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<title type="text/plain">Pierre-Patrick Kaltenbach</title>
<tagline type="text/plain">Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance</tagline>
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		<title>HAUT CONSEIL  de LA FAMILLE. Réunion du 25 juin 2009 I</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">





L&apos;UNAF FACE A LA CRISE

 Contribution des Associations Familiales Protestantes



Transparence et Représentativité








Le titre d&apos;« L&apos;UNAF face à la crise » fait plus opérationnel que celui de » Familles face à la crise » car l&apos;UNAF est un partenaire social à part entière. Evoquons donc Kennedy s&apos;adressant aux américains : «Cessez de vous demander ce que l&apos;Amérique peut faire  pour vous et cherchez ce que vous pouvez faire pour l&apos;Amérique ». Contre la crise, que peut faire l&apos;UNAF ?




QUELLE CRISE ?



D&apos;abord, ne pas se tromper de crise. Ce qui fait l&apos;exception française, c&apos;est l&apos;état social et politique dans lequel la France affronte la crise morale et mondiale de confiance savoir dans les pires conditions. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d&apos;incivisme dont le modèle social s&apos;autodétruit .(« Une société de défiance »P.Cahuc Edition Rue d&apos;Ulm 2007). Ce «système» baptisé par ses bénéficiaires, tantôt «Modèle social », tantôt Etat Providence, en voici la spécificité politique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, le tout sous un déluge d&apos;aides publiques allant du monopole au détournement de procédures et de finalités. Ultra libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s&apos;en moque car ce qui caractérise la crise française c&apos;est une conjonction unique d&apos;étatisme et de corporatisme




POURQUOI l&apos;UNAF ?



 Le 5 juin, lors de l&apos;installation à Matignon du Haut Conseil de la Famille par le Premier Ministre, M. Hortefeux et Madame Morano, les syndicats ont osé boycotter la rencontre pour protester contre la sur-représentation du mouvement familial. Or de l&apos;avis de tous les observateurs, le syndicalisme français se caractèrise par la représentativité la plus faible de l&apos;OCDE (5 % du total des salariés dont 2% pour le privé : lors des grandes manifestations de 2009 le total des manifestants est tombé de 3 millions à 150.000 selon les organisateurs). Or selon l&apos;INSEE, la France compte en 2007 : 44 millions d&apos;électeurs inscrits, 25,6 millions d&apos;actifs, 22,8 millions de salariés dont 6,7 d&apos;emplois à vie. Deuxième spécificité, l&apos;opacité  des financements. Seuls en Europe, nos syndicats sont dispensés de publier leur comptabilité. Par contraste, l&apos;UNAF semble un monument de représentativité et de transparence qui déclare nominativement ses militants dans chaque département, réunit 750.000 familles soit 10 % des familles, enfin les comptes du mouvement familial font l&apos;objet de multiples contrôles (Ministère et Cour des Comptes ; publication au JO). 


Représentativité nulle,opacité des financements et médiocrité du dialogue social sont considérés par tous les observateurs comme les principaux obstacles à toute réforme des finances publiques territoriales et sociales (Pierre Cahuc et André Zylberberg  « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009). En donnant l&apos;exemple en matière de représentativité et de transparence de la dépense publique associative, l&apos;UNAF peut rendre un grand service  à la démocratie sociale et politique. Ezra Suleiman.  « Schyzophrénies françaises ». Grasset.Septembre 2008.



POURQUOI LA DEPENSE PUBLIQUE ASSOCIATIVE ?



-    Parce que l&apos;UNAF se veut mouvement d&apos;associations authentiques fondées sur le bénévolat et l&apos;engagement personnel plutôt que sur la professionnalisation de l&apos;engagement social et politique.

-    Parce que les nuages s&apos;amoncellent sur l&apos;avenir des «  grandes associations publiques ». 

Rapports du Conseil d&apos;Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, du Conseil Economique et Social 2000-2006.

Rapports  Haddas Lebel, Chertier, Langlais et Morange 2007-2008.

Report de la conférence annuelle de la vie associative prévue en octobre 2008.

Directive « services » ( SSIG)  et services économiques (SEIG) d&apos;intérêt général de l&apos;union Européenne ; application fin 2009.

Perspectives de réforme du CNVA et du CES. 

Perspectives de crises  et réformes des finances territoriales et sociales.





QUELLE CONTRIBUTION DU MOUVEMENT FAMILIAL ? DONNER l&apos;EXEMPLE !





Accroître notre Représentativité.



L&apos;UNAF doit accroître sa représentativité - pas seulement pour répondre aux exigences de la Cour des Comptes - pour accroître sa différence utile par rapport aux autres partenaires sociaux. Décidons d&apos;augmenter nos effectifs de bénévoles de 10 % par an quatre années de suite pour passer de 10% à 15 % du total des familles. La modulation des attributions du fonds spécial en fonction des résultats évalués par chaque UDAF constituerait une équitable et irremplaçable stimulation à l&apos;effort proposé.




&amp;#8232;Promouvoir la Transparence de la dépense publique associative.





A l&apos;occasion des prochaines élections locales (Régionales 2010, cantonales 2011, etc .) des associations familiales, protestantes et autres, demanderont aux candidats la création de commissions municipales, départementales et régionales

d&apos;attribution et évaluation des aides aux associations actives dans le champ familial au sens où l&apos;entend l&apos;UNAF. Présidées par l&apos;opposition, ces commissions demanderaient aux associations cumulant plus de 153.000 euros d&apos;aides publiques de publier leurs comptes sur leur site propre, publication reproduite sur le site de la collectivité locale concernée. Le gouvernement nous facilite la tâche qui vient de publier le 4 juin en application du décret n°2009-540 du 14 mai 2009 instaure de nouvelles obligations pour les associations et les fondations relatives à la publicité de leurs comptes annuels, un arrêté applicable à compter du 6 juillet. Un préciput de 5% du montant total des subventions versées l&apos;exercice précédant l&apos;élection  serait  affecté  au financement des  procédures de certification par des organismes agrées par un Conseil National de la Vie Associative plus représentatif que  l&apos;instance créée en 1983.




Cette contribution s&apos;inscrit dans le programme 2009-2012 des AFP :» Pour sortir de la crise, Définir et Compter ». Voir aussi :Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales en Isère.

obral.chez-alice.fr





Assemblée Générale annuelle de l UNAF

 Limoges  18/21 juin 2009
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<div style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><b>L’UNAF FACE A LA CRISE<br />
&#160;Contribution des Associations Familiales Protestantes<br />
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Transparence et Représentativité<br />
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</b></span></div>
<div style="text-align: justify;">Le titre d’«&#160;L’UNAF face à la crise&#160;»&#160;fait plus opérationnel que celui de&#160;» Familles face à la crise&#160;» car l’UNAF est un partenaire social à part entière. Evoquons donc Kennedy s’adressant aux américains&#160;: «Cessez de vous demander ce que l’Amérique peut faire&#160; pour vous et cherchez ce que vous pouvez faire pour l’Amérique&#160;». Contre la crise, que peut faire l’UNAF&#160;?</div>
<br />
<b>QUELLE CRISE ?</b><br />
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<div style="text-align: justify;">D’abord, ne pas se tromper de crise. Ce qui fait l’exception française, c’est l’état social et politique dans lequel la France affronte la crise morale et mondiale de confiance savoir dans les pires conditions. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit&#160;.(<i><b>«&#160;Une société de défiance&#160;»P.Cahuc Edition Rue d’Ulm 2007).</b></i> Ce «système» baptisé par ses bénéficiaires, tantôt «Modèle social&#160;», tantôt Etat Providence, en voici la spécificité politique&#160;: des partis sans militants, des syndicats sans salariés du privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, le tout sous un déluge d’aides publiques allant du monopole au détournement de procédures et de finalités. Ultra libéralisme ou socialisme&#160;? Tout le monde s’en moque&#160;car ce qui caractérise la crise française c’est une conjonction unique d’étatisme et de corporatisme</div>
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<b>POURQUOI l’UNAF&#160;?</b><br />
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<div style="text-align: justify;">&#160;Le 5 juin, lors de l’installation à Matignon du Haut Conseil de la Famille par le Premier Ministre, M. Hortefeux et Madame Morano, les syndicats ont osé boycotter la rencontre pour protester contre la sur-représentation du mouvement familial. Or de l’avis de tous les observateurs, le syndicalisme français se caractèrise par la représentativité la plus faible de l’OCDE (5 % du total des salariés dont 2% pour le privé&#160;: lors des grandes manifestations de 2009 le total des manifestants est tombé de 3 millions à 150.000 selon les organisateurs). Or selon l’INSEE, la France compte en 2007&#160;: 44 millions d’électeurs inscrits, 25,6 millions d’actifs, 22,8 millions de salariés dont 6,7 d’emplois à vie. Deuxième spécificité, l’opacité&#160; des financements. Seuls en Europe, nos syndicats sont dispensés de publier leur comptabilité. Par contraste, l’UNAF semble un monument de représentativité et de transparence qui déclare nominativement ses militants dans chaque département, réunit 750.000 familles soit 10 % des familles, enfin les comptes du mouvement familial font l’objet de multiples contrôles (Ministère et Cour des Comptes&#160;; publication au JO). </div>
Représentativité nulle,opacité des financements et médiocrité du dialogue social sont considérés par tous les observateurs comme les principaux obstacles à toute réforme des finances publiques territoriales et sociales (Pierre Cahuc et André Zylberberg&#160; «&#160;Les réformes ratées du président Sarkozy&#160;» Flamarion.Mars 2009). En donnant l’exemple en matière de représentativité et de transparence de la dépense publique associative, l’UNAF peut rendre un grand service&#160; à la démocratie sociale et politique. <i><b>Ezra Suleiman.&#160; «&#160;Schyzophrénies françaises&#160;». Grasset.Septembre 2008</b></i><b>.</b><br />
<b><br />
POURQUOI LA DEPENSE PUBLIQUE ASSOCIATIVE&#160;?</b><br />
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-&#160;&#160;&#160; Parce que l’UNAF se veut mouvement d’associations authentiques fondées sur le bénévolat et l’engagement personnel plutôt que sur la professionnalisation de l’engagement social et politique.<br />
-&#160;&#160;&#160; Parce que les nuages s’amoncellent sur l’avenir des «&#160; grandes associations publiques&#160;». <br />
Rapports du Conseil d’Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, du Conseil Economique et Social 2000-2006.<br />
Rapports&#160; Haddas Lebel, Chertier, Langlais et Morange 2007-2008.<br />
Report de la conférence annuelle de la vie associative prévue en octobre 2008.<br />
Directive «&#160;services&#160;» ( SSIG)&#160; et services économiques (SEIG) d’intérêt général de l’union Européenne&#160;; application fin 2009.<br />
Perspectives de réforme du CNVA et du CES. <br />
Perspectives de crises&#160; et réformes des finances territoriales et sociales.<br />
<br />
<b><br />
QUELLE CONTRIBUTION DU MOUVEMENT FAMILIAL </b>? <b><span style="font-family: Arial;">DONNER l'EXEMPLE !</span></b><br />
<br />
<b>Accroître notre Représentativité.</b><br />
<br />
<div style="text-align: justify;">L’UNAF doit accroître sa représentativité - pas seulement pour répondre aux exigences de la Cour des Comptes - pour accroître sa différence utile par rapport aux autres partenaires sociaux. Décidons d’augmenter nos effectifs de bénévoles de 10 % par an quatre années de suite pour passer de 10% à 15 % du total des familles. La modulation des attributions du fonds spécial en fonction des résultats évalués par chaque UDAF constituerait une équitable et irremplaçable stimulation à l’effort proposé.</div>
<br />
<b>&#8232;Promouvoir la Transparence de la dépense publique associative</b>.<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: justify;">A l’occasion des prochaines élections locales (Régionales 2010, cantonales 2011, etc….) des associations familiales, protestantes et autres, demanderont aux candidats la création de commissions municipales, départementales et régionales<br />
d’attribution et évaluation des aides aux associations actives dans le champ familial au sens où l’entend l’UNAF. Présidées par l’opposition, ces commissions demanderaient aux associations cumulant plus de 153.000 euros d’aides publiques de publier leurs comptes sur leur site propre, publication reproduite sur le site de la collectivité locale concernée. Le gouvernement nous facilite la tâche qui vient de publier le 4 juin en application du décret n°2009-540 du 14 mai 2009 instaure de nouvelles obligations pour les associations et les fondations relatives à la publicité de leurs comptes annuels, un arrêté applicable à compter du 6 juillet. Un préciput de 5% du montant total des subventions versées l’exercice précédant l’élection&#160; serait&#160; affecté&#160; au financement des&#160; procédures de certification par des organismes agrées par un Conseil National de la Vie Associative plus représentatif que&#160; l’instance créée en 1983.</div>
<br />
Cette contribution s’inscrit dans le programme 2009-2012 des AFP&#160;:» Pour sortir de la crise, Définir et Compter&#160;». Voir aussi&#160;:Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales en Isère.<br />
<b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">obral.chez-alice.fr</span></b><br />
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Assemblée Générale annuelle de l‘UNAF<br />
&#160;Limoges&#160; 18/21 juin 2009<br />]]></content>
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		<title>Entre Cortes et parlement croupion: Le Conseil Economique et Social</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">









Entre Cortes et Parlement Croupion : le Conseil Economique et Social ?

Un cas d&apos;école Le Monde Assocatif  &quot;Organisé&quot;.










NOTE  au CNVA  2 février 2009


Dans un souci d&apos;efficacité, d&apos;équité et de logique politiques, les Pouvoirs Publics vont  sans doute souhaiter assurer la plus exacte représentativité du monde associatif au sein de l&apos;assemblée parlementaire  du Palais d&apos;Iéna.



Le monde associatif se compose en premier lieu de 12 à 14 millions de bénévoles dont 6 millions de bénévoles donateurs. Ils constituent le socle d&apos;une vie associative fondée sur deux principes : l&apos;engagement personnel et la gratuité. Il serait paradoxal voir choquant que ce premier groupe ne  réunisse pas au moins la moitié du groupe « Association » du CES.



La seconde constituante du monde associatif se compose de 160. 000 employeurs et 1 million de salariés équivalents temps plein ( 1,6 millions de  feuilles de paie). Dans ce second ensemble, 4 % des associations soit 40.000 gros employeurs réunis dans la CPCA regroupent 80% du salariat et des budgets associatifs. A l&apos;occasion des élections prud&apos;hommales d&apos;octobre 2008, ces associations se sont d&apos;ailleurs présentées comme employeurs de l&apos;Economie Sociale et ont emporté 20 % des sièges patronaux. Il apparaîtrait donc équitable et logique que ce second groupe partage sa représentation entre employeurs et salariés comme il en va des partenaires sociaux  patronaux et syndicaux au CES.



Faute de quoi, non seulement la composition du groupe Association du CES s&apos;exposerait au juste reproche d&apos;Etatisme et de Corporatisme mais les pouvoirs publics se couperaient de toute information fiable dans un moment marqué par un besoin croissant de dialogue social en raison de la crise financière, de la révision des politiques publiques et de la réforme des collectivités locales. Les rapports Langlais et Morange qui ont enfin ouvert le débat public en 2008 sont à cet égard révélateurs d&apos;une prise de conscience tardive et frileuse par comparaison avec celle qui a provoqué le Charity Act britannique de 2006.






++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++



Note au CNVA  25 juin 2009



CNVA. CES...

Pour sortir de l&apos;étatisme et du corporatisme ! Quelle REFORME ?



 





 LES INSTITUTIONS ASSOCIATIVES  de la France 1983-2009








Il est question d&apos;une réforme du Conseil Economique et social et du CNVA. Les deux choses sont liées car  le CNVA qui désigne actuellement en son  sein 5 représentants de la vie associative au CES souhaite quadrupler sa représentation  (20 membres).  Ces perspectives soulèvent  une seule question de principe.


Comment s&apos;assurer la représentativité du monde associatif avec ses trois composantes, employeurs, salariés, bénévoles , le tout à distinguer selon  l&apos;origine et l&apos;ampleur des moyens financiers mis en  uvre et les effectifs de salariés.





 En l&apos;état actuel des choses les instances associatives ne font que structurer le  revendications des 40.000 principaux employeurs sur fonds publics . Face à cette corporation réduite aux employeurs , l&apos;Etat ne dispose d &apos;aucun des outils démocratiques mis en oeuvre en Grande Bretagne dans le cadre du Charity Act de 2006. La  vie politique associative se caractérise  par un triple déficit de connaissance, de cohérence et de gouvernance et pa l&apos;opacité des financements publics. Il s&apos;agit d&apos;un mélange d&apos;étatisme et de corporatisme  progressivement structuré, d&apos;abord par Michel Roccard en 1983 ensuite par Lionel Jospin  de 1999  à 2001.




Les principaux outils  politiques mis en  uvre à la demande du lobby par les pouvoirs publics sont : 



Au plan  des institutions

 


LE CNVA 

Baptisé « parlement de la vie »  composé d&apos;environ 150 personnes parisiennes, employeurs et salariés associatifs à 90%., le CNVA structure le lobby des 40.000 gros employeurs associatifs sur fonds publics. Les détenteurs du pouvoir effectif au sein de cette assemblée sont la Ligue de l&apos;Enseignement et ses annexes à titre principal et l&apos;UNIOPS à titre accessoire regroupés  sein de l&apos;ensemble nommé  Mouvement Associatif Organisé  soit la CPCA. La CPCA est logée dans les locaux de l&apos;UNAF.  Le CNVA désigne en son sein  5 représentants du monde associatif au CES.



LA DISES

Délégation à l&apos;économie sociale et  à l&apos;innovation créée par M. Rocard a développé le concept d&apos;économie sociale avec une structure juridique l&apos;Union d&apos;Economie Sociale institut de financement, une Lettre, un groupe de jeunes dirigeants, un fonds, des chambres régionales jusqu&apos;à, un secrétariat d&apos;état. La Cour des Comptes a consacré trois rapports à critiquer ce concept et ses structures.NB Le premier délégué à l&apos;Economie Sociale, François Soulage est devenu résident de l&apos;institut de financement de l&apos;Economie sociale et maintenant Président du Secours Catholique, membre du Comité de la Charte., tout comme la CIMADE.



Au plan fonctionnel 



La Conférence Annuelle de la Vie Associative s&apos;est efforcée de copier ses homologues agricoles et familiale pour obtenir chaque année des facilités budgétaires ou réglementaire. Le paroxisme du corporatisme étatique a été atteint avec le centenaire de la loi de 1901 qui a vu la CPCA (Hubert Prévost) négocier et signer avec l&apos;Etat ( Lionel Jospin) à Matignon une charte instituant l&apos;auto ( Article 4). Etait prévu une structure groupant tous les ministères concernés autour de la CPCA pour définir la politique et les budgets associatifs. Les élections  2002 ont  empêché l&apos;expérience de se concrétiser. 



Le FNDVA Fonds de développement de la vie associative a donné lieu à l&apos;équipartition  annuelle  et sans contrôle  utile  de 6 millions d&apos;euros entre dix grosses coordinations associatives. Les rapports dormaient à l&apos;INJEP de Marly.



Remarque générale ; en l&apos;état actuel des choses le climat est plutôt à la remise en cause des instances consultatives corporatistes et des procédures de type conférence annuelle dont les Inconséquences  budgétaires ne sont plus à démontrer . Quant au CES le gouvernement a fait savoir qu&apos;il n&apos;y aurait pas de création de postes supplémentaires et  que toute augmentation à l&apos;avantage d&apos; un groupe se traduirait par une réduction  au détriment des autres.



Observation finale : au sein d&apos;une structure représentative vouée à faire entendre d&apos;une voix audible les intérêts particuliers d&apos;un groupe l&apos;Etat n&apos;a nul besoin d&apos;experts ( il en regorge par ailleurs). L&apos;Etat n&apos;a pas à  cautionner  le   pouvoir d&apos;initiative politique d&apos;une instance privée même représentative.L&apos;Etat n&apos;a pas à se faire imposer sans autre forme d&apos;évaluation de représentativité  les membres du CES . Par  rapport à la cooptation actuelle au sein de groupuscules sans troupes, toute formule d&apos;évaluation des membres fiable et crédible parce qu&apos; indépendante est préférable y compris de passer par des cabinets privés.

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		<modified>2009-06-25T05:57:02Z</modified>
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Entre Cortes et Parlement Croupion&#160;: le Conseil Economique et Social&#160;?<br />
Un cas d’école Le Monde Assocatif&#160; "Organisé".<br />
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</b></div>
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NOTE&#160; au CNVA&#160; 2 février 2009</b>
<div style="text-align: justify;"><br />
Dans un souci d’efficacité, d’équité et de logique politiques, les Pouvoirs Publics vont&#160; sans doute souhaiter assurer la plus exacte représentativité du monde associatif au sein de l’assemblée parlementaire&#160; du Palais d’Iéna.<br />
<br />
Le monde associatif se compose en premier lieu de 12 à 14 millions de bénévoles dont 6 millions de bénévoles donateurs. Ils constituent le socle d’une vie associative fondée sur deux principes&#160;: l’engagement personnel et la gratuité. Il serait paradoxal voir choquant que ce premier groupe ne&#160; réunisse pas au moins la moitié du groupe «&#160;Association&#160;» du CES.<br />
<br />
La seconde constituante du monde associatif se compose de 160. 000 employeurs et 1 million de salariés équivalents temps plein ( 1,6 millions de&#160; feuilles de paie). Dans ce second ensemble, 4 % des associations soit 40.000 gros employeurs réunis dans la CPCA regroupent 80% du salariat et des budgets associatifs. A l’occasion des élections prud’hommales d’octobre 2008, ces associations se sont d’ailleurs présentées comme employeurs de l’Economie Sociale et ont emporté 20 % des sièges patronaux. Il apparaîtrait donc équitable et logique que ce second groupe partage sa représentation entre employeurs et salariés comme il en va des partenaires sociaux&#160; patronaux et syndicaux au CES.<br />
<br />
Faute de quoi, non seulement la composition du groupe Association du CES s’exposerait au juste reproche d’Etatisme et de Corporatisme mais les pouvoirs publics se couperaient de toute information fiable dans un moment marqué par un besoin croissant de dialogue social en raison de la crise financière, de la révision des politiques publiques et de la réforme des collectivités locales. Les rapports Langlais et Morange qui ont enfin ouvert le débat public en 2008 sont à cet égard révélateurs d’une prise de conscience tardive et frileuse par comparaison avec celle qui a provoqué le Charity Act britannique de 2006.</div>
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<b>Note au CNVA&#160; 25 juin 2009<br />
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<div style="text-align: center;">CNVA. CES...<br />
Pour sortir de l'étatisme et du corporatisme&#160;! Quelle REFORME&#160;?<br />
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<div style="text-align: center;"><b> LES INSTITUTIONS ASSOCIATIVES&#160; de la France 1983-2009<br />
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</b></div>
<div style="text-align: justify;">Il est question d’une réforme du Conseil Economique et social et du CNVA. Les deux choses sont liées car&#160; le CNVA qui désigne actuellement en son&#160; sein 5 représentants de la vie associative au CES souhaite quadrupler sa représentation&#160; (20 membres).&#160; Ces perspectives soulèvent&#160; une seule question de principe.</div>
<div style="text-align: justify;">Comment s’assurer la représentativité du monde associatif avec ses trois composantes, employeurs, salariés, bénévoles , le tout à distinguer selon&#160; l’origine et l’ampleur des moyens financiers mis en œuvre et les effectifs de salariés.<br />
<br />
<br />
&#160;En l’état actuel des choses les instances associatives ne font que structurer le&#160; revendications des 40.000 principaux employeurs sur fonds publics&#160;. Face à cette corporation réduite aux employeurs , l’Etat ne dispose d&#160;’aucun des outils démocratiques mis en oeuvre en Grande Bretagne dans le cadre du Charity Act de 2006. La&#160; vie politique associative se caractérise&#160; par un triple déficit de connaissance, de cohérence et de gouvernance et pa l’opacité des financements publics. Il s’agit d’un mélange d’étatisme et de corporatisme&#160; progressivement structuré, d’abord par Michel Roccard en 1983 ensuite par Lionel Jospin&#160; de 1999&#160; à 2001.</div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Les principaux outils&#160; politiques mis en œuvre à la demande du lobby par les pouvoirs publics sont&#160;: <br />
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Au plan&#160; des institutions<br />
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<div style="text-align: justify;"><b>LE CNVA </b><br />
Baptisé «&#160;parlement de la vie&#160;»&#160; composé d’environ 150 personnes parisiennes, employeurs et salariés associatifs à 90%., le CNVA structure le lobby des 40.000 gros employeurs associatifs sur fonds publics. Les détenteurs du pouvoir effectif au sein de cette assemblée sont la Ligue de l’Enseignement et ses annexes à titre principal et l’UNIOPS à titre accessoire regroupés&#160; sein de l’ensemble nommé&#160; Mouvement Associatif Organisé&#160; soit la CPCA. La CPCA est logée dans les locaux de l’UNAF.&#160; Le CNVA désigne en son sein&#160; 5 représentants du monde associatif au CES.<br />
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<b>LA DISES</b><br />
Délégation à l’économie sociale et&#160; à l’innovation créée par M. Rocard a développé le concept d’économie sociale avec une structure juridique l’Union d’Economie Sociale institut de financement, une Lettre, un groupe de jeunes dirigeants, un fonds, des chambres régionales jusqu’à, un secrétariat d’état. La Cour des Comptes a consacré trois rapports à critiquer ce concept et ses structures.NB Le premier délégué à l’Economie Sociale, François Soulage est devenu résident de l’institut de financement de l’Economie sociale et maintenant Président du Secours Catholique, membre du Comité de la Charte., tout comme la CIMADE.<br />
<br />
Au plan fonctionnel <br />
<br />
La Conférence Annuelle de la Vie Associative s’est efforcée de copier ses homologues agricoles et familiale pour obtenir chaque année des facilités budgétaires ou réglementaire. Le paroxisme du corporatisme étatique a été atteint avec le centenaire de la loi de 1901 qui a vu la CPCA (Hubert Prévost) négocier et signer avec l’Etat ( Lionel Jospin) à Matignon une charte instituant l’auto ( Article 4). Etait prévu une structure groupant tous les ministères concernés autour de la CPCA pour définir la politique et les budgets associatifs. Les élections&#160; 2002 ont&#160; empêché l’expérience de se concrétiser. <br />
<br />
Le FNDVA Fonds de développement de la vie associative a donné lieu à l’équipartition&#160; annuelle&#160; et sans contrôle&#160; utile&#160; de 6 millions d’euros entre dix grosses coordinations associatives. Les rapports dormaient à l’INJEP de Marly.<br />
<br />
Remarque générale&#160;; en l’état actuel des choses le climat est plutôt à la remise en cause des instances consultatives corporatistes et des procédures de type conférence annuelle dont les Inconséquences&#160; budgétaires ne sont plus à démontrer&#160;. Quant au CES le gouvernement a fait savoir qu’il n’y aurait pas de création de postes supplémentaires et&#160; que toute augmentation à l’avantage d’ un groupe se traduirait par une réduction&#160; au détriment des autres.<br />
<br />
Observation finale&#160;: au sein d’une structure représentative vouée à faire entendre d’une voix audible les intérêts particuliers d’un groupe l’Etat n’a nul besoin d’experts ( il en regorge par ailleurs). L’Etat n’a pas à&#160; cautionner&#160; le&#160;&#160; pouvoir d’initiative politique d’une instance privée même représentative.L’Etat n’a pas à se faire imposer sans autre forme d’évaluation de représentativité&#160; les membres du CES&#160;. Par&#160; rapport à la cooptation actuelle au sein de groupuscules sans troupes, toute formule d’évaluation des membres fiable et crédible parce qu’ indépendante est préférable y compris de passer par des cabinets privés.</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>  Crise des Partenaires Sociaux . Partenaires sociaux face à la crise</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 

 Assemblée Générale annuelle de l UNAF

 Limoges  18/21 juin 2009





L&apos;UNAF FACE A LA CRISE

 Contribution des Associations Familiales Protestantes

 


Le titre « L&apos;UNAF face à la crise » fait plus opérationnel que celui de &quot;Familles face à la crise &quot;car l&apos;UNAF est un partenaire social à part entière. Evoquons donc Kennedy s&apos;adressant aux américains : «Cessez de vous demander ce que l&apos;Amérique peut faire  pour vous et cherchez ce que vous pouvez faire pour l&apos;Amérique ». Contre la crise. Que peut faire l&apos;UNAF ?




QUELLE CRISE ?



D&apos;abord, ne pas se tromper de crise. Ce qui fait l&apos;exception française, c&apos;est l&apos;état social et politique dans lequel  la France affronte la crise morale et mondiale de confiance dans les pires conditions. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d&apos;incivisme dont le modèle social s&apos;autodétruit .( « Une société de défiance »P. Cahuc Edition Rue d&apos;Ulm 2007). Ce «système» baptisé par ses bénéficiaires, tantôt «Modèle social », tantôt Etat Providence, en voici la spécificité politique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, le tout sous un déluge d&apos;aides publiques allant du monopole au détournement de procédures et de finalités. Ultra libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s&apos;en moque ? Ce qui caractérise  notre crise, c&apos;est une conjonction unique d&apos;étatisme et de corporatisme




POURQUOI l&apos;UNAF ?



 Le 5 juin, lors de l&apos;installation à Matignon du Haut Conseil de la Famille par le Premier Ministre, M. Hortefeux et Madame Morano, les syndicats ont osé boycotter la rencontre pour protester contre la sur-représentation du mouvement familial. Or le syndicalisme français se caractèrise par la représentativité la plus faible de l&apos;OCDE (5 % du total des salariés dont 2% pour le privé : Lors des grandes manifestations de 2009 le total des manifestants est tombé de 3 millions à 150.000 selon les organisateurs). Or selon l&apos;INSEE, la France compte en 2007 : 44 millions d&apos;électeurs inscrits, 25,6 millions d&apos;actifs, 22,8 millions de salariés dont 6,7 d&apos;emplois à vie. Deuxième spécificité, l&apos;opacité des financements. Seuls en Europe, nos syndicats sont dispensés de publier leur comptabilité. Par contraste, l&apos;UNAF semble un monument de représentativité et de  transparence qui déclare nominativement ses militants dans chaque département, réunit 750.000 familles soit 10 % des familles, enfin les comptes du mouvement familial font l&apos;objet de multiples contrôles (Ministère et Cour des Comptes ; publication au JO). 



Représentativité nulle,opacité des financements et médiocrité du dialogue social sont considérés par tous les observateurs comme les principaux obstacles à toute réforme des finances publiques territoriales et sociales (Pierre Cahuc et André Zylberberg  « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009). En donnant l&apos;exemple en matière de représentativité et de transparence de la dépense publique associative, l&apos;UNAF peut rendre un grand service  à la démocratie sociale et politique. Ezra Suleiman.&quot; Schyzophrénies françaises ». Grasset.Septembre 2008.

 


POURQUOI LA DEPENSE PUBLIQUE ASSOCIATIVE ?



-    Parce que l&apos;UNAF se veut mouvement d&apos;associations authentiques fondées sur le bénévolat et l&apos;engagement personnel plutôt que sur la professionnalisation de l&apos;engagement social et politique.



-    Parce que les nuages s&apos;amoncellent sur l&apos;avenir des «  grandes associations publiques ».



Rapports du Conseil d&apos;Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, du Conseil Economique et Social 2000-2006.

Rapports  Haddas Lebel, Chertier, Langlais et Morange 2007-2008.

Report de la conférence annuelle de la vie associative prévue en octobre 2008.

Directive « services » ( SSIG)  et services économiques (SEIG) d&apos;intérêt général de l&apos;union Européenne ; application fin 2009.

Perspectives de réforme du CNVA et du CES. 

Perspectives de crises des finances territoriales et sociales.



QUELLE CONTRIBUTION DU MOUVEMENT FAMILIAL ?



Accroître notre Représentativité.



L&apos;UNAF doit accroître sa représentativité -pas seulement pour répondre aux exigences de la Cour des Comptes- pour accroître  sa différence utile par rapport aux autres partenaires sociaux.Décidons d&apos;augmenter nos effectifs de bénévoles de 10 % par an quatre années de suite pour passer de 10% à 15 % du total des familles. La modulation des attributions du fonds spécial en fonction des résultats évalués par chaque UDAF constituerait une équitable et irremplaçable stimulation à l&apos;effort proposé.



Promouvoir la Transparence de la dépense publique associative.

A l&apos;occasion des prochaines élections locales (Régionales 2010, cantonales 2011, etc .) des associations familiales, protestantes et autres, demanderont aux candidats la création de commissions municipales, départementales et régionales d&apos;attribution et évaluation des aides aux associations actives dans le champ familial au sens où l&apos;entend l&apos;UNAF. Présidées par l&apos;opposition, ces commissions demanderaient aux associations cumulant plus de 153.000 euros d&apos;aides publiques de publier leurs comptes sur leur site propre, publication reproduite sur le site de la collectivité locale concernée. Le gouvernement nous facilite la tâche qui vient de publier le 4 juin en application du décret n°2009-540 du 14 mai 2009 instaure de nouvelles obligations pour les  associations et les fondations relatives à la publicité de leurs comptes annuels, un arrêté applicable  à compter du 6 juillet. Un préciput de 5% du montant total des subventions versées l&apos;exercice précédant l&apos;élection serait  affecté au financement des  procédures de certification par des organismes agrées par un Conseil National de la Vie Associative plus représentatif que  l&apos;instance créée en 1983.




Cette contribution s&apos;inscrit dans le programme 2009-2012 des AFP :&quot; Pour sortir de la crise, Définir et Compter ». Voir aussi :Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales 

en Isère.                                                                               obral.chez-alice.fr








































































</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ppkaltenbach.org/news/crise-des-partenaires-sociaux-partenaires-sociaux-face-a-la-crise"/>
		<id>http://www.ppkaltenbach.org/news/crise-des-partenaires-sociaux-partenaires-sociaux-face-a-la-crise</id>
		<issued>2009-06-23T09:14:14Z</issued>
		<modified>2009-06-24T05:45:18Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[<b>&#160;<br />
&#160;Assemblée Générale annuelle de l‘UNAF<br />
&#160;Limoges&#160; 18/21 juin 2009<br />
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<div style="text-align: center;">L’UNAF FACE A LA CRISE<br />
&#160;Contribution des Associations Familiales Protestantes<br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Le titre «&#160;L’UNAF face à la crise&#160;»&#160;fait plus opérationnel que celui de "Familles face à la crise "car l’UNAF est un partenaire social à part entière. Evoquons donc Kennedy s’adressant aux américains&#160;: «Cessez de vous demander ce que l’Amérique peut faire&#160; pour vous et cherchez ce que vous pouvez faire pour l’Amérique&#160;». Contre la crise. Que peut faire l’UNAF&#160;?</div>
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QUELLE CRISE&#160;?<br />
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<div style="text-align: justify;">D’abord, ne pas se tromper de crise. Ce qui fait l’exception française, c’est l’état social et politique dans lequel&#160; la France affronte la crise morale et mondiale de confiance dans les pires conditions. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit&#160;.( «&#160;<i>Une société de défiance&#160;</i><i>»P. Cahuc Edition Rue d’Ulm 2007)</i>. Ce «système» baptisé par ses bénéficiaires, tantôt «Modèle social&#160;», tantôt Etat Providence, en voici la spécificité politique&#160;: des partis sans militants, des syndicats sans salariés du privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, le tout sous un déluge d’aides publiques allant du monopole au détournement de procédures et de finalités. Ultra libéralisme ou socialisme&#160;? Tout le monde s’en moque&#160;? Ce qui caractérise&#160; notre crise, c’est une conjonction unique d’étatisme et de corporatisme</div>
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POURQUOI l’UNAF&#160;?<br />
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<div style="text-align: justify;">&#160;Le 5 juin, lors de l’installation à Matignon du Haut Conseil de la Famille par le Premier Ministre, M. Hortefeux et Madame Morano, les syndicats ont osé boycotter la rencontre pour protester contre la sur-représentation du mouvement familial. Or le syndicalisme français se caractèrise par la représentativité la plus faible de l’OCDE (5 % du total des salariés dont 2% pour le privé&#160;: Lors des grandes manifestations de 2009 le total des manifestants est tombé de 3 millions à 150.000 selon les organisateurs). Or selon l’INSEE, la France compte en 2007&#160;: 44 millions d’électeurs inscrits, 25,6 millions d’actifs, 22,8 millions de salariés dont 6,7 d’emplois à vie. Deuxième spécificité, l’opacité des financements. Seuls en Europe, nos syndicats sont dispensés de publier leur comptabilité. Par contraste, l’UNAF semble un monument de représentativité et de&#160; transparence qui déclare nominativement ses militants dans chaque département, réunit 750.000 familles soit 10 % des familles, enfin les comptes du mouvement familial font l’objet de multiples contrôles (Ministère et Cour des Comptes&#160;; publication au JO). <br />
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Représentativité nulle,opacité des financements et médiocrité du dialogue social sont considérés par tous les observateurs comme les principaux obstacles à toute réforme des finances publiques territoriales et sociales <i>(Pierre Cahuc et André Zylberberg&#160; «&#160;Les réformes ratées du président Sarkozy&#160;» Flamarion.Mars 2009</i>). En donnant l’exemple en matière de représentativité et de transparence de la dépense publique associative, l’UNAF peut rendre un grand service&#160; à la démocratie sociale et politique. Ezra Suleiman." <i>Schyzophrénies françaises&#160;</i>». <i>Grasset.Septembre 2008.</i><br />
&#160;</div>
POURQUOI LA DEPENSE PUBLIQUE ASSOCIATIVE&#160;?<br />
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-&#160;&#160;&#160; Parce que l’UNAF se veut mouvement d’associations authentiques fondées sur le bénévolat et l’engagement personnel plutôt que sur la professionnalisation de l’engagement social et politique.<br />
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-&#160;&#160;&#160; Parce que les nuages s’amoncellent sur l’avenir des «&#160; grandes associations publiques&#160;».<br />
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Rapports du Conseil d’Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, du Conseil Economique et Social 2000-2006.<br />
Rapports&#160; Haddas Lebel, Chertier, Langlais et Morange 2007-2008.<br />
Report de la conférence annuelle de la vie associative prévue en octobre 2008.<br />
Directive «&#160;services&#160;» ( SSIG)&#160; et services économiques (SEIG) d’intérêt général de l’union Européenne&#160;; application fin 2009.<br />
Perspectives de réforme du CNVA et du CES. <br />
Perspectives de crises des finances territoriales et sociales.<br />
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QUELLE CONTRIBUTION DU MOUVEMENT FAMILIAL&#160;?<br />
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Accroître notre Représentativité.<br />
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L’UNAF doit accroître sa représentativité -pas seulement pour répondre aux exigences de la Cour des Comptes- pour accroître&#160; sa différence utile par rapport aux autres partenaires sociaux.Décidons d’augmenter nos effectifs de bénévoles de 10 % par an quatre années de suite pour passer de 10% à 15 % du total des familles. La modulation des attributions du fonds spécial en fonction des résultats évalués par chaque UDAF constituerait une équitable et irremplaçable stimulation à l’effort proposé.<br />
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Promouvoir la Transparence de la dépense publique associative.<br />
<div style="text-align: justify;">A l’occasion des prochaines élections locales (Régionales 2010, cantonales 2011, etc….) des associations familiales, protestantes et autres, demanderont aux candidats la création de commissions municipales, départementales et régionales d’attribution et évaluation des aides aux associations actives dans le champ familial au sens où l’entend l’UNAF. Présidées par l’opposition, ces commissions demanderaient aux associations cumulant plus de 153.000 euros d’aides publiques de publier leurs comptes sur leur site propre, publication reproduite sur le site de la collectivité locale concernée. Le gouvernement nous facilite la tâche qui vient de publier le 4 juin en application du décret n°2009-540 du 14 mai 2009 instaure de nouvelles obligations pour les&#160; associations et les fondations relatives à la publicité de leurs comptes annuels, un arrêté applicable&#160; à compter du 6 juillet. Un préciput de 5% du montant total des subventions versées l’exercice précédant l’élection serait&#160; affecté au financement des&#160; procédures de certification par des organismes agrées par un Conseil National de la Vie Associative plus représentatif que&#160; l’instance créée en 1983.</div>
<br />
</b><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>Cette contribution s’inscrit dans le programme 2009-2012 des AFP&#160;:" Pour sortir de la crise, Définir et Compter&#160;». Voir aussi&#160;<span style="color: rgb(0, 0, 0);">:Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales </span>en Isère.&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; obral.chez-alice.fr<br />
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		<title>Francs MACONS et LAICITE  à LYON  ! Que de crimes !!! En 2009!</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">







9 Juin   2009



 Lyon subventionne sans débat la Fondation protestante de Pierre Joxe


 


RELIGION - La délibération sera passée inaperçue, soigneusement cachée au milieu d&apos;une pile de dossiers. Lundi soir, le conseil municipal de Lyon a voté une subvention de 48.000 euros pour la Fondation du protestantisme, association fondée en 2001 et présidée par l&apos;ancien ministre Pierre Joxe. Du 15 au 21 juillet, la Fondation organisera à Lyon l&apos;assemblée générale de la Conférence des églises européennes, une organisation qui réunit en Europe 126 églises de tradition orthodoxe, protestante et vieille-catholique...


 


Il y a trois ans, des subventions (il est vrai autrement généreuses) apportées par les collectivités à la communauté catholique Sant Egidio pour des rencontres à Lyon avaient fait débat. Elles avaient été attaquées au tribunal administratif, mais validées car elles ne comportaient pas de célébrations eucharistiques. Ce n&apos;est pas franchement le cas de cette Conférence des églises européennes. Le programme - certes rédigé en anglais ce qui aura peut-être empêché les élus laïcs de comprendre les enjeux, annonce des temps de prière matins, midis et après-midi.


 


Le thème de la 13e assemblée générale, qui coïncide avec les cinquante ans de l&apos;institution, s&apos;intitule  Appelés à une seule espérance en Christ . La KEK, Conférence des églises européennes, explique : &quot;Nous avons délibérément choisi un thème qui placerait notre Seigneur Jésus-Christ au coeur de nos discussions et réflexions. Par-dessus tout, nous voulions un thème qui nous amènerait à ne pas nous pencher uniquement sur les 50 années passées de la vie de la KEK, mais aussi nous inviterait à regarder vers l&apos;avant pour voir ce que Jésus-Christ, Seigneur de l&apos;Église et Roi de l&apos;Univers, chercherait à apporter à Son Église et dans Son monde pour les décennies à venir.&quot; Amen.


 


Pour justifier la subvention, la ville explique que ces journées renforceront l&apos;image d&apos;une ville attachée &quot;à la promotion du dialogue inter-religieux&quot;, et que la venue de 700 participants est intéressante pour la fréquentation touristique de Lyon. Des arguments qui peuvent se défendre. A condition qu&apos;une voix discordante se fasse entendre et réclame quelques explications. Mais personne n&apos;a moufté dans le conseil municipal. Pas même les élus dont l&apos;engagement se fonde sur des préoccupations laïques. Au moment du vote, une seule élue, radicale, a voté contre : Sandrine Frih, qui avait déjà exprimé son désaccord lors d&apos;une commission culture. Le deuxième élu radical, l&apos;adjoint Thierry Braillard, s&apos;est abstenu, comme les Verts et deux élus socialistes, tandis que deux élus du groupe Gaec (gauche alternative, écologique, citoyenne) ne prenaient pas part au vote, et que les élus PCF demandaient qu&apos;il soit noté qu&apos;ils quittaient la salle ! 


 


En somme, tous ont marqué silencieusement leur désapprobation. La subvention a fait l&apos;objet d&apos;un vote groupé avec d&apos;autres dossiers, ce qui fait que le public et les téléspectateurs qui suivent à Lyon le conseil municipal auront totalement lundi soir échappé aux enjeux. Et à l&apos;absence de débat.


 


Olivier BERTRAND


 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ppkaltenbach.org/news/francs-macons-et-laicite-a-lyon-que-de-crimes-en-2009"/>
		<id>http://www.ppkaltenbach.org/news/francs-macons-et-laicite-a-lyon-que-de-crimes-en-2009</id>
		<issued>2009-06-10T06:10:15Z</issued>
		<modified>2009-06-13T13:38:08Z</modified>
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9 Juin &#160; 2009</b><br />
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&#160;<b>Lyon subventionne sans débat la Fondation protestante de Pierre Joxe<br />
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<div style="text-align: justify; ">RELIGION - La délibération sera passée inaperçue, soigneusement cachée au milieu d'une pile de dossiers. Lundi soir, le conseil municipal de Lyon a voté une subvention de 48.000 euros pour la Fondation du protestantisme, association fondée en 2001 et présidée par l'ancien ministre Pierre Joxe. Du 15 au 21 juillet, la Fondation organisera à Lyon l'assemblée générale de la Conférence des églises européennes, une organisation qui réunit en Europe 126 églises de tradition orthodoxe, protestante et vieille-catholique...</div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; ">Il y a trois ans, des subventions (il est vrai autrement généreuses) apportées par les collectivités à la communauté catholique Sant Egidio pour des rencontres à Lyon avaient fait débat. Elles avaient été attaquées au tribunal administratif, mais validées car elles ne comportaient pas de célébrations eucharistiques. Ce n'est pas franchement le cas de cette Conférence des églises européennes. Le programme - certes rédigé en anglais ce qui aura peut-être empêché les élus laïcs de comprendre les enjeux, annonce des temps de prière matins, midis et après-midi.</div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; ">Le thème de la 13e assemblée générale, qui coïncide avec les cinquante ans de l'institution, s'intitule “Appelés à une seule espérance en Christ”. La KEK, Conférence des églises européennes, explique&#160;: "Nous avons délibérément choisi un thème qui placerait notre Seigneur Jésus-Christ au coeur de nos discussions et réflexions. Par-dessus tout, nous voulions un thème qui nous amènerait à ne pas nous pencher uniquement sur les 50 années passées de la vie de la KEK, mais aussi nous inviterait à regarder vers l'avant pour voir ce que Jésus-Christ, Seigneur de l'Église et Roi de l'Univers, chercherait à apporter à Son Église et dans Son monde pour les décennies à venir." Amen.</div>
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<div style="text-align: justify; ">Pour justifier la subvention, la ville explique que ces journées renforceront l'image d'une ville attachée "à la promotion du dialogue inter-religieux", et que la venue de 700 participants est intéressante pour la fréquentation touristique de Lyon. Des arguments qui peuvent se défendre. A condition qu'une voix discordante se fasse entendre et réclame quelques explications. Mais personne n'a moufté dans le conseil municipal. Pas même les élus dont l'engagement se fonde sur des préoccupations laïques. Au moment du vote, une seule élue, radicale, a voté contre&#160;: Sandrine Frih, qui avait déjà exprimé son désaccord lors d'une commission culture. Le deuxième élu radical, l'adjoint Thierry Braillard, s'est abstenu, comme les Verts et deux élus socialistes, tandis que deux élus du groupe Gaec (gauche alternative, écologique, citoyenne) ne prenaient pas part au vote, et que les élus PCF demandaient qu'il soit noté qu'ils quittaient la salle&#160;!&#160;</div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; "><b>En somme, tous ont marqué silencieusement leur désapprobation. La subvention a fait l'objet d'un vote groupé avec d'autres dossiers, ce qui fait que le public et les téléspectateurs qui suivent à Lyon le conseil municipal auront totalement lundi soir échappé aux enjeux. Et à l'absence de débat.</b></div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div>Olivier BERTRAND</div>
<div>&#160;</div>]]></content>
	</entry>
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		<title> STATISTIQUES ETHNIQUES.Non au recensement à la Sauce SABBEGH !</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">






LE PROJET DE YAZID SAGGEB EST 

BIBLIQUEMENT INACCEPTABLE

POUR DES RAISONS POLITIQUES




M . Sabegh  est  encore plus illégitime  que son projet !





On ne compte pas sans dire préalablement au Peuple : Comment et Pourquoi ?

Sans l&apos;accord préalable du Peuple sur ces deux points.
Sans avoir prouvé que c&apos;est l&apos;intérêt du Peuple de définir et de compter.




Et par exemple de définir  les droits et devoirs de chacun, de  compter qui va payer l&apos;impot qui va partir à la guerre.Telle est la leçon que nous tirons du recencememnt de MoÏse au Sinaï et des errements de David.



Avec le projet ethnique de discrimination positive, il s&apos;agit d&apos;accorder des privilèges ( De pouvoir, d&apos;argent  etc.. ) en fonction de l&apos;apparence, du ressenti, de l&apos;appartenance.  Nul ne peut se livrer à pareille horreur sans l&apos;accord préalable du Peuple.



Qui pis est on ne fait pas compter le Peuple des futurs privilègiés par ses « pôtes ».



Il serait plus honnête- façon Dieudonné - de se présenter au suffrage universel  avec  un tel programme.



CHICHE ! 





LE FIGARO mai 2009/



 &quot;&quot;Un groupe de scientifiques, notamment de l&apos;Ined et du CNRS conteste les choix du commissaire à l&apos;Égalité des chances.



Nicolas Sarkozy avait promis une commission scientifique sur les statistiques ethniques. On en compte déjà deux ! L&apos;une supposée pour. L&apos;autre contre. La première a été intronisée par Yazid Sabeg, le commissaire à l&apos;Égalité des chances, le 23 mars. Elle rassemble des chercheurs, mais aussi des directeurs de ressources humaines. L&apos;autre s&apos;est formée le 25, en réaction «à cette imposture scientifique, puisqu&apos;il s&apos;agit surtout des amis de M. Sabeg». Un noyau de démographes de l&apos;Ined a lancé l&apos;initiative, rejoint par une vingtaine d&apos;autres chercheurs. Cette «anticommission Sabeg» se réunit lundi pour la deuxième fois et entend rendre, elle aussi, un rapport au président en juillet.&quot;&quot;


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++







FONTEVRAUD 2004.





 Quatre Leçons de théologie laïque 2002.2004.2006.2008 2  



Seconde leçon 2004



II. - Le Nom, le Nombre et l&apos;Etat



Michel Louis Lévy








Il y a deux ans, j&apos;avais essayé d&apos;apporter ma pierre à l&apos;introuvable « enseignement des religions » en donnant ici une « leçon de théologie », supposée s&apos;adresser à des adolescents de l&apos;école laïque. J&apos;y définissais Dieu comme une personne morale, représentant la totalité du genre humain. Je faisais de Moïse l&apos;inventeur égyptien de l&apos;alphabet de 22 lettres ordonnées et de la semaine de 7 jours, qui, déçu de n&apos;avoir imposé ni cet alphabet ni le Chabbat à l&apos;administration pharaonique, attachée à ses hiéroglyphes, mettait en chantier la Torah et chargeait ses partisans d&apos;en expérimenter l&apos;application de l&apos;autre côté du Désert. Aujourd&apos;hui, je m&apos;adresse plutôt à des enseignants, de préférence mariés et pères ou mères de famille. J&apos;examinerai, en bon démographe, ce qui, dans cette Torah, concerne les deux instruments de l&apos;analyse démographique, à savoir les registres d&apos;état civil et les recensements de la population, la nomination individuelle et le comptage collectif : nommer et compter. 



1. L&apos;état civil 

 


Nos registres de naissances, mariages et décès ont été, comme on sait, institués par l&apos;Assemblée Législative, en sa dernière séance du 20 septembre 1792, par transfert des registres paroissiaux de baptême, mariage et sépulture, dont la normalisation remonte à la Contre-Réforme et au Concile de Trente et pour la France, à l&apos;édit de Villers-Cotterêts de François 1er (1539). Les pratiques ainsi enregistrées par les soins des communautés et paroisses locales sont fondées sur les textes bibliques et évangéliques. Elles répondent d&apos;une part aux besoins du commerce, du crédit en particulier, qui exigent de connaître l&apos;identité d&apos;un créancier et d&apos;un débiteur ; d&apos;autre part à ceux de la famille, qui exigent de savoir qui est qui, qui épouse qui, qui est le fils ou la fille de qui, pour appliquer les règles de la prohibition de l&apos;inceste et de l&apos;adultère, ainsi que celles de l&apos;exogamie et de la monogamie. Je vais en « revisiter », comme on dit, les textes fondateurs, à savoir les chapitres 16 à 22 de la Genèse. en m&apos;inspirant des analyses de l&apos;éminente psychanalyste et exégète protestante Marie Balmary. 

 


Faut-il un rapport sexuel pour être désigné comme le père d&apos;un enfant ? Il n&apos;y a jamais de mention de rapport sexuel entre Abram et Saraï. Simplement celle-ci est qualifiée d&apos;« épouse d&apos;Abram ». Au  contraire, pour la naissance d&apos;Ismaël, il est précisé qu&apos;Abram est « allé vers » Agar au verset 16, 4. La distinction entre &quot;le fils selon la chair&quot;, Ismaël, et &quot;le fils selon l&apos;esprit&quot;, Isaac, sera commentée au chapitre 4 de l&apos;Épître aux Galates, qui précise au verset 28 que les futurs Chrétiens sont du côté d&apos;Isaac : « Or vous, mes frères, à la manière d&apos;Isaac, vous êtes enfants de la promesse ». Regardons-cela de plus près.



A la fin du chapitre 16 de la Genèse, Ismaël naît de la servante Agar. 13 ans plus tard, au chapitre 17, versets 4 à 6, Abraham a 99 ans, et Elohym lui propose une alliance :  « sois le père d&apos;une foule (HMWN) de nations (GWYM). On ne t&apos;appellera plus ABRM, A.B.R.M., mais ton nom sera ABRHM A.B.R.H.M., car je te fais père d&apos;une foule (HM est la fin du mot Abraham et le début du mot Hamon) de nations (GWYM). Je te fructifierai beaucoup, beaucoup, tu engendreras des nations, des rois sortiront de toi ». Les Goyim ne sont pas les non-juifs, ce sont les nations. Israël lui-même sera plusieurs fois qualifié de goy, de nation. Le Goy est doté d&apos;une nationalité, d&apos;un passeport, on peut lui vendre, lui acheter, lui faire crédit. C&apos;est le contraire du Guer, GR, le migrant sans-papier, susceptible à l&apos;inverse d&apos;être intégré au peuple juif.

 

Abraham joue le jeu : il accepte le signe de l&apos;alliance d&apos;Abraham, à savoir la circoncision au huitième jour, instituée au verset 12. Au verset 15, Elohym lui annonce alors que Saraï, S.R.Y, sa femme, devient Sarah ; S.R.H. Le Yod, marque l&apos;appartenance, comme on parle à un enfant ou à l&apos;être aimé : « mon petit, mon poussin, ma chérie ». Le Hé marque l&apos;autonomie de la femme enceinte, qu&apos;on peut vouvoyer et appeler par son nom propre, « Sarah », tout court. Sarah, à 90 ans, passe ainsi de l&apos;appellation de « demoiselle » à celle de « dame », en tombant enceinte. Premier rire d&apos;Abraham, d&apos;où le nom du fils annoncé, Its&apos;haq, Isaac, « il rira » mais aussi « il fera rire ». C&apos;est lui qui sera circoncis au huitième jour. A Ismaël, déjà procréé par les voies naturelles et circoncis à treize ans, il est aussi promis de « fructifier beaucoup, beaucoup » et d&apos;être le père de douze princes, mais non de rois : il ne constituera qu&apos;une seule « grande nation ». C&apos;est à la descendance d&apos;Isaac qu&apos;est réservée l&apos;Alliance.



Le chapitre 18 est celui de la scène bien connue de l&apos;Annonciation à Abraham et Sarah, par les trois messagers. Dieu n&apos;est plus ici désigné par Elohym, mais par le Tétragramme, YHWH, Adonay, béni soit le Nom. Dans ma première leçon, j&apos;avais esquissé le sens de la différence entre Elohym et le Tétragramme. Elohym renvoie à « Ils », les phénomènes tant biologiques qu&apos;astrophysiques : « Au commencement, ils ont créé le ciel et la terre ». Adonay renvoie à « Nous tous », ensemble non moins universel mais dont « Je » fais aussi partie. Elohym est le Nom du Maître de la Nature, le Tétragramme est le Nom de Celui qui se manifeste à la Conscience. La première grossesse d&apos;une femme est d&apos;abord un événement physiologique, naturel, constaté par elle et confirmé par son médecin. Ensuite elle et son mari vont prendre progressivement conscience du changement de leurs statuts respectifs, l&apos;un dans le regard de l&apos;autre, les deux dans le regard de la société. Ce changement les fait changer de nom, mais leur donne aussi le droit de décider en commun du nom du prochain nouveau-né. Le nom d&apos;Isaac souligne la prise de conscience particulièrement difficile de Sarah, qui est ménopausée et ne couche plus avec son mari, d&apos;où son rire insistant d&apos;incrédulité au verset 15.



Le Texte enchaîne immédiatement sur la condamnation de Sodome et Gomorrhe. Sodome est une ville où tout le monde couche avec tout le monde. Des enfants naissent, mais comment voulez-vous leur attribuer un père, si aucun couple n&apos;est constitué, ni reconnu ? Comment voulez-vous dans ces conditions assurer la pérennité de la ville ? La condition absolue pour qu&apos;une ville se perpétue est qu&apos;il y siège une municipalité, un tribunal, une église, bref une assemblée délibérante, qui dise les couples et les filiations et leur donne l&apos;autorité de la chose jugée. 



Au verset 22 se mettent en place les deux interlocuteurs d&apos;un prodigieux marchandage. Le Texte dit que l&apos;Eternel se tient devant Abraham. Par révérence, les scribes ont interverti : Abraham se tient devant l&apos;Eternel. Cela signale qu&apos;en matière de filiation, il arrive que la biologie, qui relève du divin, s&apos;incline devant le témoignage, et pas seulement en cas d&apos;adoption : le photographe Jean-Marie Périer, fils de François Périer, a révélé qu&apos;il était le fils biologique d&apos;Henri Salvador. Qui se serait permis de l&apos;appeler Jean-Marie Salvador ?  



Là dessus Abraham marchande le nombre de membres du Tribunal : 50, 45, 40, 30, 20 ? Finalement, dix Justes auraient suffi pour sauver Sodome et en faire, comme de toute Ville, un être transcendant, qui préexiste aux individus qui la forment, survive après leur mort, et en garde le nom et la mémoire. Le miniane, le quorum nécessaire à toute cérémonie juive, est de dix membres. Les chapitres 19 et 20 s&apos;intercalent, comme s&apos;il fallait séparer le plus possible la conception d&apos;Isaac de sa naissance. Au chapitre 21, il naît enfin. Il est nommé du nom accepté en commun par Abraham et Sarah, il est circoncis au huitième jour. Dans le peuple juif, le père d&apos;un petit garçon n&apos;a pas seulement à le faire circoncire au huitième jour, il lui faut aussi réunir un miniane pour témoigner de l&apos;opération. L&apos;Église institue le baptême des petits garçons et des petites filles, mais ne nie pas la circoncision de Jésus. La République institue le registre des naissances mais ne supprime pas celui des baptêmes. L&apos;une et l&apos;autre certifient ainsi le nom et la filiation du nouveau-né. De même, le mariage devant témoins constate publiquement la formation d&apos;un couple. 



Quand Abraham et Sarah présentent leur fils Isaac, tout le monde rigole, à commencer par Ismaël, au verset 21,9, au point qu&apos;Abraham doute de son rapport avec Sarah et qu&apos;il est prêt à un désaveu de paternité. Quand Elohym, j&apos;insiste, lui demande de lui « rendre » Isaac, de le sacrifier, il accepte. Ce faisant, il reconnaît ainsi Celui dont il tient l&apos;enfant. Comme celui-ci, au verset 7, l&apos;appelle aby, « mon père », et que lui répond bény, « mon fils », ils se sont aussi reconnus mutuellement. 



Le couteau est l&apos;instrument commun à la circoncision et au sacrifice   je m&apos;inspire directement de Marie Balmary. Quand il lève son couteau, Abraham se rappelle avoir circoncis Isaac et avoir alors reconnu le fils de Sarah, son épouse légitime, comme son fils légitime. L&apos;ange d&apos;Adonay, béni soit Son Nom, j&apos;insiste, lui crie alors de « ne pas étendre sa main ». La paternité psychologique se fonde dans le secret de la conscience. L&apos;ascendance  généalogique, y compris royale, établie à coup de registres, est une convention sociale, qui n&apos;emporte jamais aucune certitude biologique. L&apos;important pour être père n&apos;est pas tant de « faire » un enfant que de le reconnaître, devant témoin ou par un acte certifié.



Mais ce n&apos;est pas fini. En Genèse 22, 16 à 18, Abraham reçoit les félicitations du messager d&apos;Adonay : « parce que tu ne m&apos;as pas refusé ton fils, ton unique, bénir, je te bénirai, multiplier je multiplierai ta semence comme les étoiles du ciel, comme le sable sur les lèvres de la mer. Toutes les nations de la terre (Kol Goyé Haarets) se bénissent en ta semence parce que tu as entendu ma voix ». En quoi la première intention d&apos;Abraham, celle de sacrifier son fils, est-elle source de bénédiction ? Parce que nous parlons d&apos;une Alliance, et qu&apos;une Alliance a deux partenaires. A qui un père déclare-t-il un fils, quand il va au bureau de l&apos;état civil ?  À un fonctionnaire ?  Ou bien à une nation, à un pays, à un État ? Un État assure protection à ses citoyens mais lui demande en retour, non seulement de respecter les lois et de payer leurs impôts, mais aussi d&apos;être prêts, dans des cas aussi rares que possible, à prendre le risque de « mourir pour la patrie ». L&apos;Alliance d&apos;Abraham fonde l&apos;engendrement de la nation, non celui de la religion. La Déclaration d&apos;Indépendance des Etats-Unis (1776) en témoigne : 



«  Nous, les représentants des Etats-Unis d&apos;Amérique, assemblés en Congrès général, prenant à témoin le Juge suprême de l&apos;univers de la droiture de nos intentions, publions et déclarons solennellement, au nom et par l&apos;autorité du bon peuple de ces colonies, que ces Colonies unies sont et ont droit d&apos;être des Etats libres et indépendants [  qui] ont pleine autorité de faire la guerre, de conclure la paix, de contracter des alliances, de réglementer le commerce ; [ ] et, pleins d&apos;une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, Nous engageons mutuellement au soutien de cette déclaration nos vies, nos fortunes et notre bien le plus sacré, l&apos;honneur.



2. Le recensement

En 1787, les Etats-Unis promulguent leur Constitution. &quot;We, people of the United States, en vue de former une Union plus parfaite, d&apos;établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d&apos;assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d&apos;Amérique. 

ARTICLE PREMIER Section 1. [  Le] Congrès des États-Unis sera composé d&apos;un Sénat et d&apos;une Chambre des représentants. 

Section 2. La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des différents États ; [ ] Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les différents États qui pourront faire partie de cette Union, proportionnellement au nombre de leurs habitants [ ] Le recensement sera effectué dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès, et ensuite tous les dix ans, de la manière qui sera fixée par la loi. &quot;

Les Constituants connaissent bien la Bible, qui organise minutieusement le recensement, et l&apos; uvre des premiers démographes, savants souvent protestants d&apos;Angleterre, de Hollande, de Suède, de Prusse, comme le pasteur de Frédéric II, J.P. Süssmilch, auteur de L&apos;Ordre divin (Die göttliche Ordnung, 1741). Cela commence en Exode  30, 11-16 : Quand tu lèveras la tête (comme on lève un impôt, Tissa et&apos; Rosch ) des enfants d&apos;Israël pour les compter &quot; chaque  recensé, &quot; depuis l&apos;âge de vingt ans et au dessus &quot;, riche ou  pauvre, devra donner, en obole pour le service du sanctuaire, un &quot;demi-chéqel&quot;, ou demi-sicle. Ainsi les lévites auront à compter, non les hommes, mais les signes, prélevés de la façon la plus égalitaire qui soit, un homme, une pièce de monnaie. Le livre dit précisément des Nombres décrit ensuite le dénombrement des enfants d&apos;Israël dans le désert. Le dénombrement est fait &quot;en comptant nommément&quot; tribu par tribu. Les résultats, détaillés à l&apos;unité près, distinguent l&apos;appartenance à l&apos;une des douze tribus, ainsi que la catégorie des premiers-nés,  &quot;comptés nommément depuis l&apos;âge d&apos;un mois  &quot; ( Nb. 3,  43 ). Ainsi tout mâle décidant de sa propre volonté de payer le demi-cheqel était réputé avoir vingt ans ou plus, c&apos;est-à-dire être en âge de porter les armes, et faire partie d&apos;une tribu d&apos;Israël. Etre recensé n&apos;est pas un acte passif, cela relève d&apos;une décision libre et responsable, qui doit simplement être certifiée par celui qui reçoit les dons pour le sanctuaire : le lévite, recruté, lui, dès l&apos;âge d&apos;un mois. C&apos;est un devoir, pour toute puissance publique légitime, de compter ses administrés par catégories  pertinentes, ici les tribus d&apos;Israël, et de commander les investigations nécessaires. Mais cela suppose le respect d&apos;une règle absolue : nul ne sera dénombré à son insu. 



Or après la codification et l&apos;application, voici la transgression : le  Roi David reçoit l&apos;ordre du Seigneur de dénombrer ( MNH, meneh, d&apos;où vient miniane, et aussi le mot arabe al-manach ) Israël et Juda (2. Samuel , 24,  1-17). Mais il ne respecte aucune des formes prescrites. Il fait compter les Juifs et les Israélites comme il le ferait de chèvres et de moutons, sans leur poser de question. A peine reçoit-il les résultats de son dénombrement, étonnamment arrondis, &quot;Israël compte 800 000 hommes tirant le glaive, et Juda 500 000  &quot;, qu&apos;il comprend qu&apos;il encourt un terrible châtiment. L&apos;Eternel le fait choisir entre sept ans de famine, trois mois de déroute ou trois jours de peste : voilà à quoi conduit de gouverner sans l&apos;assentiment du peuple. Quand &quot;l&apos;édit de César Auguste ordonne le recensement de toute la terre &quot; (Luc 2,1), l&apos;Empereur avait-il l&apos;assentiment du peuple de toute la terre ?



David choisit le châtiment le plus court et la peste retranche, &quot;de Dan à Beershéba, 70 000 hommes &quot;. Encore heureux que la Miséricorde divine demande à l&apos;Ange exterminateur, au moment où il atteint le futur site de Jérusalem, de « retirer sa main », comme Elle avait demandé à Abraham de « ne pas étendre sa main » sur Isaac ligoté. David dresse alors un autel, embryon du futur Temple de son fils Salomon. De même qu&apos;une commune doit avoir à sa tête une Assemblée délibérante, un État doit avoir une capitale. En élaborant leur Constitution, les États américains choisissent de même le site de leur capitale, à laquelle ils donneront le nom de leur Général et premier Président, Washington. L&apos;Alliance d&apos;Abraham engendre les couples mariés dotés d&apos;une descendance reconnue, puis les nations dotées d&apos;un État et d&apos;une capitale. 



Il est inquiétant d&apos;entendre de jeunes immigrés siffler la Marseillaise ; de voir de jeunes diplômés français préférer payer des impôts aux États-Unis ou au Royaume-Uni ; de voir des jeunes couples français préférer le service militaire en Israël à sa suppression en France. Pourquoi avons-nous supprimé le service militaire sans le remplacer par un service national exigeant, au profit de grandes causes ? Pourquoi avons-nous supprimé le recensement général de la population sans le remplacer par un inventaire de nos Cartes Vitale, c&apos;est-à-dire de nos assurés sociaux ? Avons-nous oublié ce que sont une Nation et un État ?



Mardi en huit, les Américains vont voter. Ce faisant, ils reconnaissent la légitimité de leurs institutions. Beaucoup pensent que George W. Bush n&apos;aurait pas dû décider la guerre contre l&apos;Irak, au risque de la mort de soldats américains, mais tous admettent qu&apos;il en avait le droit, sous le contrôle du Congrès, et non sous celui des Nations Unies. Quand vous recevez votre feuille d&apos;impôt, il vous arrive d&apos;en contester le montant. Mais en écrivant à votre percepteur, vous reconnaissez sa légitimité à vous demander votre contribution aux dépenses décidées par le Gouvernement, sous le contrôle de votre député. 



Vous recevez un faire part « Jacques et Rachel Israël ont la joie d&apos;annoncer la naissance de leur fils Joseph ». Si vous vous posez des questions, vous téléphonez à Rachel : « Qu&apos;est-ce que j&apos;apprends ? tu couches avec Jacques ? sais-tu qu&apos;il a déjà eu, de trois mères différentes, une fille et dix garçons, de quoi réunir un miniane ! es-tu sûre au moins que ton bébé est de lui ? Et cette idée de l&apos;appeler Joseph ! Joseph Israël, tu le vois devenir Premier Ministre - de Pharaon ? ». Mais vous avez la foi, vous envoyez vos félicitations aux parents et vos meilleurs v ux de bonheur et de réussite au petit Joseph. Mazel Tov !







 Je vous remercie .




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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ppkaltenbach.org/news/statistiques-ethniques-non-au-recensement-a-la-sauce-sabbegh"/>
		<id>http://www.ppkaltenbach.org/news/statistiques-ethniques-non-au-recensement-a-la-sauce-sabbegh</id>
		<issued>2009-06-05T15:20:11Z</issued>
		<modified>2009-06-05T15:29:48Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[<br />
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<b><br />
</b>
<div style="text-align: center;"><b>LE PROJET DE YAZID SAGGEB EST <br />
BIBLIQUEMENT INACCEPTABLE<br />
POUR DES RAISONS POLITIQUES</b></div>
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<span style="color: rgb(0, 0, 255);">M&#160;. Sabegh&#160; est&#160; encore plus illégitime&#160; que son projet&#160;!</span><br />
<br />
On ne compte pas sans dire préalablement au Peuple&#160;: Comment et Pourquoi&#160;?<br />
Sans l’accord préalable du Peuple sur ces deux points.
<div style="text-align: justify;">Sans avoir prouvé que c’est l’intérêt du Peuple de définir et de compter.</div>
<br />
Et par exemple de définir&#160; les droits et devoirs de chacun, de&#160; compter qui va payer l'impot qui va partir à la guerre.Telle est la leçon que nous tirons du recencememnt de MoÏse au Sinaï et des errements de David.<br />
<br />
Avec le projet ethnique de discrimination positive, il s’agit d’accorder des privilèges ( De pouvoir, d’argent&#160; etc.. )…en fonction de l’apparence, du ressenti, de l’appartenance.&#160; Nul ne peut se livrer à pareille horreur sans l'accord préalable du Peuple.<br />
<br />
Qui pis est on ne fait pas compter le Peuple des futurs privilègiés par ses «&#160;pôtes&#160;».<br />
<br />
Il serait plus honnête- façon Dieudonné - de se présenter au suffrage universel&#160; avec&#160; un tel programme.<br />
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<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>CHICHE&#160;! </b></span><br />
<br />
<b>LE FIGARO mai 2009/</b><br />
<br />
<div style="text-align: justify;">&#160;""Un groupe de scientifiques, notamment de l'Ined et du CNRS conteste les choix du commissaire à l'Égalité des chances.<br />
<br />
Nicolas Sarkozy avait promis une commission scientifique sur les statistiques ethniques. On en compte déjà deux&#160;! L'une supposée pour. L'autre contre. La première a été intronisée par Yazid Sabeg, le commissaire à l'Égalité des chances, le 23&#160;mars. Elle rassemble des chercheurs, mais aussi des directeurs de ressources humaines. <b>L'autre s'est formée le 25, en réaction «à cette imposture scientifique, puisqu'il s'agit surtout des amis de M. Sabeg». </b>Un noyau de démographes de l'Ined a lancé l'initiative, rejoint par une vingtaine d'autres chercheurs. Cette «anticommission Sabeg» se réunit lundi pour la deuxième fois et entend rendre, elle aussi, un rapport au président en juillet.""</div>
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<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>FONTEVRAUD 2004.<br />
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&#160;Quatre Leçons de théologie laïque 2002.2004.2006.2008 2&#160; <br />
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Seconde leçon 2004<br />
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II. - Le Nom, le Nombre et l’Etat<br />
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Michel Louis Lévy<br />
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</b></span></div>
<div style="text-align: justify;">Il y a deux ans, j’avais essayé d’apporter ma pierre à l’introuvable «&#160;enseignement des religions&#160;» en donnant ici une «&#160;leçon de théologie&#160;», supposée s’adresser à des adolescents de l’école laïque. J’y définissais Dieu comme une personne morale, représentant la totalité du genre humain. Je faisais de Moïse l’inventeur égyptien de l’alphabet de 22 lettres ordonnées et de la semaine de 7 jours, qui, déçu de n’avoir imposé ni cet alphabet ni le Chabbat à l’administration pharaonique, attachée à ses hiéroglyphes, mettait en chantier la Torah et chargeait ses partisans d’en expérimenter l’application de l’autre côté du Désert. Aujourd’hui, je m’adresse plutôt à des enseignants, de préférence mariés et pères ou mères de famille. J’examinerai, en bon démographe, ce qui, dans cette Torah, concerne les deux instruments de l’analyse démographique, à savoir les registres d’état civil et les recensements de la population, la nomination individuelle et le comptage collectif&#160;: nommer et compter. <br />
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1. L’état civil <br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Nos registres de naissances, mariages et décès ont été, comme on sait, institués par l’Assemblée Législative, en sa dernière séance du 20 septembre 1792, par transfert des registres paroissiaux de baptême, mariage et sépulture, dont la normalisation remonte à la Contre-Réforme et au Concile de Trente et pour la France, à l’édit de Villers-Cotterêts de François 1er (1539). Les pratiques ainsi enregistrées par les soins des communautés et paroisses locales sont fondées sur les textes bibliques et évangéliques. Elles répondent d’une part aux besoins du commerce, du crédit en particulier, qui exigent de connaître l’identité d’un créancier et d’un débiteur&#160;; d’autre part à ceux de la famille, qui exigent de savoir qui est qui, qui épouse qui, qui est le fils ou la fille de qui, pour appliquer les règles de la prohibition de l’inceste et de l’adultère, ainsi que celles de l’exogamie et de la monogamie. Je vais en «&#160;revisiter&#160;», comme on dit, les textes fondateurs, à savoir les chapitres 16 à 22 de la Genèse. en m’inspirant des analyses de l’éminente psychanalyste et exégète protestante Marie Balmary. <br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Faut-il un rapport sexuel pour être désigné comme le père d’un enfant&#160;? Il n’y a jamais de mention de rapport sexuel entre Abram et Saraï. Simplement celle-ci est qualifiée d’«&#160;épouse d’Abram&#160;». Au&#160; contraire, pour la naissance d'Ismaël, il est précisé qu'Abram est «&#160;allé vers&#160;» Agar au verset 16, 4. La distinction entre "le fils selon la chair", Ismaël, et "le fils selon l'esprit", Isaac, sera commentée au chapitre 4 de l’Épître aux Galates, qui précise au verset 28 que les futurs Chrétiens sont du côté d’Isaac&#160;: «&#160;Or vous, mes frères, à la manière d'Isaac, vous êtes enfants de la promesse&#160;». Regardons-cela de plus près.<br />
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A la fin du chapitre 16 de la Genèse, Ismaël naît de la servante Agar. 13 ans plus tard, au chapitre 17, versets 4 à 6, Abraham a 99 ans, et Elohym lui propose une alliance&#160;:&#160; «&#160;sois le père d'une foule (HMWN) de nations (GWYM). On ne t'appellera plus ABRM, A.B.R.M., mais ton nom sera ABRHM A.B.R.H.M., car je te fais père d'une foule (HM est la fin du mot Abraham et le début du mot Hamon) de nations (GWYM). Je te fructifierai beaucoup, beaucoup, tu engendreras des nations, des rois sortiront de toi&#160;». Les Goyim ne sont pas les non-juifs, ce sont les nations. Israël lui-même sera plusieurs fois qualifié de goy, de nation. Le Goy est doté d’une nationalité, d’un passeport, on peut lui vendre, lui acheter, lui faire crédit. C’est le contraire du Guer, GR, le migrant sans-papier, susceptible à l’inverse d’être intégré au peuple juif.<br />
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Abraham joue le jeu&#160;: il accepte le signe de l’alliance d’Abraham, à savoir la circoncision au huitième jour, instituée au verset 12. Au verset 15, Elohym lui annonce alors que Saraï, S.R.Y, sa femme, devient Sarah&#160;; S.R.H. Le Yod, marque l’appartenance, comme on parle à un enfant ou à l’être aimé&#160;: «&#160;mon petit, mon poussin, ma chérie&#160;». Le Hé marque l’autonomie de la femme enceinte, qu’on peut vouvoyer et appeler par son nom propre, «&#160;Sarah&#160;», tout court. Sarah, à 90 ans, passe ainsi de l’appellation de «&#160;demoiselle&#160;» à celle de «&#160;dame&#160;», en tombant enceinte. Premier rire d’Abraham, d’où le nom du fils annoncé, Its’haq, Isaac, «&#160;il rira&#160;» mais aussi «&#160;il fera rire&#160;». C’est lui qui sera circoncis au huitième jour. A Ismaël, déjà procréé par les voies naturelles et circoncis à treize ans, il est aussi promis de «&#160;fructifier beaucoup, beaucoup&#160;» et d’être le père de douze princes, mais non de rois&#160;: il ne constituera qu’une seule «&#160;grande nation&#160;». C’est à la descendance d’Isaac qu’est réservée l’Alliance.<br />
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Le chapitre 18 est celui de la scène bien connue de l’Annonciation à Abraham et Sarah, par les trois messagers. Dieu n’est plus ici désigné par Elohym, mais par le Tétragramme, YHWH, Adonay, béni soit le Nom. Dans ma première leçon, j’avais esquissé le sens de la différence entre Elohym et le Tétragramme. Elohym renvoie à «&#160;Ils&#160;», les phénomènes tant biologiques qu’astrophysiques&#160;: «&#160;Au commencement, ils ont créé le ciel et la terre&#160;». Adonay renvoie à «&#160;Nous tous&#160;», ensemble non moins universel mais dont «&#160;Je&#160;» fais aussi partie. Elohym est le Nom du Maître de la Nature, le Tétragramme est le Nom de Celui qui se manifeste à la Conscience. La première grossesse d’une femme est d’abord un événement physiologique, naturel, constaté par elle et confirmé par son médecin. Ensuite elle et son mari vont prendre progressivement conscience du changement de leurs statuts respectifs, l’un dans le regard de l’autre, les deux dans le regard de la société. Ce changement les fait changer de nom, mais leur donne aussi le droit de décider en commun du nom du prochain nouveau-né. Le nom d’Isaac souligne la prise de conscience particulièrement difficile de Sarah, qui est ménopausée et ne couche plus avec son mari, d’où son rire insistant d’incrédulité au verset 15.<br />
<br />
Le Texte enchaîne immédiatement sur la condamnation de Sodome et Gomorrhe. Sodome est une ville où tout le monde couche avec tout le monde. Des enfants naissent, mais comment voulez-vous leur attribuer un père, si aucun couple n’est constitué, ni reconnu&#160;? Comment voulez-vous dans ces conditions assurer la pérennité de la ville&#160;? La condition absolue pour qu’une ville se perpétue est qu’il y siège une municipalité, un tribunal, une église, bref une assemblée délibérante, qui dise les couples et les filiations et leur donne l’autorité de la chose jugée. <br />
<br />
Au verset 22 se mettent en place les deux interlocuteurs d’un prodigieux marchandage. Le Texte dit que l'Eternel se tient devant Abraham. Par révérence, les scribes ont interverti&#160;: Abraham se tient devant l'Eternel. Cela signale qu'en matière de filiation, il arrive que la biologie, qui relève du divin, s'incline devant le témoignage, et pas seulement en cas d’adoption&#160;: le photographe Jean-Marie Périer, fils de François Périer, a révélé qu’il était le fils biologique d’Henri Salvador. Qui se serait permis de l’appeler Jean-Marie Salvador&#160;?&#160; <br />
<br />
Là dessus Abraham marchande le nombre de membres du Tribunal&#160;: 50, 45, 40, 30, 20&#160;? Finalement, dix Justes auraient suffi pour sauver Sodome et en faire, comme de toute Ville, un être transcendant, qui préexiste aux individus qui la forment, survive après leur mort, et en garde le nom et la mémoire. Le miniane, le quorum nécessaire à toute cérémonie juive, est de dix membres. Les chapitres 19 et 20 s’intercalent, comme s’il fallait séparer le plus possible la conception d’Isaac de sa naissance. Au chapitre 21, il naît enfin. Il est nommé du nom accepté en commun par Abraham et Sarah, il est circoncis au huitième jour. Dans le peuple juif, le père d’un petit garçon n’a pas seulement à le faire circoncire au huitième jour, il lui faut aussi réunir un miniane pour témoigner de l’opération. L’Église institue le baptême des petits garçons et des petites filles, mais ne nie pas la circoncision de Jésus. La République institue le registre des naissances mais ne supprime pas celui des baptêmes. L’une et l’autre certifient ainsi le nom et la filiation du nouveau-né. De même, le mariage devant témoins constate publiquement la formation d’un couple. <br />
<br />
Quand Abraham et Sarah présentent leur fils Isaac, tout le monde rigole, à commencer par Ismaël, au verset 21,9, au point qu’Abraham doute de son rapport avec Sarah et qu’il est prêt à un désaveu de paternité. Quand Elohym, j’insiste, lui demande de lui «&#160;rendre&#160;» Isaac, de le sacrifier, il accepte. Ce faisant, il reconnaît ainsi Celui dont il tient l’enfant. Comme celui-ci, au verset 7, l’appelle aby, «&#160;mon père&#160;», et que lui répond bény, «&#160;mon fils&#160;», ils se sont aussi reconnus mutuellement. <br />
<br />
Le couteau est l’instrument commun à la circoncision et au sacrifice – je m’inspire directement de Marie Balmary. Quand il lève son couteau, Abraham se rappelle avoir circoncis Isaac et avoir alors reconnu le fils de Sarah, son épouse légitime, comme son fils légitime. L’ange d’Adonay, béni soit Son Nom, j’insiste, lui crie alors de «&#160;ne pas étendre sa main&#160;». La paternité psychologique se fonde dans le secret de la conscience. L'ascendance&#160; généalogique, y compris royale, établie à coup de registres, est une convention sociale, qui n'emporte jamais aucune certitude biologique. L’important pour être père n’est pas tant de «&#160;faire&#160;» un enfant que de le reconnaître, devant témoin ou par un acte certifié.<br />
<br />
Mais ce n’est pas fini. En Genèse 22, 16 à 18, Abraham reçoit les félicitations du messager d’Adonay&#160;: «&#160;parce que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique, bénir, je te bénirai, multiplier je multiplierai ta semence comme les étoiles du ciel, comme le sable sur les lèvres de la mer. Toutes les nations de la terre (Kol Goyé Haarets) se bénissent en ta semence parce que tu as entendu ma voix&#160;». En quoi la première intention d’Abraham, celle de sacrifier son fils, est-elle source de bénédiction&#160;? Parce que nous parlons d’une Alliance, et qu’une Alliance a deux partenaires. A qui un père déclare-t-il un fils, quand il va au bureau de l’état civil&#160;?&#160; À un fonctionnaire&#160;?&#160; Ou bien à une nation, à un pays, à un État&#160;? Un État assure protection à ses citoyens mais lui demande en retour, non seulement de respecter les lois et de payer leurs impôts, mais aussi d’être prêts, dans des cas aussi rares que possible, à prendre le risque de «&#160;mourir pour la patrie&#160;». L’Alliance d’Abraham fonde l’engendrement de la nation, non celui de la religion. La Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis (1776) en témoigne&#160;: <br />
<br />
«&#160; Nous, les représentants des Etats-Unis d'Amérique, assemblés en Congrès général, prenant à témoin le Juge suprême de l'univers de la droiture de nos intentions, publions et déclarons solennellement, au nom et par l'autorité du bon peuple de ces colonies, que ces Colonies unies sont et ont droit d'être des Etats libres et indépendants [… qui] ont pleine autorité de faire la guerre, de conclure la paix, de contracter des alliances, de réglementer le commerce&#160;; […] et, pleins d'une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, Nous engageons mutuellement au soutien de cette déclaration nos vies, nos fortunes et notre bien le plus sacré, l'honneur.<br />
<br />
2. Le recensement<br />
En 1787, les Etats-Unis promulguent leur Constitution. "We, people of the United States, en vue de former une Union plus parfaite, d'établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d'Amérique. <br />
ARTICLE PREMIER Section 1. [… Le] Congrès des États-Unis sera composé d'un Sénat et d'une Chambre des représentants. <br />
Section 2. La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des différents États&#160;; […] Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les différents États qui pourront faire partie de cette Union, proportionnellement au nombre de leurs habitants […] Le recensement sera effectué dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès, et ensuite tous les dix ans, de la manière qui sera fixée par la loi. "<br />
Les Constituants connaissent bien la Bible, qui organise minutieusement le recensement, et l’œuvre des premiers démographes, savants souvent protestants d’Angleterre, de Hollande, de Suède, de Prusse, comme le pasteur de Frédéric II, J.P. Süssmilch, auteur de L’Ordre divin (Die göttliche Ordnung, 1741). Cela commence en Exode &#160;30, 11-16&#160;: Quand tu lèveras la tête (comme on lève un impôt, Tissa et' Rosch&#160;) des enfants d'Israël pour les compter…"&#160;chaque&#160; recensé, "&#160;depuis l'âge de vingt ans et au dessus&#160;", riche ou&#160; pauvre, devra donner, en obole pour le service du sanctuaire, un "demi-chéqel", ou demi-sicle. Ainsi les lévites auront à compter, non les hommes, mais les signes, prélevés de la façon la plus égalitaire qui soit, un homme, une pièce de monnaie. Le livre dit précisément des Nombres décrit ensuite le dénombrement des enfants d'Israël dans le désert. Le dénombrement est fait "en comptant nommément" tribu par tribu. Les résultats, détaillés à l’unité près, distinguent l'appartenance à l'une des douze tribus, ainsi que la catégorie des premiers-nés,&#160; "comptés nommément depuis l'âge d'un mois &#160;" (&#160;Nb. 3,&#160; 43&#160;). Ainsi tout mâle décidant de sa propre volonté de payer le demi-cheqel était réputé avoir vingt ans ou plus, c’est-à-dire être en âge de porter les armes, et faire partie d'une tribu d'Israël. Etre recensé n’est pas un acte passif, cela relève d'une décision libre et responsable, qui doit simplement être certifiée par celui qui reçoit les dons pour le sanctuaire&#160;: le lévite, recruté, lui, dès l'âge d'un mois. C'est un devoir, pour toute puissance publique légitime, de compter ses administrés par catégories&#160; pertinentes, ici les tribus d'Israël, et de commander les investigations nécessaires. Mais cela suppose le respect d'une règle absolue&#160;: nul ne sera dénombré à son insu. <br />
<br />
Or après la codification et l'application, voici la transgression&#160;: le&#160; Roi David reçoit l'ordre du Seigneur de dénombrer ( MNH, meneh, d'où vient miniane, et aussi le mot arabe al-manach ) Israël et Juda (2. Samuel&#160;, 24,&#160; 1-17). Mais il ne respecte aucune des formes prescrites. Il fait compter les Juifs et les Israélites comme il le ferait de chèvres et de moutons, sans leur poser de question. A peine reçoit-il les résultats de son dénombrement, étonnamment arrondis, "Israël compte 800&#160;000 hommes tirant le glaive, et Juda 500&#160;000&#160;&#160;", qu’il comprend qu’il encourt un terrible châtiment. L’Eternel le fait choisir entre sept ans de famine, trois mois de déroute ou trois jours de peste&#160;: voilà à quoi conduit de gouverner sans l’assentiment du peuple. Quand "l'édit de César Auguste ordonne le recensement de toute la terre&#160;" (Luc 2,1), l’Empereur avait-il l’assentiment du peuple de toute la terre&#160;?<br />
<br />
David choisit le châtiment le plus court et la peste retranche, "de Dan à Beershéba, 70&#160;000 hommes&#160;". Encore heureux que la Miséricorde divine demande à l'Ange exterminateur, au moment où il atteint le futur site de Jérusalem, de «&#160;retirer sa main&#160;», comme Elle avait demandé à Abraham de «&#160;ne pas étendre sa main&#160;» sur Isaac ligoté. David dresse alors un autel, embryon du futur Temple de son fils Salomon. De même qu’une commune doit avoir à sa tête une Assemblée délibérante, un État doit avoir une capitale. En élaborant leur Constitution, les États américains choisissent de même le site de leur capitale, à laquelle ils donneront le nom de leur Général et premier Président, Washington. L’Alliance d’Abraham engendre les couples mariés dotés d’une descendance reconnue, puis les nations dotées d’un État et d’une capitale. <br />
<br />
Il est inquiétant d’entendre de jeunes immigrés siffler la Marseillaise&#160;; de voir de jeunes diplômés français préférer payer des impôts aux États-Unis ou au Royaume-Uni&#160;; de voir des jeunes couples français préférer le service militaire en Israël à sa suppression en France. Pourquoi avons-nous supprimé le service militaire sans le remplacer par un service national exigeant, au profit de grandes causes&#160;? Pourquoi avons-nous supprimé le recensement général de la population sans le remplacer par un inventaire de nos Cartes Vitale, c’est-à-dire de nos assurés sociaux&#160;? Avons-nous oublié ce que sont une Nation et un État&#160;?<br />
<br />
Mardi en huit, les Américains vont voter. Ce faisant, ils reconnaissent la légitimité de leurs institutions. Beaucoup pensent que George W. Bush n’aurait pas dû décider la guerre contre l’Irak, au risque de la mort de soldats américains, mais tous admettent qu’il en avait le droit, sous le contrôle du Congrès, et non sous celui des Nations Unies. Quand vous recevez votre feuille d’impôt, il vous arrive d’en contester le montant. Mais en écrivant à votre percepteur, vous reconnaissez sa légitimité à vous demander votre contribution aux dépenses décidées par le Gouvernement, sous le contrôle de votre député. <br />
<br />
Vous recevez un faire part «&#160;Jacques et Rachel Israël ont la joie d’annoncer la naissance de leur fils Joseph&#160;». Si vous vous posez des questions, vous téléphonez à Rachel&#160;: «&#160;Qu’est-ce que j’apprends&#160;? tu couches avec Jacques&#160;? sais-tu qu’il a déjà eu, de trois mères différentes, une fille et dix garçons, de quoi réunir un miniane&#160;! es-tu sûre au moins que ton bébé est de lui&#160;? Et cette idée de l’appeler Joseph&#160;! Joseph Israël, tu le vois devenir Premier Ministre - de Pharaon&#160;?&#160;». Mais vous avez la foi, vous envoyez vos félicitations aux parents et vos meilleurs vœux de bonheur et de réussite au petit Joseph. Mazel Tov&#160;!<br />
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&#160;Je vous remercie .</div>
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	</entry>
	<entry>
		<title>Remplacez Martin HIRSCH  !</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Pierre Patrick Kaltenbach.                                                                              Juin 2009

http://www.ppkaltenbach.org/





Sur ce site:



http://www.ppkaltenbach.org/news/quand-martin-hirsch-se-moque-de-la-confiance-des-elus-et-des-citoyens-dans-les-associations












Pour la transparence et la gouvernance

 de la

dépense associative familiale

 des collectivités territoriales.

( Subventions)






En France, plus de la moitié des ressources associatives sont d&apos;origine publique et plus de la moitié de ces ressources sont financées par les collectivités territoriales.



Sur le terrain l&apos;électeur, citoyen, contribuable se sent beaucoup plus concerné par ses impôts et donc par les subventions locales.





D&apos;où le projet conduit de concert avec « Gouvernance et certification »

http://www.gouvernance1901.com/





et avec l&apos;OBRAL : Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales

http://obral.viabloga.com/






A l&apos;occasion des prochaines consultations locales :

Régionales : Mars2010. Cantonnales :21 et 28 mars 2011. Municipales : Mars 2014.









DEMANDEZ AUX CANDIDATS de S&apos;ENGAGER SUR  LES QUATRE POINTS SUIVANTS.

PUBLIEZ LEURS REPONSES SUR VOTRE SITE DEDIE LA VEILLE DES ELECTIONS





Création d&apos;une commission municipale, départementale ou régionale d&apos;évaluation de la dépense publique associative à vocation familiale.



Présidées par l&apos;Opposition, ces commissions auraient trois fonctions : 



Exiger de toute association aidée la publication simultanée sur son site propre et sur le site de la collectivité du détail des aides publiques de toutes origines et toute nature dont le montant consolidé dépasserait 153.000 euros. Ces données chiffrées seraient accompagnées des informations nécessaires à  restaurer la confiance des prescripteurs et financeurs tant publics que privés. 



Exiger des associations recevant plus de 153.000 euros d&apos;aides publiques le recours à la certification d&apos;un organisme agréé, le coût étant financé par un préciput de 1 % du total des aides associatives distribuées.



Le cas de l&apos;Isère permet de fixer un ordre de grandeur:



En 2007,4349 associations Iséroises ont reçu un total de 74,6 millions d&apos;euros de subventions provenant du Conseil Régional, du Conseil Général et de la Ville de Grenoble.  De ce montant total, les 50 associations les plus subventionnées ont reçu 27,6 Millions d&apos;euros, soit 37%. Un  préciput de 1% de 74,6 millions permettrait d&apos;affecter 15.000 euros à chacun de ces gros employeurs associatifs pour payer leurs frais de certification et leur délivrer le label « Transparence et Certification » associative en Isère.



A charge budgétaire inchangée, sans la moindre surcharge pour les petites et moyennes associations (95% de l&apos;effectif), les collectivités territoriales feraient de la transparence et de la gouvernance de l&apos;aide publique associative un outil d&apos;émulation entre les professionnels de la politique sociale comme entre les partenaire sociaux et les forces politiques locales.

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		<issued>2009-06-03T08:00:51Z</issued>
		<modified>2009-06-03T08:03:48Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>Pierre Patrick Kaltenbach.&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Juin 2009<br />
http://www.ppkaltenbach.org/</b></span><b><br />
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Sur ce site:<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="background-color: rgb(255, 255, 255);"><br />
http://www.ppkaltenbach.org/news/quand-martin-hirsch-se-moque-de-la-confiance-des-elus-et-des-citoyens-dans-les-associations</span></span><span style="background-color: rgb(255, 255, 255);"><br />
</span><br />
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</b>
<div style="text-align: center;"><b>Pour la transparence et la gouvernance<br />
&#160;de la<br />
dépense associative familiale<br />
&#160;des collectivités territoriales.<br />
( Subventions)</b></div>
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En France, plus de la moitié des ressources associatives sont d’origine publique et plus de la moitié de ces ressources sont financées par les collectivités territoriales.<br />
<br />
Sur le terrain l’électeur, citoyen, contribuable se sent beaucoup plus concerné par ses impôts et donc par les subventions locales.<br />
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<div style="text-align: center;">D’où le projet conduit de concert avec «&#160;Gouvernance et certification&#160;»<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">http://www.gouvernance1901.com/</span><br />
<br />
et avec l’OBRAL&#160;: Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">http://obral.viabloga.com/</span></div>
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">A l’occasion des prochaines consultations locales&#160;:<br />
Régionales&#160;: Mars2010. Cantonnales&#160;:21 et 28 mars 2011. Municipales&#160;: Mars 2014.</span><br />
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<b>DEMANDEZ AUX CANDIDATS de S’ENGAGER SUR&#160; LES QUATRE POINTS SUIVANTS.<br />
PUBLIEZ LEURS REPONSES SUR VOTRE SITE DEDIE LA VEILLE DES ELECTIONS</b><br />
<br />
<br />
<div style="text-align: justify;">Création d’une commission municipale, départementale ou régionale d’évaluation de la dépense publique associative à vocation familiale.<br />
<br />
Présidées par l’Opposition, ces commissions auraient trois fonctions&#160;: <br />
<br />
Exiger de toute association aidée la publication simultanée sur son site propre et sur le site de la collectivité du détail des aides publiques de toutes origines et toute nature dont le montant consolidé dépasserait 153.000 euros. Ces données chiffrées seraient accompagnées des informations nécessaires à&#160; restaurer la confiance des prescripteurs et financeurs tant publics que privés. <br />
<br />
Exiger des associations recevant plus de 153.000 euros d’aides publiques le recours à la certification d’un organisme agréé, le coût étant financé par un préciput de 1 % du total des aides associatives distribuées.<br />
<br />
Le cas de l’Isère permet de fixer un ordre de grandeur:<br />
<br />
En 2007,4349 associations Iséroises ont reçu un total de 74,6 millions d’euros de subventions provenant du Conseil Régional, du Conseil Général et de la Ville de Grenoble.&#160; De ce montant total, les 50 associations les plus subventionnées ont reçu 27,6 Millions d’euros, soit 37%. Un&#160; préciput de 1% de 74,6 millions permettrait d’affecter 15.000 euros à chacun de ces gros employeurs associatifs pour payer leurs frais de certification et leur délivrer le label «&#160;Transparence et Certification&#160;» associative en Isère.<br />
<br />
A charge budgétaire inchangée, sans la moindre surcharge pour les petites et moyennes associations (95% de l’effectif), les collectivités territoriales feraient de la transparence et de la gouvernance de l’aide publique associative un outil d’émulation entre les professionnels de la politique sociale comme entre les partenaire sociaux et les forces politiques locales.</div>]]></content>
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	<entry>
		<title>Quand Martin Hirsch se moque  de la confiance des élus et des citoyens dans les associations.</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



Question  à M. M. Hirsch.



Question N° :  41934   de  M.   Beaudouin  Patrick ( Union pour un Mouvement Populaire -  Val-de-Marne ) 

 Ministère interrogé :  Solidarités actives contre la pauvreté et  jeunesse  

Question publiée au JO le :   17/02/2009  page :  1515   

Réponse publiée au JO le :   26/05/2009  page :  5175   

   

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QUESTION DU PARLEMENTAIRE.



&quot; Les collectivités territoriales doivent-elles assurer la transparence des subventions associatives telle que prévue par les lois et réglements ?&quot;



 REPONSE du  MINISTERE



&quot; Inutile, le Jaune y pourvoit !!&quot;



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 Quand on connait &quot; LE JAUNE&quot;, c&apos;est pis qu&apos;insultant ! C&apos;est de la provocation, 

 Depuis 1962, la Direction  du budget publie tous les deux ans, avec un an de retard, la liste des seules subventions directes de l&apos;Etat. Ce document incomplet, inutilisable ne représente qu&apos;un goute d&apos;eau dans le budget associatif de la Nation. Lire le rapport  du député Pierre Morange sur ce sujet.



Voici la preuve qu&apos;il n&apos;y a rien à attendre d&apos;EN HAUT.... Même pas en cas d&apos;Ouverture  !! Même pas d&apos;un Martin Hirsch qui se pique de solidarité, d&apos;eficacité et de  justice. Peut on être efficace et juste sans définir  ni compter  la dépense publique  ?



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Texte de la QUESTION : 







M. Patrick Beaudouin interroge M. le  haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté,  haut-commissaire à la jeunesse, sur l&apos;application de l&apos;article 22 de la  loi n°2006-586 du 23 mai 2006 relative au volontariat associatif et à  l&apos;engagement éducatif.

 Celui-ci dispose que « les personnes morales de  droit public tiennent à disposition du public par voie électronique, dans  des conditions fixées par décret, le montant des subventions qu&apos;elles ont  accordées aux associations de droit français et aux fondations reconnues  d&apos;utilité publique. Un bilan annuel consolidé est disponible chaque année  ».



 Cet article, issu d&apos;un amendement parlementaire, vise à accroître la  transparence et à mettre un terme à certains dysfonctionnements, tels que  le versement de subventions à des associations ayant cessé d&apos;exister. Il  est de nature à permettre un meilleur contrôle des dépenses publiques,  qu&apos;il s&apos;agisse de celles de l&apos;Etat ou des collectivités territoriales,  mais aussi à renforcer la confiance des élus et des citoyens dans les  associations.



 Bien qu&apos;un décret d&apos;application soit paru rapidement (décret  n°2006-887 du 17 juillet 2006 relatif à la publication par voie  électronique des subventions versées aux associations de droit français et  aux fondations reconnues d&apos;utilité publique), l&apos;information demeure  difficilement accessible, quand elle l&apos;est, et de nombreux citoyens  s&apos;émeuvent de l&apos;opacité qui perdure en matière de subventions aux  associations. C&apos;est pourquoi il lui demande quelles sont ses intentions  pour y remédier. 



 


 Texte de la REPONSE : 


L&apos;article 22 de la loi n° 2006-586  du 23 mai 2006 édicte deux obligations distinctes. En premier  lieu, il impose aux personnes morales de droit public de tenir à la  disposition du public, par voie électronique, le montant des subventions  versées.



L&apos;État ne peut toutefois contraindre les  collectivités territoriales indépendantes à appliquer ce  dispositif.

 



En outre leur obligation prend des formes différentes :  les communes de moins de 3 500 habitants peuvent satisfaire à  l&apos;obligation de tenir à la disposition du public le montant des  subventions qu&apos;elles versent par voie électronique ou par affichage. Les  autres personnes morales de droit public, et parmi elles les autres  communes, doivent publier ces données par voie électronique sur un site  Internet ou les transmettre à l&apos;administration de l&apos;État par support  numérique (disquette, cédérom, DVD, clé USB, cartes de stockage de données  SD, XD, MMC, etc.). Le décret n° 2006-887 du  17 juillet 2006 pris en application de cette loi précise que  l&apos;obligation de publication porte sur les subventions versées au cours de  l&apos;exercice comptable considéré qui relèvent d&apos;une décision discrétionnaire  de l&apos;autorité décisionnaire ; sont exclues en conséquence les subventions  versées en vertu d&apos;une loi ou d&apos;un règlement qui crée un droit pour  l&apos;association ou la fondation qui remplit tous les critères d&apos;éligibilité  légaux ou réglementaires dans une logique de guichet.









Par ailleurs, l&apos;article 22 pose le principe d&apos;un bilan annuel consolidé et  disponible. On peut considérer que l&apos;évolution du «  jaune associatif » de l&apos;État, devenu annuel par l&apos;application de  l&apos;article 186 de la loi de finances pour 2009, satisfait à cette  obligation.





 Voici la France aux antipodes du Charity Act britannique de 2006.







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		<issued>2009-06-03T07:53:16Z</issued>
		<modified>2009-06-03T07:53:16Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[<br />
<br />
Question&#160; à M. M. Hirsch.<br />
<br />
Question N° :&#160; 41934&#160;&#160; de&#160; M.&#160;&#160; Beaudouin&#160; Patrick ( Union pour un Mouvement Populaire -&#160; Val-de-Marne ) <br />
&#160;Ministère interrogé&#160;:&#160; Solidarités actives contre la pauvreté et&#160; jeunesse&#160; <br />
Question publiée au JO le&#160;:&#160;&#160; 17/02/2009&#160; page&#160;:&#160; 1515&#160;&#160; <br />
Réponse publiée au JO le&#160;:&#160;&#160; 26/05/2009&#160; page&#160;:&#160; 5175&#160;&#160; <br />
&#160;&#160; <br />
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++<br />
<b><br />
QUESTION DU PARLEMENTAIRE.</b><br />
<br />
<i>" Les collectivités territoriales doivent-elles assurer la transparence des subventions associatives telle que prévue par les lois et réglements&#160;?"</i><br />
<br />
<b>&#160;REPONSE du&#160; MINISTERE<br />
</b><br />
<i>" Inutile, le Jaune y pourvoit&#160;!!</i>"<br />
<br />
&#160;+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++<br />
&#160;<br />
&#160;Quand on connait " LE JAUNE", c'est pis qu'insultant&#160;! C'est de la provocation, <br />
&#160;Depuis 1962, la Direction&#160; du budget publie tous les deux ans, avec un an de retard, la liste des seules subventions directes de l'Etat. Ce document incomplet, inutilisable ne représente qu'un goute d'eau dans le budget associatif de la Nation. Lire le rapport&#160; du député Pierre Morange sur ce sujet.<br />
<br />
Voici la preuve qu'il n'y a rien à attendre d'EN HAUT.... Même pas en cas d'Ouverture&#160; !! Même pas d'un Martin Hirsch qui se pique de solidarité, d'eficacité et de&#160; justice. Peut on être efficace et juste sans définir&#160; ni compter&#160; la dépense publique&#160; ?<br />
<br />
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++<br />
<br />
<b>Texte de la QUESTION&#160;: </b><br />
<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: justify;">M. Patrick Beaudouin interroge M. le&#160; haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté,&#160; haut-commissaire à la jeunesse, sur l'application de l'article 22 de la&#160; loi n°2006-586 du 23 mai 2006 relative au volontariat associatif et à&#160; l'engagement éducatif.<br />
&#160;Celui-ci dispose que «&#160;les personnes morales de&#160; droit public tiennent à disposition du public par voie électronique, dans&#160; des conditions fixées par décret, le montant des subventions qu'elles ont&#160; accordées aux associations de droit français et aux fondations reconnues&#160; d'utilité publique. Un bilan annuel consolidé est disponible chaque année&#160; ».<br />
<br />
&#160;Cet article, issu d'un amendement parlementaire, vise à accroître la&#160; transparence et à mettre un terme à certains dysfonctionnements, tels que&#160; le versement de subventions à des associations ayant cessé d'exister. Il&#160; est de nature à permettre un meilleur contrôle des dépenses publiques,&#160; qu'il s'agisse de celles de l'Etat ou des collectivités territoriales,&#160; mais aussi à renforcer la confiance des élus et des citoyens dans les&#160; associations.<br />
<br />
&#160;Bien qu'un décret d'application soit paru rapidement (décret&#160; n°2006-887 du 17 juillet 2006 relatif à la publication par voie&#160; électronique des subventions versées aux associations de droit français et&#160; aux fondations reconnues d'utilité publique), l'information demeure&#160; difficilement accessible, quand elle l'est, et de nombreux citoyens&#160; s'émeuvent de l'opacité qui perdure en matière de subventions aux&#160; associations. C'est pourquoi il lui demande quelles sont ses intentions&#160; pour y remédier. <br />
<br />
&#160;</div>
<b>&#160;Texte de la REPONSE&#160;:&#160;<br />
</b>
<div style="text-align: justify;">L'article 22 de la loi n° 2006-586&#160; du 23 mai 2006 édicte deux obligations<b> </b>distinctes. En premier&#160; lieu, il impose aux personnes morales de droit public de tenir à la&#160; disposition du public, par voie électronique, le montant des subventions&#160; versées.<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><br />
L'État ne peut toutefois contraindre les&#160; collectivités territoriales indépendantes à appliquer ce&#160; dispositif.</span> <br />
<br />
En outre leur obligation prend des formes différentes&#160;:&#160; les communes de moins de 3 500 habitants peuvent satisfaire à&#160; l'obligation de tenir à la disposition du public le montant des&#160; subventions qu'elles versent par voie électronique ou par affichage. Les&#160; autres personnes morales de droit public, et parmi elles les autres&#160; communes, doivent publier ces données par voie électronique sur un site&#160; Internet ou les transmettre à l'administration de l'État par support&#160; numérique (disquette, cédérom, DVD, clé USB, cartes de stockage de données&#160; SD, XD, MMC, etc.). Le décret n° 2006-887 du&#160; 17 juillet 2006 pris en application de cette loi précise que&#160; l'obligation de publication porte sur les subventions versées au cours de&#160; l'exercice comptable considéré qui relèvent d'une décision discrétionnaire&#160; de l'autorité décisionnaire&#160;; sont exclues en conséquence les subventions&#160; versées en vertu d'une loi ou d'un règlement qui crée un droit pour&#160; l'association ou la fondation qui remplit tous les critères d'éligibilité&#160; légaux ou réglementaires dans une logique de guichet.</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><br />
</span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Par ailleurs, l'article 22 pose le principe d'un bilan annuel consolidé et&#160; disponible. On peut considérer que l'évolution du «&#160; jaune associatif&#160;» de l'État, devenu annuel par l'application de&#160; l'article 186 de la loi de finances pour 2009, satisfait à cette&#160; obligation.<br />
<br />
<span style="font-size: x-large;"><br />
&#160;Voici la France aux antipodes du Charity Act britannique de 2006.</span><br />
</span></div>]]></content>
	</entry>
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		<title>Non à l&apos;auto régulation de la CPCA et du Comité de la Charte !</title>
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		<name>PPK</name>
		</author>
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		<issued>2009-05-30T06:00:47Z</issued>
		<modified>2009-05-30T06:03:53Z</modified>
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		<title></title>
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		<name>PPK</name>
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		<issued>2009-05-30T05:20:16Z</issued>
		<modified>2009-05-30T05:22:39Z</modified>
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		<title>Commémorer Calvin? Sa naissance en 1509 ou le Premier synode français en 1559?</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">
Controverse  des AFP

2009-2010



Est- il interdit de Définir et Compter le Peuple protestant :

Pour quoi faire ?

Est-ce souhaitable ? Est ce possible ?


(Concordataires, réformés, évangéliques :

combien de divisions ? 

)




Entre Société française et microcosme « parpaillot », corrélations utiles ? Représentativité et Pouvoir ? Conséquence du financement public des partenaires sociaux sur la qualité du dialogue social ? Etatisme, corporatisme, opacité, société de défiance, radicalisation et violence ?


Réunion inaugurale 

4 mai 2009  37 Rue Tournefort 75005 

de 18 h à 22 h


PRESENTS (Evangéliques en bleu)



AFP 

Administrateurs

Jean Hugues Carbonnier

Françoise Caron



Pierre de Felice

Daniel Humbert

Pierre Patrick Kaltenbach

Stéphane Lauzet



Serge Oberkampf 

Michel Rives

Jean Pierre Riche





Autres  AFP

Michel Baleverde

Samuel Charles





INVITES

Invités non protestants

Michel Louis Levy INED

Michèle Tribalat INED

Daniel Voillereau AFTA

 

Invités protestants

Betrand de Cazenove Secrétaire Général. ERF

Brice Demyer  pasteur ERF

Daniel Liechti.  Mission  France.



Yves Parrend Secrétaire Général.FPF

Jean Daniel Roques Trésorier FPF

Jean Charles Tenreiro Pdt de Région ERF Ile de France

Christian Caron





NB.Pourquoi «controverse » ? En souvenir de Valladolid 1550. 

Dans quel but ? Pour que « La question (de définir et compter) soit posée ».

En souvenir de la condamnation de 1898.




I



ORIGINES et ORIENTATIONS 

DE LA CONTROVERSE




Clin d&apos; il de la providence, le débat se déroule 37 rue Tournefort, à 50 mètres de la rue Calvin,  ce 4 mai 2009, soit très exactement 450 ans aprés le premier synode national du protestantisme français les 26/29 mai 1559 et 50 ans après la naissance de Calvin. Des deux évènements, lequel importe le plus ? Lequel sera le plus commémoré


+++


Les affirmations et citations de ce texte font l&apos;objet de onze pièces regroupées dans le dossier joint.
+++


Petite cause, grands effets !



Prévisible depuis deux ans, cette réunion avait pour objectif initial de dresser un bilan de la réflexion engagée en réponse à la motion du synode national de l&apos;église réformée de France (ERF) des 17/20 mai 2007 à Sochaud.



A l&apos;initiative de J.A. de Clermont, alors président en fin de mandat de la Fédération Protestante de France (FPF), cette motion, votée à main levée et à l&apos;unanimité, invitait le conseil national de l&apos;ERF à vérifier si les prises de postions de P.P. Kaltenbach étaient : « Compatibles avec la présence des AFP au sein du collège des  uvres et Mouvements de l&apos;ERF et du Forum Associatif de la FPF ». Les actes publiés par l&apos;ERF explicitent les motivations et les objectifs  exacts de cette étrange motion.



Plusieurs réunions de bureau, conseil d&apos;administration, Assemblée Générale, dont certaines avec les représentants de l&apos;ERF et de la FPF, (MM de Cazenove et Widmer), se sont succédé de décembre 2007 à  octobre 2008, février et mars 2009 .


Au fil des années, la question posée par la « Motion de Clermont » a perdu en importance au profit d&apos;une interrogation plus générale sur les corrélations entre Légitimité, Représentativité, Financements et Pouvoirs au sein des instances officielles des protestantismes. Deux événements inattendus ont en effet placé cette interrogation au c ur du débat entre institutions  protestantes :



I)    Au sein des églises officielles groupées dans la FPF, le déséquilibre entre droits de vote et contributions budgétaires  commence à faire problème. Une réforme aurait lieu en 2010.



II)   Au sein d&apos;un monde évangélique désormais majoritaire, la volonté de concorde et coordination sinon d&apos;unité  qui s&apos;incarne depuis peu dans le projet de création du CNEF en 2010 ne manquera pas de poser des problèmes de principe aux églises partenaires.



OCTOBRE 2008



L&apos;examen par la FPF des conditions de répartition en son sein des votes et des contributions budgétaires à l&apos;initiative du trésorier de cette institution, Jean Daniel Roque, a mis sur la table en octobre 2008 une série d&apos;incohérences et par exemple le fait que les Associations et services disposent face aux églises d&apos;un quart des voix pour une contribution budgétaire de 4%. Cette distorsion interroge certes sur les rapports de force entre les  membres mais surtout sur les diverses conceptions possibles du rapport entre engagement personnel et professionnalisation »religieuse » au sein des trois peuples associatifs : le bénévolat, le patronat et le salariat.

Par ce biais inattendu, la question de J.D. Roque soulève le problème de la fidélité de la FPF et de ses membres au principe du sacerdoce universel, socle de cette fameuse République Religieuse définie par Michelet en 1856 (Cf ci après).



JANVIER 2009



L&apos;annonce de la création du Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), qui concerne sans doute 80% du protestantisme pratiquant et 80% des nouveaux évangéliques, met sur table le débat jusqu&apos;ici tabou : « Les évangéliques, combien de divisions ?». La FPF a immédiatement accepté que les nouveaux évangéliques reçus depuis peu en son sein puissent pratiquer la double appartenance et diviser leur cotisation par deux.IL n&apos;est pas sur que cette décision contribue à clarifier la situation.



Ces deux évènements présentant un intérêt majeur pour les AFP qui depuis 1999, présentent deux spécificité au regard des  problèmes posés



- Leur charte affirme comme critère d&apos;authenticité associative, le primat de l&apos;engagement personnel sur la professionnalisation de l&apos;engagement .

- Leur projet associatif repose sur la coopération institutionnelle organique entre évangéliques et réformés, coopération fondée sur la Charte commune de 1999, les statuts communs de 2006, les conditions communes d&apos;agrément à la fédération et aux UDAF. Sont présents au sein de l&apos;Assemblée et du Conseil d&apos;administration des AFP des associations/paroisses dont les responsables sont membres  de 8 unions d&apos;églises :



Union d&apos;églises ayant un ou plusieurs membres au sein des AFP 



UNIONS MEMBRES DE LA FPF

ERF ( 350  églises)  

Communion des églises de l&apos;Espace Francophone (30 églises).

Union d&apos;Assemblées Protestantes en Mission (24 églises)

CEPEE (12 églises)





UNIONS HORS FPF

Assemblées de Dieu. (400 églises).

Communautés et églises Darbystes. (106 églises).

Fédération des églises du Plein Evangile. (77 églises).

ELIM ( 5  églises)





Sommées hier par la FPF de « s&apos;expliquer », voici les AFP  libres du choix des questions qui permettront  à chacun de fonder son choix fédératif.



La réflexion des AFP a par ailleurs été aidée et enrichie par les travaux engagés depuis 2000 dans la société civile comme dans la société politique sur la crise de représentativité et de financement des partenaires sociaux et des Fédérations associatives.



Les AFP ont été associées à ces travaux en raison de leur acquis en matière de certification.( Présence à l&apos;UNAF, à la CNCDH, au CNVA, rapports Langlais, Morange, fondation de «  Gouvernance et Certification » label associatif AFNOR et de l&apos;OBRAL  etc   ).. Parallèlement les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs soient certifiés par un organisme public départemental, pluraliste  et laïc (UDAF-UNAF) ce qui assoit la crédibilité de leur représentativité : sont actuellement déclarées ou en cours de déclaration : 56 Associations dans 32 départements.



Tels sont les éléments qui ont conduit à retenir la procédure de « controverse », c&apos;est à dire du débat ouvert pour permettre au plus grand nombre d&apos; aborder sans tabou le problème posé par la réticence de toutes les institutions officielles -protestantes ou pas- à « Définir et compter » dés qu&apos;il s&apos;agit de représentativité, de financement et de rapports avec les pouvoirs publics. ( Lire à ce sujet les réflexions de J. Ellul et les récents travaux de Pierre Cahuc).


II



RESULTATS et ORIENTATIONS




Comme prévisible, le bilan de cette première réunion peut être qualifié de contrasté, globalement positif et prometteur.





La présence du Secrétaire Général ( Yves Parrend)  et du Trésorier( Jean Daniel Roque) de la FPF, du Secrétaire général (Bertrand de Cazenove) et du président ERF de région Ile de France ( Jean Charles Tenreiro) mais aussi d&apos;experts  du recensement ( INED : Michèl Louis Levy. Michèle Tribalat), et de la Vie Associative (Daniel Voillereau Président de l&apos;AFTA) comme d&apos;une palette confessionnelle diversifiée, a permis d&apos;ouvrir sereinement le débat. C&apos;est une première qui pourra être étendue sans problème à l&apos;assemblée générale des AFP le 1° octobre 2010 en colloque de Fontevraud c&apos;est à dire là aussi en formation « ouverte ».



Des thèses contraires ont été débattues  sereinement en raison   mais pas uniquement - de la brièveté voulue de la rencontre : quatre heures.



-  Non fiabilité de statistiques religieuses et associatives contradictoires.

- « L&apos;islam seconde religion de France ».

- Discrétion du bureau des cultes.

- Santé des églises concordataires  et de l&apos;ERF sur la longue période.

- Réalité du Réveil évangélique et notamment effectifs comparés  des membres et des non-membres de la FPF. (« Insiders » et « Outsiders ») . Taux de pratique incertains.

- Conséquences de l&apos;hétérogénéité des diverses conceptions de « membre d&apos;église » sur la vie fédérative de la FPF, du CNEF.

-  Différentiels de représentativité, ressources publiques et privées, engagement personnel, cotisations  aux unions,  etc  entre patronat, salariat et patronat associatif sur fonds publics. Cas  du DEFAP, de l&apos;Entraide et de la CIMADE etc..

- Répartition des votes et des contributions budgétaires, des nominations au conseil national,  aujourd&apos;hui au sein de la FPF, demain au sein du CNEF.

- Conséquences de la crise de représentativité des partenaires sociaux sur la démocratie économique et sociale comme sur la vie des églises. Ce qui nuit aux syndicats est-il  sans effet en église ?

 - Opportunité de définition et statistiques nouvelles ( INED, INSEE CNAF). Questions ouvertes : Et si l&apos;on demandait aux protestants de se compter librement comme hier les hébreux dans le désert en versant un euro chacun, sous le contrôle d&apos;experts non protestants. 

- Lors des prochaines élections locales, soucieuses de la représentativité des partenaires sociaux, les 56 AFP dans leurs 32 départements, peuvent elles contribuer à la Réforme du dialogue social en faisant accepter par les deux camps ( majorité et opposition locales) la certification de la transparence et de la gouvernance des subventions associative dans le champ social et familiaux ? 



En un mot :  Libérer le débat pour libérer la pensée et fonder la Réforme.

 



Le principal intérêt de ces échanges a été moins de permettre aux AFP de déterminer les modalités de leurs relations avec les églises dont l&apos;ERF, la FPF et le CNEF, que de pressentir quels pourraient et devraient être les principes fondateurs de toute réorganisation protestante provoquée par les évènements récents . Il est d&apos;ores et déjà apparu que seuls des principes institutionnels issus de la Réforme permettraient la fois de résoudre les difficultés actuelles de la FPF et de fonder solidement un futur CNEF.




Ces principes fondateurs de ce que Michelet a génialement nommé « République Religieuse 

» en 1856 sont connus : le sacerdoce universel, le primat de l&apos;engagement personnel, « Aucune église au dessus des autres », le régime presbytero-synodal, avec pour conséquences heureuses, la transparence et la gouvernance assurées par la séparation des pouvoirs et des intérêts, autant de principes qui ont largement fondé le régime de séparation des pouvoirs et « cheks and balance ».



Dans son célèbre discours expliquant aux Communes le 22 mars 1775 pourquoi l Angleterre allait perdre sa guerre contre les colonies américaines, le grand conservateur anglais Edmond Burke 

discerne six facteurs dont celui que les américains, loin d&apos;être des protestants classiques sont les « dissidents de la dissidence, le protestantisme de la Religion  protestante »

. L&apos;influence calviniste va construire les trois Pères Fondateurs des Etats Unis d&apos;Amérique en zélotes de la séparation de l&apos;église et ce l&apos;Etat : Jefferson fréquente un collège dirigé par des pasteurs écossais . Madison est formé dans une université dirigée par un pasteur écossais. Hamilton est fils d&apos;une huguenote et d&apos;un  écossais.



Avec son exagération habituelle, Joseph de Maistre 

(1753-1821) contre-révolutionnaire célèbre, disciple de Burke, catholique militant et franc-maçon convaincu écrira : « Le protestantisme est positivement et au pied de la lettre le sans-culottisme de la religion »





 Histoire de France au XVIe siècle  .Edition 1856. Volume 3,

 Guerres de religion  - ch. 9


 Un acte autrement hardi venait d&apos;avoir lieu dans Paris, à l&apos;insu de tout le monde. Appelons-le de son vrai nom, qu&apos;ignoraient ceux mêmes qui le faisaient : la république réformée. Du 26 mai au 29 mai 1559, une assemblée générale des ministres de France avait eu lieu au faubourg Saint Germain. Pendant ces violentes disputes du Parlement, au milieu de bûchers, au sein d&apos;un peuple furieux qui massacrait jusqu&apos;à des catholiques suspects de tolérance, ces hommes intrépides, de toutes les provinces,vinrent siéger en concile.

Dans leur gravité forte, ils écrivirent leur foi, leur discipline et l&apos;acte de naissance de la démocratie religieuse.  Nulle église au dessus des autres  ; deux fois par an s&apos;assemblent les ministres, chacun amenant un ancien et un diacre eux mêmes élus par le peuple. Voilà la base républicaine de l&apos;église de France. Tout cela calqué sur Genève ; mais combien différent, en résultat, quand on transportait de la petite ville au royaume de France, à cet empire immense que la Réforme allait se créant aux Pays Bas et en Ecosse, en Angleterre, bientôt en Amérique ! .




Volume 4.

  La ligue et Henri IV . ch. 2. 18



 Que vois-je au XVIe siècle ? Que le protestantisme seul nous donne la république Je dis qu&apos;il donne la république, l&apos;idée et la chose et le mot .



Démocratie  et  République ! Transparence et  certification !  Alpha et oméga de la réprésentativité !!





CONCLUSIONS PARADOXALES.

Sommées de se justifier en mai 2007, les AFP se découvrent pour vocation en mai 2009, par la seule force des choses et des évènements, de servir de micro-laboratoire d&apos;idées et d&apos;expériences pour ce qui est de « définir et compter » ensemble la représentativité et les financements des professionnels protestants et autres « flamines ».

 


Cet  investissement intellectuel et moral pourrait aider la FPF ( qui voudrait se réformer après un siècle d&apos;existence) et le CNEF ( qui veut se constituer) à refonder ensemble la « République religieuse » au sens de Michelet et dans la fidélité au projet d&apos;Etats Généraux du protestantisme initié à Fontevraud en octobre 1984 et  parrainé par Jacques Ellul en octobre 1985.




S&apos;intéresser à la société entière et pas au seul microcosme « parpaillot », associer des non protestants au travail, présentent deux avantages de taille : déposer nos  illères pour sortir de nos ornières, et peut être, intéresser et rendre service hors protestantismes. 



 Ouvrir le débat au us grand nombre est la seule possibilté de réformer dans une société publique sclérosée d&apos;étatisme et de corporatisme. «  Rien d&apos;en Haut et rien de l&apos;Intérieur « 

La question qui émerge est tout à fait considérable : entre professionnalisation des relations collectives, qu&apos;elles soient sociales ou politiques, opacité du financement des partenaires sociaux , affaissement du dialogue social et la faiblesse de la représentativité ? : Coïncidences ou corrélations ? Quelle meilleure façon de tuer moralement et intellectuellement un syndicat ? Une association ? une église qu&apos;un financement public opaque ?

 Et pour de simples bénévoles quelle solution disponible autre que de promouvoir localement la transparence et la gouvernance de la dépense publique en imposant la publicité des  définitions et des comptes de l&apos;action publique associative sociale et familiale ?



Les AFP ont tout leur temps pour engager le travail avec tous ceux qui voudront y participer et selon des procédures «  républicaines » et encadrées. 



La procédure de controverse élaborée en 1999 à la demande des AFP par Louis Schweitzer alors Secrétaire général de la FPF pour traiter du PACS, s&apos;averre adaptée au problème posé. A certains elle rappellera les procédures en vigueur dans les Loges ce qui ne surprendra que les incultes ignorant l&apos;histoire des relations entre Calvinisme et franç-maçonnerie non sectaire. (Grand Maître de la Grande Loge d&apos;Angleterre en 1719, DESAGULIERS jouera un rôle fondateur des &quot; Constitutions dites d&apos; &quot; ANDERSON &quot; &quot;. Il est connu, en Grande Bretagne, pour avoir été le grand protagoniste des idées scientifiques de NEWTON. Nous devrions dire aussi des idées philosophico-religieuses de ce dernier à travers la Maçonnerie naissante. John THEOPHILUS est né dans le fief protestant de La Rochelle. Il en sera chassé avec son père Huguenot. Réfugié en Angleterre, il fait ses études à Oxford et entre dans l&apos;église anglicane.)

CALENDRIER

Réunion intermédiaire les 8/11 avril à La Force 

Bilan et projets . 1/ 3  Octobre 2010 à Fontevraud

NB. En 2010 la FPF doit présenter le projet de réforme de ses statuts  et le CN EF sa constitution.



Projets : Daniel Humbert administrateur conseiller pour les questions de statuts fera des propositions sur le thème de la « République Religieuse ». Michel Levy et Michèle Tribalat nous aideront pour les questions des statistiques, enquêtes et sondages .

 


DOSSIER de TRAVAIL JOINT





VERBATIM de la réunion du 4 mai 2009


Documents concernant la  crise de représentativité dans la société française 



Du recensement en France I

Une société de défiance : l&apos;exception française en 2009  II

Inquiétudes des pouvoirs publics : crise de la représentativité : l&apos;exemple syndical  III 

Islam  3° religion de France après les évangéliques ? Vivement la certification ! IV



Documents concernant la  crise de représentativité au sein des institutions protestantes.



Poudrières luthero-réformées. Statistiques des sites officiels . 2009  V

Qu&apos;est-ce qu&apos;un membre de l&apos;église réformée ? VI

La république religieuse . Selon Michelet. VII

Certification d&apos;une église évangélique concordataire par la FPF  VIII

Spécificités  associatives des AFP . principes et certification. IX

Règle du jeu d&apos;une controverse X

Motion de Clermont .Synode national ERF Mai 2007. XI


VERBATIM 

de la réunion du 4 mai 2009


L&apos;affaissement de représentativité qui depuis quarante ans affaiblit en France les partenaires sociaux et dégrade le dialogue social, menace la démocratie sociale et la démocratie politique. Depuis peu, cette dégradation inquiète les pouvoirs publics qui se multiplient en rapports du Conseil d&apos;Etat, du Conseil Economique et social, de la Cour des Comptes etc . S&apos;il n&apos;échappe pas aux évolutions de la société le protestantisme officiel luthéro réformé tarde en revanche à s&apos;en inquiéter.


Première question débattue  : « Pourquoi définir et compter ?, certains participants estimant l&apos;exercice inutile sinon aggressif et porteur de divisions. La Bible donne pourtant des indications positives sur les dénombrements, qu&apos;ils soient effectués par Moïse, David, ou César. Le pouvoir légitime peut dénombrer légitimement mais avec l&apos;accord du peuple dans un seul but : organiser la Cité, c est à dire définir « combien et lesquels » vont être sujets de droits et devoirs, qu&apos;il s&apos;agisse de payer l&apos;impôt, de partir en guerre, d&apos;administrer comme de bénéficier de l&apos;administration. Par conséquent tout change si c&apos;est le peuple qui demande à être défini et compter. Dans une telle conjoncture, des dirigeants devient délicat à justifier.


Seconde question: » Qui a le droit et le devoir de dénombrer sinon les « représentants » légitimes du Peuple ; fusse Louis XIX lors du premier recensement en 1667  ». Le dénombrement rendu juste et nécessaire par son objectif et par le consentement du Peuple, pose  donc avec la question de la représentativité, la question du pouvoir et donc de la démocratie. Pourquoi  définir et dénombrer les « partenaires sociaux » ou les tribus d&apos;Israël,  sinon pour  justifier et fonder leur rapport à l&apos;Etat et à la dépense publique, surtout dans une France marquée d&apos;Etatisme et de corporatisme.


C&apos;est pourquoi, selon la Bible, l&apos;on ne peut dénombrer qu&apos;avec l&apos;accord préalable express  des dénombrés sur les modalités et les fins du dénombrement. Il ne s&apos;agit pas plus de bétail que de dhimmis  ou de « Fichier  juif» mais de démocratie et de paix civile.

C&apos;est ainsi, à titre d&apos;exemple, que le projet de statistiques ethniques d&apos;un Yazid Sabeg, conseiller de Claude Bébéar, ne peut se  justifier qu&apos;avec l&apos;accord préalable du peuple sur le projet  formellement et explicitement formulé d&apos;accorder des privilèges en fonction  de l&apos;apparence et de l&apos;appartenance de certains citoyens.


Définir et compter à des fins de représentativité s&apos;inscrit donc dans la logique du discours de Michelet qualifiant la Réforme en France de République religieuse. Voici deux bonnes raisons  de penser que les structures et procédures légitimes des institutions du protestantisme français ne peuvent se fonder durablement que sur des principes issus de la Bible et de la Réforme en France. Elles doivent avoir pour objectif de renforcer la légitimité des responsables et partant leur représentativité aux yeux de l opinion et des pouvoirs publics dans une société hyper médiatisée dés lors que ces responsables entendent parler au nom du peuple sans le consulter( CF Charte et pratiques de certains membres de la FPF) La situation au sein de la FPF comme la création annoncée du CNEF annoncent que le temps de la Réforme ( Ellul a parlé d&apos;Etats généraux en 1984-1985) est venu y compris et d&apos;abord pour  une église réformée dont la devise est « Semper reformanda ». 

Troisième question évoquée : «  Au regard de ces premières considérations, l&apos;organisation actuelle de la représentativité  des institutions protestantes repose -t- elle sur des bases conceptuelles solides? »  La réponse est : «  Non ».



L&apos;Eglise réformée, principale dénomination hors Concordat, définit la qualité ses membres selon des critères dits théologiques qui ont fait et font débat. ( Cf exposé de M. Manoêl fin 2008 et positions de F. Méjean) .

Toute  association, toute communauté donc toute église, a certes toute liberté pour définir les conditions pour être membre : c&apos;est le principe des lois de 1901 et 1905. Mais la question  posée à  toute église et toute association  souhaitant se fédérer avec d&apos;autres est la suivante :  Sur quelle définition du membre d&apos;église va se fonder la fédération ?  Est-il concevable que les modalités de répartition des droits de vote et des contributions ne reposent pas sur une même définition conduisant à la même façon de compter ?  Telle est la question posée en ce début 2009 tant à la Fédération Protestante après un siècle d&apos;existence qu&apos;au futur CNEF dont l&apos;acte de naissance vient d&apos;être publié. mais aussi aux AFP sommées par M  de Clermont à se situer (synode ERF 2007)




 D&apos;autres facteurs aggravent la complexité de la situation et d&apos;abord les lacunes surprenantes de la connaissance des protestantismes qui n&apos;ont d égal que le mensonge officiel organisé autour de l&apos;islam « six millions de musulmans, seconde religion  de France».



I ) Les données statistiques publiées par la FPF depuis qu&apos;elle a un site présentent des faiblesses  dont on peut s&apos;étonner qu&apos;elles restent inaperçues depuis bientôt trente ans.



a) Il est toujours question de 2% de protestants en France mais l&apos;on ne précise jamais s&apos;il s&apos;agit d&apos;adultes - 44 millions d&apos;adultes de 18 ans et plus- ou de tous les habitants  soit 64 millions.


 C&apos;est une première source d&apos;ambiguïté grave pour une « assiette » de calcul qui varie ainsi de 880.000 à 1.280.000 membres ? Seconde ambiguïté plus grave encore, cette définition quantitative ignore la variable essentielle en église comme en politique, le taux de pratique, soit l&apos;engagement personnel et militant qui selon S. Fath,(page 216 de son livre «  Du ghetto au réseau » parle de 75/80 % pour les évangéliques et 10 % pour les lutheros réformés, ce qui donnerait pour les deux populations le rapport de 330/320.000 et 54.000 pratiquants . Or Isabelle Grellier ( in Grellier 2004 Labor et Fides, citée par S. Fath) conclut à un rapport de 5 voir 7 pour un.



b) La proportion annoncée d&apos;évangéliques en dehors ( outsiders) ou à l&apos;intérieur ( insiders) de la FPF semble n&apos;avoir pour objectif que de prouver la forte domination des « insiders », assertion  démentie par  toute lecture attentive de l&apos;annuaire évangélique.Parfois la croissance évaNgélique est attribuée aux églises ethniques voir africaines  en Ile de France.




II) Le flou global de la FPF n&apos;épargne pas ses principales composantes



Avec 350 paroisses, 44.000 cotisants réguliers l&apos;église réformée qui se qualifie de « multitudiniste » revendique 300.000 membres soit 857 membres et 129 cotisants par paroisse. Or l&apos;observation de chacun donne en ordre de grandeur, en moyenne par paroisse  : 300 familles recensées, 150 cotisants 50/,60 présents au culte.



Les églises concordataires annoncent 243.000 membres mais ne comptent pas leurs membres en fonction des cotisations, les pasteurs étant rémunérés par l&apos;Etat. Si le rapport entre nombre de paroisses  de membres et de cotisants était le même que pour les réformés de l&apos;Intérieur, chaque paroisse concordataire mobiliserait 934 membres 124 cotisants.  Et l&apos;on compterait 24.300 cotisants. L&apos;on n&apos;ose supputer les effectifs pratiquants d&apos;une population supposée représenter 40% du protestantisme officiel.

Quoi qu&apos;il en soit, la situation faite par le concordat aux protestants évangéliques en Alsace Moselle comme le aides accordées hors concordat aux musulmans semble inéquitable  sur l&apos;ensemble du territoire et par exemple à Mulhouse .  L&apos;observation  faite  en 2008 par l&apos;adjoint municipal en charge des cultes à Mulhouse donne 200 participants au culte de 7 paroisses concordataires contre 2000 participants et 500 cotisants dans la paroisse évangélique de la Porte  Ouverte. L&apos;étude en cours de la ville de Colmar devrait conforter ce bilan.




III ) Le poids excessif des «  Associations » et services.

 La FPF octroie un quart des votes de son assemblée à des Associations et services proches de l&apos;ERF( Entraide, DEFAP, CIMADE etc  ) sans distinguer entre patronat, salariat et bénévolat associatif, renvoyant l&apos;engagement personnel au rang de critère facultatif. En effet, au sein des associations membres de l&apos;Assemblée de la FPF, aucune pondération électorale et financière n&apos;est effectuée entre les trois peuples associatifs : le bénévolat, le salariat et le patronat. Du coup l&apos;engagement personnel cesse de constituer le critère de représentativité et s&apos;expose au risque de la professionnalisation de l&apos;engagement.

La situation ainsi créée évoque celle du Conseil National de la Vie Associative(CNVA), instance créée par M. Roccard en 1983  nommée « Parlement de la Vie Associative » qui comporte 100 membres dont 92 %  sont salariés, parisiens, cooptés, dominée par la CPCA ( Conférence Permanente des Coordinations Associatives) cogérée principalement par la ligue de l&apos;Enseignement  accessoirement par l&apos;UNIOPSS

.






Dans ce contexte où se mêlent étroitement corporatisme et Etatisme,44.000 employeurs sur fonds publics se prétendent  les représentants « représentatifs » des 14 millions de bénévoles et donateurs seuls à même de constituent le socle de la Société Civile. Hors de France, les conséquences de ces approximations ne sont pas minces sur l&apos;effort missionnaire des  églises selon qu&apos;elles sont« pratiquantes »ou «multitudinistes». On songe à Madagascar, au Tchad sans oublier la Kabilie.




3) La question jamais abordée du Pouvoir de représenter et parler au nom du protestantisme envenime le débat. En témoigne la motion du président de la FPF, J.A de Clermont demandant aux réformés qui n&apos;en peuvent mais de : »reprendre en main les AFP pour éviter les conséquences néfastes de l&apos;entrée des évangéliques ». 



Autres questions délicates :



- La pondération respective en termes de contributions et de votes par la FPF, l&apos;ERF et demain le CNEF, entre fédérations d&apos;associations et d&apos;Eglises pose la question de la pondération entre bénévolat et salariat, fonds privés et fonds publics, surtout en terres concordataires soit 40% des protestantismes officiels.

- Les critères d&apos;attribution et de gestion des postes publics d&apos;aumônerie et des relations avec le service public et la dépense publique, multiples commissions, TV  .



ECHANGES DIVERS



M. J .D Roque a précisé que dans le débat ouvert sur la répartition  des votes et des contributions financières  (débat qui doit déboucher en 2010 sur une réforme des statuts de la FPF, la question des cotisations ne soulevait pas de difficulté. M. Carbonnier a relevé qu&apos;en revanche la question des votes semblait faire problème.

 M . Roque a  maintenu que l&apos;islam était bel et bien la seconde religion de France et ne bénéficiait d&apos;aucune aide particulière, fait contesté par madame Tribalat.

 M. Parrend, pasteur concordataire mis à disposition de la FPF, par l&apos;EPCAL, a protesté contre les doutes émis sur la vitalité et le financement des églises concordataires.

 M de Cazenove a rapellé les divers critères de définition d&apos;un membre de l&apos;église réformée en soulignant qu&apos;il s&apos;agissait d&apos;une vision théologique. Il a indiqué que les associations cultuelles ne lui semblaient pas relever de la certification puisqu&apos;elles vivent de cotisations privées.( Les associations faisant appel à la générosité publique relèvent de la certification par la Cour des Comptes non seulement en raison de la loi de 1991 mais parce que les dons font l&apos;objet de fortes déductions fiscales).

M. Tenreiro a noté qu&apos;en dépit d&apos;une situation globalement difficile, l&apos;ERF connaissait des points de force.

M. Daniel Liechti précise que les tout derniers travaux liés à la réalisation de l&apos; Annuaire évangélique 2008 corrigent à la hausse ( 400.000) les chiffres hier encore empruntés par S. Fath soit 350.000.





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		<modified>2009-06-13T13:37:22Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[<b>
<div style="text-align: center;">Controverse&#160; des AFP<br />
2009-2010<br />
<br />
Est- il interdit de Définir et Compter le Peuple protestant&#160;:<br />
Pour quoi faire&#160;?<br />
Est-ce souhaitable&#160;? Est ce possible&#160;?</div>
<div style="text-align: center;"><i>(Concordataires, réformés, évangéliques&#160;:<br />
combien de divisions&#160;? <br />
)<br />
</i></div>
<div style="text-align: justify;">Entre Société française et microcosme «&#160;parpaillot&#160;», corrélations utiles&#160;? Représentativité et Pouvoir&#160;? Conséquence du financement public des partenaires sociaux sur la qualité du dialogue social&#160;? Etatisme, corporatisme, opacité, société de défiance, radicalisation et violence&#160;?</div>
<div style="text-align: center;">Réunion inaugurale <br />
4 mai 2009&#160; 37 Rue Tournefort 75005 <br />
de 18 h à 22 h</div>
PRESENTS (Evangéliques en bleu)<br />
<br />
AFP <br />
Administrateurs<br />
Jean Hugues Carbonnier<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Françoise Caron</span><br />
Pierre de Felice<br />
Daniel Humbert<br />
Pierre Patrick Kaltenbach<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Stéphane Lauzet</span><br />
Serge Oberkampf <br />
Michel Rives<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Jean Pierre Riche</span><br />
<br />
Autres&#160; AFP<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Michel Baleverde<br />
Samuel Charles</span><br />
<br />
INVITES<br />
Invités non protestants<br />
Michel Louis Levy INED<br />
Michèle Tribalat INED<br />
Daniel Voillereau AFTA<br />
&#160;<br />
Invités protestants<br />
Betrand de Cazenove Secrétaire Général. ERF<br />
Brice Demyer&#160; pasteur ERF<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Daniel Liechti.&#160; Mission&#160; France.</span><br />
Yves Parrend Secrétaire Général.FPF<br />
Jean Daniel Roques Trésorier FPF<br />
Jean Charles Tenreiro Pdt de Région ERF Ile de France<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Christian Caron</span><br />
<br />
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">NB.Pourquoi «controverse&#160;»&#160;? En souvenir de Valladolid 1550. <br />
Dans quel but&#160;? Pour que «&#160;La question (de définir et compter) soit posée&#160;».<br />
En souvenir de la condamnation de 1898.</span></div>
<div style="text-align: center;">I<br />
<br />
ORIGINES et ORIENTATIONS <br />
DE LA CONTROVERSE</div>
<br />
<i><span style="font-family: Trebuchet;">Clin d’œil de la providence, le débat se déroule 37 rue Tournefort, à 50 mètres de la rue Calvin,&#160; ce 4 mai 2009, soit très exactement 450 ans aprés le premier synode national du protestantisme français les 26/29 mai 1559 et 50 ans après la naissance de Calvin. Des deux évènements, lequel importe le plus&#160;? Lequel sera le plus commémoré</span></i>
<div style="text-align: center;">+++</div>
Les affirmations et citations de ce texte font l’objet de onze pièces regroupées dans le dossier joint.
<div style="text-align: center;">+++</div>
Petite cause, grands effets&#160;!<br />
<br />
<div style="text-align: justify;">Prévisible depuis deux ans, cette réunion avait pour objectif initial de dresser un bilan de la réflexion engagée en réponse à la motion du synode national de l’église réformée de France (ERF) des 17/20 mai 2007 à Sochaud.<br />
<br />
A l’initiative de J.A. de Clermont, alors président en fin de mandat de la Fédération Protestante de France (FPF), cette motion, votée à main levée et à l’unanimité, invitait le conseil national de l’ERF à vérifier si les prises de postions de P.P. Kaltenbach étaient&#160;: «&#160;Compatibles avec la présence des AFP au sein du collège des Œuvres et Mouvements de l’ERF et du Forum Associatif de la FPF&#160;». Les actes publiés par l’ERF explicitent les motivations et les objectifs&#160; exacts de cette étrange motion.<br />
<br />
Plusieurs réunions de bureau, conseil d’administration, Assemblée Générale, dont certaines avec les représentants de l’ERF et de la FPF, (MM de Cazenove et Widmer), se sont succédé de décembre 2007 à&#160; octobre 2008, février et mars 2009 .</div>
<div style="text-align: justify;">Au fil des années, la question posée par la «&#160;Motion de Clermont&#160;» a perdu en importance au profit d’une interrogation plus générale sur les corrélations entre Légitimité, Représentativité, Financements et Pouvoirs au sein des instances officielles des protestantismes. Deux événements inattendus ont en effet placé cette interrogation au cœur du débat entre institutions&#160; protestantes&#160;:<br />
<br />
I)&#160;&#160;&#160; Au sein des églises officielles groupées dans la FPF, le déséquilibre entre droits de vote et contributions budgétaires&#160; commence à faire problème. Une réforme aurait lieu en 2010.<br />
<br />
II)&#160;&#160; Au sein d’un monde évangélique désormais majoritaire, la volonté de concorde et coordination sinon d’unité&#160; qui s’incarne depuis peu dans le projet de création du CNEF en 2010 ne manquera pas de poser des problèmes de principe aux églises partenaires.<br />
<br />
OCTOBRE 2008<br />
<br />
L’examen par la FPF des conditions de répartition en son sein des votes et des contributions budgétaires à l’initiative du trésorier de cette institution, Jean Daniel Roque, a mis sur la table en octobre 2008 une série d’incohérences et par exemple le fait que les Associations et services disposent face aux églises d’un quart des voix pour une contribution budgétaire de 4%. Cette distorsion interroge certes sur les rapports de force entre les&#160; membres mais surtout sur les diverses conceptions possibles du rapport entre engagement personnel et professionnalisation&#160;»religieuse&#160;» au sein des trois peuples associatifs&#160;: le bénévolat, le patronat et le salariat.<br />
Par ce biais inattendu, la question de J.D. Roque soulève le problème de la fidélité de la FPF et de ses membres au principe du sacerdoce universel, socle de cette fameuse République Religieuse définie par Michelet en 1856 (Cf ci après).<br />
<br />
JANVIER 2009<br />
<br />
L’annonce de la création du Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), qui concerne sans doute 80% du protestantisme pratiquant et 80% des nouveaux évangéliques, met sur table le débat jusqu’ici tabou&#160;: «&#160;Les évangéliques, combien de divisions&#160;?». La FPF a immédiatement accepté que les nouveaux évangéliques reçus depuis peu en son sein puissent pratiquer la double appartenance et diviser leur cotisation par deux.IL n’est pas sur que cette décision contribue à clarifier la situation.<br />
<br />
Ces deux évènements présentant un intérêt majeur pour les AFP qui depuis 1999, présentent deux spécificité au regard des&#160; problèmes posés<br />
<br />
- Leur charte affirme comme critère d’authenticité associative, le primat de l’engagement personnel sur la professionnalisation de l’engagement .<br />
- Leur projet associatif repose sur la coopération institutionnelle organique entre évangéliques et réformés, coopération fondée sur la Charte commune de 1999, les statuts communs de 2006, les conditions communes d’agrément à la fédération et aux UDAF. Sont présents au sein de l’Assemblée et du Conseil d’administration des AFP des associations/paroisses dont les responsables sont membres&#160; de 8 unions d’églises&#160;:<br />
<br />
Union d’églises ayant un ou plusieurs membres au sein des AFP <br />
<br />
UNIONS MEMBRES DE LA FPF<br />
ERF ( 350&#160; églises)&#160; <br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Communion des églises de l’Espace Francophone (30 églises).<br />
Union d’Assemblées Protestantes en Mission (24 églises)<br />
CEPEE (12 églises)</span><br />
<br />
UNIONS HORS FPF<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Assemblées de Dieu. (400 églises).<br />
Communautés et églises Darbystes. (106 églises).<br />
Fédération des églises du Plein Evangile. (77 églises).<br />
ELIM ( 5&#160; églises)</span><br />
<br />
Sommées hier par la FPF de «&#160;s’expliquer&#160;», voici les AFP&#160; libres du choix des questions qui permettront&#160; à chacun de fonder son choix fédératif.<br />
<br />
La réflexion des AFP a par ailleurs été aidée et enrichie par les travaux engagés depuis 2000 dans la société civile comme dans la société politique sur la crise de représentativité et de financement des partenaires sociaux et des Fédérations associatives.<br />
<br />
Les AFP ont été associées à ces travaux en raison de leur acquis en matière de certification.( Présence à l’UNAF, à la CNCDH, au CNVA, rapports Langlais, Morange, fondation de «&#160; Gouvernance et Certification&#160;» label associatif AFNOR et de l’OBRAL&#160; etc … ).. Parallèlement les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs soient certifiés par un organisme public départemental, pluraliste&#160; et laïc (UDAF-UNAF) ce qui assoit la crédibilité de leur représentativité&#160;: sont actuellement déclarées ou en cours de déclaration&#160;: 56 Associations dans 32 départements.<br />
<br />
Tels sont les éléments qui ont conduit à retenir la procédure de «&#160;controverse&#160;», c’est à dire du débat ouvert pour permettre au plus grand nombre d’ aborder sans tabou le problème posé par la réticence de toutes les institutions officielles -protestantes ou pas- à «&#160;Définir et compter&#160;» dés qu’il s’agit de représentativité, de financement et de rapports avec les pouvoirs publics. ( Lire à ce sujet les réflexions de J. Ellul et les récents travaux de Pierre Cahuc).</div>
<div style="text-align: center;">II<br />
<br />
RESULTATS et ORIENTATIONS</div>
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Comme prévisible, le bilan de cette première réunion peut être qualifié de contrasté, globalement positif et prometteur.</span><br />
<br />
La présence du Secrétaire Général ( Yves Parrend)&#160; et du Trésorier( Jean Daniel Roque) de la FPF, du Secrétaire général (Bertrand de Cazenove) et du président ERF de région Ile de France ( Jean Charles Tenreiro) mais aussi d’experts&#160; du recensement ( INED&#160;: Michèl Louis Levy. Michèle Tribalat), et de la Vie Associative (Daniel Voillereau Président de l’AFTA) comme d’une palette confessionnelle diversifiée, a permis d’ouvrir sereinement le débat. C’est une première qui pourra être étendue sans problème à l’assemblée générale des AFP le 1° octobre 2010 en colloque de Fontevraud c’est à dire là aussi en formation «&#160;ouverte&#160;».<br />
<br />
Des thèses contraires ont été débattues&#160; sereinement en raison – mais pas uniquement - de la brièveté voulue de la rencontre&#160;: quatre heures.<br />
<br />
-&#160; Non fiabilité de statistiques religieuses et associatives contradictoires.<br />
- «&#160;L’islam seconde religion de France&#160;».<br />
- Discrétion du bureau des cultes.<br />
- Santé des églises concordataires&#160; et de l’ERF sur la longue période.<br />
- Réalité du Réveil évangélique et notamment effectifs comparés&#160; des membres et des non-membres de la FPF. («&#160;Insiders&#160;» et «&#160;Outsiders&#160;»)&#160;. Taux de pratique incertains.<br />
- Conséquences de l’hétérogénéité des diverses conceptions de «&#160;membre d’église&#160;» sur la vie fédérative de la FPF, du CNEF.<br />
-&#160; Différentiels de représentativité, ressources publiques et privées, engagement personnel, cotisations&#160; aux unions,&#160; etc …entre patronat, salariat et patronat associatif sur fonds publics. Cas&#160; du DEFAP, de l’Entraide et de la CIMADE…etc..<br />
- Répartition des votes et des contributions budgétaires, des nominations au conseil national,&#160; aujourd’hui au sein de la FPF, demain au sein du CNEF.<br />
- Conséquences de la crise de représentativité des partenaires sociaux sur la démocratie économique et sociale comme sur la vie des églises. Ce qui nuit aux syndicats est-il&#160; sans effet en église&#160;?<br />
&#160;- Opportunité de définition et statistiques nouvelles ( INED, INSEE CNAF). Questions ouvertes&#160;: Et si l’on demandait aux protestants de se compter librement comme hier les hébreux dans le désert en versant un euro chacun, sous le contrôle d’experts non protestants. <br />
- Lors des prochaines élections locales, soucieuses de la représentativité des partenaires sociaux, les 56 AFP dans leurs 32 départements, peuvent elles contribuer à la Réforme du dialogue social en faisant accepter par les deux camps ( majorité et opposition locales) la certification de la transparence et de la gouvernance des subventions associative dans le champ social et familiaux&#160;? <br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">En un mot&#160;:&#160; Libérer le débat pour libérer la pensée et fonder la Réforme.</span> <br />
<br />
<div style="text-align: justify;">Le principal intérêt de ces échanges a été moins de permettre aux AFP de déterminer les modalités de leurs relations avec les églises dont l’ERF, la FPF et le CNEF, que de pressentir quels pourraient et devraient être les principes fondateurs de toute réorganisation protestante provoquée par les évènements récents&#160;. Il est d’ores et déjà apparu que seuls des principes institutionnels issus de la Réforme permettraient la fois de résoudre les difficultés actuelles de la FPF et de fonder solidement un futur CNEF.</div>
<br />
Ces principes fondateurs de ce que <span style="color: rgb(0, 0, 255);">Michelet a génialement nommé «&#160;République Religieuse&#160;</span>» en 1856 sont connus&#160;: le sacerdoce universel, le primat de l’engagement personnel,&#160;«&#160;Aucune église au dessus des autres&#160;», le régime presbytero-synodal, avec pour conséquences heureuses, la transparence et la gouvernance assurées par la séparation des pouvoirs et des intérêts, autant de principes qui ont largement fondé le régime de séparation des pouvoirs et «&#160;cheks and balance&#160;».<br />
<br />
Dans son célèbre discours expliquant aux Communes le 22 mars 1775 pourquoi l‘Angleterre allait perdre sa guerre contre les colonies américaines, le grand conservateur anglais <span style="color: rgb(0, 0, 255);">Edmond Burke </span>discerne six facteurs dont celui que les américains, loin d’être des protestants classiques sont les «&#160;<span style="color: rgb(0, 0, 255);">dissidents de la dissidence, le protestantisme de la Religion&#160; protestante&#160;»</span>. L’influence calviniste va construire les trois Pères Fondateurs des Etats Unis d’Amérique en zélotes de la séparation de l’église et ce l’Etat&#160;: Jefferson fréquente un collège dirigé par des pasteurs écossais&#160;. Madison est formé dans une université dirigée par un pasteur écossais. Hamilton est fils d’une huguenote et d’un&#160; écossais.<br />
<br />
Avec son exagération habituelle, <span style="color: rgb(0, 0, 255);">Joseph de Maistre </span>(1753-1821) contre-révolutionnaire célèbre, disciple de Burke, catholique militant et franc-maçon convaincu écrira&#160;: «<span style="color: rgb(0, 0, 255);">&#160;Le protestantisme est positivement et au pied de la lettre le sans-culottisme de la religion&#160;»</span><br />
<br />
“Histoire de France au XVIe siècle” .Edition 1856. Volume 3,<br />
“Guerres de religion” - ch. 9
<div style="text-align: justify;"><i><br />
“Un acte autrement hardi venait d’avoir lieu dans Paris, à l’insu de tout le monde. Appelons-le de son vrai nom, qu'ignoraient ceux mêmes qui le faisaient&#160;: la république réformée. Du 26 mai au 29 mai 1559, une assemblée générale des ministres de France avait eu lieu au faubourg Saint Germain. Pendant ces violentes disputes du Parlement, au milieu de bûchers, au sein d’un peuple furieux qui massacrait jusqu’à des catholiques suspects de tolérance, ces hommes intrépides, de toutes les provinces,vinrent siéger en concile.<br />
Dans leur gravité forte, ils écrivirent leur foi, leur discipline et l'acte de naissance de la démocratie religieuse. ”Nulle église au dessus des autres” ; deux fois par an s’assemblent les ministres, chacun amenant un ancien et un diacre eux mêmes élus par le peuple. Voilà la base républicaine de l'église de France. Tout cela calqué sur Genève&#160;; mais combien différent, en résultat, quand on transportait de la petite ville au royaume de France, à cet empire immense que la Réforme allait se créant aux Pays Bas et en Ecosse, en Angleterre, bientôt en Amérique&#160;!”</i>.</div>
<br />
Volume 4.<br />
&#160;“La ligue et Henri IV”. ch. 2. 18<br />
<br />
<i>“Que vois-je au XVIe siècle&#160;? Que le protestantisme seul nous donne la république…Je dis qu’il donne la république, l’idée et la chose et le mot”.</i><br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><br />
Démocratie&#160; et&#160; République&#160;! Transparence et&#160; certification&#160;!&#160; Alpha et oméga de la réprésentativité&#160;!!</span><br />
<br />
CONCLUSIONS PARADOXALES.<br />
<div style="text-align: justify;">Sommées de se justifier en mai 2007, les AFP se découvrent pour vocation en mai 2009, par la seule force des choses et des évènements, de servir de micro-laboratoire d’idées et d’expériences pour ce qui est de «&#160;définir et compter&#160;» ensemble la représentativité et les financements des professionnels protestants et autres «&#160;flamines&#160;».<br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Cet&#160; investissement intellectuel et moral pourrait aider la FPF ( qui voudrait se réformer après un siècle d’existence) et le CNEF ( qui veut se constituer) à refonder ensemble la «&#160;République religieuse&#160;» au sens de Michelet et dans la fidélité au projet d’Etats Généraux du protestantisme initié à Fontevraud en octobre 1984 et&#160; parrainé par Jacques Ellul en octobre 1985.</div>
<div style="text-align: justify;"><br />
S’intéresser à la société entière et pas au seul microcosme «&#160;parpaillot&#160;», associer des non protestants au travail, présentent deux avantages de taille&#160;: déposer nos œillères pour sortir de nos ornières, et peut être, intéresser et rendre service hors protestantismes. <br />
<br />
&#160;Ouvrir le débat au us grand nombre est la seule possibilté de réformer dans une société publique sclérosée d’étatisme et de corporatisme. «&#160; Rien d’en Haut et rien de l’Intérieur « <br />
La question qui émerge est tout à fait considérable&#160;: entre professionnalisation des relations collectives, qu’elles soient sociales ou politiques, opacité du financement des partenaires sociaux&#160;, affaissement du dialogue social et la faiblesse de la représentativité&#160;?&#160;: Coïncidences ou corrélations&#160;? Quelle meilleure façon de tuer moralement et intellectuellement un syndicat&#160;? Une association&#160;? une église qu’un financement public opaque&#160;?<br />
&#160;Et pour de simples bénévoles quelle solution disponible autre que de promouvoir localement la transparence et la gouvernance de la dépense publique en imposant la publicité des&#160; définitions et des comptes de l’action publique associative sociale et familiale&#160;?<br />
<br />
Les AFP ont tout leur temps pour engager le travail avec tous ceux qui voudront y participer et selon des procédures «&#160; républicaines&#160;» et encadrées. <br />
<br />
La procédure de controverse élaborée en 1999 à la demande des AFP par Louis Schweitzer alors Secrétaire général de la FPF pour traiter du PACS, s’averre adaptée au problème posé. A certains elle rappellera les procédures en vigueur dans les Loges ce qui ne surprendra que les incultes ignorant l’histoire des relations entre Calvinisme et franç-maçonnerie non sectaire. (Grand Maître de la Grande Loge d'Angleterre en 1719, DESAGULIERS jouera un rôle fondateur des " Constitutions dites d' " ANDERSON " ". Il est connu, en Grande Bretagne, pour avoir été le grand protagoniste des idées scientifiques de NEWTON. Nous devrions dire aussi des idées philosophico-religieuses de ce dernier à travers la Maçonnerie naissante. John THEOPHILUS est né dans le fief protestant de La Rochelle. Il en sera chassé avec son père Huguenot. Réfugié en Angleterre, il fait ses études à Oxford et entre dans l'église anglicane.)<br />
CALENDRIER<br />
Réunion intermédiaire les 8/11 avril à La Force <br />
Bilan et projets . 1/ 3&#160; Octobre 2010 à Fontevraud<br />
NB. En 2010 la FPF doit présenter le projet de réforme de ses statuts&#160; et le CN EF sa constitution.<br />
<br />
Projets&#160;: Daniel Humbert administrateur&#160;conseiller pour les questions de statuts fera des propositions sur le thème de la «&#160;République Religieuse&#160;». Michel Levy et Michèle Tribalat nous aideront pour les questions des statistiques, enquêtes et sondages&#160;.<br />
&#160;</div>
<div style="text-align: center;">DOSSIER de TRAVAIL JOINT<br />
<br />
<br />
VERBATIM de la réunion du 4 mai 2009</div>
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><u>Documents concernant la&#160; crise de représentativité dans la société française </u></span><br />
Du recensement en France I<br />
Une société de défiance&#160;: l’exception française en 2009&#160; II<br />
Inquiétudes des pouvoirs publics&#160;: crise de la représentativité&#160;: l’exemple syndical&#160; III <br />
Islam&#160; 3° religion de France après les évangéliques&#160;? Vivement la certification&#160;! IV<br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Documents concernant la&#160; crise de représentativité au sein des institutions protestantes.</span><br />
Poudrières luthero-réformées. Statistiques des sites officiels . 2009&#160; V<br />
Qu’est-ce qu’un membre de l’église réformée&#160;? VI<br />
La république religieuse . Selon Michelet. VII<br />
Certification d’une église évangélique concordataire par la FPF&#160; VIII<br />
Spécificités&#160; associatives des AFP . principes et certification. IX<br />
Règle du jeu d’une controverse X<br />
Motion de Clermont .Synode national ERF Mai 2007. XI
<div style="text-align: center;"><br />
VERBATIM <br />
de la réunion du 4 mai 2009</div>
<div style="text-align: justify;">L’affaissement de représentativité qui depuis quarante ans affaiblit en France les partenaires sociaux et dégrade le dialogue social, menace la démocratie sociale et la démocratie politique. Depuis peu, cette dégradation inquiète les pouvoirs publics qui se multiplient en rapports du Conseil d’Etat, du Conseil Economique et social, de la Cour des Comptes etc . S’il n’échappe pas aux évolutions de la société le protestantisme officiel luthéro réformé tarde en revanche à s’en inquiéter.</div>
<div style="text-align: justify;">Première question débattue&#160; : «&#160;Pourquoi définir et compter&#160;?,&#160;certains participants estimant l’exercice inutile sinon aggressif et porteur de divisions. La Bible donne pourtant des indications positives sur les dénombrements, qu’ils soient effectués par Moïse, David, ou César. Le pouvoir légitime peut dénombrer légitimement mais avec l’accord du peuple dans un seul but&#160;: organiser la Cité, c‘est à dire définir «&#160;combien et lesquels&#160;» vont être sujets de droits et devoirs, qu’il s’agisse de payer l’impôt, de partir en guerre, d’administrer comme de bénéficier de l’administration. Par conséquent tout change si c’est le peuple qui demande à être défini et compter. Dans une telle conjoncture, des dirigeants devient délicat à justifier.</div>
<div style="text-align: justify;">Seconde question:&#160;» Qui a le droit et le devoir de dénombrer sinon les «&#160;représentants&#160;» légitimes du Peuple&#160;; fusse Louis XIX lors du premier recensement en 1667&#160;&#160;». Le dénombrement rendu juste et nécessaire par son objectif et par le consentement du Peuple, pose&#160; donc avec la question de la représentativité, la question du pouvoir et donc de la démocratie. Pourquoi&#160; définir et dénombrer les «&#160;partenaires sociaux&#160;» ou les tribus d’Israël,&#160; sinon pour&#160; justifier et fonder leur rapport à l’Etat et à la dépense publique, surtout dans une France marquée d’Etatisme et de corporatisme.</div>
<div style="text-align: justify;">C’est pourquoi, selon la Bible, l’on ne peut dénombrer qu’avec l’accord préalable express&#160; des dénombrés sur les modalités et les fins du dénombrement. Il ne s’agit pas plus de bétail que de dhimmis&#160; ou de «&#160;Fichier&#160; juif» mais de démocratie et de paix civile.<br />
C’est ainsi, à titre d’exemple, que le projet de statistiques ethniques d’un Yazid Sabeg, conseiller de Claude Bébéar, ne peut se&#160; justifier qu’avec l’accord préalable du peuple sur le projet&#160; formellement et explicitement formulé d’accorder des privilèges en fonction&#160; de l’apparence et de l’appartenance de certains citoyens.</div>
Définir et compter à des fins de représentativité s’inscrit donc dans la logique du discours de Michelet qualifiant la Réforme en France de République religieuse. Voici deux bonnes raisons&#160; de penser que les structures et procédures légitimes des institutions du protestantisme français ne peuvent se fonder durablement que sur des principes issus de la Bible et de la Réforme en France. Elles doivent avoir pour objectif de renforcer la légitimité des responsables et partant leur représentativité aux yeux de l‘opinion et des pouvoirs publics dans une société hyper médiatisée dés lors que ces responsables entendent parler au nom du peuple sans le consulter( CF Charte et pratiques de certains membres de la FPF) La situation au sein de la FPF comme la création annoncée du CNEF annoncent que le temps de la Réforme ( Ellul a parlé d’Etats généraux en 1984-1985) est venu y compris et d’abord pour&#160; une église réformée dont la devise est «&#160;Semper reformanda&#160;». <br />
<div style="text-align: justify;">Troisième question évoquée&#160;:&#160;«&#160; Au regard de ces premières considérations, l’organisation actuelle de la représentativité&#160; des institutions protestantes repose -t- elle sur des bases conceptuelles solides?&#160;»&#160; La réponse est&#160;: «&#160; Non&#160;».<br />
<br />
L’Eglise réformée, principale dénomination hors Concordat, définit la qualité ses membres selon des critères dits théologiques qui ont fait et font débat. ( Cf exposé de M. Manoêl fin 2008 et positions de F. Méjean)&#160;.<br />
Toute&#160; association, toute communauté donc toute église, a certes toute liberté pour définir les conditions pour être membre&#160;: c’est le principe des lois de 1901 et 1905. Mais la question&#160; posée à&#160; toute église et toute association&#160; souhaitant se fédérer avec d’autres est la suivante&#160;:&#160; Sur quelle définition du membre d’église va se fonder la fédération&#160;?&#160; Est-il concevable que les modalités de répartition des droits de vote et des contributions ne reposent pas sur une même définition conduisant à la même façon de compter&#160;?&#160; Telle est la question posée en ce début 2009 tant à la Fédération Protestante après un siècle d’existence qu’au futur CNEF dont l’acte de naissance vient d’être publié. mais aussi aux AFP sommées par M&#160; de Clermont à se situer (synode ERF 2007)</div>
<br />
&#160;D’autres facteurs aggravent la complexité de la situation et d’abord les lacunes surprenantes de la connaissance des protestantismes qui n’ont d‘égal que le mensonge officiel organisé autour de l’islam «&#160;six millions de musulmans, seconde religion&#160; de France».<br />
<br />
I ) Les données statistiques publiées par la FPF depuis qu’elle a un site présentent des faiblesses&#160; dont on peut s’étonner qu’elles restent inaperçues depuis bientôt trente ans.<br />
<br />
a) Il est toujours question de 2% de protestants en France mais l’on ne précise jamais s’il s’agit d’adultes - 44 millions d’adultes de 18 ans et plus- ou de tous les habitants&#160; soit 64 millions.
<div style="text-align: justify;"><br />
&#160;C’est une première source d’ambiguïté grave pour une «&#160;assiette&#160;» de calcul qui varie ainsi de 880.000 à 1.280.000 membres&#160;? Seconde ambiguïté plus grave encore, cette définition quantitative ignore la variable essentielle en église comme en politique, le taux de pratique, soit l’engagement personnel et militant qui selon S. Fath,(page 216 de son livre «&#160; Du ghetto au réseau&#160;» parle de 75/80 % pour les évangéliques et 10 % pour les lutheros réformés, ce qui donnerait pour les deux populations le rapport de 330/320.000 et 54.000 pratiquants . Or Isabelle Grellier ( in Grellier 2004 Labor et Fides, citée par S. Fath) conclut à un rapport de 5 voir 7 pour un.<br />
<br />
b) La proportion annoncée d’évangéliques en dehors ( outsiders) ou à l’intérieur ( insiders) de la FPF semble n’avoir pour objectif que de prouver la forte domination des «&#160;insiders&#160;», assertion&#160; démentie par&#160; toute lecture attentive de l’annuaire évangélique.Parfois la croissance évaNgélique est attribuée aux églises ethniques voir africaines&#160; en Ile de France.</div>
<br />
II) Le flou global de la FPF n’épargne pas ses principales composantes<br />
<br />
<div style="text-align: justify;">Avec 350 paroisses, 44.000 cotisants réguliers l’église réformée qui se qualifie de «&#160;multitudiniste&#160;» revendique 300.000 membres soit 857 membres et 129 cotisants par paroisse. Or l’observation de chacun donne en ordre de grandeur, en moyenne par paroisse &#160;: 300 familles recensées, 150 cotisants 50/,60 présents au culte.<br />
<br />
Les églises concordataires annoncent 243.000 membres mais ne comptent pas leurs membres en fonction des cotisations, les pasteurs étant rémunérés par l’Etat. Si le rapport entre nombre de paroisses&#160; de membres et de cotisants était le même que pour les réformés de l’Intérieur, chaque paroisse concordataire mobiliserait 934 membres 124 cotisants.&#160; Et l’on compterait 24.300 cotisants. L’on n’ose supputer les effectifs pratiquants d’une population supposée représenter 40% du protestantisme officiel.<br />
Quoi qu’il en soit, la situation faite par le concordat aux protestants évangéliques en Alsace Moselle comme le aides accordées hors concordat aux musulmans semble inéquitable&#160; sur l’ensemble du territoire et par exemple à Mulhouse&#160;.&#160; L’observation&#160; faite&#160; en 2008 par l’adjoint municipal en charge des cultes à Mulhouse donne 200 participants au culte de 7 paroisses concordataires contre 2000 participants et 500 cotisants dans la paroisse évangélique de la Porte&#160; Ouverte. L’étude en cours de la ville de Colmar devrait conforter ce bilan.</div>
<br />
III ) Le poids excessif des «&#160; Associations&#160;» et services.<br />
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">&#160;La FPF octroie un quart des votes de son assemblée à des Associations et services proches de l’ERF( Entraide, DEFAP, CIMADE etc …) sans distinguer entre patronat, salariat et bénévolat associatif, renvoyant l’engagement personnel au rang de critère facultatif. En effet, au sein des associations membres de l’Assemblée de la FPF, aucune pondération électorale et financière n’est effectuée entre les trois peuples associatifs&#160;: le bénévolat, le salariat et le patronat. Du coup l’engagement personnel cesse de constituer le critère de représentativité et s’expose au risque de la professionnalisation de l’engagement.<br />
La situation ainsi créée évoque celle du Conseil National de la Vie Associative(CNVA), instance créée par M. Roccard en 1983&#160; nommée «&#160;Parlement de la Vie Associative&#160;» qui comporte 100 membres dont 92 %&#160; sont salariés, parisiens, cooptés, dominée par la CPCA ( Conférence Permanente des Coordinations Associatives) cogérée principalement par la ligue de l’Enseignement&#160; accessoirement par l’UNIOPSS</span><span style="font-size: small;">.<br />
</span></div>
<div style="text-align: justify;">Dans ce contexte où se mêlent étroitement corporatisme et Etatisme,44.000 employeurs sur fonds publics se prétendent&#160; les représentants&#160;«&#160;représentatifs&#160;» des 14 millions de bénévoles et donateurs seuls à même de constituent le socle de la Société Civile. Hors de France, les conséquences de ces approximations ne sont pas minces sur l’effort missionnaire des&#160; églises selon qu’elles sont«&#160;pratiquantes&#160;»ou&#160;«multitudinistes». On songe à Madagascar, au Tchad sans oublier la Kabilie.</div>
<br />
3) La question jamais abordée du Pouvoir de représenter et parler au nom du protestantisme envenime le débat. En témoigne la motion du président de la FPF, J.A&#160;de Clermont demandant aux réformés qui n’en peuvent mais de&#160;:&#160;»reprendre en main les AFP pour éviter les conséquences néfastes de l’entrée des évangéliques&#160;». <br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">Autres questions délicates&#160;:</span><br />
- La pondération respective en termes de contributions et de votes par la FPF, l’ERF et demain le CNEF, entre fédérations d’associations et d’Eglises pose la question de la pondération entre bénévolat et salariat, fonds privés et fonds publics, surtout en terres concordataires soit 40% des protestantismes officiels.<br />
- Les critères d’attribution et de gestion des postes publics d’aumônerie et des relations avec le service public et la dépense publique, multiples commissions, TV ….<br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">ECHANGES DIVERS</span><br />
</b>M. J&#160;.D Roque a précisé que dans le débat ouvert sur la répartition&#160; des votes et des contributions financières&#160; (débat qui doit déboucher en 2010 sur une réforme des statuts de la FPF, la question des cotisations ne soulevait pas de difficulté. M. Carbonnier a relevé qu’en revanche la question des votes semblait faire problème.<br />
<div style="text-align: justify;"><b> M&#160;. Roque a&#160; maintenu que l’islam était bel et bien la seconde religion de France et ne bénéficiait d’aucune aide particulière, fait contesté par madame Tribalat.<br />
&#160;M. Parrend, pasteur concordataire mis à disposition de la FPF, par l'EPCAL, a protesté contre les doutes émis sur la vitalité et le financement des églises concordataires.<br />
&#160;M de Cazenove a rapellé les divers critères de définition d’un membre de l’église réformée en soulignant qu’il s’agissait d’une vision théologique. Il a indiqué que les associations cultuelles ne lui semblaient pas relever de la certification puisqu’elles vivent de cotisations privées.( Les associations faisant appel à la générosité publique relèvent de la certification par la Cour des Comptes non seulement en raison de la loi de 1991 mais parce que les dons font l’objet de fortes déductions fiscales).<br />
M. Tenreiro a noté qu’en dépit d’une situation globalement difficile, l’ERF connaissait des points de force.<br />
M. Daniel Liechti précise que les tout derniers travaux liés à la réalisation de l' Annuaire évangélique 2008 corrigent à la hausse ( 400.000) les chiffres hier encore empruntés par S. Fath soit 350.000.<br />
<br />
</b></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>PARTAGER A GAUCHE  ! LA SEULE PLANCHE DE SALUT !!!.</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



ERIC. veille de 1° Mai 2009


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Partager à gauche pour dégonfler la baudruche trotskiste ? Il y a urgence !



      Des articles récents sur Agoravox, présentent le Nouveau Parti Anticapitaliste  (NPA)et consorts. Ils se contentent souvent de dire ces groupuscules « dangereux ». Il est vrai qu&apos;à lire leurs programmes, ils sont démocrates pour le moins avec réticence et très coupés des réalités contemporaines ou historiques. Ils parviennent par exemple à faire une différence qualitative entre les génocides organisés par Trotski et ceux poursuivis par Staline. Cet archaïsme idéologique n&apos;est cependant que l&apos;apparence du phénomène. Pour mieux le comprendre, il faut se pencher sur ce que sont réellement les publics concernés. 



Et si ils représentaient l&apos;équivalent dans le secteur public de ce qu&apos;a été le Front National dans le reste de la société ? La conséquence de nos difficultés à être solidaires des moins favorisés ? Dégonfler la baudruche trotskiste passerait alors prioritairement par une réforme de l&apos;Etat. Mais cela, pour la gauche de gouvernement, voudrait dire apprendre à partager ..



Une réalité socio politique : Des préretraités de 1968 encadrant des précaires de la dépense publique.



Que montrent les rares études menées sur ces milieux ?  Ils sont composés d&apos;une « masse » militante (11 000 adhérents revendiqués au NPA) et de sympathisants et électeurs. Pour la plupart, comme dans tous les partis de gauche, ils émargent, à un titre ou  à un autre aux finances publiques.



Les cadres : des ratés aigris par leurs échecs et l&apos;omniprésence de la traîtrise ? De la « révolution permanente » à « l&apos;échec permanent ».



Souvent anciens combattant de mai 68, ce sont des semi professionnels de l&apos;agitation politique. Fonctionnaires ou apparentés en général, ils remâchent leur rancoeurs depuis les « évènements ». Ils ont en effet consacré une bonne partie de leur vie aux « luttes », et, à les en croire, parfaitement en pure perte. Ils ne cessent depuis 40 ans de parler de dégradation générale et continue, du social, de l&apos;économique, des services public 



N&apos;ayant atteint aucun des objectifs auxquels ils ont consacré leur vie, on peut donc, sans jugement de valeur,  les définir comme des ratés. La persistance de leur ressentiment à l&apos;égard du monde entier est d&apos;abord liée à cette continuité dans l&apos;échec.  Pour eux, la « révolution permanente » chère à Trotski, est vraiment ce qu&apos;elle est étymologiquement. On tourne en rond comme un écureuil dans sa roue.



Mais qui plus est, ils sont environnés de traîtres !



Les plus « malins » parmi eux, se vendent régulièrement, en gros ou en détail, à la gauche de gouvernement pour un poste de Sénateur, de directeur de Drac. Ceux là ! Oui ! Ont su valoriser le temps perdu des « luttes » sans résultats réels ou durables.

Ceux qui restent sont peut être les plus sincères. Ils  ne sont pas ceux qui se sont le mieux débrouillés à titre individuel. D&apos;où sans doute, leur attachement à la chaleur du groupe qui est peut être, aussi, une perpétuelle recherche de la communion fusionnelle adolescente qui a marqué leur jeunesse. Ni les plus malins ni les plus adultes, ils ne sont pas non plus les plus « souples ». Ceci explique vraisemblablement leur raidissement idéologique.  Régulièrement trahi par les leurs, et si même les « bons » trahissent, ils ne peuvent que concevoir le reste de la société comme de plus en plus dominée par des complots, des méchants et des traîtres encore plus « traitreux ».



40 ans en vain et sans cesse trahi ! N&apos;était l&apos;âge, il y aurait de quoi devenir violent.



On comprend pourquoi les sites Internet de leurs organisations périphériques sont truffées d&apos;interrogations lancinantes sur l&apos;éventuelle nécessité, « face à la violence première du système » de recourir, aussi, à un volontarisme musclé, bien évidemment qualifié de civil citoyen non violent. » 

Mais comme ils ne sont plus tout jeunes, ils « incitent à  », plus qu&apos;ils ne pratiquent, la dite« violence civique citoyenne non violente ». 



Et cela fonctionne un peu, car, récemment,  divine surprise, comme le FN en son temps dans les banlieues, ils ont trouvé des relais au sein de la jeunesse.



Les « précaires » ou les petits boulots du secteur public.



                Fondamentalement, leurs sympathisants et leur électorat sont sociologiquement composés des plus fragiles et des plus insatisfaits parmi les bénéficiaires directs et indirects, présents ou en devenir, de la dépense publique. 

               Plus jeunes, moins protégés par des statuts et des anciennetés. Intermittents du spectacles, instits débutants en zones périurbaines, animateurs socio-cul insécurisés par un financement sur subventions et non sur budget, précaires participant à des missions de service public dans le cadre de sous-traitance, d&apos;intérim, voir, parfois, de travail au noir, diplômés RMISTES « par choix » etc  Etudiants, enfin, des filières dépotoirs, dont la finalité est plus d&apos;assurer des postes à certains enseignants que d&apos;offrir un avenir aux impétrants.



Donc très peu de « prolétaires » au sens contemporain du terme, de « travailleurs » (sauf si ils sont fonctionnaires). Surtout des « lettrés » genre bac plus trois. Plus en socio ou histoire de l&apos;art qu&apos;en BTS action commerciale. Des gens à qui on avait explicitement promis qu&apos;à travers l&apos;université, et sans sélection ils obtiendraient la possibilité de participer à la « gestion du sens » dans la société, et accessoirement, implicitement, qu&apos;ils parviendraient aux délices consommatoires de la classe moyenne à travers la fonction publique. 



En revanche, de vrais prolétaires au sens romain, la dernière catégorie de citoyen bénéficiant du « modèle social romain », pas d&apos;obligation de travailler, du pain et des jeux - du RMI et des festivals d&apos;intermittents - pendant qu&apos;esclaves et affranchis font tourner l&apos;outil de production .

Cette sociologie très typée et très segmentée, on la constate quand on rencontre leurs militants ou qu&apos;on observe leurs manifs. Ils la confirment eux même, rarement, entre les lignes, dans certains de leurs textes (voir par exemple http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article12774). Elle transparaît dans les études du CEVIPOF ou Perrineaud parlant des violences anti FN, décrit  les « plus jeunes » et les « plus engagés » (visiblement pas les mêmes ).

Dans le film « Terminale », (réalisé par Francis Girod en 98) on voit ainsi des jeunes un peu paumés, accomplir leur délire homicide et pseudo révolutionnaire en révolvérisant en toute bonne conscience un enseignant réputés négationniste grâce à l&apos;aide d&apos;un barbu soixante huitard «  en fait » «  non violent » et qui ne fait « que » transmettre, avec le flambeau, le pistolet, souvenir de ses « luttes » passées, mais dont il ne s&apos;est jamais servi 

Les enseignants, et plus particulièrement ceux des filières balais à l&apos;école et à l&apos;université, sont en effet au c ur de ces processus. Ils souffrent du mépris de leurs collègues plus prestigieux et plus « socialistes de gouvernement » (voir le site des enseignants de la filière ES par exemple). Ils conçoivent leur mission éducative essentiellement comme une  préparation des générations qui leur sont confiées, à la poursuite de « luttes »  qu&apos;ils ont eux même perdu.



Le tandem à la tête du NPA frôle la caricature. Un ancien combattant et un produit marketing.

 


Le « choix marketing » est particulièrement significatif. Même si nous savons que dans la réalité, Besancenot n&apos;est évidemment pas ce qu&apos;il veut avoir l&apos;air d&apos;être, la ligue a choisi un porte parole packagé de façon à permettre à son coeur de cible une identification aisée. 

Un jeune ; diplômé ; fonctionnaire ; facteur au bas de l&apos;échelle ; à temps partiel ; distribuant le courrier.

Donc, un « intellectuel », relégué « injustement » dans la plus « physique » des tâches de la poste. 



N&apos;oublions pas que ces milieux très « scolaires » survalorisent le travail intellectuel. Ce serait encore plus beau si il travaillait dans le 93, mais bon, il faut lutter là ou est l&apos;ennemi .Voilà la « cible », le « marché ».On est assez loin du travailleur de l&apos;industrie lourde.Au total, d&apos; « anciens jeunes » un peu rassis, aigris et souvent fonctionnarisés, encadrant de « nouveaux jeunes précarisés » rêvant de devenir vraiment fonctionnaires à part entière.




L&apos;engagement un peu mou des seconds auprès des extrémistes est parfaitement compréhensible.  On ne voit pas très bien en effet ce que notre société  peut leur offrir.Leur véritable horizon, leur rêve à tout prix, ce n&apos;est pas 1917, ce n&apos;est pas même vraiment 1968, c&apos;est 1981. La période bénie ou le PS assura l&apos;embauche massive dans la fonction publique de toute personne pouvant présenter un semblant de diplôme.  Surtout, elle créait alors l&apos;essentiel des nouveaux postes de  cadre  dans le pays. On en est très loin.



Un avenir bouché à tous les niveaux



                Il est certain que l&apos;on ne crée et ne créera pas assez de postes pour eux. Et en tout cas pas de postes de cadres. Et ce n&apos;est même pas seulement du fait des vaches maigres budgétaires, de la crise ou de la difficultés à accroitre la pression fiscale. Avec un des plus fort ratio d&apos;agent public par habitant du monde développé, on ne sait plus, même si on en avait les moyens, où créer des places. Surtout, celles qui existent  sont prises quantitativement et qualitativement et sans doute encore pour longtemps.

Prises quantitativement par les générations Mitterrand. Ceux qui non seulement ont bénéficié à plein du système, par l&apos;embauche, le statut, la retraite, mais sont même parvenu à faire faire le travail par les autres comme on le verra plus loin. Les administrations sont (sur ?) peuplées par les classes nombreuses de la queue du Baby Boom. 

Prises aussi qualitativement. Même quand ils parviennent dans le « sein des seins »- puisque l&apos;Etat est désormais une mère-, dans les administrations, l&apos;avancement à l&apos;ancienneté, les pesanteurs, le poids des syndicats traditionnels de la fonction publique, etc  tout contribue à donner le sentiment d&apos;un avenir  bouché et d&apos;une société injuste. 

Qui plus est, les rares réformes du secteur public consistent le plus souvent à préserver les avantages des gens en place mais à les diminuer pour les nouveaux entrants. A économiser sur le dos des jeunes pour  pouvoir pérenniser les avantages des anciens.

Au mieux, à travers de nouveaux concepts, tels que  les préposés à la recréation de lien social , on parvient à réinventer les  petits boulots  aux marges du secteur public.



C&apos;est presque pire !  Non seulement ils ne trouvent pas de place à part entière, mais celles qu&apos;on leur propose sont des places « d&apos;exploités ».



Les conditions privilégiées obtenues par les personnels statutaires contribuent à ce que le secteur public sous traite de plus en plus, à des plus ou moins précaires, le  travail pénible et mal rémunéré.

Les intermittents ne furent que la partie émergée, parce que médiatique, d&apos;un phénomènes beaucoup plus large. Professeurs auxiliaires, sous traitant de la RATP de l&apos;EDF ou de la SNCF, etc Le « préposé à la recréation de lien social » est bien souvent au public ce que le serveur chez Mac do est au privé, un « petit boulot », mais jugé par la gauche moins méprisable car public quand même. Mais la réalité de tous cela, c&apos;est que partout, dans le secteur public, des gens « en place », se débrouillent pour « faire faire ».

Ils contribuent ainsi à accroître le nombre de ceux, qui, aux marges du paradis fonctionnarial, en voient tous les avantages sans en bénéficier et du même coup, l&apos;électorat extrémiste. 



D&apos;autant que les dites marges du secteur public constituent, souvent, une véritable « jungle sociale » que l&apos;on a du mal à imaginer dans le privé. 



 Dans un lycée français à l&apos;étranger, cas extrême mais significatif, pour moins du même travail, le professeur titulaire expatrié agrégé est payé 8 fois plus que le recruté local licencié. Celui-ci était, encore récemment, payé au noir, sans charges sociales, sans retraite et évidemment sans garantie d&apos;emploi. Un patron du privé finirait en tôle pour moins que cela. 



  Les intermittents doivent connaître des situations pas si éloignées. Leur cas est caricatural. Financés avec des miettes, hors crédits publics (c&apos;est-à-dire sans toucher aux crédits des gens en place), ils ont été largement utilisés pour pallier la sous productivité chronique du service public audiovisuel. A la fin, même les syndicats traditionnels ont finis par trouver qu&apos;ils coûtaient quand même bien cher 



  Si dans le privé l&apos;intérimaire peut être payé plus que le statutaire, dans le public, c&apos;est le contraire ! Aujourd&apos;hui, il est possible que le serveur chez Mac Donald ait, sinon un salaire plus élevé, au moins plus de vraies perspectives d&apos;évolutions que le précaire du public. Surtout, il a la satisfaction symbolique, et ce n&apos;est pas rien, de voir que ses chefs travaillent au moins autant que lui.



         Enfin, il y a le « respect ». Dans le secteur public, les hiérarchies sont strictes même si souvent inopérantes fautes de levier. Les rapports, formellement fraternels entre tous, n&apos;empêchent pas le mépris fondé sur l&apos;irrémédiable : Le diplôme et le statut. Dans le privé, on peut respecter un collègue moins diplômé pour ses résultats. Dans le public, un « petit » reste, souvent, à vie, quelqu&apos;un qui était mauvais en classe. Un « bon », diplômé, sans statut, quelqu&apos;un qui n&apos;a pas réussi le concours. Un diplômé sous utilisé, un licencié en histoire distribuant le courrier par exemple, doit naturellement se trouver dans une situation psychologique de révolte permanente.

        Persuadé que le privé, qu&apos;il ne connaît pas, ne peut être que pire que le public qu&apos;il croit connaître, le précaire public a de très bonnes raisons d&apos;imaginer que c&apos;est tout le pays qui vit au 19ème siècle.

Cependant, tous cela restait un peu mou. Malgré son caractère répétitif, la thèse : « face à la barbarie et à la violence ultralibérale, tous les moyens sont légitimes », ne semblait faire que peu d&apos;adeptes, hors des plus désocialisés de ces jeunes gens, façon Coupa et Levy. Et encore, n&apos;est on même pas sûr qu&apos;ils soient passés aux actes. Le militantisme des autres pouvait se limiter à, par exemple,  multiplier nerveusement des commentaires sur AVOX.



Passant du statut de secte avec 8000 ( ?) militants à celui de parti de masse avec 11 000 inscrits. Le NPA reste une baudruche qui se gonfle comme la grenouille de la fable, mais ne semble pas embrayer réellement sur sa clientèle potentielle.

Cela pourrait changer.



La fin du dernier espoir 

Deux éléments risquent d&apos;aggraver encore la situation.



L&apos;un est structurel. Alors que l&apos;on sait que faute d&apos;argent il n&apos;y aura pas de création massive de poste, voilà que le nouveau Président ruine le dernier espoir : le remplacement des enfants du Baby Boom partant à la retraite. 

Le second est conjoncturel. Face à la crise et à la croissance des déficits publics, les financements annexes, de types précaires, associatifs, subventionnaires, ne pourront pas ne pas souffrir.

Et on s&apos;étonne que Besancenot monte dans les sondages  !

On peut donc se demander si Villepin n&apos;a pas un peu raison et si les ingrédients sinon d&apos;une révolution au moins d&apos;une situation de type Grèce ne sont pas réunies.



Y a-t-il lieu pour autant de s&apos;inquiéter ? Ecoutons les spécialistes : « la gauche de gouvernement » Le plus étonnant reste que si la gauche extrême devient plus agressive envers la gauche de gouvernement, elle demeure, pour le moment encore, relativement « solidaire ».



          Les rapports entre la gauche « à statut » et celle qui en rêve sont complexes. Dans la forme, il existe une triple solidarité.



Une culture, des mythes communs - la révolution par exemple - constituent peut être les bases d&apos;une identité commune. Ils partagent incontestablement une même vision déformée du monde qui leur est extérieur (« la jungle sociale »).


La seconde est économique. Ils vivent tous des prélèvements obligatoires. D&apos;ailleurs, quand l&apos;essentiel est menacé, ils font front ! Lors des dernières présidentielles, « même Arlette » a voté Ségolène au second tour, preuve que toute la gauche sans exception a vraiment cru que Sarko arriverait à limiter l&apos;emballement de la dépense publique...!



La troisième, la  plus ambiguë et la  plus importante est sociologique, fondée sur la proximité au quotidien. Elle explique les précédentes.



Ils ont grandis ensemble ..



       Le jeune sympathisant NPA, vivotant dans la para fonction publique, n&apos;est, fondamentalement jamais sorti du « milieu ». Matraqué de propagande à l&apos;école, à l&apos;université, puis sur son lieu de travail par ses collègues mieux lotis, il n&apos;a pratiquement aucun moyen de se faire une idée de la réalité autre que celle qu&apos;on lui a inculqué dés le plus jeune âge : Le responsable de son malheur, c&apos;est le « ca-pi-ta-lisme ». Son eschatologie, le service public !



Et cela laisse des traces qui seraient réjouissantes si elles n&apos;étaient la preuve de son « aliénation » : l&apos;anticapitalisme « sociétal ».



          La difficulté des sympathisants trotskiste à sortir des analyses de la « classe sociale » qui les a formé, les encadre, les domine et les exploite apparaît dans leurs ajouts au trotskisme archaïque (authentique ?). Le féminisme et l&apos;écologie sont certes à la mode, mais ce sont avant tout des préoccupations de la gauche arrivée. Au SMIC, il y a peu de problème d&apos;inégalité salarial homme femme. On conçoit que la femme ait remplacé « les pauvres » et le « sociétal » le « social » pour des socialistes bon teint qui ne sont pas, ou plus, pauvres, moins chez d&apos;hypothétiques « vrais trotskistes » purs et durs. 

Que la « génération hypocondriaque » vue son age, place au centre de ses préoccupations le droit à l&apos;euthanasie est compréhensible (c&apos;est le résultat le plus marqué des sondages spontanés du lectorat vieillissant du Nouvel Obs). Mais peut on vraiment croire que cela constitue une priorité dans la vie de jeunes précaires ?


Quant aux discours sur la « simplicité volontaire » ou la « liberté dans l&apos;intermittence », on voit bien aussi d&apos;où ils peuvent venir mais on n&apos;en revient pas de les voir revendiqué par leurs principales victimes.



La Gauche de gouvernement, malgré les apparences, contrôle donc encore assez bien idéologiquement l&apos;extrême gauche. Très logiquement elle l&apos;aliène idéologiquement parce qu&apos;elle l&apos;exploite économiquement ..Mais comme l&apos;on toujours dit les bourgeois de leur personnel ancillaire, cela n&apos;interdit pas l&apos;affection 






             Le journaliste à statut socialiste de FR3 région travaille avec l&apos;intermittent Trotskiste. Il le plaint sans doute sincèrement. Il n&apos;est pas sûr non plus qu&apos;il ait réellement les moyens intellectuels de faire le lien entre sa propre situation, ses propres avantages, et celle du  presque- collègue défavorisé. Ce n&apos;est en tous cas pas son intérêt. Disons par charité que les moins cyniques sont probablement eux mêmes prisonniers de leurs propres mythes.

           Mais en dernier ressort, cette proximité sociologique bien plus que les mythiques « racines révolutionnaires communes », est la clef de la proximité politique entre gauche de gouvernement et extrême gauche. 

             Accessoirement, elle permet seule de comprendre pourquoi par exemple, de braves socialistes au fond assez démocrates ont tellement plus de facilité à voter avec ces gens en apparence néo totalitaires mais proche sociologiquement, qu&apos;avec leurs homologues du Modem, pourtant plus semblables idéologiquement et économiquement.

          Enfin, mais là les données manquent, il est possible que l&apos;extrémiste soit souvent le rejeton de la gauche de gouvernement, comme en leur temps, les gauchistes étaient souvent des enfants de communistes (voir « Mourir à trente ans » de Romain Goupil et « la Crise » de Colline Serreault). Enquêtez autour de vous, l&apos;intermittence du spectacle est souvent le « libre choix » des  moins bien diplômés parmi les enfants de vos amis de gauche modéré en place. 

Mais un vague sentiment de culpabilité et de solidarité n&apos;est pas l&apos;essentiel de l&apos;explication de l&apos;indulgence de la gauche « salon » pour la gauche « rue ».

 


A en croire la gauche arrivée, ces gens ne sont pas vraiment dangereux, mieux,  ils sont utiles.



              Pour les fréquenter au quotidien, la gauche à statut est plus à même d&apos;évaluer si ils sont vraiment totalitaires en puissance. 

           Certes, le socialiste laïque bon teint déteste souvent les trotskistes « mûrs », trop au courant des ficelles de sa propre réussite, comme en son temps il méprisait un peu son collègue communiste en général moins diplômé. Mais il ne semble pas avoir vraiment peur des « précaires ».  C&apos;est assez rassurant. Et puis, oui, le second doit envier le premier. Mais celui-ci n&apos;a sûrement pas complètement bonne conscience. On imagine qu&apos;il doit signer toutes les pétitions pour des titularisations massives, non sans savoir qu&apos;elles ne se feront pas. L&apos;essentiel n&apos;est pas là.


       On ne descend vraiment dans la rue que pour préserver les statuts des chercheurs qui en ont un. Les autres deviennent alors les « supplétifs » de la gauche arrivée non seulement dans le travail mais aussi dans les luttes. 

        Disponibles (temps partiel façon Besancenot), revendicatifs, agressifs, angoissés -jeunes quoi !-  Ils jouent à « retenez moi ou je fait un malheur, pour défendre des statuts auxquels ils n&apos;auront pas droit. C&apos;est qui ce qui arriva avec le CPE. C&apos;est ce que l&apos;on voit avec les étudiants des filières sans débouchés, toujours les premiers à manifester pour défendre le statut des chercheurs en place 



Aujourd&apos;hui, la gauche de gouvernement entre deux âges sous traite non seulement son  travail, mais même ses « luttes » à de jeunes  précaires ! Mais bien sur, elle le paye un peu.





   A certains égards, la gauche extrême tente de faire à la gauche arrivée le coup que celle-ci a réussi en 81.
   A gauche, on gagne en étant plus à gauche que les autres et en noyautant les structures. Les petits frères on bien vu comment le PS s&apos;est fait élire sur la rupture avec le capitalisme avant de se partager les postes et les crédits tout en revalorisant les stock options. Ainsi, à la RATP on est passé de 2 syndicats en 1947 à 30 aujourd&apos;hui. Tout le monde veut des dispenses de services, des protections syndicales etc... Mais cela ne fonctionne plus guère. Il n&apos;y a plus beaucoup de gras à soutirer de la société civile ou du secteur marchand ou de la vache à lait capitaliste, comme on voudra.  Et puis, ceux qui sont en place y tiennent, et ce n&apos;est pas à de vieux singes que l&apos;on apprend à faire des grimaces. 

  Evidemment, cela ne facilite pas les négociations sociales, mais bien au contraire l&apos;extrémisme revendicatif. 

  Il faut bien comprendre que certaines des revendications les plus délirantes de la gauche dite « raisonnable », ne sont que le reflet de la concurrence interne pour les prébendes de gauche au sein du secteur public. Elle tient à peu prêt ses jeunes, mais elle doit leur donner des gages, et, sans cesse, faire face à leurs sur enchères.


A bien des égard, les discours extrémistes des ces catégories restent, pour le moment encore, sans doute plus une pose de négociation interne et externe au sein de la gauche fonctionnarisée qu&apos;un véritable prurit révolutionnaire.




 « Donnez nous des postes ou nous faisons un malheur », « titularisez ou c&apos;est la grève », « créez des postes ou pas de vote au second tour ». Discutez avec la CGT ou vous aurez affaire à SUD ! Les plus arrivistes, les écolos, sociologiquement les même que les trotskistes mais en plus provinciaux et donc vivant mieux (les loyers sont moins cher à la campagne), moins désespérés et plus cyniques, tenaient aussi des discours idéologiques extrêmes, mais savaient échanger leurs suffrages contres des vices présidences de région. Les plus « purs » façon NPA affectent une position politique de type FN : tout ou rien. Mais au quotidien, dans les administrations, les marchandages vont sûrement bon train pour le partage des postes toutes tendances confondues. 



         La récupération régulière des élites d&apos;extrême gauche par la gauche, constitue d&apos;ailleurs sans doute non seulement une bonne méthode de recrutement un bon « incentive » pour les « justes luttes », mais également permet de valider le discours de la gauche arrivé. « Nous, on voudrait bien titulariser, la preuve, mais il faut d&apos;abord faire payer les riches ». Donc luttez !  Votez ! Accessoirement, cela imprime dans les jeunes esprits, la conviction que dans le public, on n&apos;arrive pas par le travail, mais par le politique.

         Cependant, les vases communiquant entre écolos et trotskistes, la chute des premiers aux bénéfices des seconds, prouvent que la situation ne s&apos;améliore pas et que les illusions sont en train de se perdre. On ne calmera plus très longtemps les « masses » par des « avancées majeures » dans le domaine de « l&apos;homoparentalité », sans création de postes.

En ne donnant pas de vraies réponses à leurs revendications, la gauche traditionnelle provoque progressivement une rupture interne qui commence à lui coûter cher lors des élections. Ici aussi, le parallèle avec le phénomène FN est frappant. Le coût politique est important. Cela compromet les possibilités d&apos;alternance apaisée. Mais qui plus est, et à la différence du Front, le coût économique ne l&apos;est pas moins avec une « génération » à la fois sous employée et coûteuse.



Jusqu&apos;à quand la gauche « arrivée » parviendra-t-elle à sous traiter son travail et ses luttes ?





                Pour paraphraser exactement la phraséologie des sociologues de gauche sur le Front national, on peut avancer que la montée d&apos;un vote extrémiste à gauche reflète moins une réalité politique - une éventuelle compréhension accrue des « méfaits » d&apos;un « système capitaliste » -, qu&apos;un  problème social croissant : « la paupérisation anomique relative  des franges les moins favorisées des bénéficiaires de la dépense publique ». 

               Paupérisation parce qu&apos;ils sont coincés entre le blocage des budgets, les réalités démographiques et l&apos;égoïsme sacré des gens en place.

Relative, parce qu&apos;il ne faudrait pas oublier au passage qu&apos;il demeure par ailleurs de « vrais pauvres ». A tout prendre, il vaut mieux être intermittent au SMIC que de devoir se lever vraiment le matin pour le même salaire.

                Anomie, parce qu&apos;il ne faut pas ici négliger leur souffrance identitaire. Et là, ils sont coincés entre des populations « civiles » qui les méprisent et les craignent et des grands frères socialistes  qui en plus de partager ces sentiments communs, les exploitent. 

                  En moyenne sans doute plus diplômés que les gens en place, ils n&apos;ont peut être pas acquis dans leurs études de réelles compétences professionnelle, mais au moins les outils intellectuels pour comprendre qu&apos;ils font des « boulots de cons » pour des « salaires de merde ». On reste assez loin de ce qui était leur idéal, donner un sens, une vérité, leur sens, leur vérité, à la société.



Ils ont certainement le sentiment de ne servir à rien et que personne n&apos;à vraiment besoin d&apos;eux.  Qu&apos; « on », « s&apos;offre leur physionomie ». Reste la révolution  !? Mais contre qui ? « On », c&apos;est qui ?



Alors oui le discours trotskiste relève de la pathologie intellectuelle, mais cela n&apos;a pas d&apos;importance. La montée de ses partisans dans les sondages reflète la non prise en compte par les autres partis d&apos;un réel problème social, et pour le résoudre, la seule solution réaliste serait que la gauche sociologique partage.



           Les scores sondagiers du NPA , c&apos;est la même divine surprise que celle des anciens combattant de l&apos;Algérie française et autres militants d&apos;extrême droite blanchis sous le harnais des luttes sans issues, et des discours fumeux, se découvrant soudain miraculeusement en phase avec les angoisses des français de banlieue. 

           Dans les deux cas, notre société paye sur ses marges, son incapacité à partager. L&apos;étiquette idéologique, a, au fond, peu d&apos;importance. Hier écolo, aujourd&apos;hui trotskiste, ils pourront être demain n&apos;importe quoi, voir même FN - si celui-ci fait évoluer son discours et parvient à faire oublier qu&apos;il est un parti vraiment populaire et de non diplômé   Etre traité de fasciste, pourquoi pas. Etre confondu avec des bacs moins trois .

          Mais les enjeux sont tout autres. Les frontistes, gens simples, avaient des exigences simples et légitimes et pouvaient se calmer avec quelques policiers de plus et un peu de fermeté dans le discours.

            Les sympathisants  NPA eux, mal diplômés mais diplômés quand même, veulent des crédits, des postes, des statuts  des pouvoirs et un avenir. Et ils en veulent beaucoup. L&apos;exemple vient d&apos;en haut. On a vu qu&apos;il n&apos;y en aura pas.  Ou en tout cas pas de nouveaux. 



Il faudrait, d&apos;une manière ou d&apos;une autre, mieux partager l&apos;existant.



               Faire payer les « riches « ? D&apos;après le journal Forbes, la France à déjà la plus forte pression fiscale au monde. La part des entreprises dans la valeur ajoutée serait déjà la plus basse parmi les pays comparables, inférieure même à celle de la Suède (voir Insee). A nationaliser 100 % des dividendes des actionnaires, on obtiendrait moins d&apos;argent qu&apos;à améliorer de 10% ou 20%  l&apos;efficacité des administrations et l&apos;utilisation de leurs crédits. Et puisque l&apos;on a affaire à des partageux, il y aurait même mieux. Partager !

             Partager le temps ? Pas, les 35 ou 29 heures pour les statutaires et horaires sans limite pour l&apos;intermittent quand il parvient à travailler ? Mais le partage du temps est une préoccupation de nanti et les précaires ont déjà en général beaucoup de temps libre. Surtout, partager les revenus et les perspectives d&apos;avenir.

             L&apos;agent public est en moyenne payé 17% de plus que son homologue du privé à presque tous les niveaux. N&apos;y a-t-il pas là une marge pour une possible solidarité avec ses propres précaires ?




Seule une réforme du fonctionnement du secteur public pourra ouvrir de nouvelles perspectives à cette « arrière garde du prolétariat» et dégonfler la baudruche trotskiste.



Partager à gauche. 


La gauche arrivée en place aura-elle le courage de partager ses prébendes au lieu d&apos;éternellement promettre de faire, un jour, payer les riches ? En caricaturant, d&apos;accepter de n&apos;être payé par exemple « que » 10 % de plus que les autres salariés à travail égal, pour revaloriser les rémunérations de l&apos;électorat protestataire ? Ou que l&apos;introduction d&apos; « éléments de mérite » permette à des non statutaires de progresser socialement même faute de statut, même au détriment éventuel de « statutaires » ? De débloquer ce système injuste ?

On pourrait aussi proposer d&apos;essayer de leur montrer que la vie existe dans le secteur privé, mais on préfère ici aborder des solutions réalistes. 

Réaliste parce qu&apos;il est plus facile de transformer un postier à mi temps en postier à plein temps qu&apos;en entrepreneur schumpétérien.

Réaliste parce que la gauche, elle, y aurait un véritable intérêt. A droite, à court terme, stériliser 10 à 15 % de l&apos;électorat de gauche est plutôt pain béni .




C&apos;est indispensable  et urgent car le danger potentiel est réel

Ce serait dans l&apos;intérêt  de la gauche de gouvernement. Resserrer les liens avant qu&apos;ils n&apos;aillent voir ailleurs 



Pour le moment, de façon aussi primaire qu&apos;attendue, les petits frères se contentent de traiter les grands de fausse gauche mais gauche quand même et de se prétendre, eux, plus à gauche. Au final, en général, ils votent  à peu prés bien, mais jusqu&apos;à quand ?

Le jour où les trotskistes américains les plus lucides, les plus en prise avec la réalité ont découvert avec qui ils devaient réellement partager, qui les exploitait ou au moins les utilisait, ils sont devenu néo cons et férocement ultralibéraux   

Mais chaque nation a son génie propre. Dans un registre plus francophone, on écoutera avec profit le tube du groupe québécois « Mes aïeux » « dégénération ». Des équivalents locaux des intermittents, célèbrent les mérites du travail de la famille de la patrie et de la terre qui elle ne ment pas .




Mais ce n&apos;est pas la pire des hypothèses. Euthanasie vaincra ! Ou le retour à la révolution permanente ?



Bientôt, très bientôt, la génération publique précaire va commencer à payer les retraites plein pot de la gauche arrivée de la génération Mitterrand. Oui ! Ceux là vont enfin partir, mais en laissant moins de places et surtout, une très grosse ardoise derrière eux. 

Alors, si rien n&apos;a été fait il y aura peut être un vrai risque que ces sympathisants trotskistes se mettent à vraiment militer et se lancent dans n&apos;importe quoi, y compris pourquoi pas, dans la tentative de réaliser concrètement leur programme fasciste, y compris par la « violence non violente civile citoyenne ». Des caténaires du TGV au mort du G20, l&apos;évolution des militants de l&apos;ultra gauche n&apos;est pas rassurante. 

Si la crise financière s&apos;approfondie, nul doute que les gros bataillons de la gauche arrivée, poursuivie par les restrictions budgétaires « capitalistes », sauront continuer à sacrifier cette arrière garde du prolétariat pour maintenir leur train de vie, comme dans le cas des intermittents, des travailleurs des entreprises privatisées ou de ceux du secteurs associatif. 

Le jour ou celle ci sera financée comme, par exemple, en Grèce, que ce passera-t-il ?

Alors, et comme on manque un peu de vrais « Koulaks agricoles »  par les temps qui courent, le retraité cadre A de la fonction publique, bien pensionné, de la gauche arrivée pourrait avoir du souci à se faire. Disposant de la meilleure espérance de vie du pays, deux ans de plus que la catégorie sociale suivante et 11 de plus que l&apos;ouvrier, il pourrait même en venir à regretter d&apos;avoir convaincu le « jeune assistant de vie, recréateur de lien social précaire », chargé de le torcher sur son lit de grabataire, que la lutte « sociétale » pour le « droit à l&apos;euthanasie » était aussi importante que la lutte « sociale » pour plus de justice économique .


Ce serait dans notre intérêt à tous

En s&apos;inquiétant, légitimement, de la radicalisation de ces personnes et en y répondant par des solutions policières, le gouvernement actuel s&apos;attaque aux conséquences plus qu&apos;aux causes. 

On le comprend. C&apos;est plus facile que de s&apos;attaquer aux bastilles des gens en place. Ce n&apos;est pas suffisant. Pourtant, il y a urgence pour au moins quatre raisons.

Ces gens nous coûtent déjà cher et ce serait notre intérêt de les utiliser plus intelligemment.

Une extrême gauche radicalisée durablement forte compromettrait les possibilités d&apos;alternance ce qui n&apos;est jamais souhaitable en démocratie.

Ils sont, eux, vraiment exploités, et leur révolte à venir pourrait être une vraie révolte dangereuse et non une stratégie d&apos;ascension sociale comme celle de la « gauche Mitterrand » ou une explosion de ras le bol ponctuelle inorganisée comme celles des jeunes des banlieues. Historiquement, ce ne sont jamais les pauvres et toujours les classes moyennes stressées qui portent vraies révolutions et totalitarismes.




Surtout, ils sont une partie de notre jeunesse et une société peut elle se désintéresser de l&apos;avenir de sa jeunesse ?








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<b>ERIC. veille de 1° Mai 2009</b>
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Partager à gauche pour dégonfler la baudruche trotskiste&#160;? Il y a urgence&#160;!</b><br />
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&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Des articles récents sur Agoravox, présentent le Nouveau Parti Anticapitaliste&#160; (NPA)et consorts. Ils se contentent souvent de dire ces groupuscules «&#160;dangereux&#160;». Il est vrai qu’à lire leurs programmes, ils sont démocrates pour le moins avec réticence et très coupés des réalités contemporaines ou historiques. Ils parviennent par exemple à faire une différence qualitative entre les génocides organisés par Trotski et ceux poursuivis par Staline. Cet archaïsme idéologique n’est cependant que l’apparence du phénomène. Pour mieux le comprendre, il faut se pencher sur ce que sont réellement les publics concernés. <br />
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Et si ils représentaient l’équivalent dans le secteur public de ce qu’a été le Front National dans le reste de la société&#160;? La conséquence de nos difficultés à être solidaires des moins favorisés&#160;? Dégonfler la baudruche trotskiste passerait alors prioritairement par une réforme de l’Etat. Mais cela, pour la gauche de gouvernement, voudrait dire apprendre à partager…..<br />
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Une réalité socio politique&#160;: Des préretraités de 1968 encadrant des précaires de la dépense publique.</b><br />
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Que montrent les rares études menées sur ces milieux&#160;?&#160; Ils sont composés d’une «&#160;masse&#160;» militante (11&#160;000 adhérents revendiqués au NPA) et de sympathisants et électeurs. Pour la plupart, comme dans tous les partis de gauche, ils émargent, à un titre ou&#160; à un autre aux finances publiques.<br />
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<b>Les cadres&#160;: des ratés aigris par leurs échecs et l’omniprésence de la traîtrise&#160;? De la «&#160;révolution permanente&#160;» à «&#160;l’échec permanent&#160;».</b><br />
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Souvent anciens combattant de mai 68, ce sont des semi professionnels de l’agitation politique. Fonctionnaires ou apparentés en général, ils remâchent leur rancoeurs depuis les «&#160;évènements&#160;». Ils ont en effet consacré une bonne partie de leur vie aux «&#160;luttes&#160;», et, à les en croire, parfaitement en pure perte. Ils ne cessent depuis 40 ans de parler de dégradation générale et continue, du social, de l’économique, des services public…<br />
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N’ayant atteint aucun des objectifs auxquels ils ont consacré leur vie, on peut donc, sans jugement de valeur,&#160; les définir comme des ratés. La persistance de leur ressentiment à l’égard du monde entier est d’abord liée à cette continuité dans l’échec.&#160; Pour eux, la «&#160;révolution permanente&#160;» chère à Trotski, est vraiment ce qu’elle est étymologiquement. On tourne en rond comme un écureuil dans sa roue.<br />
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<b>Mais qui plus est, ils sont environnés de traîtres&#160;!</b><br />
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Les plus «&#160;malins&#160;» parmi eux, se vendent régulièrement, en gros ou en détail, à la gauche de gouvernement pour un poste de Sénateur, de directeur de Drac. Ceux là&#160;! Oui&#160;! Ont su valoriser le temps perdu des «&#160;luttes&#160;» sans résultats réels ou durables.<br />
Ceux qui restent sont peut être les plus sincères. Ils&#160; ne sont pas ceux qui se sont le mieux débrouillés à titre individuel. D’où sans doute, leur attachement à la chaleur du groupe qui est peut être, aussi, une perpétuelle recherche de la communion fusionnelle adolescente qui a marqué leur jeunesse. Ni les plus malins ni les plus adultes, ils ne sont pas non plus les plus «&#160;souples&#160;». Ceci explique vraisemblablement leur raidissement idéologique.&#160; Régulièrement trahi par les leurs, et si même les «&#160;bons&#160;» trahissent, ils ne peuvent que concevoir le reste de la société comme de plus en plus dominée par des complots, des méchants et des traîtres encore plus «&#160;traitreux&#160;».<br />
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<b>40 ans en vain&#160;et sans cesse trahi&#160;! N’était l’âge, il y aurait de quoi devenir violent.</b><br />
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On comprend pourquoi les sites Internet de leurs organisations périphériques sont truffées d’interrogations lancinantes sur l’éventuelle nécessité, «&#160;face à la violence première du système&#160;» de recourir, aussi, à un volontarisme musclé, bien évidemment qualifié de civil citoyen non violent.&#160;» <br />
Mais comme ils ne sont plus tout jeunes, ils «&#160;incitent à…&#160;», plus qu’ils ne pratiquent, la dite«&#160;violence civique citoyenne non violente&#160;». <br />
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<b>Et cela fonctionne un peu, car, récemment,&#160; divine surprise, comme le FN en son temps dans les banlieues, ils ont trouvé des relais au sein de la jeunesse.</b><br />
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Les «&#160;précaires&#160;» ou les petits boulots du secteur public.</b><br />
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&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Fondamentalement, leurs sympathisants et leur électorat sont sociologiquement composés des plus fragiles et des plus insatisfaits parmi les bénéficiaires directs et indirects, présents ou en devenir, de la dépense publique. <br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Plus jeunes, moins protégés par des statuts et des anciennetés. Intermittents du spectacles, instits débutants en zones périurbaines, animateurs socio-cul insécurisés par un financement sur subventions et non sur budget, précaires participant à des missions de service public dans le cadre de sous-traitance, d’intérim, voir, parfois, de travail au noir, diplômés RMISTES «&#160;par choix&#160;» etc… Etudiants, enfin, des filières dépotoirs, dont la finalité est plus d’assurer des postes à certains enseignants que d’offrir un avenir aux impétrants.<br />
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Donc très peu de «&#160;prolétaires&#160;» au sens contemporain du terme, de «&#160;travailleurs&#160;» (sauf si ils sont fonctionnaires). Surtout des «&#160;lettrés&#160;» genre bac plus trois. Plus en socio ou histoire de l’art qu’en BTS action commerciale. Des gens à qui on avait explicitement promis qu’à travers l’université, et sans sélection ils obtiendraient la possibilité de participer à la «&#160;gestion du&#160;sens&#160;» dans la société, et accessoirement, implicitement, qu’ils parviendraient aux délices consommatoires de la classe moyenne à travers la fonction publique. <br />
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En revanche, de vrais prolétaires au sens romain, la dernière catégorie de citoyen bénéficiant du «&#160;modèle social romain&#160;», pas d’obligation de travailler, du pain et des jeux - du RMI et des festivals d’intermittents - pendant qu’esclaves et affranchis font tourner l’outil de production….<br />
Cette sociologie très typée et très segmentée, on la constate quand on rencontre leurs militants ou qu’on observe leurs manifs. Ils la confirment eux même, rarement, entre les lignes, dans certains de leurs textes (voir par exemple http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article12774). Elle transparaît dans les études du CEVIPOF ou Perrineaud parlant des violences anti FN, décrit&#160; les «&#160;plus jeunes&#160;» et les «&#160;plus engagés&#160;» (visiblement pas les mêmes…).<br />
Dans le film «&#160;Terminale&#160;», (réalisé par Francis Girod en 98) on voit ainsi des jeunes un peu paumés, accomplir leur délire homicide et pseudo révolutionnaire en révolvérisant en toute bonne conscience un enseignant réputés négationniste grâce à l’aide d’un barbu soixante huitard «&#160; en fait&#160;» «&#160; non violent&#160;» et qui ne fait «&#160;que&#160;» transmettre, avec le flambeau, le pistolet, souvenir de ses «&#160;luttes&#160;» passées, mais dont il ne s’est jamais servi…<br />
Les enseignants, et plus particulièrement ceux des filières balais à l’école et à l’université, sont en effet au cœur de ces processus. Ils souffrent du mépris de leurs collègues plus prestigieux et plus «&#160;socialistes de gouvernement&#160;» (voir le site des enseignants de la filière ES par exemple). Ils conçoivent leur mission éducative essentiellement comme une &#160;préparation des générations qui leur sont confiées, à la poursuite de «&#160;luttes&#160;»&#160; qu’ils ont eux même perdu.<br />
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<b>Le tandem à la tête du NPA frôle la caricature. Un ancien combattant et un produit marketing.</b><br />
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<div style="text-align: justify;">Le «&#160;choix marketing&#160;» est particulièrement significatif. Même si nous savons que dans la réalité, Besancenot n’est évidemment pas ce qu’il veut avoir l’air d’être, la ligue a choisi un porte parole packagé de façon à permettre à son coeur de cible une identification aisée. <br />
Un jeune&#160;; diplômé&#160;; fonctionnaire&#160;; facteur au bas de l’échelle&#160;; à temps partiel&#160;; distribuant le courrier.<br />
Donc, un «&#160;intellectuel&#160;», relégué «&#160;injustement&#160;» dans la plus «&#160;physique&#160;» des tâches de la poste. <br />
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N’oublions pas que ces milieux très «&#160;scolaires&#160;» survalorisent le travail intellectuel. Ce serait encore plus beau si il travaillait dans le 93, mais bon, il faut lutter là ou est l’ennemi….Voilà la&#160;«&#160;cible&#160;», le «&#160;marché&#160;».On est assez loin du travailleur de l’industrie lourde.Au total, d’ «&#160;anciens jeunes&#160;» un peu rassis, aigris et souvent fonctionnarisés, encadrant de «&#160;nouveaux jeunes précarisés&#160;» rêvant de devenir vraiment fonctionnaires à part entière.</div>
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L’engagement un peu mou des seconds auprès des extrémistes est parfaitement compréhensible.&#160; On ne voit pas très bien en effet ce que notre société&#160; peut leur offrir.Leur véritable horizon, leur rêve à tout prix, ce n’est pas 1917, ce n’est pas même vraiment 1968, c’est 1981. La période bénie ou le PS assura l’embauche massive dans la fonction publique de toute personne pouvant présenter un semblant de diplôme.&#160; Surtout, elle créait alors l’essentiel des nouveaux postes de “cadre” dans le pays. On en est très loin.<br />
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<b>Un avenir bouché à tous les niveau</b>x<br />
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&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Il est certain que l’on ne crée et ne créera pas assez de postes pour eux. Et en tout cas pas de postes de cadres. Et ce n’est même pas seulement du fait des vaches maigres budgétaires, de la crise ou de la difficultés à accroitre la pression fiscale. Avec un des plus fort ratio d’agent public par habitant du monde développé, on ne sait plus, même si on en avait les moyens, où créer des places. Surtout, celles qui existent&#160; sont prises quantitativement et qualitativement et sans doute encore pour longtemps.<br />
Prises quantitativement par les générations Mitterrand. Ceux qui non seulement ont bénéficié à plein du système, par l’embauche, le statut, la retraite, mais sont même parvenu à faire faire le travail par les autres comme on le verra plus loin. Les administrations sont (sur&#160;?) peuplées par les classes nombreuses de la queue du Baby Boom. <br />
Prises aussi qualitativement. Même quand ils parviennent dans le «&#160;sein des seins&#160;»- puisque l’Etat est désormais une mère-, dans les administrations, l'avancement à l'ancienneté, les pesanteurs, le poids des syndicats traditionnels de la fonction publique, etc… tout contribue à donner le sentiment d'un avenir&#160; bouché et d'une société injuste. <br />
Qui plus est, les rares réformes du secteur public consistent le plus souvent à préserver les avantages des gens en place mais à les diminuer pour les nouveaux entrants. A économiser sur le dos des jeunes pour&#160; pouvoir pérenniser les avantages des anciens.<br />
Au mieux, à travers de nouveaux concepts, tels que “les préposés à la recréation de lien social”, on parvient à réinventer les “petits boulots” aux marges du secteur public.<br />
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<b>C’est presque pire&#160;!&#160; Non seulement ils ne trouvent pas de place à part entière, mais celles qu’on leur propose sont des places «&#160;d’exploités&#160;».</b><br />
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Les conditions privilégiées obtenues par les personnels statutaires contribuent à ce que le secteur public sous traite de plus en plus, à des plus ou moins précaires, le&#160; travail pénible et mal rémunéré.<br />
Les intermittents ne furent que la partie émergée, parce que médiatique, d’un phénomènes beaucoup plus large. Professeurs auxiliaires, sous traitant de la RATP de l’EDF ou de la SNCF, etc…Le «&#160;préposé à la recréation de lien social&#160;» est bien souvent au public ce que le serveur chez Mac do est au privé, un «&#160;petit boulot&#160;», mais jugé par la gauche moins méprisable car public quand même. Mais la réalité de tous cela, c’est que partout, dans le secteur public, des gens «&#160;en place&#160;», se débrouillent pour «&#160;faire faire&#160;».<br />
Ils contribuent ainsi à accroître le nombre de ceux, qui, aux marges du paradis fonctionnarial, en voient tous les avantages sans en bénéficier et du même coup, l’électorat extrémiste. <br />
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<b>D’autant que les dites marges du secteur public constituent, souvent, une véritable «&#160;jungle sociale&#160;» que l’on a du mal à imaginer dans le privé. </b><br />
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&#160;Dans un lycée français à l’étranger, cas extrême mais significatif, pour moins du même travail, le professeur titulaire expatrié agrégé est payé 8 fois plus que le recruté local licencié. Celui-ci était, encore récemment, payé au noir, sans charges sociales, sans retraite et évidemment sans garantie d’emploi. Un patron du privé finirait en tôle pour moins que cela. <br />
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&#160; Les intermittents doivent connaître des situations pas si éloignées. Leur cas est caricatural. Financés avec des miettes, hors crédits publics (c'est-à-dire sans toucher aux crédits des gens en place), ils ont été largement utilisés pour pallier la sous productivité chronique du service public audiovisuel. A la fin, même les syndicats traditionnels ont finis par trouver qu’ils coûtaient quand même bien cher…<br />
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&#160; Si dans le privé l’intérimaire peut être payé plus que le statutaire, dans le public, c’est le contraire&#160;! Aujourd’hui, il est possible que le serveur chez Mac Donald ait, sinon un salaire plus élevé, au moins plus de vraies perspectives d’évolutions que le précaire du public. Surtout, il a la satisfaction symbolique, et ce n’est pas rien, de voir que ses chefs travaillent au moins autant que lui.<br />
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&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Enfin, il y a le «&#160;respect&#160;». Dans le secteur public, les hiérarchies sont strictes même si souvent inopérantes fautes de levier. Les rapports, formellement fraternels entre tous, n’empêchent pas le mépris fondé sur l’irrémédiable&#160;: Le diplôme et le statut. Dans le privé, on peut respecter un collègue moins diplômé pour ses résultats. Dans le public, un «&#160;petit&#160;» reste, souvent, à vie, quelqu’un qui était mauvais en classe. Un «&#160;bon&#160;», diplômé, sans statut, quelqu’un qui n’a pas réussi le concours. Un diplômé sous utilisé, un licencié en histoire distribuant le courrier par exemple, doit naturellement se trouver dans une situation psychologique de révolte permanente.<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Persuadé que le privé, qu’il ne connaît pas, ne peut être que pire que le public qu’il croit connaître, le précaire public a de très bonnes raisons d’imaginer que c’est tout le pays qui vit au 19ème siècle.<br />
Cependant, tous cela restait un peu mou. Malgré son caractère répétitif, la thèse&#160;: «&#160;face à la barbarie et à la violence ultralibérale, tous les moyens sont légitimes&#160;», ne semblait faire que peu d’adeptes, hors des plus désocialisés de ces jeunes gens, façon Coupa et Levy. Et encore, n’est on même pas sûr qu’ils soient passés aux actes. Le militantisme des autres pouvait se limiter à, par exemple,&#160; multiplier nerveusement des commentaires sur AVOX.<br />
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Passant du statut de secte avec 8000 (&#160;?) militants à celui de parti de masse avec 11&#160;000 inscrits. Le NPA reste une baudruche qui se gonfle comme la grenouille de la fable, mais ne semble pas embrayer réellement sur sa clientèle potentielle.<br />
Cela pourrait changer.<br />
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<b>La fin du dernier espoir…<br />
Deux éléments risquent d’aggraver encore la situation.</b><br />
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L’un est structurel. Alors que l’on sait que faute d’argent il n’y aura pas de création massive de poste, voilà que le nouveau Président ruine le dernier espoir&#160;: le remplacement des enfants du Baby Boom partant à la retraite. <br />
Le second est conjoncturel. Face à la crise et à la croissance des déficits publics, les financements annexes, de types précaires, associatifs, subventionnaires, ne pourront pas ne pas souffrir.<br />
Et on s’étonne que Besancenot monte dans les sondages…&#160;!<br />
On peut donc se demander si Villepin n’a pas un peu raison et si les ingrédients sinon d’une révolution au moins d’une situation de type Grèce ne sont pas réunies.<br />
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<b>Y a-t-il lieu pour autant de s’inquiéter&#160;? Ecoutons les spécialistes&#160;: «&#160;la gauche de gouvernement&#160;» Le plus étonnant reste que si la gauche extrême devient plus agressive envers la gauche de gouvernement, elle demeure, pour le moment encore, relativement «&#160;solidaire&#160;</b>».<br />
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&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; <b>Les rapports entre la gauche&#160;«&#160;à statut&#160;» et celle qui en rêve sont complexes. Dans la forme, il existe une triple solidarité.</b><br />
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Une culture, des mythes communs - la révolution par exemple - constituent peut être les bases d’une identité commune. Ils partagent incontestablement une même vision déformée du monde qui leur est extérieur («&#160;la jungle sociale&#160;»).</div>
La seconde est économique. Ils vivent tous des prélèvements obligatoires. D’ailleurs, quand l’essentiel est menacé, ils font front&#160;! Lors des dernières présidentielles, «&#160;même Arlette&#160;» a voté Ségolène au second tour, preuve que toute la gauche sans exception a vraiment cru que Sarko arriverait à limiter l'emballement de la dépense publique...!<br />
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La troisième, la&#160; plus ambiguë et la&#160; plus importante est sociologique, fondée sur la proximité au quotidien. Elle explique les précédentes.<br />
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<b>Ils ont grandis ensemble…</b>..<br />
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&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Le jeune sympathisant NPA, vivotant dans la para fonction publique, n’est, fondamentalement jamais sorti du «&#160;milieu&#160;». Matraqué de propagande à l’école, à l’université, puis sur son lieu de travail par ses collègues mieux lotis, il n’a pratiquement aucun moyen de se faire une idée de la réalité autre que celle qu’on lui a inculqué dés le plus jeune âge&#160;: Le responsable de son malheur, c’est le «&#160;ca-pi-ta-lisme&#160;». Son eschatologie, le service public&#160;!<br />
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<b>Et cela laisse des traces qui seraient réjouissantes si elles n’étaient la preuve de son «&#160;aliénation&#160;»&#160;: l’anticapitalisme «&#160;sociétal&#160;».</b><br />
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<div style="text-align: justify;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; La difficulté des sympathisants trotskiste à sortir des analyses de la «&#160;classe sociale&#160;» qui les a formé, les encadre, les domine et les exploite apparaît dans leurs ajouts au trotskisme archaïque (authentique&#160;?). Le féminisme et l’écologie sont certes à la mode, mais ce sont avant tout des préoccupations de la gauche arrivée. Au SMIC, il y a peu de problème d’inégalité salarial homme femme. On conçoit que la femme ait remplacé «&#160;les pauvres&#160;» et le «&#160;sociétal&#160;» le «&#160;social&#160;» pour des socialistes bon teint qui ne sont pas, ou plus, pauvres, moins chez d’hypothétiques «&#160;vrais trotskistes&#160;» purs et durs. <br />
Que la «&#160;génération hypocondriaque&#160;» vue son age, place au centre de ses préoccupations le droit à l’euthanasie est compréhensible (c’est le résultat le plus marqué des sondages spontanés du lectorat vieillissant du Nouvel Obs). Mais peut on vraiment croire que cela constitue une priorité dans la vie de jeunes précaires&#160;?</div>
Quant aux discours sur la «&#160;simplicité volontaire&#160;» ou la «&#160;liberté dans l’intermittence&#160;», on voit bien aussi d’où ils peuvent venir mais on n’en revient pas de les voir revendiqué par leurs principales victimes.<br />
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<div style="text-align: justify;"><b>La Gauche de gouvernement, malgré les apparences, contrôle donc encore assez bien idéologiquement l’extrême gauche. Très logiquement elle l’aliène idéologiquement parce qu’elle l’exploite économiquement…..Mais comme l’on toujours dit les bourgeois de leur personnel ancillaire, cela n’interdit pas l’affection…<br />
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</b></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Le journaliste à statut socialiste de FR3 région travaille avec l’intermittent Trotskiste. Il le plaint sans doute sincèrement. Il n’est pas sûr non plus qu’il ait réellement les moyens intellectuels de faire le lien entre sa propre situation, ses propres avantages, et celle du –presque- collègue défavorisé. Ce n’est en tous cas pas son intérêt. Disons par charité que les moins cyniques sont probablement eux mêmes prisonniers de leurs propres mythes.<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Mais en dernier ressort, cette proximité sociologique bien plus que les mythiques «&#160;racines révolutionnaires communes&#160;», est la clef de la proximité politique entre gauche de gouvernement et extrême gauche. <br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Accessoirement, elle permet seule de comprendre pourquoi par exemple, de braves socialistes au fond assez démocrates ont tellement plus de facilité à voter avec ces gens en apparence néo totalitaires mais proche sociologiquement, qu'avec leurs homologues du Modem, pourtant plus semblables idéologiquement et économiquement.<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Enfin, mais là les données manquent, il est possible que l’extrémiste soit souvent le rejeton de la gauche de gouvernement, comme en leur temps, les gauchistes étaient souvent des enfants de communistes (voir «&#160;Mourir à trente ans&#160;» de Romain Goupil et «&#160;la Crise&#160;» de Colline Serreault). Enquêtez autour de vous, l’intermittence du spectacle est souvent le «&#160;libre choix&#160;» des&#160; moins bien diplômés parmi les enfants de vos amis de gauche modéré en place. <br />
Mais un vague sentiment de culpabilité et de solidarité n’est pas l’essentiel de l’explication de l’indulgence de la gauche «&#160;salon&#160;» pour la gauche «&#160;rue&#160;».<br />
&#160;</div>
<b>A en croire la gauche arrivée, ces gens ne sont pas vraiment dangereux, mieux,&#160; ils sont utiles.</b><br />
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<div style="text-align: justify;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Pour les fréquenter au quotidien, la gauche à statut est plus à même d’évaluer si ils sont vraiment totalitaires en puissance. <br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Certes, le socialiste laïque bon teint déteste souvent les trotskistes «&#160;mûrs&#160;», trop au courant des ficelles de sa propre réussite, comme en son temps il méprisait un peu son collègue communiste en général moins diplômé. Mais il ne semble pas avoir vraiment peur des «&#160;précaires&#160;».&#160; C’est assez rassurant. Et puis, oui, le second doit envier le premier. Mais celui-ci n’a sûrement pas complètement bonne conscience. On imagine qu’il doit signer toutes les pétitions pour des titularisations massives, non sans savoir qu’elles ne se feront pas. L’essentiel n’est pas là.</div>
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; On ne descend vraiment dans la rue que pour préserver les statuts des chercheurs qui en ont un. Les autres deviennent alors les «&#160;supplétifs&#160;» de la gauche arrivée non seulement dans le travail mais aussi dans les luttes. <br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Disponibles (temps partiel façon Besancenot), revendicatifs, agressifs, angoissés -jeunes quoi&#160;!-&#160; Ils jouent à «&#160;retenez moi ou je fait un malheur, pour défendre des statuts auxquels ils n’auront pas droit. C’est qui ce qui arriva avec le CPE. C’est ce que l’on voit avec les étudiants des filières sans débouchés, toujours les premiers à manifester pour défendre le statut des chercheurs en place…<br />
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<b>Aujourd’hui, la gauche de gouvernement entre deux âges sous traite non seulement son&#160; travail, mais même ses «&#160;luttes&#160;» à de jeunes&#160; précaires&#160;! Mais bien sur, elle le paye un peu.</b><br />
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&#160;&#160; A certains égards, la gauche extrême tente de faire à la gauche arrivée le coup que celle-ci a réussi en 81.
<div style="text-align: justify;">&#160;&#160; A gauche, on gagne en étant plus à gauche que les autres et en noyautant les structures. Les petits frères on bien vu comment le PS s’est fait élire sur la rupture avec le capitalisme avant de se partager les postes et les crédits tout en revalorisant les stock options. Ainsi, à la RATP on est passé de 2 syndicats en 1947 à 30&#160;aujourd’hui. Tout le monde veut des dispenses de services, des protections syndicales etc... Mais cela ne fonctionne plus guère. Il n'y a plus beaucoup de gras à soutirer de la société civile ou du secteur marchand ou de la vache à lait capitaliste, comme on voudra.&#160; Et puis, ceux qui sont en place y tiennent, et ce n’est pas à de vieux singes que l’on apprend à faire des grimaces. <br />
&#160; Evidemment, cela ne facilite pas les négociations sociales, mais bien au contraire l'extrémisme revendicatif. <br />
&#160; Il faut bien comprendre que certaines des revendications les plus délirantes de la gauche dite «&#160;raisonnable&#160;», ne sont que le reflet de la concurrence interne pour les prébendes de gauche au sein du secteur public. Elle tient à peu prêt ses jeunes, mais elle doit leur donner des gages, et, sans cesse, faire face à leurs sur enchères.</div>
<div style="text-align: justify;"><b>A bien des égard, les discours extrémistes des ces catégories restent, pour le moment encore, sans doute plus une pose de négociation interne et externe au sein de la gauche fonctionnarisée qu’un véritable prurit révolutionnaire.</b></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
&#160;«&#160;Donnez nous des postes ou nous faisons un malheur&#160;», «&#160;titularisez ou c’est la grève&#160;», «&#160;créez des postes ou pas de vote au second tour&#160;». Discutez avec la CGT ou vous aurez affaire à SUD&#160;! Les plus arrivistes, les écolos, sociologiquement les même que les trotskistes mais en plus provinciaux et donc vivant mieux (les loyers sont moins cher à la campagne), moins désespérés et plus cyniques, tenaient aussi des discours idéologiques extrêmes, mais savaient échanger leurs suffrages contres des vices présidences de région. Les plus «&#160;purs&#160;» façon NPA affectent une position politique de type FN&#160;: tout ou rien. Mais au quotidien, dans les administrations, les marchandages vont sûrement bon train pour le partage des postes toutes tendances confondues. <br />
<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; La récupération régulière des élites d’extrême gauche par la gauche, constitue d’ailleurs sans doute non seulement une bonne méthode de recrutement un bon «&#160;incentive&#160;» pour les «&#160;justes luttes&#160;», mais également permet de valider le discours de la gauche arrivé. «&#160;Nous, on voudrait bien titulariser, la preuve, mais il faut d’abord faire payer les riches&#160;». Donc luttez&#160;!&#160; Votez&#160;! Accessoirement, cela imprime dans les jeunes esprits, la conviction que dans le public, on n’arrive pas par le travail, mais par le politique.<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Cependant, les vases communiquant entre écolos et trotskistes, la chute des premiers aux bénéfices des seconds, prouvent que la situation ne s’améliore pas et que les illusions sont en train de se perdre. On ne calmera plus très longtemps les «&#160;masses&#160;» par des «&#160;avancées majeures&#160;» dans le domaine de «&#160;l’homoparentalité&#160;», sans création de postes.<br />
En ne donnant pas de vraies réponses à leurs revendications, la gauche traditionnelle provoque progressivement une rupture interne qui commence à lui coûter cher lors des élections. Ici aussi, le parallèle avec le phénomène FN est frappant. Le coût politique est important. Cela compromet les possibilités d’alternance apaisée. Mais qui plus est, et à la différence du Front, le coût économique ne l’est pas moins avec une «&#160;génération&#160;» à la fois sous employée et coûteuse.<br />
<br />
<b>Jusqu’à quand la gauche «&#160;arrivée&#160;» parviendra-t-elle à sous traiter son travail et ses luttes&#160;?</b><br />
<br />
<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Pour paraphraser exactement la phraséologie des sociologues de gauche sur le Front national, on peut avancer que la montée d’un vote extrémiste à gauche reflète moins une réalité politique - une éventuelle&#160;compréhension accrue des «&#160;méfaits&#160;» d’un «&#160;système capitaliste&#160;» -, qu’un&#160; problème social croissant&#160;: «&#160;la paupérisation anomique relative&#160; des franges les moins favorisées des bénéficiaires de la dépense publique&#160;». <br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Paupérisation parce qu’ils sont coincés entre le blocage des budgets, les réalités démographiques et l’égoïsme sacré des gens en place.<br />
Relative, parce qu’il ne faudrait pas oublier au passage qu’il demeure par ailleurs de «&#160;vrais pauvres&#160;». A tout prendre, il vaut mieux être intermittent au SMIC que de devoir se lever vraiment le matin pour le même salaire.<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Anomie, parce qu’il ne faut pas ici négliger leur souffrance identitaire. Et là, ils sont coincés entre des populations «&#160;civiles&#160;» qui les méprisent et les craignent et des grands frères socialistes&#160; qui en plus de partager ces sentiments communs, les exploitent. <br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; En moyenne sans doute plus diplômés que les gens en place, ils n’ont peut être pas acquis dans leurs études de réelles compétences professionnelle, mais au moins les outils intellectuels pour comprendre qu’ils font des «&#160;boulots de cons&#160;» pour des «&#160;salaires de merde&#160;». On reste assez loin de ce qui était leur idéal, donner un sens, une vérité, leur sens, leur vérité, à la société.<br />
<br />
Ils ont certainement le sentiment de ne servir à rien et que personne n’à vraiment besoin d’eux.&#160; Qu’&#160;«&#160;on&#160;», «&#160;s’offre leur physionomie&#160;». Reste la révolution…&#160;!? Mais contre qui&#160;? «&#160;On&#160;», c’est qui&#160;?<br />
<br />
<b>Alors oui le discours trotskiste relève de la pathologie intellectuelle, mais cela n’a pas d’importance. La montée de ses partisans dans les sondages reflète la non prise en compte par les autres partis d’un réel problème social, et pour le résoudre, la seule solution réaliste serait que la gauche sociologique partage</b>.<br />
<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Les scores sondagiers du NPA , c’est la même divine surprise que celle des anciens combattant de l’Algérie française et autres militants d’extrême droite blanchis sous le harnais des luttes sans issues, et des discours fumeux, se découvrant soudain miraculeusement en phase avec les angoisses des français de banlieue. <br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Dans les deux cas, notre société paye sur ses marges, son incapacité à partager. L’étiquette idéologique, a, au fond, peu d’importance. Hier écolo, aujourd’hui trotskiste, ils pourront être demain n’importe quoi, voir même FN - si celui-ci fait évoluer son discours et parvient à faire oublier qu’il est un parti vraiment populaire et de non diplômé – Etre traité de fasciste, pourquoi pas. Etre confondu avec des bacs moins trois….<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Mais les enjeux sont tout autres. Les frontistes, gens simples, avaient des exigences simples et légitimes et pouvaient se calmer avec quelques policiers de plus et un peu de fermeté dans le discours.<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Les sympathisants&#160; NPA eux, mal diplômés mais diplômés quand même, veulent des crédits, des postes, des statuts&#160; des pouvoirs et un avenir. Et ils en veulent beaucoup. L’exemple vient d’en haut. On a vu qu’il n’y en aura pas.&#160; Ou en tout cas pas de nouveaux. <br />
<b><br />
Il faudrait, d’une manière ou d’une autre, mieux partager l’existant.</b><br />
<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Faire payer les «&#160;riches «&#160;? D’après le journal Forbes, la France à déjà la plus forte pression fiscale au monde. La part des entreprises dans la valeur ajoutée serait déjà la plus basse parmi les pays comparables, inférieure même à celle de la Suède (voir Insee). A nationaliser 100 % des dividendes des actionnaires, on obtiendrait moins d’argent qu’à améliorer de 10% ou 20%&#160; l’efficacité des administrations et l’utilisation de leurs crédits. Et puisque l’on a affaire à des partageux, il y aurait même mieux. Partager&#160;!<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Partager le temps&#160;? Pas, les 35 ou 29 heures pour les statutaires et horaires sans limite pour l’intermittent quand il parvient à travailler&#160;? Mais le partage du temps est une préoccupation de nanti et les précaires ont déjà en général beaucoup de temps libre. Surtout, partager les revenus et les perspectives d’avenir.<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; L’agent public est en moyenne payé 17% de plus que son homologue du privé à presque tous les niveaux. N’y a-t-il pas là une marge pour une possible solidarité&#160;avec ses propres précaires&#160;?</div>
<br />
<b>Seule une réforme du fonctionnement du secteur public pourra ouvrir de nouvelles perspectives à cette «&#160;arrière garde du prolétariat» et dégonfler la baudruche trotskiste.</b><br />
<br />
<b>Partager à gauche. </b>
<div style="text-align: justify;"><br />
La gauche arrivée en place aura-elle le courage de partager ses prébendes au lieu d’éternellement promettre de faire, un jour, payer les riches&#160;? En caricaturant, d’accepter de n’être payé par exemple «&#160;que&#160;» 10 % de plus que les autres salariés à travail égal, pour revaloriser les rémunérations de l’électorat protestataire&#160;? Ou que l’introduction d’&#160;«&#160;éléments de mérite&#160;» permette à des non statutaires de progresser socialement même faute de statut, même au détriment éventuel de «&#160;statutaires&#160;» ? De débloquer ce système injuste&#160;?<br />
On pourrait aussi proposer d’essayer de leur montrer que la vie existe dans le secteur privé, mais on préfère ici aborder des solutions réalistes. <br />
Réaliste parce qu’il est plus facile de transformer un postier à mi temps en postier à plein temps qu’en entrepreneur schumpétérien.<br />
Réaliste parce que la gauche, elle, y aurait un véritable intérêt. A droite, à court terme, stériliser 10 à 15 % de l’électorat de gauche est plutôt pain béni….</div>
<br />
<b>C’est indispensable&#160; et urgent car le danger potentiel est réel</b><br />
<div style="text-align: justify;"><b>Ce serait dans l’intérêt&#160; de la gauche de gouvernement. Resserrer les liens avant qu’ils n’aillent voir ailleurs…</b><br />
<br />
Pour le moment, de façon aussi primaire qu’attendue, les petits frères se contentent de traiter les grands de fausse gauche mais gauche quand même et de se prétendre, eux, plus à gauche. Au final, en général, ils votent&#160; à peu prés bien, mais jusqu’à quand&#160;?<br />
Le jour où les trotskistes américains les plus lucides, les plus en prise avec la réalité ont découvert avec qui ils devaient réellement partager, qui les exploitait ou au moins les utilisait, ils sont devenu néo cons et férocement ultralibéraux…… <br />
Mais chaque nation a son génie propre. Dans un registre plus francophone, on écoutera avec profit le tube du groupe québécois «&#160;Mes aïeux&#160;» «&#160;dégénération&#160;». Des équivalents locaux des intermittents, célèbrent les mérites du travail de la famille de la patrie et de la terre qui elle ne ment pas….</div>
<b><br />
Mais ce n’est pas la pire des hypothèses. Euthanasie vaincra&#160;! Ou le retour à la révolution permanente&#160;?</b><br />
<br />
Bientôt, très bientôt, la génération publique précaire va commencer à payer les retraites plein pot de la gauche arrivée de la génération Mitterrand. Oui&#160;! Ceux là vont enfin partir, mais en laissant moins de places et surtout, une très grosse ardoise derrière eux. <br />
Alors, si rien n’a été fait il y aura peut être un vrai risque que ces sympathisants trotskistes se mettent à vraiment militer et se lancent dans n’importe quoi, y compris pourquoi pas, dans la tentative de réaliser concrètement leur programme fasciste, y compris par la «&#160;violence non violente civile citoyenne&#160;». Des caténaires du TGV au mort du G20, l’évolution des militants de l’ultra gauche n’est pas rassurante. <br />
Si la crise financière s’approfondie, nul doute que les gros bataillons de la gauche arrivée, poursuivie par les restrictions budgétaires «&#160;capitalistes&#160;», sauront continuer à sacrifier cette arrière garde du prolétariat pour maintenir leur train de vie, comme dans le cas des intermittents, des travailleurs des entreprises privatisées ou de ceux du secteurs associatif. <br />
Le jour ou celle ci sera financée comme, par exemple, en Grèce, que ce passera-t-il&#160;?<br />
Alors, et comme on manque un peu de vrais «&#160;Koulaks agricoles&#160;»&#160; par les temps qui courent, le retraité cadre A de la fonction publique, bien pensionné, de la gauche arrivée pourrait avoir du souci à se faire. Disposant de la meilleure espérance de vie du pays, deux ans de plus que la catégorie sociale suivante et 11 de plus que l’ouvrier, il pourrait même en venir à regretter d’avoir convaincu le «&#160;jeune assistant de vie, recréateur de lien social précaire&#160;», chargé de le torcher sur son lit de grabataire, que la lutte «&#160;sociétale&#160;» pour le «&#160;droit à l’euthanasie&#160;» était aussi importante que la lutte «&#160;sociale&#160;» pour plus de justice économique….
<div style="text-align: justify;"><br />
<b>Ce serait dans notre intérêt à tous</b><br />
En s’inquiétant, légitimement, de la radicalisation de ces personnes et en y répondant par des solutions policières, le gouvernement actuel s’attaque aux conséquences plus qu’aux causes. <br />
On le comprend. C’est plus facile que de s’attaquer aux bastilles des gens en place. Ce n’est pas suffisant. Pourtant, il y a urgence pour au moins quatre raisons.<br />
Ces gens nous coûtent déjà cher et ce serait notre intérêt de les utiliser plus intelligemment.<br />
Une extrême gauche radicalisée durablement forte compromettrait les possibilités d’alternance ce qui n’est jamais souhaitable en démocratie.<br />
Ils sont, eux, vraiment exploités, et leur révolte à venir pourrait être une vraie révolte dangereuse et non une stratégie d’ascension sociale comme celle de la «&#160;gauche Mitterrand&#160;» ou une explosion de ras le bol ponctuelle inorganisée comme celles des jeunes des banlieues. Historiquement, ce ne sont jamais les pauvres et toujours les classes moyennes stressées qui portent vraies révolutions et totalitarismes.</div>
<br />
<b>Surtout, ils sont une partie de notre jeunesse et une société peut elle se désintéresser de l’avenir de sa jeunesse&#160;?<br />
</b><br />
<br />
<br />
<br />]]></content>
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		<title>PRESIDENTIELLE 2012. QUADRATURE DU CERCLE</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">PP Kaltenbach 

   18 Juin 2009









PRESIDENTIELLE 2012










 La quadrature du cercle français ?





une crise de confiance

dans une société de défiance 

























DEDICACE



A la « Génération Morale »

1968-2008.




Merci de m&apos;avoir inspiré cinq livres qui, durant un quart de siècle, m&apos;auront  aidé à penser libre pour vous résister. 



« La famille contre les pouvoirs, de Louis XIV à Mitterrand ».1985

« La France une chance pour l&apos;Islam ».1991

« Associations lucratives sans but ».1996

« Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique 1980-2000 ».2001 

« Présidentielle 2012 »      



INTRODUCTION



La vraie exception française






La France affronte la crise mondiale de confiance dans les pires conditions de défiance. Ultra libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s&apos;en moque parce que la question est ailleurs. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d&apos;incivisme dont le modèle social s&apos;autodétruit. Ce«système» baptisé par ses bénéficiaires, tantôt « Exception Française», tantôt «Modèle social », tantôt Etat Providence, en voici la spécificité politique unique : des partis sans militants, des syndicats sans syndiqués, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, le tout sous un déluge d&apos;aides publiques caractérisée d&apos;abord par leur opacité. Tout le monde le sait mais les organisateurs bénéficiaires du système interdisent tout débat qui déboucherait sur une évaluation de leur utilité sociale et politique comme sur la  transparence de leurs privilèges 

baptisés »acquis sociaux ».Dans la France actuelle,  demander de définir et de compter la dépense publique et présenté par les intéressés comme une remise en cause de la démocratie politique et sociale. A les entendre, définir ce serait exclure, stygmatiser, « flicquer » ! Compter ?ce serait culpabiliser, livrer le Bien et le Juste au Marché ! Le mot « accountable «   reste intraduisible en Français.

 

Voici pourquoi, quarante ans après « 68», la France se trouve en proie à une crise d&apos;autorité rampante qui en fait le pays avancé où les relations sociales sont les plus tendues, le sentiment de distance entre le haut et le bas le plus prononcé et la défiance des citoyens envers les institutions et les organisations destinées à relayer leur voix la plus grande et leur participation la plus faible. Sur 134 pays étudiés à Davos, la France arrive en 132°position devant le Nepal et le Vénézuela pour la qualité du dialogue entre employeurs et employés. Il y a pire, la défiance envers l&apos;Etat n&apos;a d&apos;égal que la défiance envers le Marché. 

 

Arrivée aux affaires en 1980, la Génération dite Morale rebaptisée « Bobos » s&apos;acharne dans les médias à  justifier « moralement » ce désastre. Il suffit de combattre le Mal, puisque l&apos;on ne réforme pas le Bien.  Elle ne partira en retraite qu&apos;en 2010 mais les rigidités statutaires du «système » de transmission de communication, dont elle a « bétonné » les institutions lui permettaient hier encore d&apos;espérer retarder l&apos;heure du débat  d&apos;une dizaine d&apos; années. 



C&apos;est dire combien la crise de confiance l&apos;a prise au dépourvu. Voici pourquoi, aprés sept ans de séismes électoraux successifs inexpliqués,  à l&apos;approche de 2012, la Paranoïa médiatique affecte si bruyamment ceux qui depuis avril 2002, sentent venir l&apos;heure des bilans, et d&apos;abord les porte parole de ces classes moyennes protégées qui colonisent la société civile et les medias sous pavillon associatif. 

 

Non seulement depuis dix ans, professionnels des appareils et du débat, sociologues, politologues, patrons de Com, de sondages et de medias manifestent une hystérie « anti réforme » jamais vue depuis les années 30, mais la démocratie risque désormais de succomber sous les coups du nouvel obscurantisme diffusé par une télécratie sauvage aux mains des gens d&apos;argent et de « COM&apos; ». 

 

« « Scientifiquement », le marxisme version «68», aurait du être depuis longtemps la première victime d&apos;une société politico médiatique à ce point frappée de sclérose en plaques par l&apos;opacité de la dépense publique, le privilège électoral de l&apos;emploi à vie, du cumul des mandats, de l&apos;insuffisante séparation des pouvoirs, de la perte de représentativité des organisations, de la faiblesse du dialogue social, de la préférence enfin pour le relativisme intellectuel et moral . Il n&apos;en est rien. Lustrine et Bobos , Begbeider et Bezancenot : Même combat ! Intermittents de tout, les fils des Bobos redécouvrent l&apos;ivresse de l&apos;anticapitalisme. Seule au monde  après la chute du mur de Berlin la France offre au choix de l&apos;électeur deux partis trotskistes et un  parti communiste.



Marcel Gauchet a trouvé le mot de la fin : «  Voici pourquoi la déferlante individualiste continue de s&apos;abattre sur le grand chaudron des bureaucraties redistributrices ». Au diable le Sexe ! La Femme ! Le Sans Papier ! Le Service public ! La Palestine ! Les Droits de l&apos;Homme ! Personne avant Gauchet n&apos;avait établi ce lien logique entre relativisme et faillite des finances publiques. Un chaînon manquait toutefois à son raisonnement : l&apos;exploitation de ce relativisme intellectuel et moral pour justifier idéologiquement le refus de réformer une dépense publique rebaptisée « Service Public ». Là encore foin de la lutte des classes. Sous les pavés ? Les privilèges de l&apos;étatisme et du corporatisme ! 

 

L&apos;opinion découvre que cette  étrange défaite démocratique porte en ses flancs radicalisme et violence chez les frustrés de la dépense publique et d&apos;abord la jeunesse. L&apos;opacité de l&apos;argent, public comme privé, enrage les plus calmes et justifie les enragés. Voici le Parti de la Dépense publique, des élus et des permanents électoralement et moralement exangue, les radicaux dans les urnes, les privilégiés dans la rue. L&apos;échéance de 2012 échappe à toute prévision raisonnable sauf sur un point : La France affrontera une vague de fond autrement violente que les soit disants séismes de 2002 et 2007.

 

Que faire ?

 

D&apos;abord  vérifier le bien fondé de l&apos;analyse.



 Un Ezra Suleiman dissèque cruellement l&apos;exception française. « Le mépris des comptes - pour la culture, pour la protection sociale, pour l&apos;éducation, pour tous ses services publics -est face aujourd&apos;hui à son moment de vérité et de réalité. La politique, c&apos;est qui obtient quoi, quand et comment. La France est devenue une société de lobbies comme toute société démocratique, mais avec une différence 

fondamentale. Les lobbies les plus puissants défendent leurs intérêts  en invoquant l&apos;intérêt général, les grands principes, la République, bref la morale. En réalité, Tout ce qui semble attenter au statut de l&apos;employé est violement et immédiatement rejeté. L&apos;évaluation est inacceptable dans de nombreuses institutions parce qu&apos;elle est susceptible de mettre en danger les acquis  Or la démocratie et la modernité imposent l&apos;évaluation objective des compétences et des résultats. ».

 »

Les affirmations de cette introduction imposent  à chacun de rechercher des corrélations entre les thèmes les plus hétéroclites choisis à raison de critères apparemment dépourvus de tout lien logique autre que celui de la « question morale » dans son rapport à la dépense publique et par exemple: Peut-on vouloir à la fois retisser le tissu social et laisser le tissu familial se détricoter ? Peut-on fonder une société plus solidaire sur l&apos;explosion de 

l&apos;individualisme et du corporatisme ? Peut-on

moraliser le Marché sans moraliser une Dépense Publique qui mobilise 54% du PIB ? Peut-on sans risque politique laisser l&apos;élection présidentielle se transformer en campagne l&apos;Oréal ? Entre féminisation des valeurs et crise d&apos;autorité, monoparentalité et pauvreté, homophobie et islamophobie, coincidences, corrélations,   assimilations abusives ?

 

Comment faire ? Qui   osera ? Qui pourra le faire ?

 

Il s&apos;agit d imposer à des professionnels drogués de« subventions politiques » de « rendre compte », de« définir et compter » leurs effectifs, leurs ressources et leurs dépenses en sorte que chacun puisse évaluer leur représentativité et leur efficacité sociale bref de se soumettre à ne certification crédible parce que confiée à des tiers indépendants. La voici La Réforme des réformes et La Réforme, c&apos;est comme les Valeurs ! Cela ne se braille pas en « concert-people » ! Cela se pratique. Rien ne se fera sans l&apos;engagement personnel d&apos;un nombre croissant de citoyens libres et responsables revenant vers la chose publique après une trop longue absence ! Comment les y inciter par ces temps d&apos;extrême défiance ? Telle est  la recherche de ce livre .

 

La proposition pratique est  de susciter une demande locale, personnelle et collective à la fois, pour imposer la transparence et la gouvernance à la dépense publique sous pavillon associatif dans le champ familial et social. Aux esprits futiles, le champ semblera étroit et pourtant : Association ! Famille ! Territoires, Fiscalité ! Représentativité ! Là est le talon d&apos;Achille, du nouvel Ordre Moral.



Des outils existent qui peuvent s&apos;améliorer tel le label associatif mis en  uvre depuis 1995 avec BVQI/ VERITAS en 2000 et AFNOR en 2006. D&apos;autres sont en préparation en Isère ( OBRAL) en vue des prochaines élections territoriales  sous forme de procédures locales d&apos;attribution et d&apos;évaluation  de la dépense associative par des commissions municipales, départementales ou régionales présidées par l&apos;opposition.

 

Gauche et Droite confondues, en Province comme à Paris, au MEDEF comme dans les syndicats, dans les églises comme dans les Partis, la poudrière associative n&apos;attend  que les torches. Trois peuples associatifs : bénévolat, salariat  et  patronat ; quatorze millions de bénévoles, six millions de donateurs, 40.000 gros employeurs mobilisant 80% des I.600.000 salariés, douze points de PIB. Face à ce « Mamouth N-NI » camouflé sous les plumes de la la Loi de 1901, un triple déficit de connaissance, de cohérence et de gouvernance marque une politique associative française unique au monde.



L&apos;objectif politique digne de la société civile ? Celui qu&apos;elle seule peut vouloir et atteindre ? Nos ancêtres ont séparé l&apos;église de l&apos;Etat ! A nous de séparer l&apos;Association des Caisses publiques, des Urnes  et du Marché. 

L&apos;objectif moral digne de l&apos;électeur ? Que demain les candidats à la moindre élection politique et sociale cessent de lui proposer de choisir entre le Bien et Le Mal . Que les candidats du Bien deviennent enfin ceux de la Transparence, de l&apos;évaluation et les candidats du Mal, ceux qui la refusent. Constat  d&apos;un militant associatif conseiller à la Cour des Comptes de 1977 à 2005 : rien ne viendra ni d&apos;en Haut ni de l&apos;intérieur des Pouvoirs.

 

Pas question pour autant de sombrer dans l&apos;idéologie de la proximité, du « small is beautiful ». C&apos;est de Politique et de la République en son entier qu&apos;il s&apos;agit. Sans procédures garantissant la séparation des pouvoirs et des intérêts, il n&apos;y a pas de démocratie politique.&amp;#8232;&amp;#8232;Sans contrôle de la dépense publique au moyen de procédures autres que technocratiques garantissant la transparence et l&apos;évaluation, il n&apos;y a pas de démocratie financière et sociale.&amp;#8232;&amp;#8232;Sans dispositifs garantissant et l&apos;indépendance et le contrôle démocratique de la « COM&apos; » et de médias confrontés aux révolutions technologiques, aux marchés publics, et au corporatisme, il n&apos;y a pas de liberté de la presse. Sans droits du citoyen, il n&apos;y a plus de droits de l&apos;homme. Renouer le dialogue politique pour restaurer la confiance sociale en confortant la représentativité des partenaires sociaux, voici pour chacun l&apos;objectif, la priorité des priorités.Faute de l&apos;atteindre, nous ne surmonterons pas la crise et c&apos;est une catastrophe politique et sociale qui nous attend en 2012 .     

 













 


 BIBLIOGRAPHIE



    De nombreuses citations émaillent cette réflexion. D&apos;aucuns jugeront excessive la place qui leur est faite. Ce serait à tort. Initialement ce travail a nourri le dossier remis en 2008 aux militants des Associations Familiales Protestantes pour leur colloque de Fontevraud, cette controverse qui se tient depuis octobre 1984 tous les deux ans dans l&apos;abbaye. Cet ouvrage s&apos;est donc voulu d&apos;abord argumentaire et guide pratique, allant parfois jusqu&apos;à la fiche de lecture. Chemin faisant, il est apparu que les esprits les plus distingués, à Gauche comme à Droite, étaient  aussi divers que nombreux à partager la certitude que seule dans son cas, la France affronte tout à la fois la crise mondiale et une vague de fond intérieure. Nos remerciements devaient aller à ces « alliés objectifs » qui ont permis les plus fructueuses corrélations idéologiques.




Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s&apos;autodétruit. » Editions Rue d&apos;Ulm 2007.

Claude Allègre. « La défaite en chantant ». Plon Fayard 2007

Jacques Attali «  Les trois France » L&apos;Express. .Juin 2008

Raphaêlle Bacqué. Ariane Chemin.« La Femme fatale » Albin Michel 2007

Claude Bartolone . « Une élection imperdable » L&apos;Archipel. 2007

Frédéric Begbeider «  99 francs » Gallimard 2000.

François Belley. « Ségolène La Femme Marque ». Préface Jacques Segala. Editions Peau de Com. Octobre 2008

Pierre Cahuc et André Zylberberg  « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009

Louis Chauvel. « Classes moyennes à la dérive » . Le Seuil Octobre 2006

Annie Ernaux. « Les Années ». Gallimard. Février 2008

Marcel Gauchet. Revue Le Débat : « Contre pouvoir ou Anti pouvoir » Janvier 2006 « Bilan d&apos;une génération ». Avril 2008

Alain Genestar.  « L&apos;expulsion ». Grasset Juin. 2008.

Thomas Frank. Préface Serge Halimi. ALGONE Janvier 2008. « Pourquoi les pauvres votent à droite ?  «

Thierry Foucart. Divers articles. Famille, autorité, démocratie.

Laurent Jeoffrin «  Le roi est nu   ».  Robert  Laffont. Mars 2008.. «  Media paranoia » Seuil. Janvier 2009.

Hervé Juvin.  &quot;L&apos;avènement du corps &quot; Gallimard 2005

Blandine Kriegel &quot;L&apos;Etat et les esclaves&quot; (Calmann-Lévy, 1979).

 Denis Lacorne »L&apos;invention de la République. Le modèle américain »Hachette 1991.

Daniel Lindenberg. Le Seuil 2002« Le rappel à l&apos;ordre Les nouveaux réactionnaires »

Gille Lipovetski. » Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d&apos;hyper consommation » Gallimard Mai 2007

Aldo Naouri. « Eduquer ses enfants. L&apos;urgence aujourd&apos;hui ». Odile Jacob Mars 2008

Cyril Picquemal .« Emergence » Divers articles.

Denis Pingaud. «Du  pouvoir des médias à l&apos;éclatement de la scène publique ». Le Débat. Janvier 2006. » anti pouvoir ? » M. Gauchet. Le Débat.

Philippe Ridet  « Le président et moi ».  Albin Michel. 2008

Jacques Rollet. « La tentation relativiste ou la démocratie en danger ».Desclée de Brouwer Mai 2008

Philippe Séguin, président de l&apos;Assemblée nationale. La nouvelle question démocratique. Préface de« Associations lucratives sans but « Denoël. Novembre 1995

Bernard Stiegler. « Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel ». « La télécratie contre la démocratie ».Octobre 2008 Flammarion.

Daniel Vernet &quot;.L&apos;Amérique messianique&quot; Le Seuil 2004








 




TABLE DES MATIERES





PREMIERE PARTIE  



Le vrai drame de « 68 » ?

 Une génération de fils de famille qui veulent rester jeunes en 2008 !

Quand l&apos;Ordre Moral   « Bobo » interdit de définir et de compter

: 

SECONDE PARTIE 



Le trou noir du débat politique français



 « CLASSES MOYENNES PROTEGEES »

Is fecit cui prodest



LA NOUVELLE QUESTION SOCIALE   «

«  Pour la jeunesse, partager à gauche « 



TROISIEME PARTIE 

Deux preuves de l&apos;existence des classes moyennes protégées.



LES URNES

Les  « non protégés « votent à droite 

,les « protégés » gèrent leurs acquis,

 les jeunes descendent dans la rue,

 facteur en tête.



BULLE ASSOCIATIVE et MASCARADE PARTICIPATIVE

  Le lobby ou la Rue



QUATRIEME PARTIE 

AGONIE DU MODELE SOCIAL FRANCAIS



Aux sources de l&apos;Incivisme et  de la Défiance,

 Etatisme et Corporatisme. 



CINQUIEME PARTIE



Paranoia médiatique



De la « lovemarque » à l Elysée.

Télécratie contre démocratie



SIXIEME PARTIE

«  La Famille  contre ces pouvoirs »



SEPTIEME PARTIE  

 Pour restaurer la confiance : définir et compter. 

«  Oui vous le pouvez «






 


QUATRIEME de COUVERTURE 







Depuis un quart de siècle, PP.Kaltenbach féraille à découvert sous trois bannières.



Magistrat à la Cour des Comptes, sa compétence en matière de dépense publique n&apos;est guère contestée. En témoigne l&apos;hommage que lui rend Philippe Seguin, actuel Premier Président de la Cour des Comptes, dans la préface d&apos; « Associations Lucratives sans but »  paru en 1995. « Voici pourquoi la bataille engagée par Pierre-Patrick Kaltenbach pour redonner sens et dignité au phénomène associatif est un combat stratégique, un combat central et vital pour  l&apos;avenir de la République. Pierre-Patrick Kaltenbach nous invite à cette nouvelle nuit du 4 Août avec l&apos;acuité de jugement, l&apos;indépendance d&apos;esprit et le style incisif qui sont la marque du magistrat des Comptes qu&apos;il est. Sachons tous, quelles que soient les fonctions que nous occupons, méditer l&apos;avertissement qu&apos;il nous adresse et relever le défi qu&apos;il nous lance ». 



Présidant au Réveil des Associations Familiales Protestantes depuis le milieu des années 80, P.P. Kaltenbach est qualifié d&apos;empêcheur de penser en rond du protestantisme officiel. Dés 1984 il a su mobiliser au service des valeurs familiales et associatives certains des esprits réformés les plus libres : le doyen Jean Carbonnier, Jacques Ellul, France Quéré, Evelyne Sullerot, Nelly Viallaneix, dont les contributions enrichissent un premier ouvrage « La famille contre les pouvoirs. de Louis XIV à Mitterrand ».



PP Kaltenbach est enfin la bête noire de ce qu&apos;il surnomme avec gourmandise « MEDEF de la subvention associative ». Son programme justifie l&apos;éxécration des » Bénéficiaires »  qui le qualifient de liberticide, d&apos;affairiste d&apos;officine, prét à vendre la générosité et le bénévolat au marché



Président fondateur de «Gouvernance et Certification » P.P. Kaltenbach ne se borne pas à polémiquer. Désespérant de voir de son vivant la société politique française s&apos;engager sur les traxes du Charity Act britannique de 2006, de concert avec une trentaine d&apos;experts, à l&apos;aide d&apos;un label associatif (BVQI VERITAS en 2000 puis AFNOR depuis 2007), il propose aux financeurs et prescripteurs publics et privés qui le souhaitent un outil participatif de bénévolat politique seul moyen à ses yeux de restaurer la confiance en moralisant la dépense publique par «En Bas ». En vue des prochaines élections territoriales,  il suggère aux candidats de demander la  création  

de commissions municipales, départementales ou régionales



 d&apos; attribution et d&apos;évaluation  de la dépense associative



 présidées par l&apos;opposition











 


L&apos;objectif politique digne de la société civile ? Celui qu&apos;elle seule peut vouloir et atteindre ? Nos ancêtres ont séparé l&apos;église de l&apos;Etat ! A nous de séparer l&apos;Association des Caisses publiques, des Urnes  et du Marché.



L&apos;objectif moral digne de l&apos;électeur ? Que demain les candidats à la moindre élection politique et sociale cessent de lui proposer de choisir entre le Bien et Le Mal . Que les candidats du Bien deviennent enfin ceux de la transparence, de l&apos;évaluation et les candidats du Mal, ceux qui refusent  tout programme crédible en la matière.




 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ppkaltenbach.org/news/presidentielle-2012-quadrature-du-cercle"/>
		<id>http://www.ppkaltenbach.org/news/presidentielle-2012-quadrature-du-cercle</id>
		<issued>2009-04-05T07:10:55Z</issued>
		<modified>2009-06-26T07:41:00Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[<span style="font-family: Arial;"><b>PP Kaltenbach <br />
&#160;&#160; 18 Juin 2009<br />
</b></span><br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><b><span style="font-size: xx-large;">PRESIDENTIELLE 2012<br />
<br />
</span></b></div>
<br />
<div style="text-align: center;"><b> <span style="font-size: x-large;">La quadrature du cercle français&#160;?</span><br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);">une crise de confiance<br />
dans une société de défiance </span><br />
</b></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-size: large;"><b><br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
</b></span></span></div>
<b>DEDICACE</b><br />
<br />
<div style="text-align: center;"><b>A la «&#160;Génération Morale&#160;»<br />
1968-2008.<br />
</b></div>
Merci de m’avoir inspiré cinq livres qui, durant un quart de siècle, m’auront&#160; aidé à penser libre pour vous résister. <br />
<br />
«&#160;La famille contre les pouvoirs, de Louis XIV à Mitterrand&#160;».1985<br />
«&#160;La France une chance pour l’Islam&#160;».1991<br />
«&#160;Associations lucratives sans but&#160;».1996<br />
«&#160;Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique 1980-2000&#160;».2001 <br />
«&#160;Présidentielle 2012&#160;»………………<br />
<b><br />
INTRODUCTION<br />
<br />
La vraie exception française<br />
<br />
<br />
</b>
<div style="text-align: justify;"><b>La France affronte la crise mondiale de confiance dans les pires conditions de défiance. Ultra libéralisme ou socialisme&#160;? Tout le monde s’en moque parce que la question est ailleurs. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit. Ce«système» baptisé par ses bénéficiaires, tantôt «&#160;Exception Française», tantôt «Modèle social&#160;», tantôt Etat Providence, en voici la spécificité politique unique&#160;: des partis sans militants, des syndicats sans syndiqués, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, le tout sous un déluge d’aides publiques caractérisée d’abord par leur opacité. Tout le monde le sait mais les organisateurs bénéficiaires du système interdisent tout débat qui déboucherait sur une évaluation de leur utilité sociale et politique comme sur la &#160;transparence de leurs privilèges <br />
baptisés&#160;»acquis sociaux&#160;».Dans la France actuelle,&#160; demander de définir et de compter la dépense publique et présenté par les intéressés comme une remise en cause de la démocratie politique et sociale. A les entendre, définir ce serait exclure, stygmatiser,&#160;«&#160;flicquer&#160;»&#160;!&#160;Compter&#160;?ce serait culpabiliser, livrer le Bien et le Juste au Marché&#160;! Le mot «&#160;accountable «&#160;&#160; reste intraduisible en Français.<br />
&#160;<br />
Voici pourquoi, quarante ans après «&#160;68», la France se trouve en proie à une crise d’autorité rampante qui en fait le pays avancé où les relations sociales sont les plus tendues, le sentiment de distance entre le haut et le bas le plus prononcé et la défiance des citoyens envers les institutions et les organisations destinées à relayer leur voix la plus grande et leur participation la plus faible. Sur 134 pays étudiés à Davos, la France arrive en 132°position devant le Nepal et le Vénézuela pour la qualité du dialogue entre employeurs et employés. Il y a pire, la défiance envers l’Etat n’a d’égal que la défiance envers le Marché. <br />
&#160;<br />
Arrivée aux affaires en 1980, la Génération dite Morale rebaptisée «&#160;Bobos&#160;» s’acharne dans les médias à&#160; justifier «&#160;moralement&#160;» ce désastre. Il suffit de combattre le Mal, puisque l’on ne réforme pas le Bien.&#160; Elle ne partira en retraite qu’en 2010 mais les rigidités statutaires du «système&#160;» de transmission de communication, dont elle a «&#160;bétonné&#160;» les institutions lui permettaient hier encore d’espérer retarder l’heure du débat &#160;d’une dizaine d’&#160;années. <br />
<br />
C’est dire combien la crise de confiance l’a prise au dépourvu. Voici pourquoi, aprés sept ans de séismes électoraux successifs inexpliqués, &#160;à l’approche de 2012, la Paranoïa médiatique affecte si bruyamment ceux qui depuis avril 2002, sentent venir l’heure des bilans, et d’abord les porte parole de ces classes moyennes protégées qui colonisent la société civile et les medias sous pavillon associatif. <br />
&#160;<br />
Non seulement depuis dix ans, professionnels des appareils et du débat, sociologues, politologues, patrons de Com, de sondages et de medias manifestent une hystérie «&#160;anti réforme&#160;» jamais vue depuis les années 30, mais la démocratie risque désormais de succomber sous les coups du nouvel obscurantisme diffusé par une télécratie sauvage aux mains des gens d’argent et de «&#160;COM’ ». <br />
&#160;<br />
«&#160;«&#160;Scientifiquement&#160;», le marxisme version «68», aurait du être depuis longtemps la première victime d’une société politico médiatique à ce point frappée de sclérose en plaques par l’opacité de la dépense publique, le privilège électoral de l’emploi à vie, du cumul des mandats, de l’insuffisante séparation des pouvoirs, de la perte de représentativité des organisations, de la faiblesse du dialogue social, de la préférence enfin pour le relativisme intellectuel et moral . Il n’en est rien. Lustrine et Bobos , Begbeider et Bezancenot&#160;: Même combat&#160;! Intermittents de tout, les fils des Bobos redécouvrent l’ivresse de l’anticapitalisme. Seule au monde&#160; après la chute du mur de Berlin la France offre au choix de l’électeur deux partis trotskistes et un&#160; parti communiste.<br />
<br />
Marcel Gauchet a trouvé le mot de la fin&#160;: « &#160;Voici pourquoi la déferlante individualiste continue de s’abattre sur le grand chaudron des bureaucraties redistributrices ». Au diable le Sexe&#160;! La Femme&#160;! Le Sans Papier&#160;! Le Service public&#160;! La Palestine&#160;! Les Droits de l’Homme&#160;! Personne avant Gauchet n’avait établi ce lien logique entre relativisme et faillite des finances publiques. Un chaînon manquait toutefois à son raisonnement&#160;: l’exploitation de ce relativisme intellectuel et moral pour justifier idéologiquement le refus de réformer une dépense publique rebaptisée «&#160;Service Public&#160;». Là encore foin de la lutte des classes. Sous les pavés&#160;? Les privilèges de l’étatisme et du corporatisme&#160;! <br />
&#160;<br />
L’opinion découvre que cette &#160;étrange défaite démocratique porte en ses flancs radicalisme et violence chez les frustrés de la dépense publique et d’abord la jeunesse. L’opacité de l’argent, public comme privé, enrage les plus calmes et justifie les enragés. Voici le Parti de la Dépense publique, des élus et des permanents électoralement et moralement&#160;exangue, les radicaux dans les urnes, les privilégiés dans la rue. L’échéance de 2012 échappe à toute prévision raisonnable sauf sur un point&#160;: La France affrontera une vague de fond autrement violente que les soit disants séismes de 2002 et 2007.<br />
&#160;<br />
Que faire&#160;?<br />
&#160;<br />
D’abord&#160; vérifier le bien fondé de l’analyse.<br />
<br />
&#160;Un Ezra Suleiman dissèque cruellement l’exception française.&#160;« Le mépris des comptes - pour la culture, pour la protection sociale, pour l’éducation, pour tous ses services publics -est face aujourd’hui à son moment de vérité et de réalité. La politique, c’est qui obtient quoi, quand et comment. La France est devenue une société de lobbies comme toute société démocratique, mais avec une différence <br />
fondamentale. Les lobbies les plus puissants défendent leurs intérêts &#160;en invoquant l’intérêt général, les grands principes, la République, bref la morale. En réalité,&#160;Tout ce qui semble attenter au statut de l’employé est violement et immédiatement rejeté. L’évaluation est inacceptable dans de nombreuses institutions parce qu’elle est susceptible de mettre en danger les acquis&#160; Or la démocratie et la modernité imposent l’évaluation objective des compétences et des résultats.&#160;».<br />
&#160;»<br />
Les affirmations de cette introduction imposent&#160; à chacun de rechercher des corrélations entre les thèmes les plus hétéroclites choisis à raison de critères apparemment dépourvus de tout lien logique autre que celui de la «&#160;question morale&#160;» dans son rapport à la dépense publique et par exemple: Peut-on vouloir à la fois retisser le tissu social et laisser le tissu familial se détricoter&#160;? Peut-on fonder une société plus solidaire sur l’explosion de <br />
l’individualisme et du corporatisme&#160;? Peut-on<br />
moraliser le Marché sans moraliser une Dépense Publique qui mobilise 54% du PIB&#160;? Peut-on sans risque politique laisser l’élection présidentielle se transformer en campagne l’Oréal&#160;?&#160;Entre féminisation des valeurs et crise d’autorité, monoparentalité et pauvreté, homophobie et islamophobie, coincidences, corrélations,&#160;&#160; assimilations abusives&#160;?<br />
&#160;<br />
Comment faire&#160;? Qui&#160;&#160; osera&#160;? Qui pourra le faire&#160;?<br />
&#160;<br />
Il s’agit d‘imposer à des professionnels drogués de«&#160;subventions politiques&#160;» de «&#160;rendre compte&#160;», de«&#160;définir et compter&#160;» leurs effectifs, leurs ressources et leurs dépenses en sorte que chacun puisse évaluer leur représentativité et leur efficacité sociale bref de se soumettre à ne certification crédible parce que confiée à des tiers indépendants. La voici La Réforme des réformes et La Réforme, c’est comme les Valeurs&#160;! Cela ne se braille pas en «&#160;concert-people&#160;» ! Cela se pratique. Rien ne se fera sans l’engagement personnel d’un nombre croissant de citoyens libres et responsables revenant vers la chose publique après une trop longue absence&#160;! Comment les y inciter par ces temps d’extrême défiance&#160;? Telle est &#160;la recherche de ce livre .<br />
&#160;<br />
La proposition pratique est&#160; de susciter une demande locale, personnelle et collective à la fois, pour imposer la transparence et la gouvernance à la dépense publique sous pavillon associatif dans le champ familial et social. Aux esprits futiles, le champ semblera étroit et pourtant&#160;: Association&#160;! Famille&#160;! Territoires, Fiscalité&#160;! Représentativité&#160;! Là est le talon d’Achille, du nouvel Ordre Moral.<br />
<br />
Des outils existent qui peuvent s’améliorer tel le label associatif mis en œuvre depuis 1995 avec BVQI/ VERITAS en 2000 et AFNOR en 2006. D’autres sont en préparation en Isère ( OBRAL) en vue des prochaines élections territoriales &#160;sous forme de procédures locales d’attribution et d’évaluation &#160;de la dépense associative par des commissions municipales, départementales ou régionales présidées par l’opposition.<br />
&#160;<br />
Gauche et Droite confondues, en Province comme à Paris, au MEDEF comme dans les syndicats, dans les églises comme dans les Partis, la poudrière associative n’attend&#160; que les torches. Trois peuples associatifs&#160;: bénévolat, salariat &#160;et &#160;patronat&#160;; quatorze millions de bénévoles, six millions de donateurs, 40.000 gros employeurs mobilisant 80% des I.600.000 salariés, douze points de PIB. Face à ce «&#160;Mamouth N-NI&#160;» camouflé sous les plumes de la la Loi de 1901, un triple déficit de connaissance, de cohérence et de gouvernance marque une politique associative française unique au monde.<br />
<br />
L’objectif politique digne de la société civile&#160;? Celui qu’elle seule peut vouloir et atteindre&#160;? Nos ancêtres ont séparé l’église de l’Etat&#160;! A nous de séparer l’Association des Caisses publiques, des Urnes &#160;et du Marché. <br />
L’objectif moral digne de l’électeur&#160;? Que demain les candidats à la moindre élection politique et sociale cessent de lui proposer de choisir entre le Bien et Le Mal . Que les candidats du Bien deviennent enfin ceux de la Transparence, de l’évaluation et les candidats du Mal, ceux qui la refusent. Constat&#160; d’un militant associatif conseiller à la Cour des Comptes de 1977 à 2005&#160;: rien ne viendra ni d’en Haut ni de l’intérieur des Pouvoirs.<br />
&#160;<br />
Pas question pour autant de sombrer dans l’idéologie de la proximité, du «&#160;small is beautiful&#160;». C’est de Politique et de la République en son entier qu’il s’agit. Sans procédures garantissant la séparation des pouvoirs et des intérêts, il n'y a pas de démocratie politique.&#8232;&#8232;Sans contrôle de la dépense publique au moyen de procédures autres que technocratiques garantissant la transparence et l'évaluation, il n'y a pas de démocratie financière et sociale.&#8232;&#8232;Sans dispositifs garantissant et l'indépendance et le contrôle démocratique de la «&#160;COM’ » et de médias confrontés aux révolutions technologiques, aux marchés publics, et au corporatisme, il n'y a pas de liberté de la presse. Sans droits du citoyen, il n’y a plus de droits de l’homme. Renouer le dialogue politique pour restaurer la confiance sociale en confortant la représentativité des partenaires sociaux, voici pour chacun l’objectif, la priorité des priorités.Faute de l’atteindre, nous ne surmonterons pas la crise et c’est une catastrophe politique et sociale qui nous attend en 2012 .&#160;&#160;&#160; &#160;<br />
&#160;<br />
<br />
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</b></div>
<div style="text-align: center;"><br />
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<span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;">
<div>&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;BIBLIOGRAPHIE<br />
<br />
&#160;&#160; &#160;De nombreuses citations émaillent cette réflexion. D’aucuns jugeront excessive la place qui leur est faite. Ce serait à tort. Initialement ce travail a nourri le dossier remis en 2008 aux militants des Associations Familiales Protestantes pour leur colloque de Fontevraud, cette controverse qui se tient depuis octobre 1984 tous les deux ans dans l’abbaye. Cet ouvrage s’est donc voulu d’abord argumentaire et guide pratique, allant parfois jusqu’à la fiche de lecture. Chemin faisant, il est apparu que les esprits les plus distingués, à Gauche comme à Droite, étaient&#160; aussi divers que nombreux à partager la certitude que seule dans son cas, la France affronte tout à la fois la crise mondiale et une vague de fond intérieure. Nos remerciements devaient aller à ces «&#160;alliés objectifs&#160;» qui ont permis les plus fructueuses corrélations idéologiques.</div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Yann Algan et Pierre Cahuc. «&#160;La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.<br />
Claude Allègre. «&#160;La défaite en chantant&#160;». Plon Fayard 2007<br />
Jacques Attali « &#160;Les trois France&#160;» L’Express. .Juin 2008<br />
Raphaêlle Bacqué. Ariane Chemin.«&#160;La Femme fatale&#160;» Albin Michel 2007<br />
Claude Bartolone&#160;. «&#160;Une élection imperdable&#160;» L’Archipel. 2007<br />
Frédéric Begbeider «&#160; 99 francs&#160;» Gallimard 2000.<br />
François Belley. «&#160;Ségolène La Femme Marque&#160;». Préface Jacques Segala. Editions Peau de Com. Octobre 2008<br />
Pierre Cahuc et André Zylberberg&#160; «&#160;Les réformes ratées du président Sarkozy&#160;» Flamarion.Mars 2009<br />
Louis Chauvel. «&#160;Classes moyennes à la dérive&#160;» . Le Seuil Octobre 2006<br />
Annie Ernaux. «&#160;Les Années&#160;». Gallimard. Février 2008<br />
Marcel Gauchet. Revue Le Débat&#160;: «&#160;Contre pouvoir ou Anti pouvoir&#160;» Janvier 2006 «&#160;Bilan d’une génération&#160;». Avril 2008<br />
Alain Genestar. &#160;«&#160;L’expulsion&#160;». Grasset Juin. 2008.<br />
Thomas Frank. Préface Serge Halimi. ALGONE Janvier 2008. «&#160;Pourquoi les pauvres votent à droite&#160;? &#160;«<br />
Thierry Foucart. Divers articles. Famille, autorité, démocratie.<br />
Laurent Jeoffrin «&#160; Le roi est nu ‘&#160;».&#160; Robert&#160; Laffont. Mars 2008.. «&#160; Media paranoia&#160;» Seuil. Janvier 2009.<br />
Hervé Juvin. &#160;"L'avènement du corps " Gallimard 2005<br />
Blandine Kriegel "L'Etat et les esclaves" (Calmann-Lévy, 1979).<br />
&#160;Denis Lacorne&#160;»L’invention de la République. Le modèle américain&#160;»Hachette 1991.<br />
Daniel Lindenberg. Le Seuil 2002«&#160;Le rappel à l’ordre Les nouveaux réactionnaires&#160;»<br />
Gille Lipovetski.&#160;» Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyper consommation&#160;» Gallimard Mai 2007<br />
Aldo Naouri. «&#160;Eduquer ses enfants. L’urgence aujourd’hui&#160;». Odile Jacob Mars 2008<br />
Cyril Picquemal .«&#160;Emergence&#160;» Divers articles.<br />
Denis Pingaud. «Du &#160;pouvoir des médias à l’éclatement de la scène publique&#160;». Le Débat. Janvier 2006. » anti pouvoir&#160;? » M. Gauchet. Le Débat.<br />
Philippe Ridet&#160; «&#160;Le président et moi&#160;». &#160;Albin Michel. 2008<br />
Jacques Rollet.&#160;«&#160;La tentation relativiste ou la démocratie en danger&#160;».Desclée de Brouwer Mai 2008<br />
Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale. La nouvelle question démocratique. Préface de«&#160;Associations lucratives sans but «&#160;Denoël. Novembre 1995<br />
Bernard Stiegler. «&#160;Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel&#160;». «&#160;La télécratie contre la démocratie&#160;».Octobre 2008 Flammarion.<br />
Daniel Vernet ".L'Amérique messianique" Le Seuil 2004</div>
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<div style="text-align: center;"><br />
TABLE DES MATIERES<br />
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PREMIERE PARTIE &#160;<br />
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Le vrai drame de «&#160;68&#160;» ?<br />
&#160;Une génération de fils de famille qui veulent rester jeunes en 2008&#160;!<br />
Quand l’Ordre Moral&#160;&#160; «&#160;Bobo&#160;» interdit de définir et de compter<br />
: <br />
SECONDE PARTIE <br />
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Le trou noir du débat politique français<br />
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&#160;«&#160;CLASSES MOYENNES PROTEGEES&#160;»<br />
Is fecit cui prodest<br />
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LA NOUVELLE QUESTION SOCIALE&#160; &#160;«<br />
«&#160; Pour la jeunesse,&#160;partager à gauche « <br />
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TROISIEME PARTIE <br />
Deux preuves de l’existence des classes moyennes protégées.<br />
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LES URNES<br />
Les&#160; «&#160;non protégés «&#160;votent à droite <br />
,les «&#160;protégés&#160;» gèrent leurs acquis,<br />
&#160;les jeunes descendent dans la rue,<br />
&#160;facteur en tête.<br />
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BULLE ASSOCIATIVE et MASCARADE PARTICIPATIVE<br />
&#160; Le lobby ou la Rue<br />
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QUATRIEME PARTIE <br />
AGONIE DU MODELE SOCIAL FRANCAIS<br />
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Aux sources de l’Incivisme et&#160; de la Défiance,<br />
&#160;Etatisme et Corporatisme. <br />
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CINQUIEME PARTIE<br />
<br />
Paranoia médiatique<br />
<br />
De la «&#160;lovemarque&#160;» à l‘Elysée.<br />
Télécratie contre démocratie<br />
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SIXIEME PARTIE<br />
«&#160; La Famille&#160; contre ces pouvoirs&#160;»<br />
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SEPTIEME PARTIE&#160; <br />
&#160;Pour restaurer la confiance&#160;: définir et compter. <br />
«&#160; Oui vous le pouvez&#160;«</div>
<div><br />
<br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">QUATRIEME de COUVERTURE <br />
<br />
<br />
<br />
Depuis un quart de siècle, PP.Kaltenbach féraille à découvert sous trois bannières.<br />
<br />
Magistrat à la Cour des Comptes, sa compétence en matière de dépense publique n’est guère contestée. En témoigne l’hommage que lui rend Philippe Seguin, actuel Premier Président de la Cour des Comptes, dans la préface d’ «&#160;Associations Lucratives sans but&#160;»&#160; paru en 1995. «&#160;Voici pourquoi la bataille engagée par Pierre-Patrick Kaltenbach pour redonner sens et dignité au phénomène associatif est un combat stratégique, un combat central et vital pour&#160; l’avenir de la République. Pierre-Patrick Kaltenbach nous invite à cette nouvelle nuit du 4 Août avec l'acuité de jugement, l'indépendance d'esprit et le style incisif qui sont la marque du magistrat des Comptes qu'il est. Sachons tous, quelles que soient les fonctions que nous occupons, méditer l'avertissement qu'il nous adresse et relever le défi qu'il nous lance&#160;». <br />
<br />
Présidant au Réveil des Associations Familiales Protestantes depuis le milieu des années 80, P.P. Kaltenbach est qualifié d’empêcheur de penser en rond du protestantisme officiel. Dés 1984 il a su mobiliser au service des valeurs familiales et associatives certains des esprits réformés les plus libres&#160;: le doyen&#160;Jean Carbonnier, Jacques Ellul, France Quéré, Evelyne Sullerot, Nelly Viallaneix, dont les contributions enrichissent un premier ouvrage «&#160;La famille contre les pouvoirs. de Louis XIV à Mitterrand&#160;».<br />
<br />
PP Kaltenbach est enfin la bête noire de ce qu’il surnomme avec gourmandise «&#160;MEDEF de la subvention associative&#160;». Son programme justifie l’éxécration des&#160;» Bénéficiaires&#160;»&#160; qui le qualifient de liberticide, d’affairiste d’officine, prét à vendre la générosité et le bénévolat au marché<br />
<br />
Président fondateur de «Gouvernance et Certification&#160;» P.P. Kaltenbach ne se borne pas à polémiquer. Désespérant de voir de son vivant la société politique française s’engager sur les traxes du Charity Act britannique de 2006, de concert avec une trentaine d’experts, à l’aide d’un label associatif (BVQI VERITAS en 2000 puis AFNOR depuis 2007), il propose aux financeurs et prescripteurs publics et privés qui le souhaitent un outil participatif de bénévolat politique seul moyen à ses yeux de restaurer la confiance en moralisant la dépense publique par «En Bas&#160;».<span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"> En vue des prochaines élections territoriales,&#160; il suggère aux candidats de demander la&#160; création&#160; </span><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;">de commissions municipales, départementales ou régionales</span></span><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"> d’ attribution et d’évaluation&#160; de la dépense associative</span></span><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"> présidées par l’opposition</span></span></div>
</span></div>
<div style="text-align: center;">&#160;</div>
<span style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span">L’objectif politique digne de la société civile&#160;? Celui qu’elle seule peut vouloir et atteindre&#160;? Nos ancêtres ont séparé l’église de l’Etat&#160;! A nous de séparer l’Association des Caisses publiques, des Urnes &#160;et du Marché.<br />
<br />
L’objectif moral digne de l’électeur&#160;? Que demain les candidats à la moindre élection politique et sociale cessent de lui proposer de choisir entre le Bien et Le Mal . Que les candidats du Bien deviennent enfin ceux de la transparence, de l’évaluation et les candidats du Mal, ceux qui refusent&#160; tout programme crédible en la matière.<br />
</span>
<div style="text-align: center;"><span style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span">&#160;</span>&#160;</div>
<div style="text-align: center;">&#160;</div>
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<div style="text-align: center;">&#160;</div>
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title> &quot; SARKO! T&apos;ES FOUTU &quot; !  LA &quot; LUSTRINE &quot; EST DANS LA RUE !</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 
 


 


« GRANDES GREVES FRANCAISES » ?






 GRANDE CRISE 2009
























&quot; SARKO ! T&apos;ES FOUTU !  ..






La LUSTRINE EST DANS LA RUE 



! 

&quot;








 





 


POUR FORCER LE DEBAT : UNE SEULE SOLUTION......

 


DEFINIR ET COMPTER  SOI MEME ........

 


EN PUBLIC.......

 


&quot;LES CLASSES MOYENNES PROTEGEES&quot;



LA QUESTION EST POSEE !

 


 VIvement La Controverse ! 


 


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++




ENCADRE



Sources INSEE. 

 Fin 2007, la France compte :

 

63,7 millions d habitants

49,4 millions d&apos;habitants de 15 ans et plus, aptes au travail 

44 millions d&apos;électeurs inscrits








Le nombre de français au travail est de 25,6 millions ( 2 millions de chômeurs) soit moins de 52%, l&apos;une des proportions les plus faibles de l&apos;OCDE. Ce fait  mérite la plus grande attention.  Si la France avait le même taux d&apos;emploi que des pays tenus pour plus » à gauche » qu&apos;elle :  Britanniques, 71,5%,  Suedois 73,1 %,  Neerlandais, 74,3 %, Danois, 77 ,4 %, plus de trois millions de français rejoindraient les travailleurs.

C&apos;est ici la claire limite du slogan « Travailler plus pour gagner plus » Le défi consiste à donner du travail à plus de français que ne permet l&apos;actuel modèle social actuel.

 

Sur ces 25,6 millions d actifs, on compte 22,8 millions de salariés ( dont 19,8  millions à durée indéterminée, 3 millions de précaires.) et 2,8 millions de non salariès.

 

Les salariés  employés à vie regroupent 6,7 millions de travailleurs soit un  30% du salariat:

 

1 Les trois fonctions publiques, nationale, sociale et territoriale totalisent  5.100.000 d&apos;emplois

2 Les entreprises publiques 712.000 ( 280.000 postiers dont 170.000 fonctionnnaires )  

3 Les personnels financés directement par l&apos;Etat comme les enseignants du Privé :700.000

4 Divers organismes publics ( Chambres professionnelles )138.000.

 

S&apos;ajoutent à ce tiers les salariés bénéficiant de statuts privés et les personnes dont le revenu dépend pour partie ou totalité de la dépense publique soit 1.900.000

 

1 Salariés des associations « publiques ».800.000 supplétifs des diverses administrations de l&apos;Etat Providence.

2 Professions de santé : la moitié du secteur soit 450.000.

3 Coopératives et mutuelles 400.000

4 Agriculteurs 300.000 pour moitié du revenu agricole, dépenses sociales comprises.



Si l&apos;on tient compte des quelques 13 millions de retraités en leur appliquant  le  même pourcentage public-privé qu&apos;aux actifs , soit un tiers et 4.300.000 millions de retraités, l&apos;on obtient un électorat potentiel de 13.000.000. sur 44.000.000. soit 30% de protégés.



Sur 25.600.000 d&apos;actifs, la dépense publique lato sensu qui représente 52% du PIB, finance donc 8.600.000 emplois soit  33 % dont 30% d&apos;emplois à vie.



CONSEQUENCES ELECTORALES ?



La dépense publique finance 30%  des électeurs potentiels. Voyons le résultat démocratique de cet effort financier inégalé en Europe.



« N&apos;importe quel socialiste aurait fait 17 millions de voix, c&apos;était le point bas », a lancé, Michel Roccard au soir de l&apos;élection, parlant de Ségolène le vendredi 9 mai 2008 sur RTL. Surprenant de la part d&apos;un septuagénaire professionnel des urnes que de ne pas distinguer selon qu&apos;il s&apos;agit du premier ou du second tour d&apos;une élection présidentielle qui a battu les records de participation ! 84 % ! 



 Les 17 millions  de Roccard, c&apos;est le score du second tour ! Au premier tour le « point bas »avait été de 9,5 millions soit 26 % des suffrages et moins que les emplois de la dépense publique, retraités compris.

 En revanche au second tour des municipales de 2008, le point bas s&apos;effondre. La gauche n&apos;a réuni que 13,9 millions de voix avec 35% d&apos;abstentions, accusant une perte de 2,8 millions par rapport à 2007. La droite implose : elle a perdu 5,4 millions de suffrages entre 2007 et 2008. (La victoire de la droite s&apos;était élevée à 2,2 millions de voix à la présidentielle; celle de la gauche à 400.000 aux municipales). Enfin, pour être complet, aux européennes le PS perd 6,5 millions de voix par rapport au premier tour de 2007,

 

          Si contrairement à ce qu&apos;ont affirmé les professionnels du commentaire il est impossible d&apos;établir une comparaison entre les diverses élections présidentielles, législatives et européennes, le socle électoral constitué par les classes moyennes protégées est bel et bien -selon l&apos;abstention- d&apos;un quart à un tiers de l&apos;électorat, entre 50% et 66 %  du PS ?  et trois millions en 2009 !



 Autre leçon, si l&apos;abstention favorise la gauche, elle exprime  aussi une critique et une méfiance envers les professionnels. En témoigne le résultat  aux élections prudhommales de fin 2008. Les 18,6 millions de salariés se sont abstenus à 75% soit 1.400.000 électeurs votants. Le nombre total de votants a chuté de 675 000 en six ans alors que deux millions de salariés étaient inscrits en plus sur les listes électorales par rapport à 2002. Chacune des grandes centrales totalise lors de ce scrutin moins de suffrages qu&apos;il y a six ans. La CFDT a ainsi vu 350 000 électeurs de 2002 se détourner d&apos;elle cette année, FO 270 000 et la CFTC 120 000. Même la CGT, qui gagne pourtant 1,6 % par rapport à 2002, a perdu des voix : 200 000 au total. Seuls les deux «petits» syndicats progressent en fait réellement en nombre de suffrages . Ce beau désastre coûte cher à la démocratie sociale.



Les « grandes manifestations » objet des TV gourmandes et radios trottoirs amies, réunissent donc au plus trois millions de personnes selon des «  organisateurs » trop prompts à se compter eux-mêmes mobilisent donc au mieux 10 % des actifs et 7 % des électeurs et la moitié selon le ministère de l&apos;Intérieur . Apothéose du 13 juin 2009, dans un  silence médiatique non moins assourdissant, la CGT revendique 150.000 manifestants, la police répond 75.000 ! Record historique ! Peut-on faire moins ?



 Ce beau désastre coûte cher à la collectivité.



Selon Dominique Andolfatto et Daniel Labbé, (Pierre Cahuc et André Zylberberg  « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009) dans plusieurs administrations et entreprises à statut, de 0,7 à 1% du personnel soit minium 40.000 agents dont plusieurs responsables de premier plan se trouvent mis à la disposition  des syndicats .



Pour la CGT, de 1970 à nos jours, le nombre d&apos;adhérents a été divisé par 2,5 mais celui des permanents a été multiplié par 5. Autrement dit un  permanent pour 25.000 adhérents hier, 2500 aujourdhui.



  Trois conclusions politiques et morales majeures ... pLus UNE !!



I En France, c&apos;est en comptant par ses propres moyens que le citoyen  forcera les pouvoirs publics et sociaux à définir et compter. 



II  Si l&apos;on veut être crédible, on ne s&apos;évalue pas soi même.



III La représentativité ne se décrète ni ne s&apos;achète.



        POURQUOI CE QUI VAUT POUR LA FRANCE ne vaudrait pas pour le protestantisme?







 








</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ppkaltenbach.org/news/sarko-t-es-foutu-la-lustrine-est-dans-la-rue"/>
		<id>http://www.ppkaltenbach.org/news/sarko-t-es-foutu-la-lustrine-est-dans-la-rue</id>
		<issued>2009-02-02T08:43:39Z</issued>
		<modified>2009-06-16T05:24:36Z</modified>
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<div>&#160;</div>
<div>&#160;</div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;">«<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b> GRANDES GREVES FRANCAISES&#160;» ?</b></span></span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>&#160;GRANDE CRISE 2009</b></span></span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b><br />
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<div style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b><br />
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<div style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>" SARKO&#160;! T’ES FOUTU&#160;! …..</b></span></span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>La LUSTRINE EST DANS LA RUE </b></span></span><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-size: medium;">! </span><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-size: medium;">"</span></span></b></span></div>
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<div style="text-align: center;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;">
<div style="text-align: center;">&#160;</div>
<div style="text-align: center;">POUR FORCER LE DEBAT&#160;: UNE SEULE SOLUTION......<br />
&#160;</div>
<div style="text-align: center;">DEFINIR ET COMPTER &#160;SOI MEME ........<br />
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<div style="text-align: center;">EN PUBLIC.......<br />
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<div style="text-align: center;">"LES CLASSES MOYENNES PROTEGEES"<br />
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LA QUESTION EST POSEE&#160;!<br />
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<div style="text-align: center;">&#160;VIvement La Controverse&#160;!&#160;</div>
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Sources INSEE. <br />
&#160;Fin 2007, la France compte&#160;:<br />
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63,7 millions d‘habitants<br />
49,4 millions d’habitants de 15 ans et plus, aptes au travail <br />
44 millions d’électeurs inscrits<br />
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</span></div>
<div style="text-align: justify;">Le nombre de français au travail est de 25,6 millions ( 2 millions de chômeurs) soit moins de 52%, l’une des proportions les plus faibles de l’OCDE. Ce fait &#160;mérite la plus grande attention. &#160;Si la France avait le même taux d’emploi que des pays tenus pour plus&#160;» à gauche&#160;» qu’elle&#160;: &#160;Britanniques, 71,5%, &#160;Suedois 73,1 %, &#160;Neerlandais, 74,3 %, Danois, 77 ,4 %, plus de trois millions de français rejoindraient les travailleurs.<br />
C’est ici la claire limite du slogan «&#160;Travailler plus pour gagner plus&#160;» Le défi consiste à donner du travail à plus de français que ne permet l’actuel modèle social actuel.<br />
&#160;<br />
Sur ces 25,6 millions d‘actifs, on compte 22,8 millions de salariés ( dont 19,8 &#160;millions à durée indéterminée, 3 millions de précaires.) et 2,8 millions de non salariès.<br />
&#160;<br />
Les salariés &#160;employés à vie regroupent 6,7 millions de travailleurs soit un&#160; 30% du salariat:<br />
&#160;<br />
1 Les trois fonctions publiques, nationale, sociale et territoriale totalisent &#160;5.100.000 d’emplois<br />
2 Les entreprises publiques 712.000 ( 280.000 postiers dont 170.000 fonctionnnaires ) &#160;<br />
3 Les personnels financés directement par l’Etat comme les enseignants du Privé&#160;:700.000<br />
4 Divers organismes publics ( Chambres professionnelles )138.000.<br />
&#160;<br />
S’ajoutent à ce tiers les salariés bénéficiant de statuts privés et les personnes dont le revenu dépend pour partie ou totalité de la dépense publique soit 1.900.000<br />
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1 Salariés des associations «&#160;publiques&#160;».800.000 supplétifs des diverses administrations de l’Etat Providence.<br />
2 Professions de santé&#160;: la moitié du secteur soit 450.000.<br />
3 Coopératives et mutuelles 400.000<br />
4 Agriculteurs 300.000 pour moitié du revenu agricole, dépenses sociales comprises.<br />
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Si l’on tient compte des quelques 13 millions de retraités en leur appliquant &#160;le &#160;même pourcentage public-privé qu’aux actifs , soit un tiers et 4.300.000 millions de retraités, l’on obtient un électorat potentiel de 13.000.000. sur 44.000.000. soit 30% de protégés.<br />
<br />
Sur 25.600.000 d’actifs, la dépense publique lato sensu qui représente 52% du PIB, finance donc 8.600.000 emplois soit&#160; 33 % dont 30% d’emplois à vie.<br />
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<b>CONSEQUENCES ELECTORALES&#160;?</b><br />
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La dépense publique finance 30%&#160; des électeurs potentiels. Voyons le résultat démocratique de cet effort financier inégalé en Europe.<br />
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«&#160;N'importe quel socialiste aurait fait 17 millions de voix, c'était le point bas&#160;», a lancé, Michel Roccard au soir de l’élection, parlant de Ségolène le vendredi 9 mai 2008 sur RTL. Surprenant de la part d’un septuagénaire professionnel des urnes que de ne pas distinguer selon qu’il s’agit du premier ou du second tour d’une élection présidentielle qui a battu les records de participation&#160;! 84 % ! <br />
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&#160;Les 17 millions &#160;de Roccard, c’est le score du second tour&#160;! Au premier tour le «&#160;point bas&#160;»avait été de 9,5 millions soit 26 % des suffrages et moins que les emplois de la dépense publique, retraités compris.<br />
&#160;En revanche au second tour des municipales de 2008, le point bas s’effondre. La gauche n’a réuni que 13,9 millions de voix avec 35% d’abstentions, accusant une perte de 2,8 millions par rapport à 2007. La droite implose&#160;: elle a perdu 5,4 millions de suffrages entre 2007 et 2008. (La victoire de la droite s’était élevée à 2,2 millions de voix à la présidentielle; celle de la gauche à 400.000 aux municipales). Enfin, pour être complet, aux européennes le PS perd 6,5 millions de voix par rapport au premier tour de 2007,<br />
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&#160;&#160; &#160; &#160; &#160; &#160;Si contrairement à ce qu’ont affirmé les professionnels du commentaire il est impossible d’établir une comparaison entre les diverses élections présidentielles, législatives et européennes, le socle électoral constitué par les classes moyennes protégées est bel et bien -selon l’abstention- d’un quart&#160;à un tiers de l’électorat, entre 50% et 66 % &#160;du PS&#160;?&#160; et trois millions en 2009&#160;!<br />
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&#160;Autre leçon, si l’abstention favorise la gauche, elle exprime&#160; aussi une critique et une méfiance envers les professionnels. En témoigne le résultat&#160; aux élections prudhommales de fin 2008. Les 18,6 millions de salariés se sont abstenus à 75% soit 1.400.000 électeurs votants. Le nombre total de votants a chuté de 675&#160;000 en six ans alors que deux millions de salariés étaient inscrits en plus sur les listes électorales par rapport à 2002. Chacune des grandes centrales totalise lors de ce scrutin moins de suffrages qu'il y a six ans. La CFDT a ainsi vu 350&#160;000 électeurs de 2002 se détourner d'elle cette année, FO 270&#160;000 et la CFTC 120&#160;000. Même la CGT, qui gagne pourtant 1,6&#160;% par rapport à 2002, a perdu des voix&#160;: 200&#160;000 au total. Seuls les deux «petits» syndicats progressent en fait réellement en nombre de suffrages&#160;. Ce beau désastre coûte cher à la démocratie sociale.<br />
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Les «&#160;grandes&#160;manifestations&#160;» objet des TV gourmandes et radios trottoirs amies, réunissent donc au plus trois millions de personnes selon des «&#160; organisateurs&#160;» trop prompts à se compter eux-mêmes mobilisent donc au mieux 10 % des actifs et 7 % des électeurs et la moitié selon le ministère de l’Intérieur&#160;. Apothéose du 13 juin 2009, dans un&#160; silence médiatique non moins assourdissant, la CGT revendique 150.000 manifestants, la police répond 75.000&#160;! Record historique&#160;! Peut-on faire moins&#160;?<br />
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&#160;Ce beau désastre coûte cher à la collectivité.<br />
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Selon Dominique Andolfatto et Daniel Labbé, <i>(Pierre Cahuc et André Zylberberg&#160; «&#160;Les réformes ratées du président Sarkozy&#160;» Flamarion.Mars 2009)</i> dans plusieurs administrations et entreprises à statut, de 0,7 à 1% du personnel soit minium 40.000 agents dont plusieurs responsables de premier plan se trouvent mis à la disposition&#160; des syndicats&#160;.<br />
<br />
Pour la CGT, de 1970 à nos jours, le nombre d’adhérents a été divisé par 2,5 mais celui des permanents a été multiplié par 5. Autrement dit un&#160; permanent pour 25.000 adhérents hier, 2500 aujourdhui.<br />
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<b>&#160; Trois conclusions politiques et morales majeures </b>... pLus UNE&#160;!!<br />
<br />
I En France, c’est en comptant par ses propres moyens que le citoyen&#160; forcera les pouvoirs publics et sociaux à définir et compter. <br />
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II&#160; Si l’on veut être crédible, on ne s’évalue pas soi même.<br />
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III La représentativité ne se décrète ni ne s’achète.<br />
<b><br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; POURQUOI CE QUI VAUT POUR LA FRANCE ne vaudrait pas pour le protestantisme?</b><br />
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	<entry>
		<title>Démocratiser le CNVA.( Conseil National de la Vie Associative</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Associations Familiales Protestantes





Note. Février 2009

Objet : Composition du groupe des Associations

 au Conseil Economique et Social.

Composition du CNVA




Dans la perspective de la prochaine Conférence Annuelle de la Vie Associative (CAVA) le mouvement associatif organisé (  Conférence permanente des coordinations Associatives CPCA) compte mettre à profit  la venue de M. Martin Hirsch à la prochaine séance du Conseil National de la Vie Associative (CNVA) pour demander le quadruplement de sa représentaion au Conseil Economique et Social (CES) : de 5 à 20 conseillers soit deux fois la représentation du mouvement  familial UNAF.



Dans un souci d&apos;efficacité, d&apos;équité et de logique politiques, les Pouvoirs Publics vont souhaiter assurer la plus exacte représentativité du monde associatif au sein de l&apos;assemblée parlementaire  du Palais d&apos;Iéna.



Le monde associatif se compose en premier lieu de 12 à 14 millions de bénévoles dont 6 millions de bénévoles donateurs. Ils constituent le socle d&apos;une vie associative fondée sur deux principes : l&apos;engagement personnel et la gratuité. Il serait paradoxal voir choquant que ce premier groupe ne  réunisse pas au moins la moitié du groupe « Association » du CES.



La seconde constituante du monde associatif se compose de 160. 000 employeurs et 1 million de salariés équivalents temps plein ( 1,6 millions de  feuilles de paie). Dans ce second ensemble, 4 % des associations soit 40.000 gros employeurs réunis dans la CPCA regroupent 80% du salariat et des budgets associatifs. A l&apos;occasion des élections prud&apos;hommales d&apos;octobre 2008, ces associations se sont  d&apos;ailleurs présentées comme employeurs de l&apos;Economie Sociale et ont emporté 20 % des sièges patronaux. Il apparaîtrait donc équitable et logique que ce second groupe partage sa représentation entre employeurs et salariés comme il en va des partenaires sociaux  patronaux et syndicaux au CES.



Faute de quoi, non seulement la composition du groupe Association du CES s&apos;exposerait au juste reproche d&apos;Etatisme et de Corporatisme mais les pouvoirs publics se couperaient de toute information fiable dans un moment marqué par un besoin croissant de dialogue social vrai en raison de la crise financière, de la révision des politiques publiques et de la réforme des collectivités locales. Les rapports Langlais et Morange qui ont enfin ouvert le débat public en 2008 sont à cet égard révélateurs d&apos;une prise de conscience tardive et frileuse par comparaison avec celle qui a provoqué le Charity Act britannique de 2006.



Le raisonnement qui vaut pour la composition du groupe «  Association » au CES  vaut pour la composition du CNVA. Composé actuellement  à 90% d&apos;employeurs et de salariés Parisiens  cette superstructure  ne saurait répondre à la double exigence de représentativité de la société civile associative  et  d&apos;expertise indépendante.  Une composition tripartite s&apos;impose  : un tiers de bénévoles, un tiers d&apos;experts, un tiers d&apos;employeurs et salariés. Et ce d&apos;autant plus qu&apos;actuellement, le CNVA  coopte les membres du  groupe au CES.

</summary>
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		<issued>2009-02-02T06:30:23Z</issued>
		<modified>2009-02-04T08:14:41Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[<b>Associations Familiales Protestantes</b><br />
<br />
<br />
Note. Février 2009<br />
<div style="text-align: center;"><b>Objet&#160;: Composition du groupe des Associations<br />
&#160;au Conseil Economique et Social.<br />
Composition du CNVA</b></div>
<br />
<div style="text-align: justify;">Dans la perspective de la prochaine Conférence Annuelle de la Vie Associative (<b>CAVA) </b>le mouvement associatif organisé (<b>&#160; Conférence permanente des coordinations Associatives CPCA)</b> compte mettre à profit&#160; la venue de M. Martin Hirsch à la prochaine séance du Conseil National de la Vie Associative (<b>CNVA)</b> pour demander le quadruplement de sa représentaion au <b>Conseil Economique et Social </b>(CES)&#160;: de 5 à 20 conseillers soit deux fois la représentation du mouvement&#160; familial UNAF.<br />
<br />
Dans un souci d’efficacité, d’équité et de logique politiques, les Pouvoirs Publics vont souhaiter assurer la plus exacte représentativité du monde associatif au sein de l’assemblée parlementaire&#160; du Palais d’Iéna.<br />
<br />
Le monde associatif se compose en premier lieu de 12 à 14 millions de bénévoles dont 6 millions de bénévoles donateurs. Ils constituent le socle d’une vie associative fondée sur deux principes&#160;: l’engagement personnel et la gratuité. Il serait paradoxal voir choquant que ce premier groupe ne&#160; réunisse pas au moins la moitié du groupe «&#160;Association&#160;» du CES.<br />
<br />
La seconde constituante du monde associatif se compose de 160. 000 employeurs et 1 million de salariés équivalents temps plein ( 1,6 millions de&#160; feuilles de paie). Dans ce second ensemble, 4 % des associations soit 40.000 gros employeurs réunis dans la CPCA regroupent 80% du salariat et des budgets associatifs. A l’occasion des élections prud’hommales d’octobre 2008, ces associations se sont&#160; d’ailleurs présentées comme employeurs de l’Economie Sociale et ont emporté 20 % des sièges patronaux. Il apparaîtrait donc équitable et logique que ce second groupe partage sa représentation entre employeurs et salariés comme il en va des partenaires sociaux&#160; patronaux et syndicaux au CES.<br />
<br />
Faute de quoi, non seulement la composition du groupe Association du CES s’exposerait au juste reproche d’Etatisme et de Corporatisme mais les pouvoirs publics se couperaient de toute information fiable dans un moment marqué par un besoin croissant de dialogue social vrai en raison de la crise financière, de la révision des politiques publiques et de la réforme des collectivités locales. Les rapports Langlais et Morange qui ont enfin ouvert le débat public en 2008 sont à cet égard révélateurs d’une prise de conscience tardive et frileuse par comparaison avec celle qui a provoqué le Charity Act britannique de 2006.<br />
<br />
<b>Le raisonnement qui vaut pour la composition du groupe «&#160; Association&#160;» au CES&#160; vaut pour la composition du CNVA. Composé actuellement&#160; à 90% d’employeurs et de salariés Parisiens&#160; cette superstructure&#160; ne saurait répondre à la double exigence de représentativité de la société civile associative&#160; et&#160; d’expertise indépendante.&#160; Une composition tripartite s’impose &#160;: un tiers de bénévoles, un tiers d’experts, un tiers d’employeurs et salariés. Et ce d’autant plus qu’actuellement, le CNVA &#160;coopte les membres du&#160; groupe au CES.</b></div>]]></content>
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	<entry>
		<title>ASSOCIATIONS   2009 ! Tristesses  patronales  .. !   et syndicales !  .</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> ASSOCIATIONS   2009 ! Tristesses  patronales  .. !   et syndicales !  Déroute morale de l&apos;Economie Sociale.
 


&quot;1 % logement&quot; : une association patronale liquidée sur fond de suspicion


LE MONDE | 27.01.09 




...............................................................................................................................................................



 


Origines. Le &quot;1 % logement&quot; a été fondé en 1953 pour soutenir l&apos;effort de reconstruction. Organisation. Cogéré par les partenaires sociaux, il s&apos;est structuré autour d&apos;un réseau d&apos;environ 110 &quot;organismes collecteurs&quot;, qui encaissent à la fois une taxe auprès des entreprises et des remboursements de prêts octroyés à des particuliers ou à des personnes morales. En 1997 le «  1% » Logement à été confié à une Union d&apos;Economie Sociale(le décret n°97-143 du 14 février 1997.) Inventée en 1983 par Michel Roccard, François Soulage étant délégué à l&apos;innovation sociale et à l&apos;économie sociale cette structure  « idéologique » permet d&apos;associer  sous un même statut intérêts publics et privés, coopératives, mutuelles, associations, entreprises publiques et privées. Aucune de ces structures n&apos;a pu traverser indemne les contrôles de lka Cour. C&apos;est dire si le mélange a bien pris.






 En 2007, le &quot;1 %&quot; a drainé environ 4 milliards d&apos;euros .Missions. Le &quot;1 %&quot; finance la construction de logements sociaux, délivre des aides aux salariés qui souhaitent devenir propriétaires, etc.


.............................................................................................................................................................	




 














	




 


Le patronat continue de faire le ménage dans le monde du &quot;1 % logement&quot;. Au sein de ce dispositif, cogéré par les partenaires sociaux, gravitent plusieurs entités dont la gestion a été récemment critiquée. L&apos;une d&apos;elles s&apos;appelle l&apos;Association Entreprises et Logement (AEL). Créée en 2007 pour &quot;porter la voix&quot; du patronat sur les questions relatives à l&apos;habitat, cette structure a été dissoute à la fin décembre 2008 parce que les conditions dans lesquelles elle a vu le jour et son fonctionnement posaient problème, aux yeux du Medef et de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). Selon nos informations, un administrateur a été nommé pour conduire la procédure de liquidation.


 


 


Origines. Le &quot;1 % logement&quot; a été fondé en 1953 pour soutenir l&apos;effort de reconstruction.


 


Organisation. Cogéré par les partenaires sociaux, il s&apos;est structuré autour d&apos;un réseau d&apos;environ 110 &quot;organismes collecteurs&quot;, qui encaissent à la fois une taxe auprès des entreprises et des remboursements de prêts octroyés à des particuliers ou à des personnes morales. En 2007, le &quot;1 %&quot; a drainé environ 4 milliards d&apos;euros.


 


Missions. Le &quot;1 %&quot; finance la construction de logements sociaux, délivre des aides aux salariés qui souhaitent devenir propriétaires, etc.


 


L&apos;affaire avait éclaté durant l&apos;été 2008 lorsque la présidente du Medef, Laurence Parisot, avait licencié son directeur général, Jacques Creyssel, coupable - selon elle - d&apos;avoir lancé l&apos;AEL sans l&apos;en avoir informée au préalable. Un autre permanent du Medef, Etienne Guéna, avait subi le même sort - pour des raisons similaires, selon une source proche du dossier. Délégué au logement social, il fut l&apos;un des hommes forts du &quot;1 %&quot; durant près de vingt ans.


 


SCANDALES


 


Le 15 janvier, Mme Parisot a mis à pied sa secrétaire générale, Anne Valachs, qui avait signé les conventions liant le Medef et l&apos;AEL. Mais pour l&apos;heure, rien ne prouve que son éviction résulte de cette affaire.


 


L&apos;AEL a été mise en place avec la bénédiction de l&apos;Etat. Au printemps 2007, Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, avait en effet, pris un arrêté qui augmentait les fonds que le &quot;1 %&quot; accorde depuis plusieurs années aux partenaires sociaux pour les aider à financer diverses activités dans le champ du logement. Trois millions d&apos;euros avaient été débloqués à cet effet. Ils ne &quot;pourront être affectés (...) qu&apos;à des travaux d&apos;études et de prospective ainsi qu&apos;à des actions de promotion dans le domaine du logement&quot;, avait précisé le ministre dans une lettre datée du 11 mai 2007. A charge pour les partenaires sociaux de désigner des &quot;structures dédiées&quot; qui réaliseront ces &quot;missions&quot;.


 


Les syndicats ont alors créé leur propre entité : l&apos;Association pour la promotion et l&apos;étude du logement des salariés (APELS). Le patronat a fait de même avec l&apos;AEL.


 


Ex-numéro un de la Fédération française du bâtiment, Alain Sionneau en est devenu le président tandis que le poste de directeur général a été confié à Valérie Fournier, proche de M. Guéna. L&apos;association a reçu deux millions d&apos;euros. Son fonctionnement a été codifié dans des conventions paraphées, en juillet 2007, par le Medef et par la CGPME. Elle a été officiellement lancée lors d&apos;un congrès HLM à Lyon en septembre 2007.


 


Mais un climat de suspicion s&apos;est installé, avec les divers scandales qui ont éclaboussé le patronat : caisse noire de l&apos;UIMM, rapports de la Cour des comptes sur le &quot;1 %&quot; qui ont mis en cause MM. Guéna et Sionneau. C&apos;est dans ce contexte que Mme Parisot s&apos;est séparé de M. Creyssel, en juillet 2008 : elle lui a reproché d&apos;avoir donné son imprimatur à la création de l&apos;AEL &quot;en l&apos;absence de tout mandat&quot;, comme l&apos;a révélé Le Parisien du 12 janvier. Faux, a rétorqué l&apos;intéressé. Aujourd&apos;hui, l&apos;entourage de Mme Parisot persiste et signe : &quot;Nous avons été abusés, assure un porte-parole. Le Medef n&apos;a jamais été partie prenante de l&apos;AEL.&quot;


 


L&apos;association a également été critiquée par la CGPME. Son président, Jean-François Roubaud, a écrit, le 9 septembre 2008, à M. Sionneau pour se plaindre de ne pas avoir &quot;été tenu informé de l&apos;état d&apos;avancement des actions engagées par l&apos;AEL&quot; malgré &quot;plusieurs appels téléphoniques&quot;. Sollicité par Le Monde, M. Sionneau n&apos;a pas souhaité s&apos;exprimer. Sous couvert d&apos;anonymat, une source interne à l&apos;AEL certifie que la CGPME a reçu, &quot;oralement&quot;, les éclaircissements qu&apos;elle demandait.


 


Bertrand Bissuel


Article paru dans l&apos;édition du 28.01.09.


 


 

</summary>
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		<id>http://www.ppkaltenbach.org/news/associations-2009-tristesses-patronales-et-syndicales</id>
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		<modified>2009-01-30T08:08:03Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[&#160;<b>ASSOCIATIONS &#160; 2009&#160;!&#160;Tristesses &#160;patronales ….. ! &#160; et syndicales&#160;! &#160;Déroute morale de l’Economie Sociale.</b>
<div>&#160;</div>
<div style="text-align: center; "><b>"1 % logement" : une association patronale liquidée sur fond de suspicion</b></div>
<div style="text-align: center; "><b>LE MONDE | 27.01.09&#160;<br />
</b></div>
<div style="text-align: justify; ">...............................................................................................................................................................<br />
<br />
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; "><b>Origines</b>. Le "1 % logement" a été fondé en 1953 pour soutenir l'effort de reconstruction. Organisation. Cogéré par les partenaires sociaux, il s'est structuré autour d'un réseau d'environ 110 "organismes collecteurs", qui encaissent à la fois une taxe auprès des entreprises et des remboursements de prêts octroyés à des particuliers ou à des personnes morales. En 1997 le « &#160;1% » Logement à été confié à une Union d’Economie Sociale(<span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: 'Arial Narrow'; font-size: 13px; ">le&#160;<a href="http://www.juri-logement.org/juri-logement/les_textes/DECRETS/1997/d_140297.htm">décret n°97-143 du 14 février 1997</a>.)<span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial; font-size: 14px; ">&#160;Inventée en 1983 par Michel Roccard, François Soulage étant délégué à l’innovation sociale et à l’économie sociale cette structure &#160;«&#160;idéologique&#160;» permet d’associer &#160;sous un même statut intérêts publics et privés, coopératives, mutuelles, associations, entreprises publiques et privées. Aucune de ces structures n’a pu traverser indemne les contrôles de lka Cour. C’est dire si le mélange a bien pris.</span></span></div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;En 2007, le "1 %" a drainé environ 4 milliards d'euros .Missions. Le "1 %" finance la construction de logements sociaux, délivre des aides aux salariés qui souhaitent devenir propriétaires, etc.</div>
<div style="text-align: justify; ">.............................................................................................................................................................<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre">	</span></div>
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<div style="text-align: center; "><b><br />
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<div style="text-align: center; "><b><span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre">	</span></b></div>
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<div style="text-align: justify; ">Le patronat continue de faire le ménage dans le monde du "1 % logement". Au sein de ce dispositif, cogéré par les partenaires sociaux, gravitent plusieurs entités dont la gestion a été récemment critiquée. L'une d'elles s'appelle l'Association Entreprises et Logement (AEL). Créée en 2007 pour "porter la voix" du patronat sur les questions relatives à l'habitat, cette structure a été dissoute à la fin décembre 2008 parce que les conditions dans lesquelles elle a vu le jour et son fonctionnement posaient problème, aux yeux du Medef et de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). Selon nos informations, un administrateur a été nommé pour conduire la procédure de liquidation.</div>
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<div><b>Origines.</b> Le "1 % logement" a été fondé en 1953 pour soutenir l'effort de reconstruction.</div>
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<div>Organisation. Cogéré par les partenaires sociaux, il s'est structuré autour d'un réseau d'environ 110 "organismes collecteurs", qui encaissent à la fois une taxe auprès des entreprises et des remboursements de prêts octroyés à des particuliers ou à des personnes morales. En 2007, le "1 %" a drainé environ 4 milliards d'euros.</div>
<div>&#160;</div>
<div>Missions. Le "1 %" finance la construction de logements sociaux, délivre des aides aux salariés qui souhaitent devenir propriétaires, etc.</div>
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<div>L'affaire avait éclaté durant l'été 2008 lorsque la présidente du Medef, Laurence Parisot, avait licencié son directeur général, Jacques Creyssel, coupable - selon elle - d'avoir lancé l'AEL sans l'en avoir informée au préalable. Un autre permanent du Medef, Etienne Guéna, avait subi le même sort - pour des raisons similaires, selon une source proche du dossier. Délégué au logement social, il fut l'un des hommes forts du "1 %" durant près de vingt ans.</div>
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<div><b>SCANDALES</b></div>
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<div style="text-align: justify; ">Le 15 janvier, Mme Parisot a mis à pied sa secrétaire générale, Anne Valachs, qui avait signé les conventions liant le Medef et l'AEL. Mais pour l'heure, rien ne prouve que son éviction résulte de cette affaire.</div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; ">L'AEL a été mise en place avec la bénédiction de l'Etat. Au printemps 2007, Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, avait en effet, pris un arrêté qui augmentait les fonds que le "1 %" accorde depuis plusieurs années aux partenaires sociaux pour les aider à financer diverses activités dans le champ du logement. Trois millions d'euros avaient été débloqués à cet effet. Ils ne "pourront être affectés (...) qu'à des travaux d'études et de prospective ainsi qu'à des actions de promotion dans le domaine du logement", avait précisé le ministre dans une lettre datée du 11 mai 2007. A charge pour les partenaires sociaux de désigner des "structures dédiées" qui réaliseront ces "missions".</div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; ">Les syndicats ont alors créé leur propre entité&#160;: l'Association pour la promotion et l'étude du logement des salariés (APELS). Le patronat a fait de même avec l'AEL.</div>
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<div style="text-align: justify; ">Ex-numéro un de la Fédération française du bâtiment, Alain Sionneau en est devenu le président tandis que le poste de directeur général a été confié à Valérie Fournier, proche de M. Guéna. L'association a reçu deux millions d'euros. Son fonctionnement a été codifié dans des conventions paraphées, en juillet 2007, par le Medef et par la CGPME. Elle a été officiellement lancée lors d'un congrès HLM à Lyon en septembre 2007.</div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; ">Mais un climat de suspicion s'est installé, avec les divers scandales qui ont éclaboussé le patronat&#160;: caisse noire de l'UIMM, rapports de la Cour des comptes sur le "1 %" qui ont mis en cause MM. Guéna et Sionneau. C'est dans ce contexte que Mme Parisot s'est séparé de M. Creyssel, en juillet 2008&#160;: elle lui a reproché d'avoir donné son imprimatur à la création de l'AEL "en l'absence de tout mandat", comme l'a révélé Le Parisien du 12 janvier. Faux, a rétorqué l'intéressé. Aujourd'hui, l'entourage de Mme Parisot persiste et signe&#160;: "Nous avons été abusés, assure un porte-parole. Le Medef n'a jamais été partie prenante de l'AEL."</div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; ">L'association a également été critiquée par la CGPME. Son président, Jean-François Roubaud, a écrit, le 9 septembre 2008, à M. Sionneau pour se plaindre de ne pas avoir "été tenu informé de l'état d'avancement des actions engagées par l'AEL" malgré "plusieurs appels téléphoniques". Sollicité par Le Monde, M. Sionneau n'a pas souhaité s'exprimer. Sous couvert d'anonymat, une source interne à l'AEL certifie que la CGPME a reçu, "oralement", les éclaircissements qu'elle demandait.</div>
<div style="text-align: justify; ">&#160;</div>
<div>Bertrand Bissuel</div>
<div>Article paru dans l'édition du 28.01.09.</div>
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<div>&#160;</div>]]></content>
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		<title>&quot; Pour un Label Associatif d&apos;Etat&quot;. Mouvement Associatif Organisé ( MAO alias CPCA)</title>
		<author>
		<name>PPK</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> ´ &quot; Gouvernance et Certification ª



 fait Ècole !
 


                                    ´ &quot;Pour un Label Associatif d&apos;Etat ª


 


Par PP Kaltenbach.

 


Le MAO ( Lire Mouvement Associatif Organisé), incarné par la CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives : 80% des employeurs et 90% des budgets) piloté en fait par la Ligue de l&apos;Enseignement. ( Le Mamouth ! Cf la composition du bureau du CNVA ( Conseil National de la Vie associative)   Traduire Parlement de la Vie Associative, Incarnation de la société Civile : soit 100  personnes dont 90% de salariÈs et de Parisiens).


 


 On lira ci dessous en I) Le Programme, en II)  Sa Traduction


 


I


 


PROGRAMME du LOBBY







Publié par la CPCA sur son site en janvier 2009 .


 ´  La voix du mouvement associatif ª


 


			

&lt;&lt; La thématique de la reconnaissance et de la place des associations dans notre dÈmocratie est centrale, prioritaire mÍme si l&apos;on considère notre contexte économique, social et politique. C&apos;est pourquoi nous avons souhaité la développer dans cette centième lettre d&apos;actualité de la CPCA.


 


La notion de démocratie du dialogue ou de construction du ´ dialogue civil ª a été trés clairement présentée dans le rapport préparatoire de la conférence nationale de la vie associative de 2006, le rapport ´ Durieux ª de 2005 restant une référence pour le mouvement associatif organisé du fait d&apos;un constat clair et encore valable, et de propositions à la fois ambitieuses et concrètes.


Prés de quatre ans aprés, nous sommes efforcés de faire des constats contradictoires sur cette intégration de la vie associative dans l&apos;organisation démocratique du pays.

 


Nous avons vécu et nous vivons une accÈéléation du processus de la décentralisation qui a multipliéles opportunités de dialogue entre société civile et élus mais pas forcément les réalités de participation. Nous avons vécu et nous vivons une accélération de la réforme de l&apos;Etat qui provoque des remises en cause profondes des cadres de concertation établis mais en créée de nouveau comme les Grenelles thématiques (environnement, insertion). Nous avons vécu et nous vivons enfin à l&apos;chelle européenne une structuration de la société civile en réponse à l&apos;organisation du dialogue civil par les instances mais encore trés peu de reconnaissance formelle au niveau politique et institutionnelle.

 


Ces constats doivent aussi tenir compte des effets structurels sur les associations citoyennes des nouvelles règles de relations contractuelles associées à la réforme de l&apos;Etat et des collectivités : toujours plus de prestations et une quasi disparition des financements de &quot; fonctionnement ª, et donc des capacités d&apos;agir des associations pour assurer la maîtrise collective dans la conduite de leurs projets. Enfin, nous voyons également que la dimension revendicative des associations est de plus en plus remise en question, voire parfois criminalisée dans le cadre d&apos;actions non violentes


Pourtant, toutes les enquÍtes d&apos;opinion montrent que les associations sont les organismes dont les franÁais ont le plus confiance, loin devant les autres corps intermÈdiaire comme les syndicats et les partis politiques ; ils ont confiance également dans la délivrance de services publics par les associations [1]. C&apos;est pourquoi, la conférence de la vie associative doit Ítre le moment d&apos;une clarification de la place et du rôle des associations dans l&apos;espace public et dans la construction de l&apos;intérÍt général en tenant compte :


	

des formes existantes de dialogue formalisé entre les autorités publiques (ministères, administrations, collectivités) et les regroupements associatifs : pour la consultation, la concertation et la négociation de l&apos;action publique sectorielle ;


	

des formes nouvelles de dialogue formalisé dans le cadre des grandes réformes gouvernementales, par exemple des Grenelles thÈmatiques ;


	

de l&apos;actuelle absence de concertation sur les réformes de l&apos;Etat (RGPP, LOLFÖ) ;


	

de la nouvelle donne de l&apos;action publique notamment dans la redéfinition des rôles des acteurs publics (´ steering not rowing ª : impulser pas gérer) et privés (place du secteur non marchand, responsabilitÈ sociale des entreprises) ;


	

des innovations et expérimentations territoriales dans le cadre des relations collectivités / associations ;


	

des pratiques existantes et perspectives de dialogue civil à l&apos;échelle communautaire comme des Etats membres ; à l&apos;échelle internationale Ègalement (exemple du Québec et la stratégie cadre pluriannuelle de l&apos;action communautaire [2])Ö


Pourquoi et comment faut-il institutionnaliser le dialogue civil avec les associations ?


Lors de la précédente conférence de la vie associative de 2006, sur ce dossier de la reconnaissance des associations dans le dialogue civil, sur les 8 mesures annoncées, 3 seulement étaient issues des 17 prÈconisations du groupe de travail. Elles ont été au final peu ou pas appliquées : peut-on par exemple imaginer qu&apos;une circulaire du Premier ministre aux administrations les enjoignant de mieux associer les associations dans l&apos;élaboration de la politique publique suffisentà débloquer des situations parfois historiques d&apos;exclusion des associations ?


 


Les ambitions d&apos;une nouvelle conférence devraient prendre acte de l&apos;Ètat de la société française et anticiper sur l&apos;avenir. Dans une démocratie toujours plus pluraliste dans la définition de l&apos;intérêt général et dans le cadre d&apos;une action publique d&apos;Etat resserrÈe sur ses fonctions régaliennes, la fonction d&apos;intermédiaire de l&apos;organisation associative citoyenne est indispensable pour faire la cohésion sociale et produire de l&apos;engagement citoyen et responsable. La reconnaissance de la confiance des Français dans l&apos;organisation associative doit se traduire dans des actes forts d&apos;engagements rÈciproques entre l&apos;Etat et le mouvement associatif organisé.


Nous avons donc proposé, dans les travaux préparatoires en cours, de repartir des préconisations du rapport ´ Durieux ª en les actualisant, il s&apos;agirait donc :


	

D&apos;envisager la signature d&apos;une nouvelle charte des engagements réciproques entre l&apos;Etat et le mouvement associatif organisé courant 2009 ; cette charte découlant d&apos;un travail partenarial du mouvement associatif organisé et de l&apos;Etat pour mettre en adéquation les articles de la Charte avec les dÈcisions de la conférence d&apos;ici la fin de la mandature ;


	

De procéder ensuite à l&apos;évaluation par le Parlement de la mise en ouvre de la Charte des engagements réciproques à la faveur de la tenue régulière, tous les trois ans, d&apos;une Conférence nationale de la vie associative ; la charte comme fondement de la politique associative de l&apos;Etat pourrait Ítre diffusée systématiquement à l&apos;occasion de la délivrance du récépissé de déclaration des associations ;


	

D&apos;annoncer la création d&apos;une nouvelle habilitation consacrant la notion d&apos;Association partenaire du dialogue civil institutionnalisÈ (APDCI) aux coordinations associatives ainsi qu&apos;aux regroupements associatifs et associations habilitées ; il s&apos;agirait de définir les critères nationaux d&apos;habilitation des APDCI en les fondant notamment sur les principes de la nouvelle Charte des engagements réciproques ; il s&apos;agirait d&apos;indexer à la reconnaissance d&apos;APDCI des contrats d&apos;utilité civique et sociale assortis de conventions de moyens permettant la participation effective au dialogue civil ;


	

D&apos;organiser une concertation entre l&apos;Etat, le mouvement associatif organisé et les associations d&apos;élus locaux pour déterminer les modalitÈs d&apos;institutionnalisation du dialogue civil dans les territoires (notamment au regard des processus de régionalisation de l&apos;action de l&apos;Etat, des compétences des Conseils rÈgionaux et généraux, ainsi qu&apos;au regard des pratiques et expÈrimentations locales : communes, pays etc.) ;


	

D&apos;instituer, dans chaque ministère, une commission permanente de la vie associative. Instituer, dans les préfectures, des commissions permanentes de la vie associative ; ces commissions devront décliner sectoriellement et territorialement les engagements de la charte des engagements réciproques ;


	

De porter la représentation du groupe des associations au Conseil Èconomique, social et environnemental à 20 membres ; et reconnaître un pouvoir de proposition au mouvement associatif organisé pour les nominations dans le CESE et les CES régionaux ;


	

De soutenir financièrement la participation des APDCI françaises aux procédures de consultation/concertation conduites au niveau européen ; notamment en promouvant l&apos;adoption d&apos;un statut de l&apos;association européenne consacrant également la fonction d&apos;associations partenaires du DCI à l&apos;échelle communautaire dans les relations avec les instances européennes. [3]


 


 


Ces propositions structurelles s&apos;accordent également avec des propositions issues des autres thÈmatiques comme par exemple l&apos;organisation d&apos;actions de formation à la connaissance de la vie associative et du rôle des associations dans le dialogue civil, ou encore le déploiement de formations nationales et décentralisées des élus bénévoles associatifs notamment engagés dans le dialogue civil, la problématique de l&apos;extension du congé de représentation etc.


Loin des Èventuelles tentations ou fantasmes de la démocratie ´ dirigée ª, la proposition de la démocratie du dialogue s&apos;appuie sur une puissante dynamique associative dans notre pays depuis plus d&apos;une dÈcennie. Elle s&apos;appuie donc non seulement sur des réalités de participation et d&apos;engagement, mais aussi sur des réalités fragiles et fragilisées. Nous sommes convaincus que la vie associative dans notre pays est une des clés de notre développement Èconomique et social actuel et surtout futur


 


II TRADUCTION







 ´ Pour un Label Associatif d&apos;Etat. ª







 Qu&apos;est ce qu&apos;une ConfÈrence Annuelle ?


 


 On a lu ci-dessus le Communiqué de la CPCA définissant ses objectifs pour la Conférence Annuelle de la Vie Associative de 2009. Qu&apos;est- ce qu&apos;une Conférence Annuelle dans la France actuelle ?


 


 La procédure de Conférence Annuelle est un outil pour lobby soucieux de contourner les dispositifs budgétaires démocratiques en s&apos;appuyant sur l&apos;opinion pour faire pression sur le Parlement et le Gouvernement. 


 


  Historiquement on compte trois expériences :


 


 Un  triomphe    : le lobby agricole 


 Un succÈs        : le lobby familial 


 Un Èchec          : le lobby associatif


 


I     Invente par un Ministre de l&apos;Agriculture au début des années 1970 et confirmée par le mÍme devenu premier ministre en 1976 ( Jacques Chirac), la première expÈrience, fort réussie   est venue du lobby agricole. J&apos;ai participé à quatre d&apos;entre elles de 1974 à 1977 au cabinet de Christian Bonnet o&amp;#728; j&apos;étais en charge de la politique sociale, de l&apos;enseignement, (grandes Ècoles comprises) de la formation et de la Recherche ( INRA)


 


 


  II     La seconde expérience est venue du mouvement familial ( UNAF) au début des années 90. J&apos;y ai participÈ en, 2004, 2005 et 2006. Le gouvernement vient de mettre terme à cette pratique en 2008.


 


 


  III La troisième expérience, au début des années 2000  est venue du lobby associatif  qui veut imposer une troisiËme ConfÈrence  Annuelle de la Vie Associative  en 2009


 


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


 


Programme de la CPCA  pour la CAVA 2009


 CF Site CPCA




 


Je l&apos;analyse en  commençant par la  dernière proposition pour finir par la première. Ce procédé classique met en lumière le caractère mi Etatique mi corporatiste du programme.

 


 I  Quadrupler les postes du MAO au Conseil Economique et Social ( 20 au lieu de 5 actuellement ) les heureux bénéficiaires étant proposé par le MAO. Idem dans les CESE et CES régionaux.


II Instituer dans chaque ministère et chaque préfecture une commission permanente de la vie associative qui déclinera ( sic) les obligations de La Charte. 

 


III Création d&apos;une habilitation ( LE LABEL d&apos;ETAT ) consacrant l&apos;association partenaire du dialogue civil institutionnalisé ( APDCI) à partir de critères tirés de La Charte, ce label valant accésaux contrats d&apos;utilité civique et sociale assortis de conventions de moyens permettant la participation effective au dialogue civil. C&apos;est la même démarche que celle proposée par le Comité de  via l&apos;Institut Montaigne de M. Claude Bébéar.


IV Evaluation par le Parlement de la mise en  uvre de La CHARTE et Conférence Annuelle tous les trois ans pour faciliter le contrôle du Parlement .


V  NOUVELLE CHARTE définie de concert par le MAO et le Gouvernement pour imposer LE LABEL sous contrôle du Parlement .


 Conclusion ; Telle sera, loin des éventuelles tentations ou fantasmes de la « démocratie dirigée » la démarche de la démocratie du dialogue et de construction du «  dialogue civil ».


 NB Proposition de l&apos;Institut Montaigne.  Novembre  2008

 


 


Rapport de l&apos;Institut Montaigne Novembre 2008







´  Engager le citoyen


dans la vie associative »


 


 


PRINCIPALES PROPOSITIONS


FAIRE DES GENEROSITES UNE GRANDE CAUSE NATIONALE


 


1.	

Accorder le label ´ grande cause nationale ª aux générosités afin d&apos;en promouvoir toutes les formes.


En cas de succés  la  ´ grande cause ª reçoit l&apos;appui du Gouvernement notamment auprés des médias. Etatisme ?


 


LABELLISER ET CERTIFIER

 


2.	

Renforcer la reconnaissance du Comité de la Charte en faisant en sorte que les quelque 200 trés grandes associations et fondations qui font appel à la gÈnÈrositÈ du public soient, sur une base volontaire, contrÙlÈes tous les ans par le ComitÈ de la Charte.

 


 Questions : Comment passer des 56  membres actuels à 200 ?


Que signifie ´ reconnaissance ª  sinon appui de l&apos;Etat ? Comment ´ renforcer ª la reconnaissance du ComitÈ de la Charte sur une base ´ volontaire ª ? Etatisme ?


 


3.	

  Etendre la mission du commissaire aux comptes, au-delà de la certification des comptes, à la vérification de la conformitéà des référentiels spécifiques, définis en commun par les coordinations associatives concernées et le Comité de la Charte.


 


  Questions : Coordinations associatives ? S&apos;agit-il des principaux employeurs associatifs actuellement regroupées sous  le sigle CPCA ( Conférence Permanente  des Coordinations . Associatives) qui réunit 80 % des salariés et des budgets associatifs sous la double bannière de la Ligue de l&apos;Enseignement et de l&apos;UNIOPSS ? Etatisme et corporatisme ?


 


4. Rendre obligatoire, pour toute association ou fondation, grande ou petite, faisant appel aux gérérosités privées et/ou bénéficiant de subventions publiques, la publicité de son rapport annuel et, plus généralement, de l&apos;ensemble des rapports de contrôle qui la concernent.


 NO comment


 


5. Assurer le contrôle des ´ fonds de dotation ª par la mise en place, au niveau du ministère de l&apos;Intérieur, d&apos;un registre qui en tiendra une liste exhaustive, à partir d&apos;informations fournies par les préfectures.


 


 Questions :Pourquoi seulement les ´  fonds de dotation ª ? En Angleterre toute association aide doit se faire enrégistrer  auprés de la Charity Commission (Cf Charity Act de 2006) soumise au NAO placésous contrôle d&apos;un  parlementaire membre de l&apos;Opposition.

 


DEVELOPPER LE BENEVOLAT ASSOCIATIF


6. Impliquer les systèmes éducatifs dans l&apos;engagement précoce des jeunes en mobilisant à la fois a) l&apos; éducation nationale : dans cette perspective, une mission interministrielle, ouverte à la société civile et au monde associatif, devrait être mise en place afin d&apos;étudier les moyens d&apos;impliquer au mieux le système Èducatif ;


b) le monde associatif : un travail sur les conditions d&apos;accueil et d&apos;intégration des jeunes dans les associations ´ instituées ª devrait être entrepris.


NO comment


 


7. Inciter les entreprises à encourager leurs salariés et futursex-salariés (les retraités) à s&apos;engager dans le bénévolat.


S&apos;agissant des salariés, un ´ groupe d&apos;action ª pourrait être mis en place pour Ètudier les voies et moyens permettant de développer le bénévolat d&apos;entreprise. Quant aux retraités, leur implication dans le bÈnÈvolat associatif passe par la mise en oeuvre en amont d&apos;un processus d&apos;accompagnement, individuel ou collectif, à la transition travail/retraite, et par la dÈfinition d&apos;un ´ nouveau projet de vie ª.


NO comment


 


8. Favoriser le bénévolat des demandeurs d&apos;emploi afin d&apos;accélérer leur retour sur le marchÈ du travail. Cela passe par


a) le développement de partenariats pragmatiques entre le Service public de l&apos;emploi et les associations, qui permettraient notamment d&apos;identifier des missions bénévoles susceptibles de remobiliser les demandeurs d&apos;emploi intéressés et motivés à la perspective de développer leurs compétences dans le cadre d&apos;un bénévolat ;


b) une forte sensibilisation des entreprises et des recruteurs au fait que les associations sont des lieux de qualification et de développement des compétences ; c) une plus grande reconnaissance, par les recruteurs, du ´ Passeport Bénévoleª.


NO comment


 


9. Accélérer la mise en place d&apos;un rÈseau territorial de soutien au bénévolat en renforçant le réseau territorial de France Bénévolat.


 


 Question:  France Bénévolat est-il libre des fonds publics ? Etatisme  et Corporatisme.


 


MUTUALISER LES MOYENS ASSOCIATIFS


10. Encourager la mutualisation des moyens et des savoir-faire entre associations aux plans intercommunal et dÈpartemental.


NO comment


 


 


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


 


  ´ Ist qui prodest ! ª


 


BUREAU DU Conseil National de la Vie Associative


La domination de la nébuleuse «  Education «  est  patente.


 Edith Arnoux Brill  auberges de jeunesse CES


 Jean Marc F Roiran Ligue de L&apos;enseignement CES


Jacques Henrard FCPE. Jeunesse en Plein Air. Président de la  CPCA. CES


 Jean F. Magnin  . CEMEA


Mme Anne Carayon. Jeunesse au plein air :


P.H. Duteil  lUnion nationale des associations de tourisme et de plein air (UNAT):


Monique Gresset (Association 4 D (dossiers et débats pour le développement durable) :&amp;#8232;


M. Thierry Lebehot. Citoyens et justice :&amp;#8232;


&amp;#8232;M. Jean-François Angles. Comité national olympique et sportif français (CNOSF)


 M. Jean-Pierre Gille. Fédération nationale des associations d&apos;accueil et de réinsertion sociale (FNARS)


Mme Joêlle Bottalico. Secours populaire


Directeur Général Fondation de France. Francis Charhon ; un des fondateurs du Comité de la Charte.


 Ferrati. UNAF


 


 


 


 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ppkaltenbach.org/news/pour-un-label-associatif-d-etat-mouvement-associatif-organise-mao-alias-cpca"/>
		<id>http://www.ppkaltenbach.org/news/pour-un-label-associatif-d-etat-mouvement-associatif-organise-mao-alias-cpca</id>
		<issued>2009-01-28T07:38:14Z</issued>
		<modified>2009-01-28T15:11:59Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ppkaltenbach.org"><![CDATA[&#160;´ " <span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-size: larger;"><b>Gouvernance et Certification ª</b></span></span> fait Ècole&#160;!
<div>&#160;</div>
<div>&#160;&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;<b>´ "Pour un Label Associatif d’Etat ª</b></div>
<div>&#160;</div>
<div><b>Par PP Kaltenbach</b>.<br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><b>Le MAO</b> ( Lire Mouvement Associatif Organisé), incarné par la <b>CPCA&#160;</b>(Conférence Permanente des Coordinations Associatives&#160;: 80% des employeurs et 90% des budgets) piloté en fait par la Ligue de l’Enseignement.&#160;( <b>Le Mamout</b>h&#160;! Cf la composition du bureau du<b> CNVA</b>&#160;( Conseil National de la Vie associative) &#160; Traduire Parlement de la Vie Associative, Incarnation de la société Civile&#160;: soit 100 &#160;personnes dont 90% de salariÈs et de Parisiens).</div>
<div>&#160;</div>
<div><b>&#160;On lira ci dessous en I) Le Programme, en II) &#160;Sa Traduction</b></div>
<div>&#160;</div>
<div style="text-align: center;">I</div>
<div style="text-align: center;">&#160;</div>
<div style="text-align: center;"><b>PROGRAMME du LOBBY</b></div>
<div style="text-align: center;"><b><br />
</b></div>
<div style="text-align: center;"><b>Publié par la CPCA sur son site en janvier 2009 .</b></div>
<div style="text-align: center;"><b>&#160;´ &#160;La voix du mouvement associatif ª</b></div>
<div>&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">			</span>&lt;&lt; La thématique de la reconnaissance et de la place des associations dans notre dÈmocratie est centrale, prioritaire mÍme si l’on considère notre contexte économique, social et politique. C’est pourquoi nous avons souhaité la développer dans cette centième lettre d’actualité de la CPCA.</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">La notion de démocratie du dialogue ou de construction du ´ dialogue civil ª a été trés clairement présentée dans le rapport préparatoire de la conférence nationale de la vie associative de 2006, le rapport ´ Durieux ª de 2005 restant une référence pour le mouvement associatif organisé du fait d’un constat clair et encore valable, et de propositions à la fois ambitieuses et concrètes.</div>
<div style="text-align: justify;">Prés de quatre ans aprés, nous sommes efforcés de faire des constats contradictoires sur cette intégration de la vie associative dans l’organisation démocratique du pays.<br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Nous avons vécu et nous vivons une accÈéléation du processus de la décentralisation qui a multipliéles opportunités de dialogue entre société civile et élus mais pas forcément les réalités de participation. Nous avons vécu et nous vivons une accélération de la réforme de l’Etat qui provoque des remises en cause profondes des cadres de concertation établis mais en créée de nouveau comme les Grenelles thématiques (environnement, insertion). Nous avons vécu et nous vivons enfin à l’chelle européenne une structuration de la société civile en réponse à l’organisation du dialogue civil par les instances mais encore trés peu de reconnaissance formelle au niveau politique et institutionnelle.<br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Ces constats doivent aussi tenir compte des effets structurels sur les associations citoyennes des nouvelles règles de relations contractuelles associées à la réforme de l’Etat et des collectivités&#160;: toujours plus de prestations et une quasi disparition des financements de " fonctionnement ª, et donc des capacités d’agir des associations pour assurer la maîtrise collective dans la conduite de leurs projets. Enfin, nous voyons également que la dimension revendicative des associations est de plus en plus remise en question, voire parfois criminalisée dans le cadre d’actions non violentes</div>
<div style="text-align: justify;">Pourtant, toutes les enquÍtes d’opinion montrent que les associations sont les organismes dont les franÁais ont le plus confiance, loin devant les autres corps intermÈdiaire comme les syndicats et les partis politiques&#160;; ils ont confiance également dans la délivrance de services publics par les associations [1]. C’est pourquoi, la conférence de la vie associative doit Ítre le moment d’une clarification de la place et du rôle des associations dans l’espace public et dans la construction de l’intérÍt général en tenant compte&#160;:</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>des formes existantes de dialogue formalisé entre les autorités publiques (ministères, administrations, collectivités) et les regroupements associatifs&#160;: pour la consultation, la concertation et la négociation de l’action publique sectorielle&#160;;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>des formes nouvelles de dialogue formalisé dans le cadre des grandes réformes gouvernementales, par exemple des Grenelles thÈmatiques&#160;;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>de l’actuelle absence de concertation sur les réformes de l’Etat (RGPP, LOLFÖ) ;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>de la nouvelle donne de l’action publique notamment dans la redéfinition des rôles des acteurs publics (´ steering not rowing ª&#160;: impulser pas gérer) et privés (place du secteur non marchand, responsabilitÈ sociale des entreprises) ;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>des innovations et expérimentations territoriales dans le cadre des relations collectivités / associations&#160;;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>des pratiques existantes et perspectives de dialogue civil à l’échelle communautaire comme des Etats membres&#160;; à l’échelle internationale Ègalement (exemple du Québec et la stratégie cadre pluriannuelle de l’action communautaire [2])Ö</div>
<div style="text-align: justify;">Pourquoi et comment faut-il institutionnaliser le dialogue civil avec les associations&#160;?</div>
<div style="text-align: justify;">Lors de la précédente conférence de la vie associative de 2006, sur ce dossier de la reconnaissance des associations dans le dialogue civil, sur les 8 mesures annoncées, 3 seulement étaient issues des 17 prÈconisations du groupe de travail. Elles ont été au final peu ou pas appliquées&#160;: peut-on par exemple imaginer qu’une circulaire du Premier ministre aux administrations les enjoignant de mieux associer les associations dans l’élaboration de la politique publique suffisentà débloquer des situations parfois historiques d’exclusion des associations&#160;?</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Les ambitions d’une nouvelle conférence devraient prendre acte de l’Ètat de la société française et anticiper sur l’avenir. Dans une démocratie toujours plus pluraliste dans la définition de l’intérêt général et dans le cadre d’une action publique d’Etat resserrÈe sur ses fonctions régaliennes, la fonction d’intermédiaire de l’organisation associative citoyenne est indispensable pour faire la cohésion sociale et produire de l’engagement citoyen et responsable. La reconnaissance de la confiance des Français dans l’organisation associative doit se traduire dans des actes forts d’engagements rÈciproques entre l’Etat et le mouvement associatif organisé.</div>
<div style="text-align: justify;">Nous avons donc proposé, dans les travaux préparatoires en cours, de repartir des préconisations du rapport ´ Durieux ª en les actualisant, il s’agirait donc&#160;:</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>D’envisager la signature d’une nouvelle charte des engagements réciproques entre l’Etat et le mouvement associatif organisé courant 2009&#160;; cette charte découlant d’un travail partenarial du mouvement associatif organisé et de l’Etat pour mettre en adéquation les articles de la Charte avec les dÈcisions de la conférence d’ici la fin de la mandature&#160;;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>De procéder ensuite à l’évaluation par le Parlement de la mise en ouvre de la Charte des engagements réciproques à la faveur de la tenue régulière, tous les trois ans, d’une Conférence nationale de la vie associative&#160;; la charte comme fondement de la politique associative de l’Etat pourrait Ítre diffusée systématiquement à l’occasion de la délivrance du récépissé de déclaration des associations&#160;;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>D’annoncer la création d’une nouvelle habilitation consacrant la notion d’Association partenaire du dialogue civil institutionnalisÈ (APDCI) aux coordinations associatives ainsi qu’aux regroupements associatifs et associations habilitées&#160;; il s’agirait de définir les critères nationaux d’habilitation des APDCI en les fondant notamment sur les principes de la nouvelle Charte des engagements réciproques&#160;; il s’agirait d’indexer à la reconnaissance d’APDCI des contrats d’utilité civique et sociale assortis de conventions de moyens permettant la participation effective au dialogue civil&#160;;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>D’organiser une concertation entre l’Etat, le mouvement associatif organisé et les associations d’élus locaux pour déterminer les modalitÈs d’institutionnalisation du dialogue civil dans les territoires (notamment au regard des processus de régionalisation de l’action de l’Etat, des compétences des Conseils rÈgionaux et généraux, ainsi qu’au regard des pratiques et expÈrimentations locales&#160;: communes, pays etc.) ;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>D’instituer, dans chaque ministère, une commission permanente de la vie associative. Instituer, dans les préfectures, des commissions permanentes de la vie associative&#160;; ces commissions devront décliner sectoriellement et territorialement les engagements de la charte des engagements réciproques&#160;;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>De porter la représentation du groupe des associations au Conseil Èconomique, social et environnemental à 20 membres&#160;; et reconnaître un pouvoir de proposition au mouvement associatif organisé pour les nominations dans le CESE et les CES régionaux&#160;;</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>De soutenir financièrement la participation des APDCI françaises aux procédures de consultation/concertation conduites au niveau européen&#160;; notamment en promouvant l’adoption d’un statut de l’association européenne consacrant également la fonction d’associations partenaires du DCI à l’échelle communautaire dans les relations avec les instances européennes. [3]</div>
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<div style="text-align: justify;">Ces propositions structurelles s’accordent également avec des propositions issues des autres thÈmatiques comme par exemple l’organisation d’actions de formation à la connaissance de la vie associative et du rôle des associations dans le dialogue civil, ou encore le déploiement de formations nationales et décentralisées des élus bénévoles associatifs notamment engagés dans le dialogue civil, la problématique de l’extension du congé de représentation etc.</div>
<div style="text-align: justify;">Loin des Èventuelles tentations ou fantasmes de la démocratie ´ dirigée ª, la proposition de la démocratie du dialogue s’appuie sur une puissante dynamique associative dans notre pays depuis plus d’une dÈcennie. Elle s’appuie donc non seulement sur des réalités de participation et d’engagement, mais aussi sur des réalités fragiles et fragilisées. Nous sommes convaincus que la vie associative dans notre pays est une des clés de notre développement Èconomique et social actuel et surtout futur</div>
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<div style="text-align: center;"><b>II TRADUCTION</b></div>
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<div style="text-align: center;"><b>&#160;´ Pour un Label Associatif d’Etat. ª</b></div>
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<div style="text-align: center;"><b>&#160;Qu’est ce qu’une ConfÈrence Annuelle&#160;?</b></div>
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<div>&#160;On a lu ci-dessus le Communiqué de la CPCA définissant ses objectifs pour la Conférence Annuelle de la Vie Associative de 2009. Qu’est- ce qu’une Conférence Annuelle dans la France actuelle&#160;?</div>
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<div>&#160;La procédure de Conférence Annuelle est un outil pour lobby soucieux de contourner les dispositifs budgétaires démocratiques en s’appuyant sur l’opinion pour faire pression sur le Parlement et le Gouvernement.&#160;</div>
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<div>&#160;&#160;Historiquement on compte trois expériences&#160;:</div>
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<div>&#160;Un &#160;triomphe &#160; &#160;: le lobby agricole&#160;</div>
<div>&#160;Un succÈs &#160; &#160; &#160; &#160;: le lobby familial&#160;</div>
<div>&#160;Un Èchec &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;: le lobby associatif</div>
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<div>I &#160; &#160; Invente par un Ministre de l’Agriculture au début des années 1970 et confirmée par le mÍme devenu premier ministre en 1976 ( Jacques Chirac), la première expÈrience, fort réussie – est venue du lobby agricole. J’ai participé à quatre d’entre elles de 1974 à 1977 au cabinet de Christian Bonnet o&#728; j’étais en charge de la politique sociale, de l’enseignement, (grandes Ècoles comprises) de la formation et de la Recherche ( INRA)</div>
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<div>&#160;&#160;II &#160; &#160; La seconde expérience est venue du mouvement familial ( UNAF) au début des années 90. J’y ai participÈ en, 2004, 2005 et 2006. Le gouvernement vient de mettre terme à cette pratique en 2008.</div>
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<div>&#160;&#160;III La troisième expérience, au début des années 2000 &#160;est venue du lobby associatif &#160;qui veut imposer une troisiËme ConfÈrence &#160;Annuelle de la Vie Associative &#160;en 2009</div>
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<div style="text-align: center;"><b>Programme de la CPCA &#160;pour la CAVA 2009</b></div>
<div style="text-align: center;"><b>&#160;CF Site CPCA</b></div>
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<div>Je l’analyse en &#160;commençant par la &#160;dernière proposition pour finir par la première. Ce procédé classique met en lumière le caractère mi Etatique mi corporatiste du programme.<br />
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<div>&#160;I<b> &#160;Quadrupler les postes du MAO au Conseil Economique et Socia</b>l ( 20 au lieu de 5 actuellement ) les heureux bénéficiaires étant proposé par le MAO. Idem dans les CESE et CES régionaux.</div>
<div>II Instituer dans chaque ministère et chaque préfecture une commission permanente de la vie associative qui déclinera ( sic) les obligations de La Charte.&#160;<br />
&#160;</div>
<div>III <b>Création d’une habilitation ( LE LABEL d’ETAT ) consacrant l’association partenaire du dialogue civil institutionnalisé ( APDCI) </b>à partir de critères tirés de La Charte, ce label valant accésaux contrats d’utilité civique et sociale assortis de conventions de moyens permettant la participation effective au dialogue civil. C’est la même démarche que celle proposée par le Comité de &#160;via l’Institut Montaigne de M. Claude Bébéar.</div>
<div>I<b>V Evaluation par le Parlement de la mise en œuvre</b> de La CHARTE et Conférence Annuelle tous les trois ans pour faciliter le contrôle du Parlement .</div>
<div><b>V &#160;NOUVELLE CHARTE définie de concert par le MAO et le Gouvernement pour imposer LE LABEL sous contrôle du Parlement .</b></div>
<div>&#160;Conclusion&#160;; Telle sera, loin des éventuelles tentations ou fantasmes de la «&#160;démocratie dirigée&#160;» la démarche de la démocratie du dialogue et de construction du « &#160;dialogue civil&#160;».</div>
<div>&#160;NB Proposition de l’Institut Montaigne. &#160;Novembre &#160;2008<br />
&#160;</div>
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<div style="text-align: center;"><b>Rapport de l’Institut Montaigne Novembre 2008</b></div>
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<div style="text-align: center;"><b>´ &#160;Engager le citoyen</b></div>
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<div><b>PRINCIPALES PROPOSITIONS</b></div>
<div><b>FAIRE DES GENEROSITES UNE GRANDE CAUSE NATIONALE</b></div>
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<div>1.<span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>Accorder le label ´ grande cause nationale ª aux générosités afin d’en promouvoir toutes les formes.</div>
<div>En cas de succés &#160;la &#160;´ grande cause ª reçoit l’appui du Gouvernement notamment auprés des médias. Etatisme&#160;?</div>
<div>&#160;</div>
<div>LABELLISER ET CERTIFIER<br />
&#160;</div>
<div>2.<span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>Renforcer la reconnaissance du Comité de la Charte en faisant en sorte que les quelque 200 trés grandes associations et fondations qui font appel à la gÈnÈrositÈ du public soient, sur une base volontaire, contrÙlÈes tous les ans par le ComitÈ de la Charte.<br />
&#160;</div>
<div><i>&#160;Questions&#160;: Comment passer des 56 &#160;membres actuels à 200&#160;?</i></div>
<div><i>Que signifie ´ reconnaissance ª &#160;sinon appui de l’Etat&#160;? Comment ´ renforcer ª la reconnaissance du ComitÈ de la Charte sur une base ´ volontaire ª&#160;? Etatisme&#160;?</i></div>
<div>&#160;</div>
<div>3.<span style="white-space: pre;" class="Apple-tab-span">	</span>… Etendre la mission du commissaire aux comptes, au-delà de la certification des comptes, à la vérification de la conformitéà des référentiels spécifiques, définis en commun par les coordinations associatives concernées et le Comité de la Charte.</div>
<div>&#160;</div>
<div>&#160;&#160;<i>Questions&#160;: Coordinations associatives&#160;? S’agit-il des principaux employeurs associatifs actuellement regroupées sous &#160;le sigle CPCA ( Conférence Permanente &#160;des Coordinations . Associatives) qui réunit 80 % des salariés et des budgets associatifs sous la double bannière de la Ligue de l’Enseignement et de l’UNIOPSS&#160;? Etatisme et corporatisme </i>?</div>
<div>&#160;</div>
<div>4. Rendre obligatoire, pour toute association ou fondation, grande ou petite, faisant appel aux gérérosités privées et/ou bénéficiant de subventions publiques, la publicité de son rapport annuel et, plus généralement, de l’ensemble des rapports de contrôle qui la concernent.</div>
<div><i>&#160;NO comment</i></div>
<div>&#160;</div>
<div>5. Assurer le contrôle des ´ fonds de dotation ª par la mise en place, au niveau du ministère de l’Intérieur, d’un registre qui en tiendra une liste exhaustive, à partir d’informations fournies par les préfectures.</div>
<div>&#160;</div>
<div>&#160;Questions&#160;:Pourquoi seulement les ´ &#160;fonds de dotation ª&#160;? En Angleterre toute association aide doit se faire enrégistrer &#160;auprés de la Charity Commission (Cf Charity Act de 2006) soumise au NAO placésous contrôle d’un &#160;parlementaire membre de l’Opposition.<br />
&#160;</div>
<div><b>DEVELOPPER LE BENEVOLAT ASSOCIATIF</b></div>
<div>6. Impliquer les systèmes éducatifs dans l’engagement précoce des jeunes en mobilisant à la fois a) l’…éducation nationale&#160;: dans cette perspective, une mission interministrielle, ouverte à la société civile et au monde associatif, devrait être mise en place afin d’étudier les moyens d’impliquer au mieux le système Èducatif&#160;;</div>
<div>b) le monde associatif&#160;: un travail sur les conditions d’accueil et d’intégration des jeunes dans les associations ´ instituées ª devrait être entrepris.</div>
<div><i>NO comment</i></div>
<div>&#160;</div>
<div>7. Inciter les entreprises à encourager leurs salariés et futursex-salariés (les retraités) à s’engager dans le bénévolat.</div>
<div>S’agissant des salariés, un ´ groupe d’action ª pourrait être mis en place pour Ètudier les voies et moyens permettant de développer le bénévolat d’entreprise. Quant aux retraités, leur implication dans le bÈnÈvolat associatif passe par la mise en oeuvre en amont d’un processus d’accompagnement, individuel ou collectif, à la transition travail/retraite, et par la dÈfinition d’un ´ nouveau projet de vie ª.</div>
<div><i>NO comment</i></div>
<div>&#160;</div>
<div>8. Favoriser le bénévolat des demandeurs d’emploi afin&#160;d’accélérer leur retour sur le marchÈ du travail. Cela passe par</div>
<div>a) le développement de partenariats pragmatiques entre le Service public de l’emploi et les associations, qui permettraient notamment d’identifier des missions bénévoles susceptibles de remobiliser les demandeurs d’emploi intéressés et motivés à la perspective de développer leurs compétences dans le cadre d’un bénévolat&#160;;</div>
<div>b) une forte sensibilisation des entreprises et des recruteurs au fait que les associations sont des lieux de qualification et de développement des compétences&#160;; c) une plus grande reconnaissance, par les recruteurs, du ´ Passeport Bénévoleª.</div>
<div><i>NO comment</i></div>
<div>&#160;</div>
<div>9. Accélérer la mise en place d’un rÈseau territorial de soutien au bénévolat en renforçant le réseau territorial de France Bénévolat.</div>
<div>&#160;</div>
<div>&#160;<i>Question: &#160;France Bénévolat est-il libre des fonds publics&#160;? Etatisme &#160;et Corporatisme</i>.</div>
<div>&#160;</div>
<div>MUTUALISER LES MOYENS ASSOCIATIFS</div>
<div>10. Encourager la mutualisation des moyens et des savoir-faire entre associations aux plans intercommunal et dÈpartemental.</div>
<div><i>NO comment</i></div>
<div>&#160;</div>
<div>&#160;</div>
<div>++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++</div>
<div>&#160;</div>
<div>&#160;&#160;´ Ist qui prodest&#160;! ª</div>
<div>&#160;</div>
<div>BUREAU DU Conseil National de la Vie Associative</div>
<div>La domination de la nébuleuse « &#160;Education « &#160;est &#160;patente.</div>
<div>&#160;Edith Arnoux Brill &#160;auberges de jeunesse CES</div>
<div>&#160;Jean Marc F Roiran Ligue de L’enseignement CES</div>
<div>Jacques Henrard FCPE. Jeunesse en Plein Air. Président de la &#160;CPCA. CES</div>
<div>&#160;Jean F. Magnin &#160;. CEMEA</div>
<div>Mme Anne Carayon. Jeunesse au plein air&#160;:</div>
<div>P.H. Duteil &#160;lUnion nationale des associations de tourisme et de plein air (UNAT):</div>
<div>Monique Gresset (Association 4 D (dossiers et débats pour le développement durable) :&#8232;</div>
<div>M. Thierry Lebehot. Citoyens et justice&#160;:&#8232;</div>
<div>&#8232;M. Jean-François Angles. Comité national olympique et sportif français (CNOSF)</div>
<div>&#160;M. Jean-Pierre Gille. Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS)</div>
<div>Mme Joêlle Bottalico. Secours populaire</div>
<div>Directeur Général Fondation de France. Francis Charhon&#160;; un des fondateurs du Comité de la Charte.</div>
<div>&#160;Ferrati. UNAF</div>
<div>&#160;</div>
<div>&#160;</div>
<div>&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>]]></content>
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