection, vous avez dit être épris de changement. N'attendez donc plus pour protéger la liberté d'association contre les dangers qui la menacent. Surtout, passez-nous l'expression, ne finassez pas.

N'attendez pas que l'élite des notables associatifs, subventionnés ou non, rejoigne l'élite du patronat, les élus, les représentants des partenaires sociaux, les fonctionnaires dans les geôles encombrées, rénovées et agrandies du château d'If ou du fort Sainte-Marguerite. Dans les prisons de France on ne reconnaît déjà plus la gauche de la droite. La faute à Le Pen ?

Ne vous laissez pas impressionner par les lamentations et vociférations. Ce livre va susciter un tollé dans les officines et les arrière-cours de taus les pouvoirs et d'abord les plus masqués d'entre eux. On fera descendre les « militants » et autres spécialistes de la « manif » pour soulever les jeunes et les pauvres sous les fenêtres de votre premier ministre. Dans le même temps, des courtisans d'hier se prétendant vos nouveaux amis feront le siège de votre antichambre.

Vous n'aurez jamais face à vous que les squatters subventionnés de la liberté de 1901, soutenus par des « grands » plus fatigués que honteux, des gens qui à force de passer leurs jours en représentation ne sont plus représentatifs que d'eux-mêmes, une tempête dans un dé à coudre bureaucratique, électoral et corporatiste.

Il y a plus grave. Face au comportement de cette classe publique, le peuple, tour à tour éberlué, outré, exaspéré est déjà ailleurs, éperdu. Il a quitté Paris. Vous qui avez su entendre la rumeur qui monte, restez sur vos gardes. Ce n'est pas encore une émeute. C'est déjà une rupture de climat et de générations. Avec le départ de François Mitterrand, la génération politique de la rente, du statut et des acquis sait qu'elle a mangé son pain blanc. Ses fils vous attendent au tournant.

Vous avez su vaincre mais le plus dur reste à faire : saurez-vous profiter de votre victoire?
Pour pouvoir redistribuer le fardeau financier d'hier et de demain selon la justice, le mérite, le statut et l'âge, vous allez devoir commencer par imposer le changement à la classe publique elle-même. C'est une question de crédibilité. Si vous échouez dans ce domaine qui professionnellement est le vôtre depuis si longtemps, comment pourrions-nous vous croire capable de changements nous concernant ? Défiscalisez les dons, voici la carotte; instaurez l'interdit politique, voici le bâton.

Pour réussir vous devez en effet d'abord retrouver le peuple pour mobiliser son soutien. Sinon vous échouerez.

Considérez l'histoire : il n'y a jamais eu d'états généraux ni a fortiori de réforme sans le peuple et contre la jeunesse.

C'est aussi cela la laïcité « à la française ».

Voici pourquoi nous vous suggérons respectueusement de commencer par ce que certains qualifieront vite d'anecdotique, ou de fixette terre à terre : l'abcès associatif.

Le ferme rappel au respect de la loi de 1901 sera le meilleur test de votre volonté d'une réforme politique qui privilégierait une société de participation aux dépens de la société de représentation. Si vous y réussissez, alors, dans la foulée, avec de bonnes chances de succès, vous pourrez procéder à la réforme interne des partispolitiques et d'abord celui de votre majorité présidentielle. Vous nous trouverez à vos côtés. Offrez enfin au peuple les structures et procédures partisanes assurant la garantie que le parti, votre parti, c'est bien le peuple qui le dirigera du haut d'une « citoyenneté » politique retrouvée grâce à vous, que cela plaise ou non aux habitués . C'est pour cela que vous avez été élu.

Alors vous deviendrez le Président d'un changement: celui du réveil de notre République. Alors vous passerez allégrement l'épreuve des prochaines législatives. Et vous entrerez dans l'histoire dans un tout autre état moral que votre prédécesseur, politiquement s'entend.

A vous l'honneur de réformer la classe publique pour nous convaincre de votre capacité de réforme. De la même façon que vous aviez su débrider l'affaire de la nationalité en instituant la commission Marceau Long avec sa procédure anglo-saxonne, instituez une grande commission de l'association. Le message sera entendu et transmis.

N'attendez pas que nous commencions la réforme sans vous. Rendez-vous en mai 2001 pour célébrer le big bang associatif.



Les subventions aux associations publiées sur le Web

Décret de Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse, des sports et de la vie associative

Associations Familiales Protestantes



Transparence associative


Jean François Lamour  a bien mérité son brevet de Réformateur efficace .



Grâce à lui, une étape  déterminante vient d’être franchie dans la longue marche qui - depuis le 21 octobre 1995 -  anime les Associations Familiales Protestantes dans leur effort pour instituer la transparence associative .
www.ppkaltenbach.org )

Il s’agit du décret no 2006-887 du 17 juillet 2006 relatif à la publication par voie électronique des subventions versées aux associations de droit français et aux fondations reconnues d’utilité publique

Initié par le MINISTRE DE LA  JEUNESSE, DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE, Jean François LAMOUR, ce décret signé par le Premier Ministre et le ministre de l’Intérieur engage notre pays dans une autre façon de gérer 1. 600.000 salariés. associatifs et 10% du PIB.







" Le ministre chargé de la vie associative établit chaque année sur un site d’information accessible par le réseau internet un bilan national des subventions versées par les personnes morales de droit public."
Jean-François Lamour vient de signer le décret relatif à la publication sur le Web des subventions versées aux associations et aux fondations (JO du 19 juillet 2006). Un pas important vers une meilleure transparence !

Version PDF du décret Lamour.

Unef, Mnef, médias : 1980... déjà ! La grande "manip"

Un Conte de Noël éculé selon Cambadelis, Dray, Jospin, Isabelle Thomas


LA MNEF

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