Classes MOYENNES PROTEGEES. NUIT DU 4 AOUT 2012
Quadrature du cercle: Moraliser la dépense publique dans une société de défiance
PP Kaltenbach
Août 2010 MENS 38710
CLASSES MOYENNES PROTEGEES
NUIT DU 4 AOUT 2012
La quadrature du cercle : Moraliser la dépense publique
dans une société de défiance .
partie en retraite en 2010
Merci de m’avoir inspiré durant un quart de siècle, 1968-2008 cinq livres qui m’auront aidé à penser libre pour comprendre ce qui arrivait à la France et chercher ce que je pouvais faire pour ele.
« La famille contre les pouvoirs, de Louis XIV à Mitterrand ».1985
« La France une chance pour l’Islam ».1991
« Associations lucratives sans but ».1996
« Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique 1980-2000 ».2001
« 2012 Nuit du 4 Août des Classes Moyennes Protégées ? »
Une société politique qui a perdu le Peuple.
Une société civile qui a perdu Confiance.
Des medias déconsidérés
Politique ?
Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit note bas de page N°1. Ce système baptisé «Exception Française» par ses bénéficiaires, en voici la spécificité politique unique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse d’opinion sans lecteurs, le tout ne survivant qu’au prix d’aides publiques caractérisées par leur opacité. Ce n’est pas la démocratie représentative qui est en cause mais la responsabilité, la morale de ses acteurs.
Morale ?
Un coût économique.
En France, déficit, endettement, croissance pauvre en emplois, chômage sont devenus structurels. Selon les études de la Banque Mondiale, la France souffre d’une gouvernance médiocre : 23e rang des pays développés pour la corruption et l’efficacité du gouvernement et de l’administration ; 21e rang pour la qualité de la réglementation. Pour le Forum de Davos, la France est au 132e rang sur 134 pour la qualité des relations entre employeurs et salariés, juste devant le Népal et le Vénézuela. Or pour le FMI, l’efficacité de l’aide publique internationale dépend moins de son ampleur que de la qualité de gouvernance du pays bénéficiaire. Pourquoi ce qui est vrai de l’aide internationale ne le serait-il pas de la dépense publique hexagonale ?
L’opacité de l’argent public comme privé enrage les plus calmes. Depuis 2007, les élections connaissent une abstention record, tous les partis subissant une saignée en termes de voix. Conséquence logique, le relativisme intellectuel et moral issus de « 68 » nourrit tout autant l’abstention électorale que la faillite des finances publiques. Là encore foin de la lutte des classes. Sous les pavés ? Quarante ans d’acquis étatiques et corporatistes ! L’opinion découvre que cette étrange défaite morale porte en ses flancs radicalisme et violence chez les «non protégés » et d’abord au sein des jeunes générations.
Un coût médiatique
La société médiatique française est entrée en agonie sous les effets cumulés d’une crise morale et professionnelle sans équivalent dans les démocraties développées Arrivée aux affaires, trotskistes en tête, la Génération qui part en retraite en 2010 abandonne le monde médiatique à son désarroi. A Libération, Rothschild remplace Jean Paul Sartre. Au « Monde » Pierre Bergé remplace Hubert Beuve-Mery ! Ce désastre survient en dépit d’une aide publique d’un milliard d’euros, soit 10% du chiffre d’affaire. L’objectif de ces aides accordées à tout l’éventail des opinions n’a pourtant jamais été de faciliter la vie de certains groupes privés vivant de contrats publics pas plus que de pérenniser les avantages fiscaux des corporations concernées comme les » facilités » de leurs divas. La presse ne peut revendiquer son statut d’indispensable contre pouvoir légitime qu’à une condition : assurer le débat qui fonde la démocratie. La démocratie française n’a plus les medias qu’elle mérite
C’est affaire de dirigés et non de dirigeants, donc l’affaire de chacun. La logique interne de ce lire est de privilégier la recherche du « Comment ».
D’abord vérifier le bien fondé de l’analyse. Ensuite choisir une idée forte et s’y tenir : seule la séparation des pouvoirs entre contrôleurs et contrôlés garantit l’emploi démocratique des fonds publics. Notre pays progressera en ces matières quand le débat politique cessera d’opposer le Mal et le Bien, mais ceux qui acceptent la transparence dans la gestion des fonds publics et l’évaluation à ceux qui la refusent. Ou s’en dispensent
Pour donner corps à l’idée, il importe de proposer aux « bénévolat politique » des outils d’action locale permettant de faire passer le message auprés des dirigeants. Transformer la transparence et la gouvernance de la dépense publique en enjeu électoral en proposant aux partenaires politiques et sociaux de rendre au principe de séparation des pouvoirs la place fondatrice que lui fait l’article XVI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Et par exemple leur demander d’interdire le cumul des mandats, d’exiger des fonctionnaires qu’ils démissionnent avant de courir les urnes, de punir d’inéligibilité à vie toute condamnation pour offense à l’argent public.
Dans cette perspective choisir le maillon le plus faible du statu quo, le public : l’association subventionée, en tirer une démarche et le médias susceptible de mobiliser dans chaque département quelques bénévoles soucieux du Bien Commun, libres, responsables, compétents et désintéressés.
Vérifier le bien fondé de l’analyse.
Pour y parvenir une démarche fructueuse consiste à secouer les corrélations entre des thèmes choisis à raison de critères dépourvus de tout lien logique autre que celui de la « question morale » dans son rapport à la dépense publique et par exemple : Peut-on vouloir à la fois retisser le tissu social et laisser le tissu familial se détricoter ? Peut-on fonder une société plus solidaire sur l’explosion de l’individualisme, du corporatisme et de l’emploi à vie pour un quart des actifs ? Peut-on moraliser le Marché sans moraliser une Dépense Publique qui mobilise 54% du PIB et emploie 30% de l’électorat ? Il s’agit tout particulièrement de vulgariser un nouveau concept politique capable de semer un début de désordre intellectuel dans un univers de certitudes vieillissantes administré par des Tartuffes N° 5 : le concept de « Classes moyennes protégées »
S’en tenir à un seul objectif .
L’objectif n’a rien à voir avec une Rigueur dont le seul énoncé au reste imprécis N° 6 jette les Gaulois dans la rue ! L’objectif est d’inventer un bénévolat politique pour restaurer le débat en imposant aux professionnels de la dépense publique - qu’il s’agisse de la voter, de la répartir ou d’en profiter- de «définir et compter» leurs effectifs pour justifier leur représentativité et leur coût. Il faut les amener à compter en public leurs ressources et leurs dépenses pour justifier leur utilité, leur différence utile par rapport à l’Etat et au Marché bref de «rendre compte», de la plus modeste commune jusqu’au sommet de l’Etat. C’est le moins que l’on puisse exiger de ceux qui se disent moralement en charge de la démocratie politique comme de la démocratie sociale.
A la différence de ses prédécesseurs, l’actuel président de la République a pu sembler favorable à l’esprit de cette démarche.
Or La Réforme, c’est comme les Valeurs ! Cela ne se braille pas en concert, cela se pratique d’où il résulte que rien ne se fera sans l’engagement personnel d’un nombre croissant de familles désintéressées, informées, libres et responsables revenant vers la chose publique après une trop longue absence pour imposer le débat ! La transparence est désormais affaire de participation.
Comment y parvenir par ces temps d’extrême défiance ?
En inventant la participation « autrement ».. La proposition pratique consiste à susciter une participation nouvelle par le moyen d’une demande locale de transparence et de gouvernance de la dépense publique sous pavillon associatif. S’il veut aider les pouvoirs publics le citoyen doit – par souci d’économie de moyens - choisir son thême, son public, son champ de bataille, son idée de manœuvre et son média. Il s’agit d’appliquer le bénévolat au contrôle local de la dépense publique en sorte que cette participation restaure la représentativité des politiques.
La dépense publique associative locale comme cible.
Le contenu matériel, social et politique de la réalité connue en 1975 sous le vocable d’ASSOCIATION a volé en éclat. L’extraordinaire prolifération des quarante dernières années débouche sur un bouleversement d’une telle ampleur politique que la question associative ne peut plus être éludée à la veille d’une décentralisation fiscale rendue explosive par trente ans de facilité budgétaire. La question de l’Association Publique sera posée avant 2012. Or il s’agit de l’arme de prédilection des classes moyennes protégées. S’en prendre à cet outil, c’est s’en prendre à leur Graal : l’Etatisme et le corporatisme moralisateurs. La plus grosse association en France ? l’AFPA avec ses 12.000 formateurs professionnels et agents publics !
La poudrière ?
Une lutte des classes d’un nouveau genre se déploie sous le manteau. D’un côté, voici le monde du salariat associatif, mal payé, précaire, fragile, monde du temps partiel et d’intermittents, féminisé à plus de 70 %, fortement mono parental. Bourdieu parlait de Gauche d’en Bas. Mieux vaut parler de supplétifs pour classes moyennes protégées.
Il faut écouter Fabrice Luccini récitant la tirade éblouissante N° 11 que Phillipe Murray consacre aux « Nouveaux emplois jeunes » de Martine Aubry pour comprendre que la jeunesse les reçoit comme autant d’insultes. Et ces insultes émanent des plus beaux esprits du tout Paris étatique, «acteurs de sens»: Conseiller d’Etat, Inspecteur des Finances, fondateurs du Syndicat de la Magistrature, permanents politiques, membres des cabinets ministériels. Les noms des dix« inspirateurs du rapport » sur les nouveaux emplois doivent être mentionnés pour la postérité : MM. Jean-Cyril Spinetta, Jean-Baptiste de Foucauld, Jean-Marie Delarue, Dominique Charvet, Jean Louis Mons, Bruno Leroux, Yves Lair, Guy Hascoët, Bernard Poignant, Jean Vila.
P.Murray n’a eu aucun effort à faire. <<Un bataillon d’agents de développement du patrimoine ouvre la marche, suivi presque aussitôt par un peloton d’accompagnateurs de détenus, puis arrivent en rangs serrés les compagnies d’agents de gestion locative, d’agents polyvalents, d’agents d’ambiance, d’adjoints de sécurité, de coordinateurs petite enfance, d’agents d’entretien d’espaces naturels, d’agents de médiation, d’aide éducateurs en temps péri-scolaire, d’agents d’accueil, des victime et j’en passe énormément. Ferme le cortège un petit groupe hilare d’accompagnateurs de personnes dépendantes placées en institution, talonné par des re-découvreurs de l’histoire des villes et des promoteurs des ressources touristiques en direction des pays émergents. Musique. Vers le ciel d’azur s’envolent des ballons, un camion-grue déguisé en sapin de Noël s’élance en grondant, la foule massée des deux côtés de l’avenue applaudit sauvagement, le monde retrouve enfin sa base. Le Patrimoine est rassuré, la Petite Enfance respire. Le Tissu Social en cour de réparation frémit d’aise les réjouissances ne font que commencer. Non non non il ne s’agit pas d’une parade des arts de la rue, il s’agit des nouveaux emplois-jeunes de Martine Aubry, réunis dans un rassemblement imaginaire tel qu’il pourrait se présenter à l’occasion d’une fête géante, une sorte de , je sais pas moi, une sorte d’Halloween à l’échelle nationale, une Love-Parade en plein Paris, une Job-Pride mais oui pourquoi pas ?! Une Job-Pride>>.
Faisant face à ce « Ni-Ni intermittant », voici le monde familial du don, du bénévolat et de la proximité. L‘engagement y croit à due proportion du niveau de diplôme et de revenu, du mariage et du nombre d’enfants, enfin de la pratique religieuse. Famille et Association ont pour régions de tradition la Bretagne catholique, le Nord socialo catholique, l’Alsace Moselle concordataire, la Franche Conté libertaire des fruitières et des Lip, enfin Rhône-Alpes. Un monde plutôt provincial, plutôt secteur privé, plutôt familial où l’engagement collectif local prime l’individualisme, où la transmission prime la consommation. On devine le choc «culturel » lorsque la corruption associative vient frapper jusqu’aux ministres : l’Africain Nucci, le Sportif Tapie, l’Handicapé Gillibert, lorsque Don Quichotte ou l’Arche de Zoé succédent à l’ARC sans oublier l’UIMM fluidifiant la CGT, Julien Dray et les exploits musicaux et rocardiens du Conseil Régional d’Ile de France enfin les fondrières électorales du Conseil Régional de PACA dans les quartiers Nord de Marseille
Seconde population cible de ce livre, les prescripteurs et financeurs tant privés que public : des milliers d’entreprises mécènes, 5000 notaires, des centaines de milliers d’élus locaux et nationaux, les agents des trois fonctions publiques distributeurs d’aides publiques, les millions d’usagers des associations des secteurs éducatifs, culturels, sanitaires et sociaux.
Des moyens financiers mobilisés à la fois considérables, mal connus et non coordonnés.
L’INSEE refuse d’établir une comptabilité nationale digne de ce terme et seuls deux chercheurs : Viviane Tchernogog et Philippe Kaminski tentent depuis quinze ans d’approcher des ordres de grandeur au moyen d’extrapolations. Le budget national associatif, c’est –à- dire le coût de l’outil « approcherait » 60 milliards d’euros en 2006 mais sans comptabiliser l’enseignement scolaire privé qui pèse à lui seul 11 milliards ! Cette évaluation ne prend pas davantage en compte les fonds publics et privés transitant sous pavillon de 1901 (Par exemple l’indemnisation des ASSEDIC, la formation professionnelle, les retraites complémentaires, le 1% logement etc. ) et dont le total, cumulé avec le coût de l’outil permettrait d’évaluer la Dépense National Associative soit sans doute de 8 à 10% du PIB, 150 à 180 milliards d’euros.
Autre facette de l’exception française, la France est le seul pays où la dépense associative se finance à ce point sur fonds publics dont prés de 40% proviennent des collectivités locales. Dans son rapport de novembre 2007, l’ADDES parle de 31 milliards de fonds publics pour 30 milliards de fonds privés. Partout ailleurs dans l’OCDE, le financement associatif est d’abord affaire de Société Civile et de familles. En Angleterre la Charity Commission recense en 2006 50 milliards de ressources privées pour 190.000 charities. En France c’est le trou noir. Un exemple ? En 2006, selon le ministère des Finances, 35.000 associations auraient déclaré 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la TVA. Le chiffre donné par l’ADDES est de 9,6 milliards !
Un contexte idéologique instable et fragile.
Les medias parlent des «ASSOC’» comme s’il s’agissait d’une entité politique comparable en termes de légitimité aux élus du Peuple, au Gouvernement, à la Société Civile mais moralement supérieure. Les « Bobos » qualifient ce monde subventionné de démocratie « participative. » Emmettre le moindre doute, proposer la moindre évaluation, relèverait de l’Ultralibéralisme anglo-saxon. Hélas pour les gaulois, les anglo-saxons donnent beaucoup plus de temps et d’argent que les français avec de bien meilleurs contrôles démocratiques surtout en Grande Bretagne N° 12 . En Grande bretagne, deux choses ne se présument pas et doivent être justifiées devant la Charity Commission :le désinteressement et la contribution au Bien Public.
En France au contraire ces deux " vertus "se présument. Les "ASSOC" ? ce serait par essence et statut le Camp du Bien ! du Beau, du Vrai et du Juste. On y œuvre pour l’Humanité, la Planête, le Sud, les Pauvres, la Culture, la Nature, la Solidarité, la Démocratie participative, l’Education Populaire, les Sans Papiers, l’Equitable , le Durable, le BIO !etc
Le média providentiel .
La cause morale du projet est facile à défendre. L’objectif politique digne de la société civile, celui qu’elle seule peut se donner et atteindre ? Nos ancêtres ont séparé l’église de l’Etat ! A nous de séparer l’Association des Caisses publiques, des Urnes du Marché et des Corporations. L’objectif moral digne de l’électeur ? Que demain les candidats à la moindre élection politique et sociale cessent de lui proposer de choisir entre le Bien et Le Mal ! Que les candidats du Bien, du Vrai, du Beau, du Juste deviennent ceux de la Transparence de la gouvernance, de l’évaluation et de la participation et les candidats du Mal, ceux qui les refusent. Alors nous laïciserons la politique.
Pas question pour autant de sombrer dans l’idéologie de la proximité, du « small is beautiful ». C’est de Politique et de République en entier qu’il s’agit. Sans procédures garantissant la séparation des pouvoirs et des intérêts, il n'y a pas de démocratie politique. Sans contrôle de la dépense publique au moyen de procédures autres que technocratiques garantissant la transparence et l'évaluation, il n'y a pas de démocratie financière et sociale. Sans dispositifs garantissant et l'indépendance et le contrôle démocratique de la « COM’» et de médias confrontés aux révolutions technologiques, aux marchés publics, et au corporatisme, il n'y a pas de liberté de la presse. Sans droits du citoyen, il n’y a plus de droits de l’homme. C’est pourquoi il ne suffira pas de restaurer la démocratie sociale en exigeant transparence et représentativité. Il conviendra aussi de restaurer le Parlement en exigeant des fonctionnaires qu’ils démissionnent avant d’affronter les urnes, d’interdire tout cumul des mandats, de prévoir l’inéligibilité à vie en cas de condamnation lourde pour offense dans
L’emploi des fonds publics.
La conclusion, c’est Bastien François, cofondateur avec Arnaud Montebourg de la convention pour la République qui la donne « Si l’on s’accorde à penser que poser la question de la confiance, c’est poser la question de la responsabilité politique au sens de l’accountability, c’est un immense chantier auquel nous sommes dés lors confrontés : celui des procédures assurant – et permettant de vérifier- que le pouvoir s’exerce bien conformément à la volonté populaire. N° 13 »
Quitter l’Aventin, renouer le dialogue politique, imposer le débat pour restaurer la confiance sociale et politique, voici la priorité des priorités. Faute d’y parvenir, nous ne surmonterons pas la crise et c’est une catastrophe politique et sociale qui nous attend en 2012.
NOTES BAS DE PAGE de l'INTRODUCTION
social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.
2 « La religion dans la démocratie « .. Gallimard 1998.).
3 Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin, « Recherche le peuple
désespérément » Bourin Editeur, 2009
4 Ezra Suleiman. » Schyzophrénies françaises ». Grasset.Septembre 2008
5 « Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique
1980-2000 ».2001 Téléchargment gratuit sur http://www.ppkaltenbach.org
6 Qu’on en juge .Avant de Révoquer l’Edit de Nantes Louis XIV ordonna de
l’appliquer : « à la rigueur » ce qui signifiait « à la dure ». Accepter
quelque chose « à la rigueur » c’est déterminer le tolérable, un moindre
mal. Enfin tout dirigeant se doit de : « faire preuve de rigueur » ce qui
signifie clarté, probité, honnêteté intellectuelle et morale. Au total rien
à voir avec la réduction du nombre de fonctionnaires.
7 L’expérience conduite en Isère depuis 2002 par un groupe de bénévoles
sous le signe Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales
(OBRAL) http://obral.viabloga.com/ démontre trois choses. Il existe dans
l’opinion une forte demande de transparence et d’évaluation de la dépense
publique locale. Cette demande est suffisamment vive pour avoir suscité
depuis 2002 la participation de citoyens qui avaient depuis longtemps
déserté l’arène politique. Sous la pression de cette demande de transparence
et d’évaluation externe, le débat public a pu être restauré comme en
témoignent les réponses de professionnels aussi éminents que MM Michel
Destot Maire de Grenoble, Jean Paul Huchon, président du conseil régional
d’Ile de France, et Didier Migaud nouveau premier président de la Cour des
Comptes.
8 Alors président de l’Assemblée Nationale P. Seguin préface «Associations
Lucratives sans but » paru en 1995. « Voici pourquoi la bataille engagée par
Pierre-Patrick Kaltenbach pour redonner sens et dignité au phénomène
associatif est un combat stratégique, un combat central et vital pour
l’avenir de la République. Pierre-Patrick Kaltenbach nous invite à cette
nouvelle nuit du 4 Août avec l'acuité de jugement, l'indépendance d'esprit
et le style incisif qui sont la marque du magistrat des Comptes qu'il est.
Sachons tous, quelles que soient les fonctions que nous occupons, méditer
l'avertissement qu'il nous adresse et relever le défi qu'il nous lance ».
9 En Grande Bretagne, la présidence de l’équivalent de la Cour des Comptes,
le National Audit Office est par tradition confiée à un parlementaire de
l’Opposition. Quant au contrôle des associations, il est confié depuis 1853
à La Charities Commission qui mobilise à elle seule autant de moyens
financiers et humains que notre Cour des Comptes toute entière.cf
http://www.opsi.gov.uk/acts/acts2006/ukpga_20060050_en_1
10 Lire le Rapport de Pierre Morange 1° Octobre 2008. Sur la gouvernance et
le financement des structures associatives.
11 France Culture . Répliques. Finkielkraut 2010
12 Lire Charity Act de 2006.
http://www.charitycommission.gov.uk/spr/charbill.asp
13 Bastien François, professeur de science politique à l’Université de
Paris I, Sans affiliation partisane, il se déclare toutefois "de gauche". En
2005, il a pris parti en faveur du traité constitutionnel européen. Lors des
élections régionales françaises de 2010, il s'engage en Île-de-France sur la
liste Europe Écologie à Paris.
Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.
Claude Allègre. « La défaite en chantant ». Plon Fayard 2007
Jacques Attali « Les trois France » L’Express. Juin 2008. « La crise, et après ? ». Fayard . Décembre 2008
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Frédéric Begbeider « 99 francs » Gallimard 2000.
François Belley. « Ségolène La Femme Marque ». Préface Jacques Segala. Editions Peau de Com. Octobre 2008
Gaël Brustier et Jean-P. Huelin » Recherche le peuple désespérément» Bourin Editeur, 2009
Pierre Cahuc et André Zylberberg « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009.
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Annie Ernaux. « Les Années ». Gallimard. Février 2008
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Daniel Vernet . «L'Amérique messianique" Le Seuil 2004
Paul Yonnet. Nombreux ouvrages et travaux de 1980 à 2005.CF Wikipedia.
PREMIERE PARTIE
1968-2008
De la « Génération Morale » à l’Ordre Moral « Bobo »
SECONDE PARTIE
Un ordre moral pour« Classes moyennes protégées»
TROISIEME PARTIE
La nouvelle question sociale
Oh ! jeunesse ennemie !
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QUATRIEME PARTIE
Deux preuves tangibles.
Les « non protégés » votent à droite
Mascarade participative
« Le lobby ou la Rue »
CINQUIEME PARTIE
Agonie du modèle social français
Incivisme et défiance, Etatisme et Corporatisme.
SIXIEME PARTIE
Entre paranoia médiatique
et télécratie :
Crise mondiale sur crise locale.
SEPTIEME PARTIE
A contre relativisme,
La Famille contre les pouvoirs
HUITIEME PARTIE
Pour restaurer la confiance :
Définir, compter, évaluer pour responsabiliser
Depuis un quart de siècle, PP.Kaltenbach féraille sous de multiples bannières.
Magistrat à la Cour des Comptes, sa compétence en matière de dépense publique n’est guère contestée. En témoigne l’hommage que lui rend Philippe Seguin, actuel Premier Président de la Cour des Comptes, dans la préface d’«Associations Lucratives sans but » paru en 1995. « Voici pourquoi la bataille engagée par Pierre-Patrick Kaltenbach pour redonner sens et dignité au phénomène associatif est un combat stratégique, un combat central et vital pour l’avenir de la République. Pierre-Patrick Kaltenbach nous invite à cette nouvelle nuit du 4 Août avec l'acuité de jugement, l'indépendance d'esprit et le style incisif qui sont la marque du magistrat des Comptes qu'il est. Sachons tous, quelles que soient les fonctions que nous occupons, méditer l'avertissement qu'il nous adresse et relever le défi qu'il nous lance ».
Présidant des Associations Familiales Protestantes transformées par l’irruption de la mouvance évangélique qui bouscule le paysage religieux français. Il s’investit depuis 1986 dans l’Immigration et la Question Musulmane. Il a présidé le Fonds d’Action Sociale pour l’insertion des immigrés (FAS) et l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), siégé à la Commission de la Nationalité puis à la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme ; il est membre du Conseil National de la Vie Associative et du Haut Conseil de la Famille.
Par PPK
| 01/08/2010 19:14
| TRANSPARENCE et PARTICIPATION. GOUVERNANCE ET CERTIFICATION
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