Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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DEBAT CNEF FPF. 2010 Protestants! Demandez La Controverse!

En hommage à Jacques Ellul .Fondateur du projet.

 DEBAT CNEF- FPF

 DEMANDEZ UNE CONTROVERSE RAISONNABLE

 
Votre dossier

DOCUMENTATION
 
ORIGINES du PROJET 1979

Aux origines de l’idée.  Assises du Protestantisme 1979
 
http://www.ppkaltenbach.org/news/aux-origines-de-l-idee-assemblee-du-protestantisme-1979

http://www.ppkaltenbach.org/news/aux-origines-de-l-idee-assemblee-du-protestantisme-1979-2
 
CONTRIBUTION DE JACQUES ELLUL 1984-1987
 
I  Jacques Ellul s’engage.1984.
http://www.ppkaltenbach.org/news/jacques-ellul-s-engage-1984
 
II Jacques Ellul s’engage 1986
http://www.ppkaltenbach.org/news/jacques-ellul-s-engage-1986

III Reflexions de J. Ellul sur le projet d’Etats  Généraux du Protestantisme. Inédit 1987
http://www.ppkaltenbach.org/news/jaques-ellul-pour-des-etats-generaux-du-protestantisme
 
 
SUITE DANS LES IDEES

IV Une idée de 20 ans déjà !
http://.org/news/pour-des-etats-generaux-du-protestantisme

V De l’immaculée cooptation au syndrome de Jericho : « reformande est federatio ».
 http://www.ppkaltenbach.org/news/immaculee-cooptation-reforme
 
VI  Demandez une controverse publique entre CNEF et FPF sur la représentativité.
http://www.ppkaltenbach.org/news/etats-generaux-du-protestantisme
 

PROTESTANTISMES: 2010 . DEBAT CNEF.FPF

DISPUTES et CONTROVERSES

 
LES DISPUTES DE REFORME   

1° Juin : CIMADE . 3 juin 2010. CNEF. 

Réunion le 3 Juin 2010 
Oratoire du Louvre
Le Conseil National  des Evangéliques de France

Pour le CNEF :  Stéphane Lauzet et Daniel Liechti
Pour la FPF :  Marcel  Manoel, Jean Daniel  Roque, Michel George
 
OBSERVATION LIMINAIRE
         La réunion CIMADE à 18 H avait attiré 60 personnes dans le temple. La réunion  CNEF à 20H30 a attiré 40 personnes seulement salle Monod. Pourquoi ce résultat décevant s’agissant de sujets aussi brûlants ( l’étranger et la représentation du protestantisme) abordés selon la procédure alêchante de controverse ?
 
 Deux explications possibles .
 
 I    Lassitude ou non-information des publics les plus concernés.
 
-S’agissant de l’étranger, le sujet lasse l’opinion……les protestants parisiens sont gâvés de CIMADE .
 
-S’agissant du CNEF et de la FPF, le sujet n’intéresse pas le peuple réformé  et  Réforme ne touche pas un peuple évangélique pourtant hyper mobilisé par l’imminence de la création du CNEF le 15 juin.
 
II   Tout comme la CIMADE, la FPF qualifie tout débat en vue de définir, dénombrer et évaluer d’inutile, agressif, ou idéologique.
 
Pour la CIMADE la Bible se suffit sur l’étranger.  L’immigration est inéluctable, profitable et morale.  La demande de connaissance des faits et des chiffres  présentée par M. Tribalat cacherait mal  une contestation de la « Ligne CIMADE » et  ne peut que réveiller la bête immonde. Le BIEN l’emporte sur la VERITE. On ne cherche pas, on milite.
 
Pour la FPF, la question de la représentativité, ne se pose pas. Chaque église (Réformés, Concordataires etc..)  a sa façon de définir et compter ses membres. Pour les églises de l’Intérieur, la solution est théologique. Pour les églises Concordataires, elle est historique. Pour les associations subventionnées, elle est morale, « Foin de toute  distinction entre bénévoles et salariés comme de toute certification » !. Les membres de la FPF sont théologiquement « en lien » entre eux tout comme les 250.OOO personnes physiques membres de l’ERF le sont entre elles.
 
III Les différences porteuses de divergences entre CNEF et FPF ne sont pas que théologiques et théologiques, elle sont  tout autant sociologiques, éthiques et politiques voir partisanes. Tout le monde le sait et d’abord intellectuels, sociologues, medias et gens d‘appareils mais pas un mot sur ces réalités qui  tant  pimentent la vie publique française. Des exemples ?  Famille, Palestine, Homoparentalité, Dépense publique, Association, Islam , Burka  ? .....
 
Commentaire et conclusion :
 
A) Tout ceci ne serait que tempête dans dé à coudre n’était la question concrète et non dite des rapports avec les pouvoirs publics natioaux et locaux  : relations officielles (Vœux à l’Elysée !), agréments administratifs, TV et radios,  subventions aux associations du secteur sanitaire et social, participation aux instances consultatives locales, aumôneries etc... Définir et compter s’imposera tôt ou tard aux protestants comme aux Pouvoirs . Représenter est un idéal exigeant.  Parler au nom d’un peuple sans trop de consultation est en démocratie un privilège enviable autant que rare et risqué.  Centraliser et Répartir les avantages et droits liés au rapport avec les Pouvoirs et à la Dépense publique constitue un autre privilège qui entraîne souvent, si l’on n’y prend garde, bien des entorses inexcusables aux grands principes  institutionnels issus de la Réforme 
 
B) La question que les AFP tirent des grands principes institutionnels de Réforme ( Sacerdoce universel, régime prebytero-synodal, séparation des pouvoirs etc ....)  reste sans réponse  à la suite de cette réunion du 3 juin qui fait suite à la controverse organisée par les AFP avec les mêmes participants le 4 mai 2009 et dont Réforme avait rendu compte dans son numero «Musée du Désert» sous le titre : « PROTESTANTS.. COMPTEZ VOUS !!. Une institution peut-elle représenter et parler au nom d’un groupe humain sans en avoir au préalable défini et dénombré conventionnellement les membres » ?

 Est-ce faire secession  que de poser cette question de bon sens?
 
C) Reforme  ne doit pas renoncer mais s’interroger sur les causes d’un  résultat décevant dont le journal ne peut être tenu responsable.
 
POUR LES AFP
Quatre administrateurs des AFP participaient au débat : à la tribune deux évangéliques  « divisés » : S.Lauzet et M. Georges. Dans la salle deux réformés « unis » : J.H. Carbonnier , PP Kaltenbach. C’est dire l’intérêt concret des AFP pour le sujet.  Par leurs statuts et leur pratique, les AFP qui comportent des associations issues de douze églises différentes démontrent en effet quotidiennement et localement qu’il est possible d’apporter une réponse  démocratique et concrète, comme nationale et locale aux problèmes de la coexistence entre CNEF et FPF. 
 
Plus que jamais s‘impose donc à elles la double appartenance aux deux fédérations.. Les AFP peuvent et doivent inviter CNEF et FPF à promouvoir la création  d’AFP disposées à coopérer sans considération  d’appartenance confessionnelle ( clause statutaire d’ adhésion ), donnant ainsi corps aux propos fraternels entendus de part et d’autre. De tout cela, les AFP parleront et trancheront les 1°/3 octobre prochains à Fontevraud
 
POUR LES PROTESTANTS
A l’occasion du débat, la différence fondamentale entre les chartes des deux fédérations telles que confirmées en 2010 n’a été qu’évoquée. Or sous couleur d’aggiornamento  technique, (les effectifs de l’assemblée passent de 96 à 120) la FPF a bel et bien réformé la répartition  des droits et devoirs de ses membres comme la répartition des sièges à l’assemblée générale  et partant l’équilibre des pouvoirs entre ses quatre piliers :
 
ERF.                  30% des sièges.    Contre 20%          avant 2010
Concordataires.  23 % .       //           Contre 15%          //                  
Autres églises.  23%..        //           Contre 38%          //
Associations.                     21%.         //           Contre  25 %        //
   
La différence est par ailleurs grande entre les deux chartes (CF les sites ). La charte du CNEF privilégie la prééminence à la confession de foi et au souci démocratique du fonctionnement. La charte de la FPF , mais  plus encore son réglement  intérieur, évoquent un accord administratif d’appareils privilégiant l’organisation  des votes et contributions et  surtout le droit de représenter et de parler « au nom de ... ».
 
Les possibilités d’un éventuel accord entre les deux fédérations et entre leurs membres dépendra donc moins de divergences  théologiques et politiques que du niveau de démocratie de leurs structures et procédures de vote et de financement.  En la matière, le CNEF n’est pas seul en cause ; la FPF elle aussi doit s’interroger.
 
PPK
 

Serge OBERKAMPF et la Diaconie d'Etat

"Arrêtez de diaconner !"

 



LA VOIX PROTESTANTE MAI 20002

Pasteur Serge Oberkampf de Dabrun.
Eglise réformée de Paris-Luxembourg
Administrateur des AFP.


 
A propos de la Diaconie

« Je vous en supplie, frères au nom du Christ, arrêtez de diaconner ! »

 
Réponse à Jean-Marc Viollet  ( Président de l'ERFet Antoine Odier sur leurs articles parus en pages 9 et 11 du numéro 265 de La Voix Protestante.
 
 
                   << Le concept de « ministère diaconal de l'Egli se » qui sert de titre au billet du Prêsident ( de l’ERF) n'a aucun support dans le Nouveau Testament. Ayant pris la peine de visiter les cent emplois de diakoneo, diakonia, diako nos, je puis vous assurer qu'il ne peut s'agir que d'un service interne à l'Eglise et en aucun cas d'un devoir qu'aurait celle-ci d'exercer une tâche sociale aux bénéfices des miséreux.
 
Ministère dans ou de l'Eglise
 
 S'il y a un ministère diaconal dans l'Eglise, il n'y a aucune trace de ministère diaconal de l'Eglise.
La construction théologique justifiant le titre du billet présidentiel s'alimente en réalité non pas dans l'Ecriture, mais dans la théologie de Barth par exemple (Dogmatique Tome 25 pages 638ss), quand il écrit que « le ministère diaconal de l'Eglise trouve sa justification dans la victoire de Jésus de Nazareth sur la mort et toutes les fatalités ".
 
Le Nouveau Testament décrit la diaconie comme la gestion équitable des offrandes au bénéfice des membres de la communauté chrétienne (les veuves) qui ne pouvaient pas exercer une profession leur rapportant de quoi vivre. (Actes 6,1 et ss, 1 Tim 5, 16 et ss). C'est ce qu'opèrent les associations d'entraide paroissiales quand elles justifient leur appellation : faire en sorte que ceux qui sont au tour de la table du Seigneur le dimanche matin, aient tous de quoi manger au sortir du culte, et un toit sur leur tête le soir. On peut, par extension, mettre au compte du ministère diaconal la collecte que rasssemble Paul au profit des frères de Jérusalem, ancêtre de nos « cibles ". Aujourd'hui, les paroisses riches exercent une diaconie importante au bénéfice des paroisses pauvres. Pour quoi donc s'étonner avec Antoine Odier de la faible capacité diaconnante de ces petites paroisses ? Bénéficiaires de l'effort diaconal des riches, il est de leur de voir de concentrer leurs maigres ressources sur leur tâche essentielle qui est de témoigner de l'Evangile là où elles sont implantées. Petites paroisses pauvres, n'ayez aucune mauvaise conscience à ne point diaconner! Le DEFAP exerce aussi une activité diaconale au profit des Eglises membres de la Cevaa.
 
Prédication en acte
 
Le concept de « prédication en acte " n'est pas seule ment une hérésie, mais pire, une tentation. N'est-il pas patent dans les évangiles que les actes de Jésus (guérisons, multiplication des pains) sont le plus souvent décrits comme des occasions de contresens de la part des bénéficiaires comme des spectateurs ?
 
La pratique de la diaconie telle que je la comprends de l'éditorial de Jean-Marc Viollet, loin d'être une« prédication en acte" est la justification par les œuvres, le prétexte donné à la bonne conscience, d'une absence de prédication et de témoignage. Et justement parce qu'il est difficile de parler de Jésus-Christ. Faut-il encore rappeler que l'acte renvoie à celui qui l'exécute et que seule la Parole peut renvoyer à un Autre ..
 
Accueillir ou participer à l'effort social
 
Nous l'avons entendu, ce discours consistant à envoyer les membres de l'Eglise soulager la misère du monde! Le résultat est d'as sécher les énergies, de sombrer dans l'activisme, de dé laisser la prière, de n'accorder que peu d'attention à la souffrance des membres de l'Eglise, bref de ne pas avoir de ministère diaconal au sens biblique du terme. L'Eglise ne reçoit plus les pauvres et ne leur annonce plus l'Evangile, elle s'en occupe. Les vrais damnés de la terre, désignés par les prophètes de l'utilité sociale, ont priorité sur les humbles chercheurs de Dieu.
 
En ma qualité d'animateur de la cellule « croissance de l'Eglise" je dénonce dans ce discours et dans sa mise en pratique, notamment par le truchement de tant de « centres ", qui ont d'ailleurs fait faillite, la cause principale de l'effondre ment des effectifs de l'Eglise réformée de France constaté entre 1960 et 1985, mis en lumière par les statistiques fournies par le Conseil Ré0gional. Mais il paraît, à en tendre certains, que le vide des églises est la preuve qu'on y prêche l'Evangile ...
.
Diaconie de l'Etat

Que penser de cette « formule raccourcie" qu'est la diaconie de l'Etat sinon qu'elle ajoute à la confusion des langues? Chacun sait en effet que M. Chevènement a fait une prédication remarquée sur la Corse à l'Assemblée Nationale, que ce fou de Richard Burn a tué huit membres du Conseil presbytéral de Nanterre et que le Conseil national se réunît tous les mercredis à l'Elysée. Avec çà, on est sûr d'avoir participé à la formation théologique des laïcs de nos paroisses ...
Pour conclure de façon positive, je pense que plutôt que de tenir un forum sur le sujet prévu, nous pourrions avoir un débat sur le rôle de l'Eglise dans la société, dans ce contexte de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui est le nôtre. Un titre: Le rôle citoyen de l'Eglise ?
Pasteur Serge Oberkampf de Dabrun.  Eglise réformée de Paris-Luxembourg
..

Ce texte s'inscrit dans le débat sur la diaconie, lequel devrait se poursuivre au cours du Forum du 15 juin.

FORUM
Etat des lieux de la diaconie, diaconie de l'Etat
15 juin après-midi
67, rue Yaneau, 75007 Paris. siège du service CAFDA.
 
 
 

PROTESTANTISME et QUESTION ASSOCIATIVE: "DIACONIE".

Synode Réformé des 13/16 mai 2010

Associations Familiales Protestantes
et
DIACONIE
1980-2010

Rencontre de La Force
les 8/10 avril 2010.

   CONTRIBUTION au SYNODE NATIONAL
de
l‘Eglise Réformée de France
à La Force 13/16 mai 2010
 
+
++
Jacques Ellul  . 1948

 ”Présence au monde moderne”
<<Toute technique devient morte - c’est à dire inéfficiente et source de mort - lorsqu’elle n’est pas ordonnée, située et jugée par le Royaume qui vient. Et il est inutile de s’évertuer aux bonnes oeuvres et se dépenser en activités pieuses ou sociales. Cette sorte de “conception chrétienne” des choses, d’avoir de bonnes institutions, une bonne morale, de savoir où est le bien en toute chose, et de badigeonner tout de cet enduit ........Cela ne signifie absolument plus rien...>>.
 
I
 
Quelques 30 responsables des AFP  se sont réunis à la Fondation John Bost les 8/10 avril 2010 pour débattre d’un sujet récurrent au sein des Eglises de la Réforme : la diaconie. Nous dédions cette rencontre  à la mémoire de notre frère et administrateur, notre pasteur Serge Oberkampf, auteur d’un article retentissant dans Réforme : « Frères ! Arrêtez de diaconner ».Nous avons bénéficié de l’accueil du directeur général Christian Galtier, son épouse et Evelyne Jouve aumonier,  de la présence du docteur Jean de Verbizier, ancien président du conseil d’administration et d’un message de bienvenue de son sucesseur Christian Feuilllette.

 
Wikipedia.
 
          <<Dans les Églises protestantes, la diaconie est la mise en œuvre de l'Évangile de Jésus-Christ à l'égard des pauvres, comme un témoignage personnel et communautaire et comme un service à l'égard de la personne et de la société. À Genève au temps de Jean Calvin, les diacres étaient chargés de l'hôpital au nom et sous la direction du Consistoire.
En France, du fait des persécutions, ce ministère ne s'est pas mis en place institutionnellement, ce qui n'a pas empêché l'exercice concret de la solidarité, tant à l'intérieur des communautés locales que vis-à-vis de gens extérieurs.>>.
 
Le XIXe siècle a vu fleurir nombre d'œuvres protestantes, tant missionnaires que diaconales. Parmi ces dernières, il convient de distinguer, ne serait-ce que par la taille, les grosses institutions protestantes (comme la Fondation John-Bost en Dordogne) et les diaconats paroissiaux. Mais les unes et les autres sont organisées en associations à but non lucratif, souvent reconnues d'utilité publique. 
 
COMMENTAIRE.

La diaconie c’est bien le dossier associatif d’une communauté ecclésiale qui organise l’entraide en son sein et hors de son sein sous pavillon de la Loi de 1901. Or tout se passe comme si les églises officielles refusaient d’affronter l’abcés associatif français, c’est à dire le glissement du bénévolat au salariat et du don privé aux  subventions. Quant aux églises issues de la Réforme le moment est venu de rappeler que sacerdoce universel implique diaconat universel soit le primat de l’engagement personnel sur le financement public.
 
DOSSIER DES AFP  les 8/10 avril 2010 à La Force .
 
 HISTORIQUE
 
1) -    XVI° Siècle.
C’est d’abord la querelle de la justification par les Ouvres ou par la Foi source première du conflit entre Luther et Rome.  Source aussi de multiples confusions entre instances protestantes. Cette note n’est pas le lieu d’en traiter. 
 
2) -     1948 
Plus prés de nous, un inspirateur des AFP, Jacques Ellul  jette une lumière crue sur le débat dans son livre  Présence au monde moderne: cf ci dessus.
....” 
Ce que Jacques Ellul dit de la technique rien, absolument rien, n’interdit de le dire de toute institution, toute profession, tout discours.
 
3) - Congrés des AFP. Juin 1980 à la Force.
Pour le premier congrés de leur réveil aprés 30 ans de sommeil, les AFP avaient choisi de se réunir à La Force pour traiter de la diaconie  On peut lire ce qui suit  dans le journal protestant Le christianisme au XX° Siècle.N° 29 du 21 juillet 1980:
 
<<Le Congrès s'est tenu autour de trois thèmes :

1) Les œuvres protestantes  
2) La crise du secteur sanitaire et social,
3) La perspective associative.
 
Le rapport de base étudie d'abord la nature de la crise et ses conséquences prévisibles, notamment pour les œuvres.  Cette évolution les conduit peu à peu à cesser d'être des œuvres en perdant le Sens de la Communauté. La présence de travailleurs et d'administrateurs chrétiens les faisaient «différentes». On ne trouve plus de travailleurs chrétiens. Les administrateurs, lassés de voir leur temps absorbé par la gestion, les conflits de pouvoir, la convention collective, les exigences administratives, se résignent, vieillissent ou s'éloignent ( . .)
 
 Apparaît une évidence : privées de Sens et de Communauté, les œuvres ne pèsent que ce que pèsent leurs effectifs et leur compte d'exploitation. Est-ce suffisant face aux conséquences prévisibles de la crise du secteur sanitaire et social ?
 
D'où plusieurs remarques împortantes :
 
- Une première conclusion de travail peut être dégagée. Il n'y a pas de solution aux difficultés des œuvres sans le concours des églises, des paroisses, des communautés, bref du Peuple protestant : le temps de l'interpellation et de la distanciation critique est passé.
 
- Il nous faut donc inventer une ou des structures de réflexion, de recherche rétablissant l'équilibre entre les œuvres et la communauté.
 
- Une autre conclusion apparaît : pour l'essentiel, et globalement, les solutions possibles auront pour trait commun une reprise du sens et de la communauté.
 
Et de ces considérations une dernière idée peut émerger : le problème n'est pas de  conserver des moyens, de sauver des emplois sous contrôle » protestant »
 
«   Nous avons choisi ce lieu dans l'intention de sortir de nos ornières qui se résument dans les questions suivantes :
 
- Comment critiquer les perversions de l'action éducative sanitaire et sociale sans mettre en cause la solidarité et l'effort de justice?
 
- Comment annoncer l'Evangile tout en restant laïc et en respectant les convictions d'autrui?
 
- Comment concilier la primauté de l'Evangile et notre besoin terrestre d'identité et de communauté protestante?
 
- Comment sortir de l'opposition actuelle entre œuvres et paroisses, église et société, action sociale et prière?
 
- Comment éviter que le souci des plus petits n'entraîne professionnalisation et institutionnalisation au détriment de l'engagement du plus grand nombre?
 
 
AVRIL 2010
CONSTATATIONS 

 
Trois mouvements de fonds ont marqué la période 1980-2010. Et modifié du tout au tout le contexte associatif .
 
 -   1) Les prévisions de 1980 sur l’avenir du secteur associatif sanitaire et social ont été confirmées avec désormais la perspective à terme proche d’une réorganisation totale du secteur liée en partie à la pression  de l’Europe. La certification externe s’impose désormais à tous. Les pouvoirs publics envisagent de réduire de 25.000 à 5000 le nombre d’organismes qu’ils financent. Au terme de la réforme, ne subsisteront que les établissements présentant  soit une taille suffisante après fusion soit des caractéristiques  exceptionnelles répondant à des besoins propres. Même La Fondation John Bost s’interroge sur l’avenir de ses établissements hors Dordogne et envisage la création de pôles protestants par fusion avec d’autres Œuvres. La diaconie réduite au secteur sanitaire et social en forme associative sur fonds publics, avec prééminence du salariat va affronter de rudes difficultés. Au temps de l’interpellation des églises va succéder le temps de l’appel au secours. Plus largement, ce mouvement concerne en France 40.000 structures associatives gros employeurs mobilisant 80% du salariat et 80% des fonds publics associatifs. Ces structures n’ont plus d’associatif que le statut . Ecoutons François Bloch Laïné: “Une association n’est intéressante socialement que si elle associe vraiment »

- 2) Les participants réformés ont fait état d’un phénomène général de «déprotestantisation »  et déchristianisation des œuvres par perte du Sens et de la Communauté. Travailleurs et administrateurs bénévoles ont déserté.  Sauf exceptions comme La Force et les Diaconnesses, la Parole n’est plus dite. Le terme Entraide n’a plus de sens puisque le salariat a éradiqué le bénévolat et avec lui la générosité de l’engagement personnel : c’est d’aide ou d’assistance, d’action publique  sous pavillon associatif qu’il s’agit. Il n’existe en protestantise aucune instance de reflexion sur l’avenir associatif lato sensu. Le Forum Associatif de la FPF a été suspendu. Or le plus grave, ce n’est pas la perte d’une appartenance, d’une référence, voir d’une étiquette,c ‘est l’éradication  de l’engagement personnel, cet équivalent  sociétal du sacerdoce universel en église.
 
- 3)  Evangéliques et réformés présents ont estimé que cet effondrement avait été aggravé par la disparition des outils de transmission  des églises officielles ( En particulier l’affaissement du scoutisme et la disparition depuis 40 ans de la Fédération des Etudiants ( FEDE) que l’ERF n’a jamais cherché à remplacer). Si cette analyse est juste- et les conclusions du prochain synode national réformé qui se tient à La Force en mai seront intéressantes sous cet angle- l’un des problème  centraux de la diaconie est  la reconstruction de lieux de recherche sur le Sens et la Communauté qui seraient en outre des lieux de formation  de laïcs bénévoles.  Il s’agit d’organiser la transmission aux jeunes générations et dans cette double perspective recherche et transmission. La fondation constitue dores et déjà un outil de prédilection. Sur un plan plus général l’outil juridique que constitue les AFP devrait permettre aux nouveaux venus d’éviter les erreurs du passé.

La décision d’organiser  en ces matières une coopération systématique entre les AFP et la fondation constitue la décision la plus inattendue et la plus heureuse de cette rencontre  sur un thème initié en 1980. Il a été décidé que chaque participant adresserait à Jean Pierre Riche dix lignes pointant sur l’essentiel en vue d’un article proposé au journal de la Fondation
 
 
ANNEXE I

Mutualité, bénévolat, transparence, séparation des pouvoirs.
 
Un document reçu de Moscou au retour de La Force 
   apporte un éclairage laïc sur la diaconie
 
 
 
."Les Harmonies Économiques" – 1850  Frédéric Bastia

[...] << J'ai vu surgir spontanément des sociétés de secours mutuel, il y a plus de vingt-cinq ans, parmi les ouvriers et les artisans les plus dénués, dans les villages les plus pauvres du département des Landes [...] Dans toutes les localités où elles existent, elles ont fait un bien immense [...] 


Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité.

Ce n'est jamais sans créer pour l'avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu'on soustrait l'individu aux conséquences de ses propres actes. Le jour où tous les citoyens diraient : « Nous nous cotisons pour venir en aide à ceux qui ne peuvent travailler ou ne trouvent pas d'ouvrages », il serait à craindre [...] que bientôt les laborieux ne fussent réduits à être les dupes des paresseux.

Les secours mutuels impliquent donc une mutuelle surveillance, sans laquelle le fonds des secours serait bientôt épuisé. Cette surveillance réciproque [...] fait la vraie moralité de l'institution. C'est cette surveillance qui rétablit la Responsabilité [...] 

Or, pour que cette surveillance ait lieu et porte ses fruits, il faut que les sociétés de secours soient libres, circonscrites, maîtresses de leurs statuts comme de leurs fonds. [...] Supposez que le gouvernement intervienne. Il est aisé de deviner le rôle qu'il s'attribuera. Son premier soin sera de s'emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser ; et pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable [...] Ensuite, sous prétexte d'unité, de solidarité (que sais-je ?), il s'avisera de fondre toutes les associations en une seule soumise à un règlement uniforme.

Mais, je le demande, que sera devenue la moralité de l'institution quand sa caisse sera alimentée par l'impôt ; quand nul, si ce n'est quelque bureaucrate, n'aura intérêt à défendre le fonds commun ; quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, se fera un plaisir de les favoriser ; quand aura cessé toute surveillance mutuelle, et que feindre une maladie ne sera autre chose que jouer un bon tour au gouvernement ?


 Le gouvernement, il faut lui rendre cette justice, est enclin à se défendre ; mais, ne pouvant plus compter sur l'action privée, il faudra bien qu'il y substitue l'action officielle. Il nommera des vérificateurs, des contrôleurs, des inspecteurs. On verra des formalités sans nombre s'interposer entre le besoin et le secours [...] [...] Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu'ils administrent, qu'ils alimentent et dont les limites bornent leurs droits. Peu à peu, ils s'accoutumeront à regarder le secours en cas de maladie ou de chômage, non comme provenant d'un fond limité, préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la Société. Ils n'admettront pas pour elle l'impossibilité de payer, et ne seront jamais contents des répartitions.

 L'État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l'opposition des commissions de finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissants et on en recalculera le redressement d'année en année, comme c'est l'usage jusqu'à ce que vienne le jour d'une explosion. Mais alors, on s'apercevra qu'on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d'un ministre ou d'un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d'avoir perdu jusqu'à la notion du Droit, de la Propriété, de la Liberté et de la Justice .>>
 
 
Commentaire 
 
 Vieux d’un siècle et demi, ce texte a deux mérites considérables.
.
 ECLAIRER NOTRE PROJET
 
Il éclaire l’objectif du discours-programme  des Associations Familiales Protestantes sur la nécessité de définir, chiffrer, évaluer et certifier la dépennse publique associative : il s’agit de restaurer la responsabilité là où elle a été éradiquée.
Pour atteindre cet objectif, la transparence par la publication sur le Net ( décret de mai et arrêté de juin 2009) ainsi que la séparation des pouvoirs et des intérêts entre l’organisme certificateur et l’organisme certifié sont deux voies de passage consubstantielles à toute démocratie.
 C’est faute de l’admettre que, depuis quarante ans, responsables politiques et partenaires sociaux ont fait de nous une société de défiance dont le modèle social s’auto détruit. 
La question centrale qui se pose à chacun d’ici l’élection présidentielle de 2012 est donc simple : Qui restaurera la confiance perdue ? Les dirigeants ou les dirigés ? Comment ?
 
LOCALISER L’OBSTACLE.

 La question n’est plus de savoir Qui est de gauche  ou de  droite ? Pour la justice sociale  ou pour la liberté ?Pour ou contre le service public ? Pour la démocratie représentative ou participaive ? L’étranger ? La diversité ? La Parité ? Les droits de l’Homme ou ceux du Citoyen ?
La question  est : Comment faire dire à ceux qui s’opposent à  la transparence, à la séparation des pouvoirs et des intérêts, à la certification, à la nécessité de définir, recenser ,chiffrer  pour évaluer etc.... la justification  « ethique » de leur refus. Il y va de la représentativité et de la responsabilité  (accountability en anglais) des forces sociales et politiques en présence.( Partis, syndicats, églises, associations, médias, corporations etc.. 
 
 
   Pour la suite:   Rendez vous à Fontevraud les 1/3 Octobre 2010
 
 

Etats Généraux du protestantisme TEXTE DE 1986

Projet de Charte rédigé par J. Ellul et signataires

LA CHARTE
POUR DES ETATS GENERAUX DU PROTESTANTISME
 
1. LE MOUVEMENT POUR UNE REUNION DES ETATS GENERAUX  DU PROTESTANTISME SE PROPOSE :
 
.       de promouvoir
-une prise de conscience de nos carences de chrétiens dansle monde actuel
-une réflexion collective sur les responsabilités des chrétiens, individuellement ou en groupe, pour le témoignage de l’Evangile en paroles et en actes;une recherche sur les grands problèmes théologiques qui se posent (explicitement ou non) à l’homme moderne
 
de réaliser une expérience de libre dialogue entre protestants, en essayant aussi d’y intéresser les protestants « sociologiques »ou détachés, par différents modes d’expression et de communication.
Cette entreprise permettrait de faire ressortir l’identité protestante dans l’ensemble du Christianisme, non de façon introvertie, mais en fonction de la présence au monde et de l’évangélisation.
 
2. PAR SA NATURE MEME, CE MOUVEMENT DOIT ETRE TEMPORAIRE.
Il ne vise pas à faire naître des institutions; il n’est pas destiné à se perpétuer, une fois son objectif atteint, ce qui peut durer quelques années. Bien entendu le mouvement, étant une struc ture informelle, n’engage qu’à titre personnel ceux qui en sont partie prenante
 
3. Nous sommes, au départ, des laïques et des pasteurs de différentes confessions protestantes qui estimons nécessaire une consultation aussi large que possible sur :
ce que devrait être l’Eglise, son rôle, et ses structures indis pensables, en actualisant ce qui vient du passé, et en fonction àe notre réalité spirituelle et sociologique actuelle ;
la meilleure façon d’exprimer et de transmettre, ici et mainte nant, l’Evangile.
 
4. Nous pensons que nous devons interroger le plus grand nombre possible de membres, àéclarés ou non, d’Eglises, oeuvres, mouvements pro testants. En application de la vérité, indispensable à rappeller, du sacerdoce universel (et en considérant que ceux à qui nous nous seron adressés nous interpellent à leur tout), il faut donner la parole à ceux qui l’ont rarement, et que la parole soit libre.
Les résultats seront ensuite transmis aux Eglises, oeuvres et mouve -ments, et portés à la connaissance du public protestant.
 
5. Nous faisons le pari que le renouveau de l’Eglise peut partir des communautés de base et de leurs membres. Par le terme d’Eglise, nous entendons non seulement les paroisses et les’ communautés, mais aussi les oeuvres et mouvements, pourvu qu’en eux Jésus Christ soit claire ment reconnu comme Fils de Dieu, Seigneur et Sauveur.
 
EN PRATIQUE,
Il s’agit donc d’une démarche de travail collectif, public, tendant à l’expression du plus grand nombre de protestants .
 
Un Comité de Préparation a été constitué . ( CF liste ci aprés)
Il propose un développement en quatre temps
 
D’abord la constitution de réseaux de communication. Ceux-ci assureront la très large diffusion de questionnaires provenant du Comité ou d’autres groupes constitués de façon autonome
dans la même perspective, et destinés à intéresser les communautés et à stimuler leur réflexion. Les réponses à ces questionnaires seront regroupées dans une synthèse exploratoire
 
En second lieu celle-ci, diffusée à son tour, devrait provoquer dans les groupes un libre effort de réflexion en vue de rédiger des « Cahiers de Propositions » qui feront l’objet d’une nouvelle synthèse maintenant les nuances et les particularités.
 
Ensuite, sur la base de ces Cahiers de Propositions, des rassemblements régionaux regrouperaient tous les intéressés, non par voie élective ou représentative, mais par voie directe.
Enfin, après cette expérience des « Etats Provinciaux », il faudra envisager une Assemblée « des Etats Généraux » dont les conclu sions seraient rendues publiques.
 
CETTE CHARTE A ETE SIGNEE PAR TOUS LES MEMBRES DU COMITE PREPARATOIRE
 
Francis AUSBURGER, Jean-Paul BARQUON, Henri BLOCHET, Jean BAUBEROT Jean-Daniel ‘DUBOIS, Jacques ELLUL, Marie-Louise FABRE, l’lichel HOEFl Laurent GAGNBIN de BONS, Pierre-Patrick KALTENBACH., Antoine NOUIS Jean TARTIER; Alain ZWILLING.
 
Elle les engage ainsi que tous ceux qui participent au mouvement pour des Etats Généraux du Protestantisme.
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DES QUESTIONS DANS LA PRESPECTIVE DES ETATS GENERAUX DU PROTESTANTISME
 
A titre d’exemple, voici le questionnement de Jacques ELLUL
 
Qu’attendez-vous de votre Eglise? Que pensez-vous, vous-même, pouvoir lui apporter ?
 
Comment établir un meilleur échange entre la « base » et le « sommet » ?
 
Comment faire passer les décisions des autorités écclésiastiques
 
au niveau du « protestant moyen » ? Comment faire entendre les réactions de la « base » aux autorités ?
 
Où se situe pour vous le difficulté de « vivre » dans l’Eglise et d’y participer ?
 
Comment exprimer ensemble notre foi en Jésus Christ, dans le milieu qui nous entoure ?
 
Quelle est la raison du succès des groupes charismatiques ? Pour~uoi assistons-nous au développement des sectes ?
 
Comment réaliser une unité : entre institution et foi personnelle, entre les divers corps qui constituent dans leur ensemble l’Eglise de Jésus Christ, entre nos options politiques ou sociales et notre foi chrétienne ?

Quel rôle peut avoir la foi dans nos choix sociaux et professionnels ?
 
Comment redonner le goût de la lecture biblique dans les groupes et familles protestantes ?
 
Quelle  importance a pour vous l’Evangélisation ? Comment à vos yeux la développer ?
 
Sait-on dans votre lieu de travail, parmi vos relations, que vous êtes un Chrétien protestant ? Cela a-t-il une importance ? Pensez-vous que cela entre en ligne de compte sur la façon dont vous êtes considéré ?
 
Il y a toujours eu des difficultés entre les générations, pensez-vous que la foi chrétienne puisse les atténuer ou est-elle difficile à vivre dans les relations entre générations ?
 
Pensez-vous que la grande manifestation pour le Tricentenaire de la Révocation (Protestantisme et liberté) a été l’occasion d’un témoignage protestant ?
 
Pensez-vous qu’il faille « démultiplier » ce questionnaire et faire des questionnaires spécialisés (Evangélisation, catéchisme, aide sociale, unité, mission, etc ••• ) ?
 
Et vous, quelles sont vos questions ?
 
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ASSOCIATIONS (loi du 1W JuJllet 1901)
DEPARTEMENT DU VAL-DE-MARNE SOUS-PREFECTURE DE L’HAY-LES·ROSES
 
RECEPISSE
DE
DECLARATION
 
le Sous-Préfet,
Commissaire Adjoint de la République de l’arrondissement de [,HAY-LES-ROSES,
Vu la du 1°juillet 1901 relative au contrat d’association;
Vu le décret du 16 août 1901 portant règlement d’administration publique pour l’exécution de la loi  précitée.
 
 
Certtifie avoir reçu de MM Jacques Ellul
Demeurant à Pessac ,120 rue Marcel Periard 33600 Pessac
 
Une déclaration en date du 4 décembre 1986  par laquelle ils font connaître
la constitution d’une Association
dénommée
 
« POUR DES ETATS GENERAUX DU PROTESTANTISME »
 
Ayant pour but : «  D’aider par tous moyens humains et  matériels adéquats l’ensemble des initiatives  prises ou à prendre pour la  réunion d’Etats Généraux du Protestantisme.
Dont le siège est situé 35 avenue Paul Durand 94110 ARCUEIL
A l’appui de cette déclaration ont été déposés :
‘ » Deux exemplaires des statuts de l’association.
2 » La liste des personnes chargées de l’administration ou dt, la direction de l’association.
3 » Un registre.
La délivrance du présent Récépissé a le caractère d’une simple formalité et n’implique absolument aucune reconnaissance par l’administration de la vali· dité et de la légalité de J’association intéressée.
Le Sous préfet  Robert Castellani  Commissaire adjoint de la République
 
(1) Rayer’ les mentions inutiles.
EXTRAIT DU DECRET DU 16 AOUT 190
ARTICLE PREMIER. - La déclaration prévue par l’article 5, paragraphe 2 de la 101 du 1 » juillet 1901, est faîte par ceux qui, à un tltr. quelconque, sont chargés de l’administration ou de la direction de l’association,
Dans le délai d’un mois elle est rendue publique, au moyen de l’insertion au • Journal officiel. d’un extrait contenant la date de 1 déclaration, le titre et l’objet de l’association. ainsi que l’indication de son siège social. (Un exemplaire du • Journal officiel,. contenant cette déclaration est conservé par la Sous-Préfecture.)
EXTRAIT DE LA LOI DU 1W JUILLET 1901
Les associations sont tenues de faire connaître dans les trois mois tous les changements survenus dans leur administration ou lel direction, ainsi que toutes les modifications apportées à leurs statuts.
 
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Association pour la Réforme des églises issues de la Réforme
 
Section de : ........................
 
Constitution:
Les personnes soussignées constituent le collège des fondateurs parmi lesquels l'assemblée générale composée des cotisants les dirigeants de l'association.
Objectif: Réunir les moyens matériels et humains nécessaires pour témoigner de la pertinence des grandes affirmations de la Réforme, transmettre son héritage aux générations nouvelles, respecter sa devise Semper Reformanda, assembler le Peuple à cette fin.
 
Modalités:
Verser à un fonds décentralisé, paroisse par paroisse, une fraction significative de nos cotisations dans l'attente de financer toute action individuelle ou collective jugée susceptible de contribuer à la réalisation de cet objectif. Le compte sera logé chez un notaire, géré par décision collégiale et double signature, certifié par un expert comptable.
 
Engagement :
Quelque soit l'i$sue de l'action, les fonds inutilisés sous un délai de cinq ans seront reversés pour parts égales à )' Armée du Salut , à la fondation des asiles John Bost et à des tglises Africaines soeurs.
Procédures: Un conseil de gouvernance composé de personnalités , connues pour leur compétence financière, leur connaissance du protestantisme, leur probité et leur impartialité notamment politique veillera au respect de l'objectif et des modalités en faisant rapport public annuel à )' assemblée générale de l'association sur le déroulement de l'action et la situation du fonds .
 
L’association recherchera à entrer en copération poursuivant le même objectif selon les mêmes modalités. Le jour venu, les dites associations feront assemblée pour unir leurs efforts . L'issue du processus comporterait notamment une assemblée correspondant à ce que certains ont nommé un synode ecclésiologique et d'autres des Etats Généraux du Protestantisme.
 
 
 
 

ETATS GENERAUX du PROTESTANTISME

DEMANDEZ UNE CONTROVERSE PUBLIQUE ENTRE CNEF ET FPF

Proposition de Controverses


Peut on représenter un groupe humain tout en refusant
d'en définir les membres et d'en dénombrer  les effectifs ?



REGLE DU JEU
PROPOSITION DU PASTEUR Louis SCHWEITZER
 ( Secrétaire Général de la FPF) en 1998
MODIFICATIONS PAR ANDRE GOUNELLE

 
Origine de la demande : ASSEMBLEE DES AFP DU 11 OCTOBRE 1997 

 
Buts
Etre, au sein du protestantisme français, dans la suite des "disputassions" des siècles passés, un lieu de débats et de confrontations libres et régulés offerts aux participants et non aux intervenants. Les sujets abordés pourront concerner toutes les questions théologiques ou de société sur lesquelles des positions différentes se rencontrent dans les Églises. Une attention privilégiée sera réservée aux thèmes concernant ou liant association, famille et protestantisme. Ces débats sont leur propre fin; ils ne donneront lieu à aucune décision ni prise de position" au nom du protestantisme". A la différence des assises, colloques et tables rondes, ces Controverses organisent l'intervention du plus grand nombre possible de participants qui en contrepartie auront fait l'effort de se préparer en étudiant le dossier et en communiquant préalablement leurs questions ou contributions écrites. La condition de controverses réussies, c'est donc la préparation rigoureuse de chacun et le respect scrupuleux de la règle du jeu. 
 
Conditions de participation

- Etre invité par les organisateurs 
- Accepter le thème et ses limites 
- Accepter la règle du jeu. 
- Accepter l'arbitrage proposé. 
- Accepter l'éventualité d'une publication 
 
Le thème

Thème retenu :  Protestantisme et  Representativité.

Il est choisi par le comité d'organisation qui sélectionne deux débatteurs animateurs d'avis opposés. Un thème peut comporter plusieurs rubriques. Le thème fait l'objet d'un dossier transmis aux participants deux mois avant la Controverse. Dans la mesure du possible, le dossier sera mis sur INTERNET Associations Familiales Protestantes. C'est sur ce thème exclusivement que porte le débat. En cas de dérapages, l'arbitre pourra rappeler le débatteur ou le participant à l'ordre. 
 
1- Deux débatteurs défendent chacun un point de vue : texte bref diffusé préalablement aux participants avec le dossier. Dans le cas où l'un des deux camps ferait défaut ou forfait faute de débatteur, sa thèse serait exposée par un intervenant extérieur aux  deux camps.
 
2- Dans un second temps, les participants posent des questions ou expriment leur conviction. Leurs questions et contributions doivent faire l'objet d'un texte écrit adressé au comité d'organisation au moins un mois avant la Controverse. Ces contributions doivent explicitement prendre parti pour l'une des deux thèses de façon à ce que l'arbitre et ses assistants puissent répartir le temps pour organiser équitablement la controverse. 
 
3 Un arbitre chargé de réguler le débat aidé de deux assistants assure le respect de la règle mais aussi l'équilibre équitable entre les deux thèses en favorisant le cas échéant le camp qui serait par trop perdant. 
 
4 Une personne chargée d'apporter une conclusion 
 
5 Des invités pouvant éventuellement assister à la rencontre sans droit d'intervention. 
 
L'introduction 

Chaque débatteur commencera par une intervention de 10 minutes. Il ne sera pas interrompu pendant ce premier exposé et présentera l'essentiel de ses thèses. Un premier débat suivra pendant 20 minutes entre les seuls débatteurs, chacun ayant un temps de parole de 10 minutes. Cette présentation introductive durera au plus une heure. 
 
L'ouverture aux participants 

Les participants pourront ensuite poser des questions aux débatteurs ou présenter leur propre conviction. L'intervention des participants s'effectuera selon un ordre établi par les organisateurs dans le but d'obtenir une répartition équitable du temps au profit de chacune des thèses en présence. En cas de duel autorisé par l'arbitre l'intervenant doit restituer en la résumant la position de l'intervenant précédent à peine d'être interdit. Chaque participant ne pourra intervenir plus de deux fois dans le débat. Il est de la responsabilité de l'arbitre de ne pas laisser un participant ou un groupe monopoliser la parole. Cette phase qui fait l'originalité et la difficulté des Controverses durera deux heures. 
 
La synthèse collective 
Intervenant après une pause de 30 minutes, elle comporte
 
-Une personne sera chargée de terminer le débat en présentant une tentative de conclusion. Utile pour rassembler les idées, elle ne cherchera pas une fausse synthèse ni une conciliation des contraires, mais elle fera le point sur les arguments afin que nous puissions nous séparer avec des idées claires autant qu'il est possible. L'intervenant final ne doit pas prendre position et sa conclusion ne dépassera pas 15 minutes. IL peut ne pas être protestant.
 
-Le débat étant considéré clos, les membres des AFP et leurs invités pourront intervenir durant 45 minutes mais uniquement pour contribuer à la conclusion ou faire des propositions pratiques. 
 
Sanctions 

En cas de non respect de la Règle du jeu, un débatteur pourra se voir sanctionner par une réduction de son temps de parole. 
Un participant pourra se voir imposer silence et pourrait être, en cas de mauvaise volonté évidente, exclu des débats ultérieurs. 
Pourraient être repris et sanctionnés par l'arbitre, entre autres:
 - Les hors sujets délibérés 
- Les propos attaquant la personne de l'interlocuteur 
- Les interruptions ou prises de parole intempestives. 

l'Arbitrage collectif.
 
Un arbitre sera désigné par le comité d'organisation aidé de deux assistants choisis en raison de leur niveau universitaire et théologique, chargés de faciliter la constitution équilibrée des deux camps puis le déroulement équitable du débat. Ils s'abstiendront pendant le débat de toute intervention extérieure à leur fonction d'arbitre. 
 
Publication 
Les débats seront enregistrés et pourraient donner lieu à publication sur les sites des uns et des autres.
 
 
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Première réunion de controverse le 4 Mai Rue Tournefort 75005 Paris.
 
 
II
 

PROTESTANTISMES: RELATIVISME ET REPRESENTATIVITE

 " Peut on représenter un groupe humain tout en refusant
d'en définir les membres et d'en dénombrer  les effectifs?".






Le CNEF pose-t-il des difficultés arithmétiques à la FPF ?

Par Daniel Liechti, missiologue, corédacteur de l’Annuaire évangélique, membre du comité représentatif du CNEF. 19 Avril 2010

Que la création du Conseil National des Évangéliques de France 1 (CNEF) suscite des questions, quoi de plus normal ? Que d’aucuns en éprouvent une certaine crainte, là encore, c’est tout à fait compréhensible. Mais les propos tenus, lors de la dernière assemblée générale de la Fédération Protestante de France (FPF), selon lesquels le CNEF ne « pèserait » que 150 000 fidèles évangéliques contre 200 000 à la FPF, nous ont fort étonnés. Étonnement devant les affirmations audacieuses résultant de cette comparaison : « Les chiffres ne font pas du CNEF un réel concurrent » et « .d’une certaine manière la parole évangélique serait davantage à la FPF qu’au CNEF ». Étonnement devant les chiffres avancés. Quelles sont les sources des chiffres communiqués par la FPF ? Selon quelle méthode ont-ils été élaborés, quelle réalité recouvrent-ils ?


Considérons ici froidement quelques données, fruits d’une approche prudente et réaliste, qui s’appuie sur le recensement qui se fait périodiquement pour l’élaboration de l’Annuaire évangélique 2. Précisons cependant d’emblée que la force du CNEF ne résultera pas tellement de son poids numérique, certes inédit pour un organisme évangélique hexagonal, mais surtout de son unité spirituelle, de sa dynamique d’action dans la société, de son élan d’évangélisation et d’implantation de nouvelles Églises locales ou paroisses.



Comparer ce qui est comparable

En parlant du nombre d’évangéliques, il faut éviter la confusion, malheureusement courante, entre le comptage des seuls adultes membres d’une Église locale et, plus largement, le nombre de pratiquants de tous âges fréquentant régulièrement un lieu de culte protestant évangélique. Ce n’est que cette dernière notion qui permet des comparaisons adéquates et équitables avec les autres protestants et toutes les branches du christianisme voire les pratiquants réguliers des autres religions.

Dans les Églises protestantes évangéliques, la définition de membre est généralement très resserrée. La quasi-totalité d’entre-elles n’ont que des membres adultes « professants ». Le chiffre des adultes membres demande donc à être pondéré par l’utilisation d’un facteur multiplicateur de 3 en moyenne pour refléter la réalité du nombre de pratiquants réguliers de tous âges. Il est donc tout à fait légitime d’estimer le nombre de pratiquants réguliers à 200 personnes environ par Église locale, avec ses annexes. Au moyen de cette pondération, ici volontairement simplifiée par l’application du même facteur moyen à toutes les Églises (mais qui est à nuancer en fonction des types ecclésiaux dans des travaux plus spécialisés) on aboutit à des chiffres qui peuvent être comparés aux chiffres proposés concernant les pratiquants réguliers des Églises dites « multitudinistes ». En précisant que nous parlons bien de pratiquants réguliers et non simplement de sympathisants.

La vérité des chiffres

Fin 2009 il y avait en France métropolitaine 2011 Églises protestantes évangéliques en comptant comme Églises locales, suivant la règle habituelle des statistiques missiologiques, uniquement les groupes suffisamment structurés pour être en capacité de proposer au moins trois cultes publics en week-end par mois.

Nous estimons, sur la base de nombreux recoupements, que ces Églises locales ou paroisses et leurs annexes rassemblent aujourd’hui environ 400 000 pratiquants réguliers. Dans ces 2011 Églises réparties dans les 95 départements de l’Hexagone 3, le nombre d’Églises indépendantes recensées dans l’Annuaire évangélique s’élève à 349, sachant que nous incluons ici dans ce chiffre les assemblées de frères dites darbystes qui fonctionnent, pour l’instant, sans union d’Églises officielle. Les Églises indépendantes ne peuvent adhérer à la FPF ou au CNEF qui ont pour seuls membres des unions d'Églises. D’ailleurs, comme l’appellation Église indépendante l’indique, celles-ci ne sont pas vraiment demandeuses.

Il reste un total de 1662 Églises locales, membres d’une des 43 unions d’Églises protestantes évangéliques existant actuellement 4, et donc potentiellement membres de la FPF et/ou du CNEF. Le tableau suivant donne des chiffres prévisionnels, sachant que plusieurs unions ou fédérations d’Églises n’ont pas encore pris la décision définitive d’adhérer ou non au CNEF et qu’il existe toujours une marge d’erreur possible dans les recensements.
 
                 TOTAL ÉGLISES LOCALES           %           Nombre estimé de pratiquants réguliers

Églises locales membres d’une Union d’Églises susceptibles de faire partie de la FPF et/ou du CNEF                                 1662                                         100 %                      340 000



Églises membres d’une Union ne faisant pas partie de la FPF ni a priori du CNEF

                                  56                                              3 %                           10 000




Total Églises locales affiliées à la FPF (dont 290 a priori également au CNEF)


                                    662                                        40 %                     140 000



Total Églises locales a priori affiliées au CNEF (dont 290 également à la FPF)

                                     1232                                       74 %                   250 000



Églises locales affiliées uniquement à la FPF

                                       372                                          23 %                    80 000
 

Églises locales affiliées a priori uniquement au CNEF

                                       942                                          57 %                     190 000



Églises locales avec a priori double-appartenance FPF/ CNEF

                                         290                                        17 %                       60 000 3





Les statistiques des DOM, moins précises, démontrent la présence d’au moins 240 Églises locales et 50 000 pratiquants évangéliques, chiffres vraisemblablement sous-estimés. 4 De taille très variable : entre 5 et 400 Églises locales.



En résumé




Contrairement à ce qui a été affirmé lors de la dernière assemblée générale de la FPF, le CNEF avec a priori 74 % d’Églises locales affiliées versus 40 % à la FPF, deviendra le 15 juin prochain sans doute le principal regroupement d’Églises protestantes évangéliques de France.


Cette nouvelle responsabilité doit le conduire à mettre en œuvre de façon constructive, pour le bien de l’ensemble du protestantisme, les quatre missions qu’il s’est donné : concertation, information, représentation et animation de projets. Les données numériques présentées ici, au-delà de la transparence salutaire qu’elles veulent apporter dans le débat sur la « famille recomposée » du protestantisme français, soulignent avec force l’utilité de l’appel au dialogue formulé par la dernière assemblée générale de la FPF. Ce vœu rejoint de façon heureuse le principe que le CNEF a inscrit dans sa charte de fondation : « Compte tenu des racines historiques communes et des défis posés à l'ensemble du protestantisme, le CNEF veillera à développer une concertation utile avec la Fédération Protestante de France. » Le 19 avril 2010

ETats Généraux . Projet des AFP soutenu par. J. Ellul Page 4

 

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