La vraie exception française
CONSTAT
Une société politique qui a perdu le Peuple.
Une société civile qui a perdu confiance.
Le pugilat a remplacé le débat.
C’est dans les pires conditions de défiance que la France affronte une crise mondiale de confiance sans précédent. Libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s’en moque parce que la question est ailleurs. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit 1. Ce «système» baptisé « Exception Française» par ses bénéficiaires, en voici la spécificité politique unique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du secteur privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite d’opinion sans lecteurs, le tout sous un fleuve d’aides publiques caractérisées par leur opacité 2
Tout le monde le sait mais responsables et bénéficiaires interdisent tout débat qui conduirait à une évaluation des responsabilités. Mieux, pour éviter le débat ils proquent le pugilat Toute demande de définir et de compter pour évaluer est présentée par les intéressés comme une remise en cause de la démocratie politique et sociale sinon le réveil de la bête immonde. A les entendre, définir serait stigmatiser pour trier, punir et exclure ! Compter serait culpabiliser pour livrer le Bien et le Juste au Marché ! C’est parce qu’il est interdit d’évaluer, qu’il est impossible de débattre. Le mot « accountable » qui signifie responsable n’a pas sa place en français.
C’est l’une des raisons pour lesquelles, quarante ans après « 68», la France se trouve en proie à une crise d’autorité rampante qui en fait le pays avancé où les relations sociales sont les plus tendues, le sentiment de distance entre le haut et le bas le plus prononcé, la défiance des citoyens envers les institutions et les organisations destinées à relayer leur voix la plus grande et leur participation la plus faible, où la défiance envers le Marché n’a d’égale que la défiance envers L’Etat. Notre démocratie a perdu le Peuple. La société civile a perdu confiance .
Paradoxe étrange, le relativisme intellectuel et moral issus de « 68 » nourrit la faillite des finances publiques. D’une belle image, Marcel Gauchet illustre ce paradoxe: « La déferlante individualiste continue de s’abattre sur le grand chaudron des bureaucraties redistributrices » 3. Là encore foin de la lutte des classes. Sous les pavés ? Les acquis de l’étatisme et du corporatisme !
Arrivée aux affaires en 1980, la Génération baptisée Mitterrand début 1980, Morale début 1990, « Bobo » début 2000, s’acharne dans les médias « amis » à justifier «moralement» ce désastre démocratique. A l’entendre, il suffirait de combattre le Mal, puisque l’on ne réforme pas le Bien. Elle part en retraite en 2010 mais les rigidités du «système » de transmission et de communication, dont elle a doté les institutions lui permettaient hier encore d’espérer retarder l’heure du bilan. Désormais elle impose le pugilat pour empêcher le débat.
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Notes en bas de page
1 Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.
2 Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin, « Recherche le peuple désespérément » Bourin Editeur, 2009
3 « La religion dans la démocratie « .. Gallimard 1998.).
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C’est dire que la crise de 2007 jointe à l‘irruption du Net l’a pris au dépourvu. Voici pourquoi, aprés sept ans de séismes électoraux inexpliqués, une sorte de paranoïa médiatique affecte ceux qui sentent venir l‘heure de l’inventaire 4 au moment où ils perdent le contrôle de la parole publique. Leur mot d’ordre ? « Il est interdit de me contredire » ! « Le relativisme s’est fait totalitaire.
L’opinion découvre que cette étrange défaite démocratique porte en ses flancs radicalisme et violence chez les frustrés du statu quo et d’abord la jeunesse. L’opacité de l’argent, public comme privé, enrage les plus calmes et justifie les enragés. Voici le Parti des élus et des permanents électoralement et moralement exangue, les radicaux dans les urnes, les privilégiés du statut et de la lustrine dans la rue 5. L’échéance de 2012 échappe à toute prévision raisonnable sauf sur un point : nous allons affronter une vague de fond autrement violente que les soit disants séismes de 2002 et 2007. Ce n’est donc pas le moment de baisser les bras.
QUE FAIRE ?
Le projet a sa logique interne.
Vérifier le bien fondé de l’analyse.
Restaurer la confiance.
Remplacer le pugilat par le débat.
Proposer aux partenaires politiques et sociaux de rivaliser de représentativité.
Transformer la transparence et la gouvernance de la dépense publique en enjeu électoral.
Rendre au principe de séparation des pouvoirs la place fondatrice que lui fait l’article XVI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
A ces fins, choisir le sujet, le public, la démarche, le médias susceptibles de mobiliser par département au moins dix bénévoles compétents, désintéressés soucieux du Bien Commun .
D’abord vérifier le bien fondé de l’analyse
Un Ezra Suleiman y apporte sa contribution: «Le mépris des comptes -pour la culture, pour la protection sociale, pour l’éducation, pour tous ses services publics- est face aujourd’hui à son moment de vérité et de réalité. La politique, c’est « qui obtient quoi, quand et comment ? ». La France est devenue une société de lobbies comme toute société démocratique, mais avec une différence fondamentale. Les lobbies les plus puissants défendent leurs intérêts en invoquant l’intérêt général, les grands principes, la République, bref la morale. En réalité, L’évaluation est inacceptable dans de nombreuses institutions parce qu’elle est susceptible de mettre en danger les acquis Or la démocratie et la modernité imposent l’évaluation objective des compétences et des résultats » 6 .
Mais évaluer impose désormais de retourner la Question Morale contre ceux qui en font commerce depuis plusieurs décennies pour sanctuariser leurs privilèges. La démarche ici proposée se fonde sur un optimisme raisonnable et résolu. Elle a pour ambition de semer un début de désordre intellectuel dans un univers de certitudes vieillissantes administré par des Tartuffes 7 . Elle consiste à secouer les corrélations entre les thèmes les plus hétéroclites choisis à raison de critères apparemment dépourvus de tout lien logique autre que celui de la « question morale » dans son rapport à la dépense publique et par exemple: Peut-on vouloir à la fois retisser le tissu social et laisser le tissu familial se détricoter ? Peut-on fonder une société plus solidaire sur l’explosion de l’individualisme, du corporatisme et de l’emploi à vie pour un quart des actifs ? Peut-on moraliser le Marché sans moraliser une Dépense Publique qui mobilise 53% du PIB et emploie 30% de l’électorat ?
Comment faire ? Qui osera ? Qui pourra le faire ?
L’objectif n’a rien à voir avec la Rigueur dont le seul énoncé jette les Gaulois dans la rue ? Il s’agit de restaurer le débat démocratique en imposant aux professionnels de la dépense publique - qu’il s’agisse de la voter, de la répartir ou d’en profiter- de «définir et compter» leurs effectifs pour justifier leur représentativité . Il faut les amener à compter leurs ressources et leurs dépenses pour justifier leur utilité, leur différence utile par rapport à l’Etat et au Marché bref de «rendre compte», de la plus modeste commune jusqu’au sommet de l’Etat. C’est le moins que l’on puisse exiger de ceux qui se disent en charge de la démocratie politique comme de la démocratie sociale.
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Notes en bas de page
4 "Louis Chauvel. « Classes moyennes à la dérive » . Le Seuil Octobre 2006 .Laurent Jeoffrin ´ Le roi est nu ‘ ª. Robert Laffont. Mars 2008.. ´ Media paranoia ª Seuil. Janvier 2009.
5 Pierre Rozanvallon écrit en 1998:« C’est surtout l’aggravation du déséquilibre électoral du PS entre salariés du secteur public et salariés du secteur privé qui comporte des risques graves pour son avenir politique. Le clivage secteur public-secteur privé devient donc électoralement de plus en plus significatif, dans un contexte politique où la réforme de l’État, la réduction des déficits publics, l’adaptation des services publics à la concurrence mondiale deviennent des enjeux politiques cruciaux en France."« Le Seuil Rozanvallon. Fondation Saint Simon..
6 Ezra Suleiman. » Schyzophrénies françaises ». Grasset.Septembre 2008
7 « Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique 1980-2000 ».2001 Téléchargment gratuit sur http://www.ppkaltenbach.org/
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Le temps est venu pour eux de se soumettre à une évaluation crédible parce que confiée à des tiers indépendants. J.Attali le souligne à propos des agences de notation américaines : on ne peut abandonner évaluation et notation à ceux qui en profitent. On ne peut pas davantage attendre un progrés de transparence de l’intérieur ni du haut d’appareils mobilisés pour la seule défense d’une opacité protégeant leur statu quo. On ne se compte pas, on ne s’évalue pas soi-même. Seule la séparation des pouvoirs et des intérêts entre contrôleurs et contrôlés peut garantir l’emploi démocratique des fonds publics.
L’expérience conduite en Isère depuis 2002 par un groupe de bénévoles sous le signe Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales ( OBRAL) http://obral.viabloga.com/
démontre trois choses. Il existe dans l’opinion une forte demande de transparence et d’évaluation de la dépense publique locale. Cette demande est suffisamment vive pour avoir suscité depuis 2002 la participation de citoyens qui avaient depuis longtemps déserté l’arène politique. Sous la pression de cette demande de transparence et d’évaluation externe, le débat pblic a pu être restauré comme en témoignent les réponses de professionnels aussi éminents que MM Michel Destot Maire de Grenoble et Didier Migaud nouveau premier président de la Cour des Comptes
A la différence de ses prédécesseurs, l’actuel président de la République a pu sembler favorable à l’esprit de cette analyse.
<< Notre Etat a besoin d’une révolution intellectuelle et morale. La révolution intellectuelle pour moi c’est celle de la certification qui oblige à la transparence et la sincérité des comptes, et c’est celle de l’évaluation qui oblige chacun à se soucier des conséquences de ce qu’il décide et des résultats de ce qu’il entreprend. Je vous invite, Monsieur le Premier président, à engager une réflexion collective sur ce que pourraient être les pouvoirs, les moyens et l’organisation nécessaires pour que ce grand organisme d’audit public dont la France a besoin puisse voir le jour. Je souhaite que vous me fassiez part du résultat de vos réflexions dans un délai de trois mois >>.
Philippe Seguin nous aura quitté avant de venir à bout de sa mission mais la nomination du député socialiste Didier Migaud à sa sucession - outre qu’elle constitue en soi un progrés démocratique 8 - permet de ne pas désespérer. Ce beau discours prononcé le 5 novembre 2007 à l‘occasion du bicentenaire de la Cour des Comptes, le temps est venu de rappeler au Président de la Rupture et de la Réforme dans la perspective de 2012. Le temps est venu d’aider ce Président. Or La Réforme, c’est comme les Valeurs ! Cela ne se braille pas en concert, cela se pratique d’où il résulte que rien ne se fera sans l’engagement personnel d’un nombre croissant de citoyens, désintéressés, informés, libres et responsables revenant vers la chose publique après une trop longue absence pour imposer le débat démocratique ! La transparence est devenue affaire de participation.
Comment y parvenir par ces temps d’extrême défiance et de peur de l’avenir ? Répondre à cette question voici la priorité pour 2012. La proposition pratique consiste à susciter une participation nouvelle par le moyen d’une demande locale de transparence et de gouvernance de la dépense publique sous pavillon associatif. S’il veut aider les pouvoirs publics le citoyen doit – par souci d’économie de moyens - choisir son public, son champ de bataille, son idée de manœuvre et son média. Il s’agit d’inventer un bénévolat politique.
La dépense publique associative locale comme cible.
Le public concerné en est aussi nombreux que divers. Les masses financières en cause sont considérables. Un triple déficit de connaissance, de cohérence et de gouvernance caractèrise une politique associative française unique au monde. Le refus de définir et de compter assure ici le triomphe de l’opacité française. Cette poudrière n’attend que son détonnateur. Qu’on en juge !
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Note en bas de page
8 En Grande Bretagne, la présidence de l’équivalent de la Cour des Comptes, le National Audit Office est par tradition confiée à un parlementaire de l’Opposition. Quant au contrôle des associations, il est confié depuis 1853 à La Charities Commission qui mobilise à elle seule autant de moyens financiers et humains que notre Cour des Comptes toute entière
.cf http://www.opsi.gov.uk/acts/acts2006/ukpga_20060050_en_1
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Le contenu matériel, social et politique de la réalité connue en 1975 sous le vocable d’ASSOCIATION a volé en éclat. L’extraordinaire prolifération des quarante dernières années débouche sur un bouleversement d’une telle ampleur politique que la question associative ne peut plus être éludée surtout à la veille d’une décentralisation fiscale rendue explosive par trente ans de facilité. La question de l’Association Publique sera posée. Or il s’agit de l’arme de prédilection des classes moyennes protégées et des Bobos. S’en prendre à cet outil, c’est s’en prendre à leur Graal : l’Etatisme et le corporatisme moralisateurs.
Un vaste public ?
Il n’y a plus ni Monde ni Peuple associatif au sens unifiant du terme. Trois, mondes, trois peuples associatifs s’affrontent désormais qui n’ont plus de commun que le statut de la loi de 1901. Un patronat sur fonds publics: 4% des associations, soit 40.000 employeurs, (Les 3000 plus grosses associations emploient le tiers des salariés). Un salariat associatif : 1,6 à 1,8 millions de feuilles de paie pour 1 million d’équivalent temps plein. Un peuple du bénévolat : 12 à 14 millions de citoyens selon les critères et les évaluateurs. Au sein de ce dernier ensemble nous avons décidé de choisir comme public cible le groupe des « bénévoles donateurs » évalué à six millions de personnes. Ces trois peuples habitent deux planètes séparées : celle des « Grandes surfaces » avec en moyenne 50 salariés et un budget de 7 millions d’euros, celle des « Gagne-petit » avec un budget moyen de 7.000 euros, et pas de salarié du tout.
A ce public associatif, il convient d’ajouter celui qui constitue la cible humaine de ce livre, les prescripteurs et financeurs tant privés que public : six millions de donateurs, des milliers d’entreprises mécènes, 5000 notaires, des centaines de milliers d’élus locaux et nationaux, les agents des trois fonctions publiques distributeurs d’aides publiques, les millions d’usagers des associations des secteurs éducatifs, culturels, sanitaires et sociaux.
Des moyens financiers mobilisés à la fois considérables, mal connus et non coordonnés.
L’INSEE refuse d’établir une comptabilité nationale et seuls deux chercheurs : Viviane Tchernogog et Philippe Kaminski tentent depuis quinze ans d’approcher des ordres de grandeur au moyen d’extrapolations. Le budget national associatif, c’est à dire le coût de l’outil « approcherait » 60 milliards d’euros en 2006 mais sans comptabiliser l’enseignement scolaire privé qui pèse à lui seul 11 milliards ! Cette évaluation ne prend pas en compte les fonds publics et privés transitant sous pavillon de 1901 (Manquent par exemple l’indemnisation des ASSEDIC, la formation professionnelle, les retraites complémentaires, le 1% logement etc. ) et dont le total, cumulé avec le coût de l’outil permettrait d’évaluer la Dépense National Associative soit sans doute de 8 à 10% du PIB, 150 à 180 milliards d’euros.
Autre facette de l’exception française, la France est le seul pays où la dépense associative se finance à ce point sur fonds publics dont prés de 40%proviennent des collectivités locales . Dans son rapport de novembre 2007, l’ADDES parle de 31 milliards de fonds publics pour 30 milliards de fonds privés . Partout ailleurs dans l’OCDE, le financement associatif est d’abord affaire de Société Civile et de familles. En Angleterre la Charity Commission recense en 2006 50 milliards de ressources privées pour 190.000 charities. En France c’est le trou noir. Un exemple ? En 2006, selon le ministère des Finances, 35.000 associations auraient déclaré 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la TVA. Le chiffre pour l’ADDES est de 9,6 milliards !
Un contenu social et politique explosif.
Après quarante années d’explosion quantitative -15.000 associations déclarées par an en 1975, 70.000 depuis 1995 -l’association sur fonds publics cumule tous les traits d’un tabou, d’un nœud gordien et d’une poudrière.
Les medias parlent des «ASSOC’» comme s’il s’agissait d’une entité politique comparable en termes de légitimité aux élus du Peuple, au Gouvernement, à la Société Civile mais moralement supérieure. Emmettre le moindre doute, proposer la moindre évaluation, relèverait de l’Ultralibéralisme anglo saxon. Hélas pour les gaulois, les anglo-saxons donnent beaucoup plus de temps et d’argent que les français avec de bien meilleurs contrôles démocratiques surtout en Grande Bretagne.
L’«Association» ? ce serait par statut le Camp du Bien ! du Beau, du Vrai et du Juste. On y œuvre pour l’Humanité, la Planête, le Sud, les Pauvres, la Culture, la Nature, la Solidarité, la Démocratie participative, l’Education Populaire, les Sans papiers...etc. Ni-publique-Ni-privée, cette institution échappe à toute critique, que celle -ci soit marxiste - absence d’appropriation de la plus value - ou libérale - absence de bureaucratie étatique - . Ellle est moralement auto nettoyante. En association, le Bien se présume. Ici plus que nulle part, il est moralement interdit de définir et de compter. TABOU ! Malheur à l’imprudent qui ose suggérer de trier, d’évaluer, de certifier. Il sera traité d’affairiste.(CF Annexe I) lettre du sénateur Michel Charasse au ministre de la Vie Associative ;
Tel est le détour idéologique emprunté depuis 1975 par les « Pouvoirs » les plus divers pour transformer la plus Tocquevillienne des libertés civiles désintéressées en courroie de transmission pour souplesses budgétaires et fiscales au profit des bénéficiaires du corporatisme et de l’étatisme. Tous s’y sont mis : Gauche et Droite, Paris et Province, Syndicats et Patronat, corporations et petit commerce, recherche publique et privée, hôpitaux et cliniques, ruraux et écolos. Du coup, tout le monde se tient par la barbichette ! NŒUD GORDIEN !Seul dans la classe publique, Philippe Seguin avait pesé l’importance stratégique du projet.( CF Annexe II Préface au livre « Associations lucratives sans but ». http://www.ppkaltenbach.org/ ).Téléchargement gratuit.
Un média adapté.
Le NET avec son cortège de blogs et d’internautes offre le seul médias qui vaille pour un tel projet. Sa généralisation a bouleversé les rapports de force entre public éclairé et dirigeants longtemps détenteurs du monopole d’accès aux moyens de communication. Seul le NET légitime l’optimisme de ces lignes.
La cause morale du projet est facile à défendre. L’objectif politique digne de la société civile, celui qu’elle seule peut se donner et atteindre ? Nos ancêtres ont séparé l’église de l’Etat ! A nous de séparer l’Association des Caisses publiques, des Urnes du Marché et des Corporations. L’objectif moral digne de l’électeur ? Que demain les candidats à la moindre élection politique et sociale cessent de lui proposer de choisir entre le Bien et Le Mal ! Que les candidats du Bien, du Vrai, du Beau, du Juste deviennent ceux de la Transparence de la gouvernance, de l’évaluation et de la participation et les candidats du Mal, ceux qui les refusent.
Pas question pour autant de sombrer dans l’idéologie de la proximité, du « small is beautiful ». C’est de Politique et de la République en son entier qu’il s’agit. Sans procédures garantissant la séparation des pouvoirs et des intérêts, il n'y a pas de démocratie politique. Sans contrôle de la dépense publique au moyen de procédures autres que technocratiques garantissant la transparence et l'évaluation, il n'y a pas de démocratie financière et sociale. Sans dispositifs garantissant et l'indépendance et le contrôle démocratique de la « COM’ » et de médias confrontés aux révolutions technologiques, aux marchés publics, et au corporatisme, il n'y a pas de liberté de la presse. Sans droits du citoyen, il n’y a plus de droits de l’homme.
Quitter l’Aventin, renouer le dialogue politique, imposer le débat pour restaurer la confiance sociale en confortant la représentativité des partenaires sociaux, restaurer la légitimité démocratique en supprimant un cumul des mandats qui cléricalise notre Parlement, voici la priorité des priorités. Faute d’y parvenir, nous ne surmonterons pas la crise et c’est une catastrophe politique et sociale qui nous attend en 2012.
BIBLIOGRAPHIE
De nombreuses citations émaillent cette réflexion. D’aucuns jugeront excessive la place qui leur est faite. Ce serait à tort. Initialement ce travail a nourri le dossier qui sera remis en 2010 aux militants des Associations Familiales Protestantes pour le colloque qui se tient depuis octobre 1984 tous les deux ans dans l’abbaye de Fontevraud. Cet ouvrage s’est donc voulu d’abord argumentaire et guide pratique, allant parfois jusqu’à la fiche de lecture. Chemin faisant, il est apparu que les esprits les plus distingués, à Gauche comme à Droite, étaient aussi divers que nombreux à partager tout ou partie de notre analyse. Nos remerciements devaient aller à ces « alliés objectifs » qui ont permis les plus fructueuses corrélations idéologiques.
Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.
Claude Allègre. « La défaite en chantant ». Plon Fayard 2007
Jacques Attali « Les trois France » L’Express. Juin 2008. « La crise, et après ? ». Fayard . Décembre 2008
Raphaêlle Bacqué. Ariane Chemin.« La Femme fatale » Albin Michel 2007
Claude Bartolone . « Une élection imperdable » L’Archipel. 2007
Frédéric Begbeider « 99 francs » Gallimard 2000.
François Belley. « Ségolène La Femme Marque ». Préface Jacques Segala. Editions Peau de Com. Octobre 2008
Gaël Brustier et Jean-P. Huelin » Recherche le peuple désespérément» Bourin Editeur, 2009
Pierre Cahuc et André Zylberberg « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009.
Louis Chauvel. « Classes moyennes à la dérive » . Le Seuil Octobre 2006
Annie Ernaux. « Les Années ». Gallimard. Février 2008
Ezra Suleiman . « Schyzophrénies françaises ». Grasset. Septembre 2008
Marcel Gauchet. Revue Le Débat : « Contre pouvoir ou Anti pouvoir » Janvier 2006 « Bilan d’une génération ». Avril 2008
Alain Genestar. « L’expulsion ». Grasset Juin. 2008.
Thomas Frank. Préface Serge Halimi. ALGONE Janvier 2008. « Pourquoi les pauvres votent à droite ? «
Thierry Foucart. Divers articles. Famille, autorité, démocratie.
Laurent Jeoffrin « Le roi est nu ‘ ». Robert Laffont. Mars 2008.. « Media paranoia » Seuil. Janvier 2009.
Hervé Juvin. "L'avènement du corps " Gallimard 2005
Blandine Kriegel "L'Etat et les esclaves" (Calmann-Lévy, 1979).
Denis Lacorne . « L’invention de la République. Le modèle américain »Hachette 1991.
Daniel Lindenberg. Le Seuil 2002« Le rappel à l’ordre Les nouveaux réactionnaires »
Gille Lipovetski. « Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyper consommation ». Gallimard Mai 2007
Aldo Naouri. « Eduquer ses enfants. L’urgence aujourd’hui ». Odile Jacob Mars 2008
Cyril Picquemal .« Emergence » Divers articles.
Denis Pingaud. «Du pouvoir des médias à l’éclatement de la scène publique ». Le Débat. Janvier 2006. « Anti pouvoir ? » M. Gauchet. Le Débat.
Philippe Ridet « Le président et moi ». Albin Michel. 2008
Jacques Rollet. « La tentation relativiste ou la démocratie en danger ».Desclée de Brouwer Mai 2008
Renault Saint Cricq . « Canal Sarkozy »Flammarion. Mai 2009
Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale. « La nouvelle question démocratique ». Préface de« Associations lucratives sans but » . Denoël. Novembre 1995
Bernard Stiegler. « Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel ». « La télécratie contre la démocratie ».Octobre 2008 Flammarion.
Daniel Vernet . L'Amérique messianique" Le Seuil 2004
Table des matières
PREMIERE PARTIE
1968-2008
De la « Génération Morale » à l’Ordre Moral « Bobo »
SECONDE PARTIE
Un ordre moral pour« Classes moyennes protégées»
TROISIEME PARTIE
La nouvelle question sociale
Oh ! jeunesse ennemie !
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QUATRIEME PARTIE
Deux preuves tangibles.
Les « non protégés « votent à droite
Mascarade participative
Le lobby ou la Rue
CINQUIEME PARTIE
Agonie du modèle social français
Incivisme et défiance, Etatisme et Corporatisme.
SIXIEME PARTIE
Paranoia médiatique : Télécratie contre démocratie
SEPTIEME PARTIE
Famille : Contre-pouvoir et Solidarité
HUITIEME PARTIE
Pour restaurer la confiance :
définir et compter.
« A vous d’imposer le débat ! »
QUATRIEME de COUVERTURE
Depuis un quart de siècle, PP.Kaltenbach féraille sous de multiples bannières.
Magistrat à la Cour des Comptes, sa compétence en matière de dépense publique n’est guère contestée. En témoigne l’hommage que lui rend Philippe Seguin, actuel Premier Président de la Cour des Comptes, dans la préface d’«Associations Lucratives sans but » paru en 1995. « Voici pourquoi la bataille engagée par Pierre-Patrick Kaltenbach pour redonner sens et dignité au phénomène associatif est un combat stratégique, un combat central et vital pour l’avenir de la République. Pierre-Patrick Kaltenbach nous invite à cette nouvelle nuit du 4 Août avec l'acuité de jugement, l'indépendance d'esprit et le style incisif qui sont la marque du magistrat des Comptes qu'il est. Sachons tous, quelles que soient les fonctions que nous occupons, méditer l'avertissement qu'il nous adresse et relever le défi qu'il nous lance ».
Présidant au Réveil des Associations Familiales Protestantes marqué depuis le milieu des années 80 par l‘entrée en scène des évangéliques, il a par ailleurs présidé le Fonds d’Action Sociale pour l’insertion des immigrés (FAS) et l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED). Il a siégé à la Commission de la Nationalité puis à la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme ; il est membre du Conseil National de la Vie Associative et du Haut Conseil de la Famille.