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Anti racisme professionnel . Associations Officielles et Subventions

VERSET SATANIQUE
DE P.P. KALTENBACH
Membre de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme ( 2005-2008 )
 

 

 
                                          "  J'ai mis l'étranger dans tes murs ".
 
 
 
<<   J'ai mis l'étranger dans tes murs pour te rappeler sans cesse à la justice et à la liberté, ces deux sœurs qui ne peuvent subsister l’une sans l’autre mais qu'il est si difficile de faire coexister.

      Pas pour t'aider à passer à la télévision, gagner les élections et vivre de subventions   >> .
 
 
          AMEN 

ILS "PENSENT" POUR VOUS: à gauche.TERRA NOVA. à droite FONDAPOL

Au royaume des THINK TANKS à la Française



ILS "PENSENT" POUR VOUS:

à gauche : TERRA NOVA.
à droite : FONDAPOL.

Au royaume des THINK TANKS à la Française
 
Publié sur Pierre-Patrick Kaltenbach (http://www.ppkaltenbach.org) dans la rubrique PRINTEMPS ASSOCIATIF."Gouvernance et Certification" 
Par PPK, le Samedi 10 Septembre 2011, 08:10 -
 
DE ROZANVALLON A PERRINEAU EN PASSANT PAR WAUQUIEZ et Nicolas Bazire : 
UN POINT COMMUN, TROU NOIR et PONT AUX ANES  
DE LA SOCIO POLITOLOGIE  FRANCAISE,
 
LES CLASSES « MOYENNES PROTEGEES »,
 
" EXCEPTION"   et   « MODELE SOCIAL » 
FRUIT DE QUATRE RECORDS FRANÇAIS
 
DEPENSE PUBLIQUE : 56 % DU PIB (dont 45 % de prélèvements)
EMPLOI A VIE : 27 % DES ACTIFS
EMPLOIS « PRIVES » de l’ETAT PROVIDENCE : 10 % DES ACTIFS. 
POIDS DANS L’ELECTORAT AVEC LES RETRAITES : 37%
 
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Livre à paraître :    
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"CLASSES MOYENNES PROTEGEES 
 NUIT DU 4 AOUT 2012 "
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TERRA NOVA
 
Direction
 
La direction de Terra Nova est assurée par dix-sept personnalités issues du monde des idées, de l’entreprise, du monde associatif et de l’administration. 
 
Olivier Ferrand, président -
Alain Christnacht, Conseiller d'Etat et ancien préfet -
Seybah Dagoma -
Roger Godino, Ancien doyen de l'Insead 
Bruno Jeanbart -
Henri Hermand, président d'HH Développement - 
Françoise Monard 
Thierry Pech -
Gérard Obadia -
Aziz Ridouan -
François Véron
 
Directeur du cabinet d'experts:
Jean-Philippe Thiellay, membre fondateur de Terra Nova
Directeur éditorial : Marc-Olivier Padis, membre fondateur de Terra Nova et rédacteur en chef de la revue Esprit
 
Personnalités
Parmi les personnalités connues participant à Terra Nova en 2008, on trouve
Personnalités politiques
Michel Rocard, président du conseil d'orientation scientifique ;
Daniel Cohn-Bendit, député européen
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Universitaires :
Philippe Van Parijs, philosophe
Bernard Manin, philosophe
Éric Maurin, économiste
Philippe Aghion, économiste
Élie Cohen, économiste
Daniel Cohen, économiste
Robert Castel, sociologue
Michel Wieviorka, sociologue
Patrick Weil, sociologue
Pierre-Michel Menger, sociologue
Olivier Duhamel, constitutionnaliste
Personnalités issues de la société civile
Alain Christnacht, ancien préfet
Anousheh Karvar, secrétaire nationale de la CFDT
Olivier Poivre d'Arvor, écrivain
Julie Coudry, présidente de La Manu
Karim Zéribi, conseiller auprès de la SNCF, président d'APC recrutement
Dirigeants d'entreprise
Jean-Noël Tronc, directeur d'Orange mobile
Matthieu Pigasse, Codirecteur général délégué de la banque Lazard en France et vice-président de Lazard en Europe
Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit lyonnais, de l'UAP et de Suez
Denis Olivennes, directeur de Europe 1
Personnalités internationales
Amartya Sen, économiste
Anthony Giddens, sociologue
Joaquin Almunia, commissaire européen
Francesco Rutelli, vice-président du Parti démocrate italien et ancien maire de Rome.
 
FONDAPOL
Accueil Fondapol » La Fondation » L’équipe Fondapol
L’équipe Fondapol
 
Dominique Reynié, directeur général
Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, docteur en science politique et agrégé de science politique, Dominique Reynié est professeur des universités à Sciences Po, où il a dirigé l’Observatoire interrégional du politique de 2002 à 2005 et le 3e cycle de marketing de 1999 à 2006. 
 
Anne Flambert, responsable administrative et comptable
Diplômée de gestion des entreprises et de comptabilité, Anne Flambert a démarré en entreprise comme responsable administrative et financière. Puis, pendant dix ans, elle a été en charge de travaux de commissariat aux comptes et d’expertise comptable au sein des cabinets D. Ceccaldi et BRL (Berthon Rivière Latreille). 

Le conseil de surveillance
 
Nicolas Bazire, président
Ancien élève de l’Ecole nationale d’administration, Nicolas Bazire est conseiller référendaire à la Cour des Comptes en disponibilité. Après un poste de chargé de mission auprès du secrétaire général du groupe Thomson SA, il a été directeur de cabinet du Premier ministre Edouard Balladur de 1993 à 1995. De 1995 à 1999, il a été associé-gérant de la banque Rothschild et Cie dont il est membre du conseil de surveillance. Il est, depuis 1999, directeur général du groupe Arnault. Nicolas Bazire est administrateur de sociétés dont le groupe LVMH, Suez Environnement, Carrefour et le Groupe Ipsos. 
 
Charles Beigbeder, vice-président
Diplômé de l’Ecole Centrale, Charles Beigbeder a commencé sa carrière en 1990 à la Banque Paribas en tant que banquier d’affaires. Il a ensuite rejoint Crédit Suisse First Boston à Paris, puis MC-BBL Securities à Londres. En 1997, il fonde Self Trade, pionnier du courtage en ligne en France, qu’il dirige jusqu’en 2001. En 2002, il crée POWEO, premier opérateur indépendant d’électricité et de gaz en France, dont il est aujourd’hui président du groupe.
Charles Beigbeder est engagé dans divers mouvements liés à l’entreprise, notamment en tant que membre du conseil exécutif et président de la commission « Innovation, recherche et nouvelles technologies » du MEDEF. 
 
Jérôme Monod, ancien conseiller du Président de la République Jacques Chirac (2000-2007), est Président d’honneur du groupe SUEZ-Lyonnaise des eaux. Licencié ès Lettres, ancien élève de l’École nationale d’administration (1955-1957), il a été directeur de cabinet de Jacques Chirac (Premier ministre, 1975-1976), puis secrétaire général du Rassemblement pour la République (1976-1978), président-directeur général du groupe Lyonnaise des Eaux (octobre 1980 à juin 1997), président du conseil de surveillance de Suez-Lyonnaise des Eaux jusqu’en mai 2000. 
 
Cyrille Bardon
Cyrille Bardon est avocat, il a fondé et dirige le Cabinet Bardon-de Faÿ, dont l’activité est dédiée au conseil des collectivités publiques (collectivités locales, administrations centrales et déconcentrées, satellites parapublics). Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et major de l’Institut du droit public des affaires, il est également Président de l’Association française des avocats conseils des collectivités (AFAC). 
 
Sir Stuart Bell
Sir Stuart Bell est député et avocat. Depuis 1997, il est responsable au Parlement des rapports avec l’Église d’État. Membre du Parti travailliste depuis 1964, devenu conseiller de la Ville de Newcastle en 1981, puis député en 1983, il a été porte-parole pour l’Irlande du Nord de 1984 à 1987. Barid Baran Bhattacharya
 
Barid Baran Bhattacharya est un des principaux économistes indiens. Major du Master d’économie de l’Université d’Allahabad (1966), docteur en économie de l’Université de Delhi (1971), puis boursier de l’UNESCO et de la Fondation Ford, il s’est spécialisé en macro-économie, économie monétaire, économie du développement, finances publiques et finances internationales. 
 
Aldo Cardoso
Docteur en droit, titulaire d’un MBA de l’École Supérieure de Commerce de Paris, Aldo Cardoso a exercé sa carrière durant vingt-quatre ans au sein du groupe Andersen, avec différentes responsabilités opérationnelles, avant d’être Président-Directeur Général d’Andersen Worldwide de 2002 à 2003. 
 
Grégoire Chertok
Diplômé de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) et du Centre de formation à l’analyse financière, Grégoire Chertok est Master in Business Administration de l’INSEAD. Après quatre années au sein de la Banque de Gestion Privée, il intègre la Banque Rothschild et Cie en 1991, dont il devient associé gérant en 2000.
 
Laurent Cohen-Tanugi
Ancien élève de l’Ecole normale supérieure et agrégé de lettres, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de la Harvard Law School, ancien associé du cabinet d’avocats internationaux Skadden Arps, Laurent Cohen-Tanugi est avocat aux barreaux de Paris et de New York. Chroniqueur régulier dans la presse, il est l’auteur de plusieurs essais traitant notamment des affaires européennes et des relations transatlantiques, dont Le Choc en retour. 
 
Laure Driant-Darcos
Laure Driant-Darcos est membre du conseil de surveillance de la Fondation pour l’innovation politique depuis le 17 juin 2009.
 
Geneviève Ferone
Ancienne directrice générale déléguée de BMJ Ratings, docteur en droit international économique, elle a travaillé pour des organisations internationales (ONU, OCDE.) et sur les fonds de pension.. En 1997, elle a fondé ARESE, première agence française de notation sociale et environnementale sur les entreprises cotées, dont elle assura la présidence jusqu’en 2002. Ancienne directrice développement durable du groupe Eiffage, elle est, depuis janvier 2008, directrice développement durable du groupe Veolia.
 
Pierre Giacometti
Ancien élève de Sciences Po, Pierre Giacometti est expert sur les questions d’opinion et de société. Au sein de l’institut de sondage BVA (Brulé Ville Associés) de 1985 à 1995, il a occupé les fonctions successives de directeur des études politiques et du département opinion, puis directeur exécutif.. En février 2008, il crée, avec Alain Péron, l’agence de conseil en stratégie et en communication Giacometti, Péron & Associés. 
 
Jiang Changjian
Docteur en sciences politiques, spécialiste des relations internationales, de l’histoire des idées politiques occidentales et du changement institutionnel, Jiang Changjian est professeur associé en relations internationales à l’université de Fudan (Chine). Professeur visiteur à Sciences Po et à Yale University, Jiang Changjian est le président du Centre de recherche pour l’administration électronique (Center for E-government research). 
 
Francis Mer
Polytechnicien et ingénieur du corps des Mines, Francis Mer est ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie de 2002 à 2004. 
 
Jean-Claude Paye
Ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion « Lazare Carnot »), Jean-Claude Paye fut secrétaire d’ambassade à Alger, puis à la direction politique du ministère des Affaires étrangères. Il a été directeur de cabinet de Raymond Barre, vice-président de la Commission des Communautés européennes (1967-1973) puis son conseiller diplomatique à Matignon (1976-1979), étant parallèlement secrétaire général du Comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne.
 
Conseiller spécial de la Fondation
Cheick Modibo Diarra, 
Né à Nioro du Sahel (Mali), Cheick Modibo Diarra, licencié de l’Université de Paris-Jussieu en mathématiques et mécanique analytique, a enseigné la mécanique spatiale à l’Université Howard de Washington. Il a intégré la NASA comme astrophysicien où il a dirigé de grands programmes d’exploration spatiale. Ambassadeur de l’UNESCO, il dirige The African Group for Basic Space Science, une organisation dont la vocation est de promouvoir l’apprentissage des sciences de pointe en Afrique et de créer une université de technologie avancée sur le continent.
 
François Ewald, président
François Ewald est directeur de l’Ecole nationale d’assurances, président de l’Observatoire du principe de précaution, et, depuis 2007, administrateur indépendant de BNP Paribas Assurance. François Ewald a créé l’Association pour le Centre Michel Foucault, dont il a été l’assistant au Collège de France. Ses travaux portent sur l’analyse du risque : 
 
Bernard Bachelier
Ingénieur agronome de formation, Bernard Bachelier, après avoir travaillé en Afrique, a été délégué pour l’Afrique et l’Océan indien au siège du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) à Paris (1983-1990), puis président du centre du CIRAD de Montpellier (1990-1993). il est actuellement conseiller auprès du ministre délégué à la recherche.
 
Bruno Bensasson
Polytechnicien et ingénieur au Corps des mines, Bruno Bensasson a démarré sa carrière professionnelle en 1998 à la direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement de Basse Normandie en tant que chef de la division des installations nucléaires.. Il est ensuite conseiller technique chargé de l’industrie, de l’environnement et des transports à la Présidence de la République jusqu’en mai 2007. Il intègre ensuite le groupe Suez et est actuellement Directeur économie, prix et marché au sein de la Direction stratégie et développement durable de l’entreprise GDF Suez.
 
Marie-Claire Carrère-Gée
est membre du conseil scientifique et d’évaluation de la Fondation pour l’innovation politique depuis le 17 juin 2009.
 
Stéphane Courtois
Stéphane Courtois est directeur de recherches au CNRS (Sophiapol-Paris-X). Il est historien, spécialiste du communisme français, du mouvement communiste international et du totalitarisme. IStéphane Courtois est membre du conseil scientifique et d’évaluation de la Fondation pour l’innovation politique depuis le 23 janvier 2009.
 
Marc Fornacciari
Marc Fornacciari est ancien élève de l’Ecole normale supérieure et de l’Ecole nationale d’administration, agrégé d’allemand. Il a été auditeur puis maître des requêtes au Conseil d’Etat de 1982 à 1991.. Il est, depuis 2004, avocat associé au cabinet Salans. Il est l’auteur de nombreuses publications juridiques.
 
Emmanuel Goldstein
Emmanuel Goldstein est membre du conseil scientifique et d’évaluation de la Fondation pour l’innovation politique depuis le 23 janvier 2009.
 
Camille Grand
Camille Grand est membre du conseil scientifique et d’évaluation de la Fondation pour l’innovation politique depuis le 23 janvier 2009.
 
Patrick Lozès
Docteur en pharmacie, titulaire d’un DEA de toxicologie et d’une maîtrise de sciences biologiques et médicales, Patrick Lozès est également diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP). Engagé en politique depuis 1983, il se consacre depuis 2002 à la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances. Président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) depuis novembre 2005, il a présidé le Cercle d’action pour la promotion de la diversité en France (CAPDIV), dont il est aujourd’hui président émérite. 
 
Pascal Perrineau
Pascal Perrineau est professeur des universités à Sciences Po et dirige le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF). Il enseigne en premier et second cycles la vie politique en Europe, l’analyse des attitudes et des forces politiques sur le vote (avec Anne Muxel). 
 
Dominique Schnapper
Sociologue, directrice d’études à l’EHESS, ancien membre du Conseil Constitutionnel.
 
Alain-Gérard Slama
Ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de lettres classiques et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, Alain-Gérard Slama est notamment responsable du séminaire « Littérature et politique » au cycle d’histoire du XXe siècle et chargé du cours d’histoire des idées politiques à l’IEP de Paris. Il a été Visiting Fellow au St Antony’s College à Oxford (1983) et au Guntzburg Center for European Studies de l’Université de Harvard (1993). Il est éditorialiste au Figaro, chroniqueur à France Culture et au Figaro Magazine. 
 

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Armée du Salut (15OO salariés . budget 115 millions) :                      3059 euros

 

.

Pierre Patrick Kaltenbach.// AFP.                                                             2484 euros

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Fréquence Protestante                              1813 euros

(RADIO, NOTRE DAME 8011 EUROS )

ACAT                                                 1762 euros

Eglise Réformée de France( majoritaire au sein de la FPF)                           1758 euros

La  Cause .                                                              1731  euros

 

 

Société  d’Histoire  du  Protestantisme                                                              1471 e

Le CNEF                                                           1362 euros

 

Mission Populaire .                                                                                                   592 euros

 

II) UN MOUVEMENT FAMILIAL ?

 

Familles rurales :                                                   3078 euros

Associations Familiales Protestantes  ( PPK) : 2484 e

Familles de France :                                             1965 e

Familles catholiques :                                          1921 e

CSF :                                                                       1355 e

UFAL :                                                                     1261 e

CNAFAL :                                                               1193 e

 

 

TOTAL  des Mouvements à but général: 14.157 euros


UNAF :                                                            7706 e

 

 

 

CLASSES MOYENNES SELON L. WAUQUIEZ

AZINCOURT DE LA SOCIOLOGIE POLITIQUE OU GROSSE FICELLE POLITICIENNE ?

 
 CLASSES MOYENNES SELON  L. WAUQUIEZ

AZINCOURT DE LA SOCIOLOGIE POLITIQUE OU GROSSE FICELLE POLITICIENNE ?"
 
Le FIGARO DU 11 MARS 2011:
 
                 << Quand l'assistanat devient un sujet majeur de mécontentement parmi les classes moyennes, il devient urgent de leur donner des gages. Surtout quand le vote FN semble capitaliser sur ce thème. Mardi, les collaborateurs de l'Élysée étaient prompts à couvrir Laurent Wauquiez. De son côté, l'intéressé confie au Figaro qu'il «assume tout». Et jure qu'il avait prévenu «tout le monde» de son initiative. Ses proches confient que les sondages lui donnent déjà raison: «60% des Français» soutiendraient cette proposition, qui prépare le terrain à la convention de l'UMP le 8 juin sur la justice sociale. Mais surtout à la campagne de 2012. «La question de l'argent public y sera centrale», confirme un très proche du président.>>.
 
ALAIN COTTA 1994
« Un nouveau président pour rien ».  Fayard   
 
:<Le choix de la classe moyenne est très conscient, même s’il n’est pas exprimé, même s’il est honteux, même s’il est opposé aux discours officiels, les siens et ceux qu’elle obtient, par un fin chantage, du personnel politique et médiatique. La classe moyenne veut un monarque doux, qui lui avoue tendrement qu’il ne sait pas tout, qu’il souhaite la consulter, qu’il peut se tromper, qu’il faut lui faire confiance et lui donner du temps, beaucoup de temps. Elle ne veut pas de changement, même mineur, même discret, même lent, pensant qu’elle n’a pas encore obtenu tout ce qui pourrait l’être. Elle veut poursuivre dans la voie actuelle. Dans dix ans, en 2004, 2005, le contrat social actuel volera en éclat. La stabilité des sociétés occidentales  se joue à la charnière entre l'exclusion et le bas de leur classe moyenne ». 
 
_______________________________________________________________________________________________________






Dans le Figaro du 12  AVRIL L. Wauquiez déclare:   " L'UMP doit être le parti des classes moyennes".
Quand on l'interroge sur ce que ce terme tenu pour fondateur de sociologie politique moderne, incontournable pour comprendre nos sociétés démocratiques développées, recouvre, il  refuse de répondre.

Le citoyen  soucieux de l'état démocratique français  affronte ici l'un des aspects les moins connus du " MAL FRANCAIS ACTUEL": Le refus de définir, dénombrer, évaluer, rendre compte".Sous  le fallacieux prétexte moralisateur qu'il ne faut pas dresser les Français les uns contre les autres, on aboutit au résultat inverse : « Oui au pugilat ! Non au débat." On l’a vu avec la SECURITE, l’IDENTITE et la LAICITE, on  va le voir avec la transparence de la dépense publique et la probité. C’est pourquoi l’affaire du RSA vient de mettre le feu aux poudres .

Face au silence des professionnels,  le citoyen isolé est donc contraint de se débrouiller pour "Définir et chiffrer" en sorte de contraindre la société politique à débattre sans plus attendre du sujet  qu'elle présente comme l'un des plus explosifs de l'élection de 2012

 

CLASSES MOYENNES PROTEGEES

EMPLOIS A VIE et  EMPLOIS PRIVES 
DEPENDANTS 
DE LA DEPENSE PUBLIQUE.
 
VOICI  MES DONNEES.( Sources INSEE) POUR  OUVRIR LE DEBAT
__________________________________________________________________________________________________________


Fin 2008, la France compte :

63,7 millions d‘habitants
49,4 millions d’habitants de 15 ans et plus
41 millions d’électeurs inscrits
15 millions de retraités
26,2 millions d’actifs
23,8  millions de salariés  dont emploi protégé 7
2,5 millions de chômeurs .


Le nombre de français au travail est de 26 millions soit moins de 52%, l’une des proportions les plus faibles de l’OCDE.
 
Ce fait mérite la plus grande attention. Si la France avait le même taux d’emploi que des pays tenus pour plus « à gauche » qu’elle :  Britanniques, 71,5%,  Suedois 73,1 %, Neerlandais, 74,3 %, Danois, 77,4 %, plus de trois millions de français rejoindraient les travailleurs. 
Il est clair par ailleurs que l’on ne peut plus établir un taux de chômage comparatif au plan international sans exclure préalablement les employés à vie. Le taux de chômage français effectif est donc  sans doute le plus fort de l'UE et de l'OCDE, mais la facture pèse sur le nombre le plus faible d'ouvriers, employés, artisans et commerçants exposés.

Sur ces 26 millions d‘actifs, on compte 23,8 millions de salariés.

Les salariés employés à vie regroupent  7 millions de travailleurs soit  30% du salariat et 27 % des actifs:

1 Les trois fonctions publiques, nationale, sociale et territoriale totalisent  5.100.000 d’emplois
2 Les entreprises publiques 712.000 ( entre autres 280.000 postiers dont 170.000 fonctionnaires )
3 Des personnels financés directement par l’Etat: 700.000 dont les enseignants du Privé
4 Divers organismes publics ( Chambres professionnelles ) 138.000.


S’ajoutent à ce tiers les salariés bénéficiant de statuts privés " béton" et les personnes dont le revenu dépend pour partie ou totalité de la dépense publique soit 1.900.000 :


1 Salariés des associations « publiques ». 800.000 supplétifs non protégés des diverses administrations de l’Etat Providence
2  Professions de santé : la moitié du secteur soit 450.000.
3  Coopératives et mutuelles 400.000
4 Agriculteurs 300.000 , non protégés pour moitié du revenu agricole, dépenses sociales comprises.

Il il faut bien comprendre que ces  « Actifs hors statut financés par de la Dépense Publique »- soit 7 %- sont les alliés objectifs et compagnons d‘urnes des  « Protégés » . Le total frise le pourcentage unique au sein de l’OCDE de 37 % avec une dépense publique de 53 % du PIB . Si l’on tient compte des quelques 15 millions de retraités en leur appliquant le même pourcentage public-privé qu’aux actifs, soit 37% qui donne 5.500.000 millions de retraités, issus du « public » l’on obtient un électorat potentiel de 15.000.000. sur 41.000.000.  Et cet électorat constitue la moitié des classes moyennes.
  _______________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
Ayant pris de risque de publier ces chiffres approximatifs et ces concepts flous je propose aux « SACHANTS « d'ouvrir le débat d'ici avril 2012 pour rechercher des données fiables et crédibles, parce que certifiables par des autorités intellectuelles indépendante. C’est là la moindre de leurs obligations morales envers cette fameuse Société Civile qu’ils invoquent  à corps et à cris.
 
Pour LW ( à l'instar du sociologue Louis Chauvel : « Classes moyennes à la dérive » . Le Seuil Octobre 2006 ),  appartiennent aux classes moyennes les personnes, actives ou retraitées qui ont des difficultés à payer leur logement, les produits affectés par la hausse mondiale ( Energie et alimentation ) et à surmonter les incohérences du systéme éducatif, de l'école primaire aux classes préparatoires. La dépense publique et le statut  comme critères sont passés à la trappe !


A la hausse en valeur relative de ces dépenses dites " incompressibles" dans les budgets familiaux, s'ajouteraient les effets d'une double injustice liée à la politique fiscale et sociale :  la première au profit des plus " pauvres", ( 8 millions selon L.W.) outre qu'ils ne paient pas l'IRPP  comme la moitié des foyers fiscaux français,  la seconde au profit des "plus riches"( 10% des foyers) qui bénéficient  et de la rete et des effets de la compétition mondiale.
 
Pour plaire aux classes moyennes, il faut et il suffit donc pour LW  d'en finir avec un assistanat qui les exaspère au point de voter Marine Le Pen d'où  l'Affaire du RSA. Mais ce faisant, il met le feu aux poudres, d'où ce tollé inattendu dans une Droite professionnelle qui craint comme la peste un débat sur l’opacité de la dépense publique.
 C'est que la gauche professionnelle n'a pas le monopole de la préférence pour l'opacité.
 
QUESTIONS POUR 2012 
 
Les classes moyennes sont censées réunir deux français sur trois. 
Mais sur ces deux français ( 28 millions d'électeurs ou 16,5 actifs),  ne conviendrait-il pas de distinguer tout d'abord comme le font les sociologues non français: les classes moyennes supérieures des inférieures ? Puis et surtout celles dont les revenus sont  liés  soit au statut d'emploi à vie soit pour plus de moitié à la dépense publique ?
 
Pourquoi ce silence?Pourquoi  depuis 40 ans ce trou noir de la pensée et du débat politique que LW partage avec toute la classe publique, politique, médiatique, intellectuelle ? Pour ne pas dresser les français les uns contre les autres ? Les résultats des dernières élections  cantonales prouvent que le refus de débattre  produit le résultat inverse en nourrissant les votes extrêmes.
 Pourquoi ce refus de DEFINIR? DENOMBRER?  DEBATTRE ? Et si ce refus traduisait la préférence française pour l'opacité, surtout à gauche mais aussi à droite ?  Et si l'électorat nouveau du Front National était en passe de devenir celui des " Classes moyennes inférieures non protégées" ?

  
  
Découvrez ces " détails" sociologiques  sur ce blog .
http://www.ppkaltenbach.org/news/classes-moyennes-selon-l-wauquiez-2

Pierre Patrick Kaltenbach
 Conseiller (H) à la Cour des Comptes.
Président des Associations Familiales Protestantes


 

Ils ont choisi l'opacité des finances publiques associatives.

lettre de M Charasse à Roselyne Bachelot

 

UN PRINTEMPS ASSOCIATIF ?

Sortir le dépense publique associative de l'opacité administrée

 NOTE DE DANIEL VOILLEREAU   6 mai 2011


TRANSPARENCE & CERTIFICATION
HISTORIQUE et RECOMMANDATIONS
 
                                             
I. Transparence
 
Les états modernes accumulent un volume croissant de données dans leurs archives. Avec l’informatique, ils transcrivent de plus en plus ces données dans des fichiers. Les données deviennent progressivement accessibles au public : en France,  une loi de 1978 précise les procédures d’accès aux documents administratifs. Sans doute considéré comme une menace à cause du pouvoir qu’ils  donnent à ceux qui les croisent, les fichiers publics ou privés, ne peuvent être créés que sous contrôle de la CNIL depuis une loi de 1987.
 
Dans tous les Etats, il y a au moins trois grandes sources de données sur les personnes physiques ou morales, avec un accès presque toujours public. Il s’agit en France de l’état civil pour les personnes physiques, du greffe des Tribunaux de Commerce pour les entreprises et, maintenant, du Répertoire national des associations et fondations. Ce dernier, officialisé par un arrêté de 2009 signé du Ministre de l’Intérieur, regroupe toutes les informations et pièces annexes qui sont déposées dans les préfectures et sous préfectures lors des créations ou modifications d’associations.
 
En 2005, le législateur a jugé légitime de créer un fichier distinct concernant les états financiers des Associations (et Fondations) recevant des dons de personnes physiques ou morales ouvrant droit  à un avantage fiscal à leur bénéfice ou recevant des subventions publiques au-delà d’un certain montant. Ce fichier est devenu opérationnel en 2009. Enfin, en 2006, il a prescrit aux collectivités publiques de publier informatiquement les subventions accordées par elles, et aux associations de faire connaitre les rémunérations les plus élevées. Le J.O. publiant par ailleurs les créations et modifications d’associations et les reproduisant sur un site informatique public avec la simple indication du nom, de l’objet et de l’adresse, le citoyen dispose au total de cinq sources de données.
 
Mais quand on la regarde de plus près, la situation est singulièrement décevante : les contenus sont imparfaits et l’accessibilité réduite ou malcommode. 
 
Certes, le Répertoire national reproduit toutes les indications prévues par la loi et le décret de 1901, au prix d’un énorme travail des Préfectures et Sous- Préfectures (sauf peut- être Paris)  ont numérisé toutes leurs archives et continuent de le faire, mais certaines mentions font défaut : une codification de l’activité sociale définie en accord avec les chercheurs ; le code SIREN s’il existe et l’adresse du site informatique ne sont pas obligatoires. Et surtout, de façon extravagante les modifications relatives au nom, à l’adresse et à l’objet ne sont plus obligatoires depuis quelques années, si bien que  le nombre de modifications apparaissant au J.O. diminue rapidement : 21000 enregistrées en 2008, 16 000 en 2010. Partant, la fiabilité du Répertoire National ne peut que décroître avec le temps. 
 
En termes d’accessibilité, l’arrêté d'octobre 2009 a tranché, contre tous les espoirs qui avaient pu naître en mai et juin de la mêe année : le Répertoire n’est accessible qu’aux services publics qui y seront autorisés.  Le public est invité à consulter les informations qui dorment dans les archives papier de l’administration préfectorale.
 
Le J.O. gère deux recueils en ligne mais sans liens entre eux : celui des comptes financiers et celui des publications d’associations au  J.O. D’une part le recueil financier (comptes, annexes et rapports du Commissaire aux Comptes sur 3 années=) glissantes) couvre 10 000 associations environ à fin 2010 avec la seule référence au numéro SIREN, alors que de bons experts estiment à 30 000 le nombre potentiel. Ce sont des documents PDF (images) dont le traitement sous forme de sélections, tris, regroupements et d’analyses est impossible. D’autre part, le recueil informatisé est alimenté par le réseau des préfectures. Il constitue la partie émergée du Répertoire National : les modifications ne sont pas toutes publiées -- comme on l’a déjà dit -- et de surcroit les inscriptions disparaissent au bout de 10 ans.
 
La publication des subventions de l’Etat est assurée chaque année en annexe de la Loi de Finance sous une forme nettement améliorée à la suite d’un amendement de Pierre Morange. Pour les autres collectivités publiques rien n’existe systématiquement et seul des relevés sont établis ici et là par des bénévoles qui enquêtent auprès des mairies. En ce qui concerne les rémunérations le texte, très imparfait, est tombé en désuétude.
 
 On ne voit pas, dans ces conditions, comment les propositions faites et réitérées dans leurs Rapports par Messieurs Morange, Ferry et Vercamer trouveront dans les sources existantes un solide fondement chiffré.  Ni comment les grands travaux réalisés depuis quinze ans par  Mmes Archambault et Tchernonog, Mrs Millet et Kamenski et par toute l’équipe de l’ADDES, à partir d’enquetes et de sondages, pourraient être enrichis et prolongés, un compte satellite achevé, les rapports entre l’administration et le monde associatif  agencés régionalement et sectorielle ment, la représentation du monde associatif organisée. On ne voit pas d’avantage comment le monde associatif pourrait commodément s’informer sur lui-même et nouer des partenariats voire des regroupements dont il a le plus grand besoin. 
 
Pour que le travail accompli devienne utilisable dans le délai raisonnable de 2 à 3 ans, quelques mesures radicales sont nécessaires.
 
Il est prioritaire que les déclarations (Paris ?) et les modifications manquantes soient introduites dans le Répertoire National et sa version minimale du J.O.. En même temps la codification des activités sociales doit être redéfinie une fois pour toute de façon unique entre chercheurs et statisticiens et le numéro SIREN, quand il existe, devrait figurer dans les 3 fichiers : Répertoire et 2 fichiers J.O..
  
Des contraintes juridiques et techniques liées à la connexion et la sécurisation des fichiers administratifs ne permettent probablement pas d’envisager l’accès du Répertoire au public. En revanche,  il est relativement facile et peu couteux de mettre en place à coté de l’intranet de l’administration, une base de données ouverte au public et aux chercheurs contenant la totalité des données dont la loi autorise la publication.

Pour ce faire, il convient : 
 
D’abandonner la présentation PDF pour y substituer des pages formatées comportant une trentaine de rubriques contenant les identifiants de chaque association, certaines données économiques qui ne figurent actuellement nulle part (effectif de salariés et de bénévoles, nombre d’établissements, etc .) et valeurs issues de la comptabilité générale et de la comptabilité analytique (compte d’emploi des ressources), avec la valorisation du bénévolat.
 
Et de renvoyer les spécialistes du chiffre et les analystes financiers à la lecture des comptes détaillés que toute association astreinte à leur publication devrait faire figurer sur son site internet après certification manuscrite par le Président et/ou le Trésorier  et le Commissaire aux Comptes, sous le format PDF.
   
Ultérieurement, on doit espérer que l’obligation d’ajouter en annexe le compte d’emploi des ressources soit étendue à la totalité des associations astreintes à la publication financière et non seulement à la centaine d’organismes faisant appel à l’épargne publique. 
 
Cette transformation du dispositif peut paraitre inimaginable. En réalité, il existe une PMI de 7 personnes établie dans les Alpes-Maritimes, REFASSO. Elle dispose d’ores et déjà d’une base qui rassemble sous chaque nom d’association créé depuis 1950, avec possibilité d’extension rétroactive jusqu’à 1901, les documents enregistrés dans le réseau préfectoral et les comptes reçus par le J.O. ainsi que l’état des subventions distribuées par les grandes collectivités urbaines. Toutes ces données lui ont été légalement transmises. Son professionnalisme est reconnu puisque des régions et des départements y font appel pour disposer de bases locales dont ils ont besoin. On peut souhaiter qu’un accord de partenariat puisse être trouvé entre Refasso et l’établissement public administratif du J.O.
 
Deux remarques pour terminer concernant les deux autres sources d’information sur les subventions distribuées et les rémunérations accordées hâtivement instituées en2006 (articles 20 et 22de la loi 2006-586). Plutôt que de demander aux collectivités locales de publier les subventions qu’elles accordent avec le détail, date, montant et bénéficiaire, démarche délicate dont on connait les effets limités,  il eut été plu expédiant de le demander aux comptables du Trésor qui ont tous les éléments puisque le ministère des Finances publie sur la Toile des comptes de collectivités locales.  Quant à la publication des rémunérations, le texte qui confond rémunération extraordinaire des dirigeants bénévoles et celles des hauts salariés était  illogique. 

Les salaires des dirigeants sont de plus en plus régis par le marché ; les émoluments extraordinaires des dirigeants bénévoles doivent respecter l'article  du CG   qui en fixe les conditions et les limites. Il suffirait de demander au commissaire aux comptes d'en mentionner l'application dans leur rapport. 
 
 
 
 
II. Certification
 
Depuis plus de quinze ans, un petit groupe de personnes animées par le Président des Associations Familiales Protestantes, Pierre- Patrick Kaltenbach, ancien Conseiller- maitre à la Cour des Comptes a tenté d’introduire l’idée et la pratique de la certification pour le monde associatif. En 2000, BVQI, opérateur du référentiel rédigé par le groupe avec le concours de l’Institut de l’Entreprise, avait rapidement trois grands clients.
 
La riposte ne se fit pas fait attendre sous forme d’un article du Canard Enchainé de l’été 2000, accusant  BVQI de viser le détournement des fichiers des adhérents pour en faire commerce. Fin 2000, pour éclairer le concept et calmer le jeu,  l’AFTA dans le cycle de ses grands débats  du Palais du Luxembourg, réunissait les présidents de BVQI et de l’AFNOR, un Conseiller d’état  Hadas-Lebel, Rapporteur général du rapport  2000 sur les associations et la loi de 1901  et le Président de chambre de la Cour des Comptes chargé des associations.  Rien n’y fit car nous n’avions pas compris que certains défendaient un principe opposé à la certification comme à la transparence.
 
Le 1er juillet 2001, cette opposition devint officielle : le Premier Ministre et le Président de la CPCA (Coordination Permanente des Coordinations Associatives) annonçaient la signature d’une Charte visant à reconnaitre la CPCA comme interlocuteur de référence  du  monde associatif face à l’Etat et affirmant, à côté de nombreuses dispositions tout à fait excellentes, le principe suivant :

 
« article 4-2 - Mettre en œuvre une éthique du financement des activités associatives, dans le souci du meilleur usage des financements publics, par la diversification des ressources associatives, la gestion désintéressée et le non partage des excédents, la transparence financière vis-à-vis des adhérents, des donateurs et des pouvoirs publics et l’autocontrôle de la gestion et de l’emploi des ressources ».
 
Il s’en est suivi que depuis 10 ans, la certification est restée au stade expérimental. L’AFNOR n’a pas voulu investir en hommes compétents ;  le groupe initial devenu « Association Gouvernance et Certification » s’est positionné en observateur, gardien d’une conception morale. Il n’existe plus que deux instances : le   Comité de la Charte, vieux de quinze ans, organise  et gère des audits pour la soixantaine de grandes associations faisant appel aux dons privés – dont une vingtaine est aussi contrôlées par la Cour ; et une organisation appelée IDEAS qui n’a pas encore l’immense image du Comité de la Charte mais qui se développe rapidement avec des principes et des méthodes apparemment saines et rigoureuses. Pourtant la  situation n’est pas  gelée : les bonnes idées finissent par percer puis l’emporter. Depuis deux ans, en conséquence de la loi hospitalière, les établissements médicaux et médicaux sociaux, qui se comptent par dizaine de milliers dans le secteur associatif doivent  se plier à la procédure de certification pour être autorisés. Les services publics qui instruisent les demandes de subventions, sont naturellement demandeurs.
 
Enfin, dans ses propositions 4 et 5, le rapport Vercamer fait explicitement référence à la labellisation et la certification pour inciter les organismes de l’économie sociale  coopératives, mutuelles et associations) à améliorer l’autocontrôle de leur gestion’  avant de parvenir à leur reconnaissance, individuelle et collective, dans la société  par le label ou la certification.
 
 Dans ce climat favorable, il est plus que temps de réfléchir aux objectifs à long terme et aux moyens de les atteindre.  Il est certes nécessaire qu’il existe et se développent des pionniers comme IDEAS, ou le Comité de la Charte qui rodent les méthodes et les diversifient éventuellement selon les types d’associations. Mais il faut aussi se poser la question : quel cheminement pour que d’ici 3 ou 4 ans plusieurs de dizaines de milliers d’associations au moins aient été labellisées ou certifiées ? Trois remarques sont ici proposées.
 
1/  En finir avec les incertitudes conceptuelles. 
 
La distinction entre certification et labellisation est simple. Le certificateur engage sa responsabilité juridique et financière –comme le Commissaire aux Comptes, de son  côté - alors que le dispensateur de labels ne le fait pas. L’objectif est le même mais la certification implique un travail d’analyse plus large et plus profond que le label. Les deux termes sont employés indifféremment dans cette note.
 
Le travail du certificateur mérite d’être explicité pour bien mesurer son utilité et  ses   contraintes. Plus une association devient grande et/ou complexe, plus il lui devient difficile de donner confiance aux tiers – les collectivités publiques  dispensateur de subventions, les particuliers et les entreprises qui donnent, les fondations qui redistribuent, les banques, les autres associations mêmes -- et de la donner sur le long terme.
 
 La transparence réglementée doit être relayée par une bonne communication qui réponde aux vraies questions sur les valeurs, la  stratégie, les projets, leur avancement réel (efficience) et sur l’économie des moyens employés (efficacité).
 
Au-delà, on pourrait recommander aux associations de communiquer aussi  sur des aspects qualitatifs plus importants encore : l’organisation, le contrôle interne, les délégations de pouvoir, les zones de risque et les précautions prises, les règles de fonctionnement des organes dirigeants, la politique de personnel. Mais à  supposer qu’elle ait compris son intérêt à s’interroger sur ces points fondamentaux et qu’elle ait pris les mesures  qu’elle jugeait adéquates compte tenu de ses spécificités, le dire ne ferait qu’alourdir une communication directe qui doit être claire et simple, focalisée sur des  indicateurs quantitatifs de performance.
 
 Dans ces conditions la tâche du certificateur est d’examiner la pertinence de toutes les procédures et pratiques,  en dehors du domaine très précis du Commissaire aux comptes, ce qui requiert sa compétence et son indépendance. A cette occasion, il conseille et redresse. Mais par-dessus tout il apporte sa réputation pour garantir publiquement l’exactitude de la communication de l’association et son aptitude à tenir ses engagements au meilleur coût, bref sa moralité. 
 
2/ L’argumentation de la CPCA a évolué de façon constructives comme le montrent les propositions 4 et 5 du rapport Vercamer. L’accent est mis sur la nécessaire organisation ou réorganisation interne d’une association avant qu’un label ou une certification puissent être accordés. L’AFTA l’avait constaté elle-même en interrogeant les premiers certifiés. Dès lors, qu’un premier « dégrossissage » est intervenu, la certification et les piqures de rappel qui l’accompagnent  ne coutent pas plus chers en moyenne lissée que la certification des comptes qui n’apportent rien sur les aspects évoqués ci-dessus
. La démarche que nous devons tous adopter en commun pour que l’objectif à long terme soit atteint est de faire connaitre aux associations les points sur lesquels elles doivent porter toute leur attention. de nombreux travaux ont marqués la décennie écoulée mais ils n’ont pas un caractère pédagogique suffisant. Quel dirigeant n’a pas frémi d’inquiétude en ouvrant les référentiels existants avec leurs centaines de questions ou de prescriptions ? Pour aller plus fort et plus vite, nous proposons : 
 
Que les initiateurs mettent entre eux sur la table leurs règles de bonnes pratiques, leurs référentiels et leur expérience,en dégagent entre eux  les parties communes et en fassent une base minimale en termes de gouvernance et de gestion,lui donnent une présentation claire et pédagogique en privilégiant les questions  sur les prescriptions, à la manière socratique,  et mettent en commun leur notoriété pour présenter un  programme minimal au monde associatif et pour obtenir de l’Administration qu’elle lesrelaie auprès des services chargés   d’instruire des demandes de subventions ou d’attribuer des marchés,
Pour citer quelques noms : G&C avec ses deux référentiels, le Comité de la Charte, IDEAS, l’Ordre des Experts Comptables, l’Institut Français des Administrateurs et  KPMG dont le manuel d’auto- organisation conçu sous la direction de Pierre Marcenac est un modèle du genre. 
 
3/  En parallèle à l’auto organisation progressive des associations, il faut aussi prévoir la constitution des instances de labellisation et/ou certification et la formation de leurs membres au double niveau des commissions qui décident et des auditeurs qui enquêtent sur le terrain. 
Quelles que réflexions peuvent alimenter le débat :
 
Faut-il planifier ou faire confiance à des créations spontanées mais dans ce cas quelle autorité « accréditera » les commissions auto-formées ?
      (En tout état de cause, pour tuer dans l’œuf les rivalités possibles, le réseau 
      des Commissions de certification aura avantage à se concerter avec la Compagnie ses Commissaires aux Comptes ; 
          
Pour être véritablement indépendantes et compétentes, les commissions    doivent impérativement réunir des personnes d’expériences différentes issues du monde associatif, de l’organisation, de l’entreprise et du monde du chiffre
Peut être plus difficile, l’utilisation et la formation des personnels des auditeurs de terrain pour lesquels il faut prévoir une formation commune et des guides d’audit déclinés suivant la taille et le secteur d’activité en accord avec des praticiens de ces différents secteurs.
 
 
 
III. Remarque générale
 
Les recommandations de cette note sont-elles réalistes ? Non  si l’on considère que des lois doivent être modifiées (2006 et surtout 2005 sur les états financiers) et qu’en période préélectorale le Gouvernement ne s’attachera plus qu’à de grandes réformes. Non si l’on pense aux termes de la charte signée en 2001 avec la CPCA  qui s’est imposée dans la réalité pratique en dépit de  la bonne volonté de tous les ministres responsables qui se sont succédés depuis quinze ans.
 
En revanche l’espoir est permis si les pionniers de la transparence et de la certification veulent bien joindre leurs forces dans une perspective à moyen terme. Et si  l’Etat  et les diverses autorités administratives et juridictionnelles retrouvent les réglementations, procédures et solutions comptables simples qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays  pour faciliter  la tâche des associations, leur auto-contrôle et leur contrôle.
 
 
 
 
Daniel Voillereau
Association française des trésoriers d’associations (AFTA) - Centre d’analyse et de prospective


 
 
 
 
 
 
 
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PS 2012. ? " LE parti politique du BIG BANG ?"

Merci Montebourg ? Merci Marseille ?




" Bien évidemment"......

......... comme   disent   les " Divas médiatiques  du Microcosme", la Droite n'a pas voulu entendre parler de cette suggestion de Réforme   formulée en 1993 

Transposer ce texte 18 ans plus tard à la situation du PS, en cette veille de consultations électorales majeures est une pure joie de l'esprit.

 Craignons que "marine" ne   s'empare de cette idée ....


 Comme quoi une patience bovine est-elle la seule voie ouverte   aux" Réformateurs"  civils , en France.

PPK

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" Pour un parti politique du big-bang"


Le Monde 27 mars 1993

Au fil des sondages, la situation se précise. Les citoyens semblent vouloir exprimer un rejet franc et massif de l’actuelle majorité et un " Oui mais " Désabusé de celle de demain.
 
Puisque ni le big-bang (selon Rocard), ni les primaires  (selon Pasqua) ne réchauffent leurs ardeurs émoussées, voici le projet d’un parti, " Révolutionnaire ª en ce qu’il privilégie les moyens sur les fin,
s’inspire d’un exemple qui fonctionne bien, celui du Parti québécois*, et correspond aux attentes populaires.

 
Un parti révolutionnaire
 
Au soir des législatives [de 1993], des inconnus annoncent la création pour les présidentielles [de 1995] d’un parti différent qui se contente de dire comment il va fonctionner pour donner un exemple correct de démocratie, de transparence, d’Èquité, d’honnêteté. Ce fonctionnement interne se veut l’engagement public, la préfiguration de ce que feraient les responsables, si d’aventure ils prennent le pouvoir. Ce serait le parti Procédures, le parti du "comment ª.

 
Des disciplines spartiates

Chaque militant est inscrit sur des registres publiés ; les cotisations des seuls militants sont acceptées, plafonnées et publiées.

Il y a derrière chaque candidat et chaque Èlu un permanent chargé de veiller sur chaque franc qui
entre et qui sort. Et ces permanents, comme tous les salariés du Parti, sont interdits à  vie de candidature.

De même, les candidats s’engagent à publier non seulement leur patrimoine avant et aprés l’Èlection, mais aussi leur train de vie et celui de leurs proches.

Les fonctionnaires démissionnent de l’administration, à la veille de leur second mandat. Les cumuls sont limités dans le temps et dans l’espace.

Des sages repus d’honneurs et d’années, interdits de  candidature  assurent en public l’harmonie et la transparence des décisions et nominations.

Enfin le candidat à la tête du Parti, donc aux élections  présidentielles, est élu au suffrage universel direct par des militants dûment enregistrés, avec code minitel privé. La confiance des militants est vérifiée lors de chaque consultation d’importance nationale. Et rien n’interdit d’améliorer cette construction nouvelle proposée à l’adhésion des militants d’ici 1995.

  NB:On consultera utilement les statuts du Parti québécois, qui a su, en 1965, adapter des

règles pour se sortir de plusieurs décennies de corruption.
 

Le Monde, 27 mars 1993.
 
 

QUAND LES SYNDICATS REFUSENT DE SE LAISSER COMPTER

Vivement la certification des effectifs syndicaux .


En refusant l'intervention d'une instance de dénombrement crédible parce qu'indépendante et compétente, les syndicats contestent une loi fondamentale de la démocratie politique : " On ne se compte pas soi même". Ce faisant ils ne peuvent  escompter inspirer confiance à qui que ce soit .

De ce gâchis, ils sont seuls responsables. Vivement une instance de certification des effectifs syndicaux  ! Il y va de notre démocratie sociale

DU REFUS de CHIFFRER Isère : Le compte est-il bon ?

Par AFP   29 octobre 2010

Préparatifs d'une manifestation


Le préfet de l'Isère a souhaité réunir les organisations syndicales pour "compter avec eux". Le préfet de l'Isère, Eric Le Douaron, a convié les organisations syndicales à une réunion de travail sur le comptage, conformément à la demande du ministère de l'Intérieur, qui a été refusée par la majorité des représentants syndicaux.

Dans une circulaire datée du 22 octobre, Brice Hortefeux avait évoqué les différences constatées lors des manifestations entre le nombre de manifestants avancés par les forces de l'ordre et celui donné par les organisateurs, "notamment les syndicats".   Ainsi à Grenoble, l'intersyndicale a annoncé jeudi 50.000 manifestants contre 7.800 pour la police, un écart également constaté le 19 octobre avec 80.000 pour les syndicats, 15.000 pour la police. 

M. Hortefeux a demandé aux préfets d'organiser une rencontre avec "les organisateurs pour leur présenter les méthodes de comptage mises en oeuvre par les services de police et de gendarmerie", ce que la préfecture de l'Isère a proposé aux syndicats pour le 4 novembre avant la manifestation du 6.   La CGT, FO et Solidaires Isère ont refusé d'y participer, la CFDT n'ayant pas encore pris sa décision.

Pour la secrétaire générale de la CGT Isère, Lynda Bensella, "l'ordre du jour de cette réunion est totalement hors sujet. L'angoisse des Français ce n'est pas la façon dont on compte, ce sont les retraites". "On reste sur notre façon de compter", a précisé la responsable, détaillant une méthode basée sur des "estimations" de militants placés en divers points de passage des cortèges.   De son côté, le secrétaire départemental de FO, Jean-Paul Gilquin, dont la méthode de comptage consiste à prendre le chiffre de la police et à le multiplier par deux, estime "ne pas avoir de temps à perdre à discuter de ce sujet". Solidaires Isère oppose également une fin de non-recevoir. "Il est hors de question d'aller prendre des cours de maths" avec le préfet de l'Isère, nommé par Nicolas Sarkozy après les émeutes dans le quartier grenoblois de la Villeneuve, a déclaré Jean-Paul Portello, de Sud-PTT.   Seule la CFDT réfléchit à la possibilité de participer à cette réunion. "On se positionnera mercredi. Il y a quelques militants qui s'interrogent sur la véracité des chiffres", a reconnu un responsable.

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